- Algérie – Maroc : Une visite caractérisée par la prudence

Le ministre marocain des Affaires étrangères voudrait certainement parler de la question de l’ouverture de la frontière avec l’Algérie et du problème du Sahara occidental. Il laisse donc entendre que c’est de ces questions-là qu’il s’agira lors de cette visite

Le représentant de la diplomatie marocaine, Saad Eddine El Othmani (à gauche) a été reçu par son homologue algérien, Mourad Medelci, ce lundi 23 janvier 2012. REUTERS/Ramzi Boudina

Le représentant de la diplomatie marocaine, Saad Eddine El Othmani (à gauche) a été reçu par son homologue algérien, Mourad Medelci, ce lundi 23 janvier 2012. REUTERS/Ramzi Boudina

Le chef de la diplomatie marocaine, Saâd-Eddine El Othmani, est depuis hier à Alger pour une visite de deux jours. Il a été accueilli à l’aéroport international Houari Boumediène par son homologue algérien, Mourad Medelci. A son arrivée sur le sol algérien, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du royaume chérifien a fait une déclaration à l’APS, dans laquelle il place déjà ses discussions avec les responsables algériens dans la perspective du raffermissement des relations entre les deux pays. Il a souligné «la nécessité de redynamiser cette coopération bilatérale par des programmes de travail sur le terrain».

Précisant que sa visite s’inscrivait dans le cadre d’«une volonté commune» des deux pays de tirer avantage de la conjoncture régionale et internationale pour «insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales et les approfondir davantage», le chef de la diplomatie marocaine est venu plaider en faveur d’un élargissement des relations algéro-marocaines à «de nouveaux secteurs» sans toutefois dire lesquels. M. El Othmani a mis l’accent sur l’importance de la concertation dans la relance de l’Union du Maghreb arabe (UMA) et de ses institutions. «Nous sommes aujourd’hui conscients que des mutations sont survenues dans certains pays de l’UMA, des changements à même de nous offrir une meilleure opportunité d’aplanir les entraves à la complémentarité et à l’intégration maghrébines», a-t-il déclaré. Par entraves, le ministre marocain des Affaires étrangères voudrait certainement parler de la question de l’ouverture de la frontière avec l’Algérie et du problème relatif au Sahara occidental.

Il laisse donc entendre que c’est de ces questions-là qu’il s’agira lors de cette visite. Le ministre algérien des Affaires étrangères, qui l’a accueilli à l’aéroport, a été très avare en parlant des relations algéro-marocaines. Il s’est contenté d’une déclaration laconique dans laquelle il évoque brièvement «la volonté de renforcer les relations bilatérales». «Tous les facteurs plaident en faveur d’une ouverture des relations entre l’Algérie et le Maroc, année après année et dans tous les domaines, notamment économiques» a-t-il estimé. Il est à constater que M. Medelci a moins communiqué concernant  cette visite. C’est d’ailleurs l’Agence France presse (AFP) qui a balancé l’information à partir de Rabat en reprenant le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, qui l’avait annoncé sur son site internet il y a une semaine.

Cependant, c’est au ministre des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, semble-t-il, qu’est imparti le rôle de baliser les contours de la première visite en Algérie du nouveau chef de la diplomatie marocaine. Dans une déclaration à l’APS, avant-hier, Abdelkader Messahel avait affirmé qu’il n’y a jamais eu précédemment de discussion sur la réouverture de la frontière. Ce problème, avait-il indiqué, «trouvera sa solution un jour». Donc pas lors de cette visite, devrions-nous comprendre. Le ministre donne ainsi le ton, qui est plutôt à la temporisation. Il précise en effet, en parlant des rapports entre les deux pays voisins, que «les réunions sectorielles aboutissent beaucoup plus».

Préconisant l’élargissement des visites à plusieurs secteurs, M. Messahel avait estimé que c’est «cette densification qui va donner plus de visibilité aux rapports entre l’Algérie et le Maroc». M. El Othmani donne l’air d’avoir bien compris le message. «Ma visite à Alger est le début d’un processus de consultations et de coopération», a-t-il souligné hier, avant de mesurer ses prétentions en disant : «Cette visite constitue, pour nous en tant que nouveau gouvernement du Maroc et pour moi en tant que nouveau ministre des Affaires étrangères, l’amorce d’une nouvelle dynamique pour les relations bilatérales et reflète la volonté des deux pays à aller de l’avant.».

«Nous ne pourrons pas tout trancher lors de cette visite ni discuter de tous les programmes», a-t-il reconnu. Hormis sa déclaration, on n’a pas pu connaître, hier, ni la teneur de ses discussions avec son homologue algérien ni son programme.
Le département de M. Medelci avait invité les médias à une conférence de presse conjointe qui devait avoir lieu à 17h30 ; il l’a aussitôt annulée. Les deux parties semblent se réserver de parler des questions qui fâchent, qui empoisonnent les relations algéro-marocaines et empêchent la perspective de la construction de l’ensemble maghrébin.

Source: elwatan.com

- Liste noire de l’UE : compagnies aériennes sur sièges éjectables

L’Union européenne vient de réactualiser la liste des compagnies aériennes qu’elle bannit de son ciel : la fameuse liste noire. Beaucoup, en Afrique, dénoncent une politique du « deux poids, deux mesures ».

La liste noire des compagnies aériennes mise à jour par l’Union européenne (UE) continue de perturber le ciel africain. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) s’est d’ailleurs arrangée pour qu’elle ait un retentissement maximum : elle l’a diffusée le 21 novembre, jour de l’ouverture de l’assemblée générale de l’Association des compagnies aériennes africaines (Afraa), qui rassemblait à Marrakech les dirigeants du secteur.

Comme en 2010, la liste égratigne le continent : les 277 compagnies interdites en Europe sont originaires de 24 pays, dont 17 africains. Kinshasa reste en tête, avec 35 transporteurs aériens indésirables, suivi par l’Angola, qui en compte 13, et le Bénin, 8. Derniers en date : Equatorial Congo Airlines, basée à Brazzaville, et Stellar Airways, en RDC. Seule consolation, l’extension de l’autorisation de vol de certains appareils de l’angolaise Taag, qui devaient jusqu’à présent se cantonner à Lisbonne, au Portugal.

Avec 35 transporteurs aériens décrétés indésirables, la RDC devance l’Angola (13) et le Bénin (8).

Coup de vent

La riposte des compagnies africaines ne s’est pas fait attendre, à l’unisson de celle de leurs gouvernements, très remontés contre une liste « fondée sur des critères restrictifs et discriminatoires », selon Gilbert Noël Ouédraogo, le ministre burkinabè des Transports.

Dans ses résolutions adoptées à Marrakech, l’Afraa admet des manquements à la sécurité, notamment sur les petits appareils, et la nécessité d’y remédier, mais appelle l’UE à changer de méthode. « L’Union européenne n’a pas une approche transparente ! Trente-sept compagnies africaines sont conformes aux normes Iosa de l’Association internationale du transport aérien (Iata), certifiées par un audit, mais certaines d’entre elles se retrouvent quand même sur la liste noire », s’indigne Elijah Chingosho, le secrétaire général de l’Afraa, qui regrette que Philippe Gaillard, le représentant de la Commission européenne, venu en coup de vent à Marrakech, n’ait pas pris le temps de dialoguer.

La sécurité aérienne sur le continent en chiffres

Quelque 18 % des accidents aériens et 37% des accidents mortels ont lieu sur le continent, pour seulement 3% du trafic mondial, en 2010. On compte aussi 1,5 accident par million de départs contre 7 il y a cinq ans. La moyenne mondiale est de 1.

Pour les compagnies africaines, le sujet est crucial : si leurs liaisons avec l’Europe ne représentent que 20 % de leurs revenus, une inscription sur la liste, désastreuse pour leur réputation, a un impact majeur : la faillite de Mauritania Airways, filiale de Tunisair, en est la preuve la plus récente.

Considérations commerciales

« Pour établir sa liste, l’UE se fonde notamment sur les inspections réalisées dans les aéroports européens. Or les transporteurs africains, notamment les plus petits, sont plus fréquemment contrôlés que les compagnies internationales. Du coup, on détecte chez eux davantage d’anomalies que dans des compagnies d’Europe de l’Est, où il y en a autant mais qui, elles, sont peu inspectées », déplore Abderrahmane Berthé, patron d’Air Mali et nouvellement élu président de l’Afraa. « Derrière cette liste se cachent des considérations commerciales, renchérit le Libyen Ramah Ettir, PDG d’Afriqiyah Airways. Comment explique-t-on que des compagnies ne desservant pas l’Europe y apparaissent ? » Pour Marlene Mendes Manave, patronne de la mozambicaine LAM, inscrite sur la liste bien que certifiée conforme aux normes Iosa, il n’y a pas égalité de traitement. « Du fait de l’importance de leur trafic, l’Angola et le Nigeria sont parvenus à assouplir la position de l’UE en menaçant de prendre des mesures de rétorsion contre les compagnies européennes », souligne-t-elle.

Car tous les transporteurs africains ne se montrent pas aussi critiques, notamment les plus grands comme la Royal Air MarocAir Algérie ou Egyptair, les mieux reliés au Vieux Continent. « Plutôt que de se défausser sur l’UE, il faut coopérer pour progresser, affirme Hussein Massoud, président d’Egyptair et du comité exécutif de l’Afraa. L’an dernier, j’ai écrit à chaque patron des compagnies “blacklistées” pour proposer notre assistance. Je n’ai pas reçu de réponse. »

Source: jeuneafrique.com

- Pétrole : les espoirs sont encore permis

Les travaux de prospection et les études techniques de grands groupes pétroliers se multiplient ces derniers temps avec un intérêt particulier autour de la région de Tarfaya. L’or noir va-t-il bientôt sortir de terre ?

Le gouvernement marocain vient d’accorder à la compagnie australienne Tangiers Petroleum huit permis pour commencer les explorations pétrolières au large des côtes de Tarfaya.

Le Maroc, un futur pays pétrolier. A en croire les partenariats signés récemment entre l’État et certains groupes mondiaux de forage pétrolier ainsi que les résultats de prospections de ces mêmes groupes, une telle trouvaille ne relève plus de l’utopie.

Dans le sud du Maroc, par exemple, le gouvernement marocain vient d’accorder tout récemment à la compagnie australienne Tangiers Petroleum Limited huit permis pour commencer les explorations pétrolières dans l’océan Atlantique, au large des côtes de Tarfaya et à environ 50 kilomètres des îles Canaries. Plus précisément, la région concernée débute de Lanzarote à Fuerteventura. Dans les détails, la superficie concernée par ce partenariat est de 15 041 mètres carrés, selon le groupe australien Tangiers Petroleum. Ce dernier détient une participation de 75% dans les huit permis de Tarfaya alors que le gouvernement marocain, à travers l’OHNYM (l’Office national des hydrocarbures et des mines), contrôle les 25% restants.

Un potentiel de 50 milliards de barils pour San Leon

La société prévoit de commencer ses explorations au plus tard ce mois ou en début  décembre. Une augmentation de capital de la société australienne n’est pas à exclure afin de mener à bien ces travaux d’exploration, selon l’analyste financier Barney Gray du cabinet anglais Old Park Lane Capital. Ce dernier qui a émis en fin de semaine dernière une note d’information concernant la société Tangiers Petroleum où il recommande le cours de la société à l’achat estime le potentiel du site d’exploration de Tarfaya à 5 milliards de barils. Dans la même région prometteuse de Tarfaya et à côté de la société australienne, on retrouve la compagnie irlandaise San Leon Energy qui y effectue des travaux de prospection. Entre 2008 et 2009, la société a effectué des études techniques qui se sont avérées concluantes et a pu déduire un potentiel de 62 litres d’huile extraite par tonne produite de schistes bitumeux. Ces mêmes études ont démontré que 50 milliards de barils peuvent être récupérables sur les 6 000 mètres carrés exploités à environ 200 kilomètres au nord de Tarfaya. Par rapport au contrat, c’est les mêmes pourcentages qui sont appliqués à la compagnie australienne puisque San Leon a 75% du projet et les 25% restants sont détenus par l’ONHYM. Le projet a une durée initiale de trois ans, dans laquelle San Leon aura l’exclusivité sur le terrain.

Plus au Nord, on retrouve la compagnie canadienne Stratic Energy et Transatlantic Morocco à Guercif Beni Znassen et les sociétés américaines Heyco International et US Enercorp qui détiennent deux permis en eaux peu profondes à Moulay Bousselham et Mamora, localisées sur la côte nord-ouest du pays.

En tout, c’est quelque 90 permis d’exploitation, dont la plupart sont situés en mer, qui ont été octroyés ces dernières années par le Maroc. Pour l’instant l’or noir peine à sortir de terre mais les observateurs et les résultats techniques des différentes sociétés opérantes au Maroc sont prometteurs et augurent d’un avenir pétrolier pour le royaume. Une telle découverte est sûrement une aubaine pour un pays très dépendant génétiquement de l’extérieur et qui dépense en moyenne plus de 2 milliards d’euros par an en énergie importée.◆

Maroc: un siècle de pétrole?

Le 30 août 2000, le site d’information Afrik titrait « Maroc : un siècle de pétrole ». Le site qui s’est basé sur une annonce du Roi Mohammed VI, selon laquelle des quantités importantes de 12 à 15 milliards de barils ont été identifiées au Maroc a affirmé que ces réserves pourraient permettre au Maroc de faire face à sa propre consommation pour les 100 ans à venir. A l’époque, le premier forage a concerné la région de Talsint à Sidi Belkacem. Sa production était estimée à 100 millions de barils au premier étage, et à environ 130 millions pour le second étage. Afrik a même relevé que 70 à 100 forages sont prévus dans la-dite région. En effet, la région de Talsint dans son intégralité présenterait des réserves équivalentes à 1 milliard et demi ou à deux milliards de barils par an. « Grâce à cette manne pétrolière, cette région du pays jusqu’ici oubliée va connaître une résurrection. La preuve en est la série d’installations GSM auxquelles procède Maroc Telecom dans l’agglomération. » a tenu à rappeler le rédacteur de l’article. Depuis, le Maroc se révèle d’un grand intérêt pour les sociétés pétrolières, comme Shell, en charge d’une partie des exploitations off-shore. De plus, une quinzaine de firmes sont déjà concernées, lit-on dans l’article. Sauf que 11 ans après, la région de Talsint n’a pas connu une véritable « résurrection »…

Source: lesoir-echos.com

لقاء مغربي جزائري مرتقب بوساطة سعودية يعقد في الرياض لتسوية الملفات العالقة بين البلدين

أفادت مصادر دبلوماسية عربية بالرباط أن لقاء جزائريا مغربيا يتوقع عقده بالمملكة العربية السعودية يبحث إعادة الاتصال بين البلدين لتسوية الملفات العالقة ووضع أسس جديدة للتعاون بين البلدين على ضوء ما تعرفه منطقة المغرب العربي من تحولات خاصة في تونس وليبيا

لقاء مغربي جزائري مرتقب بوساطة سعودية يعقد في الرياض لتسوية الملفات العالقة بين البلدين

 وقالت المصادر أن اتصالات لعقد أول لقاء بين البلدين يبحث في العلاقات الثنائية والوضع الإقليمي تتم منذ سقوط نظام الرئيس الليبي العقيد معمر القذافي وأيضا ما أفرزته أول انتخابات تونسية بعد سقوط نظام الرئيس زين العابدين بن علي من فوز لحزب النهضة ذي التوجهات الإسلامية

وأضافت المصادر ان اللقاءات ستتم على مستو عال ويشارك في افتتاحها مسؤولون سعوديون، الذين لن يبتعدوا كثيرا بعد ذلك عن ابواب قاعة اللقاءات في إشارة الى استعداد سعودي للتدخل في اية لحظة لضمان نتائج ايجابية ملموسة على صعيد العلاقات الثنائية الجزائرية المغربية وتنشيط تحرك مشترك لإعادة الروح لاتحاد المغرب العربي الذي تأسس 1989 ويضم الى جانب المغرب والجزائر كلا من ليبيا وتونس وموريتانيا الا انه يعرف جمودا منذ منتصف التسعينات بعد توتر عرفته العلاقات بين الرباط والجزائر

ودعا الملك محمد السادس يوم السبت الماضي الجزائر إلى التعاون لإعادة الروح للاتحاد المغاربي واقامة نظام مغاربي جديد يكون محركا حقيقيا للوحدة العربية وفاعلا رئيسا في التعاون الاورو متوسطي وفي استقرار وامن القارة الإفريقية

وأكد الملك محمد السادس استعداد بلاده، سواء على الصعيد الثنائي، وخاصة مع الجزائر في إطار الدينامية البناءة الحالية، أو على المستوى الجهوي، للتجسيد الجماعي لتطلعات الأجيال الحاضرة والصاعدة، إلى انبثاق نظام مغاربي جديد، يتجاوز الانغلاق والخلافات العقيمة، ليفسح المجال للحوار والتشاور، والتكامل والتضامن والتنمية

وكان المغرب في رده على دعوة مجلس التعاون الخليجي للانضمام إلى عضوية المجلس قد أكد أن وضعه الطبيعي هو في الإطار المغاربي

وقالت المصادر لـ’القدس العربي’ أن موضوع فتح الحدود المغلقة بين البلدين منذ صيف 1994 والتعاون الأمني خاصة بعد النشاط المتزايد في منطقة الساحل لتنظيم القاعدة في بلاد المغرب الإسلامي وتعزيز التحول الديمقراطي السلمي والإصلاح السياسي مع الأخذ بعين الاعتبار الأوضاع الخاصة لكل بلد مغاربي تشكل المحاور الأساسية للمباحثات التي ترك لها الزمن مفتوحا

ودعا عضو سابق بجبهة التحرير الوطني الجزائرية وبمجلس الأمة الرئيس الجزائري عبد العزيز بوتفليقة إلى التعجيل بفتح الحدود مع المغرب في أقرب وقت ممكن لما يمثله غلق الحدود من’خسارة حقيقية وكبيرة للجزائر والمغرب، وضربة موجعة لاقتصاد البلدين السائرين في طريق النمو’. وسجل جمال الدين حبيبي أن الاستمرار في غلق الحدود بين البلدين سيساهم كذلك في انتشار واستفحال ظاهرة التهريب بشكل كبير. وأبرز أن تعطيل قيام الاتحاد المغاربي لحد الآن هو أحد الأسباب الرئيسية التي أنتجت الركود والتخلف الذي يتخبط فيه المواطن المغاربي، وأدت إلى الجمود الاقتصادي الذي جعل بلدان المنطقة المغاربية تتأخر عن مواكبة التطورات الحاصلة والتكتلات الاقتصادية القائمة على مستوى العالم على غرار الاتحاد الأوروبي

Source: hibapress.com

- Maroc – Algérie : la guerre du Net

L’Algérie bat le rappel des troupes et arme à son tour ses hackers. Le bilan de l’assaut est lourd: plusieurs dizaines de sites marocains attaqués.

Autres temps, autres moeurs. Dans une guerre on utilise les armes qu’on peut et à l’ère des nouvelles technologies, les hackers ont remplacé les missiles. Quand l’esprit belliqueux se réveille entre deux pays, c’est carrément la «cybervengeance». Des sites d’institutions officielles sont attaqués et détruits.

Ce phénomène sévit depuis ces deux dernières semaines entre l’Algérie et le Maroc qui ont fait de la Toile un terrain d’affrontement et où les hacker se livrent une guerre sans pitié. C’est le Maroc qui a ouvert les hostilités dimanche dernier, à l’occasion de l’anniversaire de l’occupation du Sahara occidental.

Plusieurs sites d’institutions gouvernementales et d’établissements financiers algériens, dont celui de la Direction générale des grandes entreprises relevant de la Direction générale des Impôts (DGI) ont été piratés par des hackers se présentant comme étant marocains. «Les forces de dissuasion marocaines défendent les intérêts suprêmes du royaume», ont-ils écrit sur les sites algériens piratés. La réplique ne s’est pas fait attendre. L’Algérie a battu le rappel des troupes mardi dernier et arme à son tour ses hackers.

Le bilan de l’assaut est lourd: plusieurs dizaines de sites Internet marocains ont été attaqués. Certains piratés et d’autres détruits, sans compter les blessés, dirons-nous dans le monde réel. C’est la première fois que des hackers algériens mènent une cyberattaque de cette ampleur contre des sites marocains.
Les hackers algériens ont posté des messages avec le drapeau national et portant souvent la signature «algerian hacker». «En réponse à un groupe de Marocains idiots», a indiqué en arabe le même message. Des attaques qui ont concerné des entreprises et des institutions marocaines. Sur fond de représailles, tout se fait dans l’illégalité. En effet, la guerre virtuelle est sans loi et même pas de charte pour les prisonniers comme dans le monde réel.
Ce qu’il faut souligner c’est qu’en Algérie ou ailleurs dans le monde, les pirates informatiques sont effectivement des hackers, mais tous les hackers ne sont pas pour autant des pirates. Il s’agit de surdoués de l’informatique qui donnent parfois libre cours à leurs opinions politiques et parfois agissent au service d’une idéologie ou d’une tendance donnée. A l’exemple de ce hacker algérien qui a décidé de fêter à sa façon le 1er Novembre 1954, date du début de l’insurrection algérienne et de la Guerre d’Algérie.
Ce pirate algérien nommé SaMo_DZ a attaqué une dizaine de sites Internet du gouvernement français. Ce jeune pirate algérien a participé la semaine dernière à une cyber-manifestation pas comme les autres. Baptisé «Front de libération nationale (Algérie)», l’internaute a affiché sur 14 sites du gouvernement français le message suivant: «Que la France reconnaîsse ses crimes en Algérie». Le jeune homme a affiché son attaque sur Zone-H. Parmi les sites modifiés: conseilculturel-upm.gouv.fr; archives.premier-ministre.gouv.fr; pandemie-grippale.gouv.fr; prospective-numerique.gouv.fr, etc.
On se rappelle également de la fièvre qui a précédé le match Egypte-Algérie lors des éliminatoires du Mondial et de la Coupe d’Afrique des nations 2010. Ce n’est pas sur le carré vert que le match a commencé à se jouer, mais sur la Toile. Le «hacking» a commencé par de simples forums de discussion avant que celui-ci ne prenne de l’ampleur. Voulant montrer leur savoir-faire dans le piratage des sites électroniques, les pirates égyptiens ont été les premiers à ouvrir les hostilités en bloquant les forums de discussion des Algériens. Ils ont attaqué le site Web «echoroukonline», sponsor officiel de l’Equipe nationale de football.
De leur côté, des hackers algériens ont commis des attaques qui ont provoqué de sérieuses perturbations sur les sites du grand journal Al Ahram, du ministère égyptien de la Défense, de la Présidence égyptienne, etc. Pour l’instant, les hackers algériens frappent encore et de plus en plus fort chaque fois qu’un pirate étranger s’en prend aux sites algériens.

Parmi les nouveaux hackers, on croise des inventeurs, des groupes techno-politiques, qui perpétuent la tradition de leurs aînés: préserver la liberté d’expression et protéger les internautes des escrocs du Net et des services de police qui surveillent les réseaux.

A l’instar des terroristes classiques, ceux-ci feraient preuve d’un engagement politique tellement fort qu’ils seraient capables de sacrifier dix, vingt ou trente ans de leur vie en prison avec l’objectif avoué de mener à bien l’attaque ultime, celle qui déstabiliserait durablement, et avec des conséquences non négligeables, une organisation ou un pays tout entier. Si ceci est pour l’instant du ressort de la science-fiction, il n’est pas exclu que l’avenir puisse lui donner raison.

Actuellement, les Etats ont intérêt à prendre la question au sérieux. Des organisations terroristes pourraient utiliser des cyberattaques en guise de représailles, un Etat dans le cadre de son action militaire contre un autre Etat, des hackers pour réussir un exploit technique, etc.

Quant à l’Algérie, elle enregistre un énorme retard en termes de sécurité des systèmes d’information…

Source: africatime.com

كل ما تريد أن تعرفه عن الصحراء -

- ALGERIE/ Trois Européens enlevés par Al-Qaïda

Deux coopérants espagnols et une Italienne ont été enlevés hier dans un camp de réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, dans une attaque attribuée par le Front Polisario à la branche maghrébine d’Al-Qaïda, Aqmi.

Les trois Européens, selon le ministère espagnol des Affaires étrangères, ont été enlevés de nuit dans le camp de Rabuni, où ils travaillaient pour des associations d’aide aux nombreux réfugiés sahraouis installés dans cette région, située aux portes du Sahara occidental et proche de la Mauritanie et du Mali.

Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie et qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental vis-à-vis du Maroc, a accusé l’Aqmi d’être derrière ce triple enlèvement et affirmé que les ravisseurs s’étaient infiltrés depuis le Mali.

Selon un représentant d’une ONG espagnole à laquelle appartient l’une des femmes enlevées, des coups de feu ont été tirés lors de l’attaque, qui aurait fait deux blessés. Les trois coopérants sont deux femmes, une Espagnole et une Italienne, et un homme, un Espagnol.

« J’accuse directement Al-Qaïda au Maghreb d’être derrière l’enlèvement des trois étrangers », a déclaré l’ambassadeur sahraoui et représentant du Polisario à Alger, Brahim Ghali. Selon lui, il s’agit des premiers enlèvements d’occidentaux dans cette région.

Le Polisario a affirmé que les trois Européens ont été enlevés à 23 h 54 locales par des « terroristes ».

« Les ravisseurs, infiltrés à partir du territoire malien, ont attaqué le siège de réception des étrangers dans les camps de réfugiés à l’ouest de Tindouf, utilisant une voiture tout-terrain et des armes à feu », a affirmé le ministère sahraoui de l’Information. « Les terroristes ont repris le même chemin par lequel ils sont venus », avec les otages.

Une source sécuritaire mauritanienne a également avancé la piste d’Aqmi. « Les deux Espagnols et l’Italien enlevés auraient été pris en otage par des éléments d’Aqmi relevant de l’autorité de Moktar Belewar », chef algérien d’une branche d’Aqmi.

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez, a assuré que son gouvernement « travaillait avec les gouvernements de la région », mais agissait « avec une grande prudence », afin que « les coopérants soient libérés dès que possible. »

Source: lest-eclair.fr

- Kadhafi mort, quel avenir pour Assad et Saleh?

En Syrie comme au Yémen, les manifestants semblent galvanisés par la fin du dictateur libyen. Les présidents syriens et yéménites entendront-ils le message?

Kadhafi mort, quel avenir pour Assad et Saleh?

Les présidents syrien et yéménite sont-ils les prochains à tomber, après Kadhafi, Moubarak et Ben Ali? C’est ce que suggère cette pancarte brandie par une activiste libanaise à Beyrouth ce vendredi.

Ben Ali a fui la Tunisie, Moubarak est jugé en Egypte, Kadhafi est le premier dirigeant non seulement renversé mais tué pendant le « printemps arabe ». Le New York Times note d’ailleurs ce vendredi que le sort des tyrans déchus est « chaque fois un peu plus extrême ». Et regarde désormais en direction de la Syrie et du Yémen, les deux pays où la contestation est la plus vive actuellement. « On ignore encore quelles leçons vont en tirer Bachar el-Assad et Ali Abdallah Saleh », qui s’accrochent encore au pouvoir à Damas et à Sanaa.

« Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar »

Les manifestants, eux, savent déjà quel enseignement retenir, ou plutôt quelle question poser: à qui le tour? En Syrie, un même cri résonne dans les rues et sur les réseaux sociaux, ce vendredi: « Kadhafi est parti, à ton tour Bachar. » « Prépare-toi Bachar! », reprennent en choeur les manifestants anti-Assad, à Damas et Homs, comme dans les provinces d’Idlib et de Deir al-Zor, note Reuters.
« Plus le tyran résiste, plus son châtiment est horrible. (…) Il semble que Bachar sera crucifié au centre de Damas », prédit de son côté un internaute mentionné par l’AFP. Sur leur page Facebook, les contestataires syriens s’adressent à leur président en lui demandant: « Est-ce-que tu vas fuir comme Kadhafi et ton peuple te poursuivra de maison en maison? ». Une allusion limpide à un discours du « Guide » libyen, qui promettait de débusquer ainsi tous ses opposants.

Au Yémen aussi, la mort de Kadhafi semble enhardir les protestataires. « Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar », ont scandé des dizaines de milliers de Yéménites, dans la capitale pour réclamer le départ du président Saleh. « Toute dictateur a une fin », ont espéré les manifestants, sur le boulevard Sittine dans l’est de la ville, scandant aussi un autre slogan refusant « toute immunité et toute garantie » au chef de l’Etat et aux membres de sa famille.

« La mort de Kadhafi a galvanisé tous les révolutionnaires dans le monde et au Yémen en particulier », estime Walid al-Ammari, l’un des porte-parole de la coordination des jeunes qui organisent les manifestations. La colère du peuple yéménite est sans doute également alimentée par la perspective du vote d’une résolution condamnant la répression au Yémen, ce vendredi justement.

Du Caire à Rabat, la presse arabe rebondit aussi sur l’événement historique de jeudi. « Le troisième tyran, mort dans un trou », titre le quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm. « Quarante-deux ans de Kadhafi au pouvoir s’achèvent en deux balles », relève le quotidien libanais An Nahar. « C’est une leçon également pour les peuples qui ne doivent plus applaudir des chefs qui deviennent leurs bourreaux ». Pour le quotidien palestinien Al Qods, « ces tyrans doivent savoir que du moment où vous pointez les armes contre votre propre peuple, vous perdez votre légitimité ».
Le quotidien britannique The Guardian estime de son côté « qu’il n’aurait pu y avoir de signe plus prophétique pour les tyrans encore en place que celui du corps de Kadhafi emmené à l’arrière d’un camion ». « C’est le sort qui pourrait attendre Assad, ainsi que Saleh, et il faut qu’ils le sachent », écrit encore le journal.

Assad et Saleh resteront-ils « aveugles »?

Mais les deux hommes comprendront-ils le message? Jusqu’à présent, le régime Assad a répondu par une répression sanglante qui a fait 3000 morts depuis le début de la contestation en mars, dont 13 ce vendredi. L’ONU a haussé le ton, mais n’a toujours pas trouvé les mots pour la condamner dans une résolution. Elle devrait les trouver, ce vendredi donc, pour répondre à Saleh, mais avec quel impact? Blessé dans un attentat à la bombe à Sanaa, hospitalisé de longues semaines en Arabie saoudite, le dirigeant yéménite est néanmoins revenu sur le sol yéménite, promettant de mettre en place la transition… sans que cela aboutisse.

Les dictateurs sont « aveugles », par définition, estime Hilal Kashan, professeur de sciences politiques à l’Université américaine de Beyrouth. « Ils ne voient pas les choses de la même manière que le peuple, qui les voit de l’extérieur. Ils sont déconnectés de la réalité. Ils pensent qu’ils vont survivre. » Le colonel Kadhafi le croyait aussi et appelait les Libyens à manifester « par millions » contre le nouveau pouvoir, deux semaines avant sa mort. Ce sont bien des millions de Libyens qui sont descendus dans les rues de Tripoli et de Syrte, ce jeudi. Mais c’est sa fin qu’ils célébraient, et l’avènement d’une nouvelle Libye. Sans lui.

Source: lexpress.fr

- Création d’un réseau maghrébin de télécommunications haut débit

La commission maghrébine chargée des technologies de la Communication et de l’Information (TIC), réunie, mardi, en session extraordinaire, à Rabat, a discuté d’un projet d’étude sur la création d’un réseau maghrébin de Télécommunications haut débit.

La commission a passé en revue la question relative à la mise en place d’une structure maghrébine spécialisée qui sera chargée de garantir la gestion et l’exploitation de ce réseau, conformément aux priorités du processus d’intégration maghrébine.

La commission chargée de la supervision et les bureaux d’études chargés de l’élaboration de l’étude,  devront préparer un dossier sur le financement de ce  réseau maghrébin, avant de le soumettre, pour approbation, au conseil ministériel maghrébin de la poste et des technologies de la communication et de l’information

A noter que la Banque Africaine de Développement (BAD) assure la plus grande partie du financement de cette étude ainsi que d’une 2ème étude maghrébine relative aux cadres législatifs du secteur des TIC dans les pays membres de l’UMA.

Source: tunisiesoir.com

- Des missiles américains bientôt livrés au Maroc

Des missiles très développés destinés aux avions de chasse F16 commandés par le Maroc au constructeur aéronautique américain Lockheed Martin pour 2,5 milliards de dollars, devraient être bientôt livrés aux Forces Armées Royales (FAR), selon un rapport américain cité mercredi par des médias marocains.


Le Maroc devrait recevoir également un important arsenal pour l’armement des F16, dont les quatre premiers sont arrivés début août à la base militaire de Benguerir à 50 km au nord de Marrakech (318 km au sud de Rabat).

Cette transaction comprendrait aussi des équipements pour les entraînements et d’autres destinés à l’entretien et aux expérimentations. La commande engloberait également des publications et des données techniques, dont l’objectif serait d’ actualiser les techniques de combat des Forces Armées Royales (FAR) .

L’agence de coopération américaine en matière de défense et de sécurité, avait d’ailleurs adressé une correspondance au congrès américain, l’informant du détail de cette transaction qui comprend notamment vingt missiles air-air, de marque Sidewinder et des missiles d’entraînement de marque Captive Air, ainsi que d’autres équipements militaires, indique la même source.

Source: xinhua