- Le Maroc, terre d’accueil des espions
Written by Abdo Posted on sept 3, 2010, 1 h 57 min

De présumés espions aux arrêts au Maroc, en passant par les rapports de services belges ou hollandais qui accusent les services marocains d’activisme, le moins que l’on puisse dire, c’est que la communauté du renseignement est en ébullition. Ces grands déballages au timing bien calculé révèlent une guerre de l’ombre qui fait rage dans ce monde passionnant de l’espionnage.
Les journalistes, c’est connu, raffolent d’histoires d’espionnage. Les médias ibériques s’en sont donnés à cœur joie pour commenter l’histoire scabreuse d’un faux imam marocain installé en Espagne et employé par les services locaux. L’imam de la mosquée Algar du village de Carthagène, près de Valence, accusé de harcèlement sexuel et de tentative de viol de fillettes marocaines âgées de 6 à 11 ans, serait de surcroît un agent des services espagnols.
C’est le quotidien local de Valence La Verdad qui a ouvert le bal en affirmant que les bureaux du CNI (services espagnols) ont tenté d’étouffer l’affaire au lendemain des plaintes déposées par des parents. Pour enfoncer le clou, le quotidien espagnol ABC a indiqué que les services espagnols ont recruté l’imam (Amine B.) en 2004, juste après les attentats du 11 mars de Madrid. « Le concerné rédigeait des rapports périodiques sur ses compatriotes et sur les islamistes au profit des services espagnols », ajoute le quotidien. On apprend aussi que le faux imam mais véritable espion résidait en Espagne depuis 18 ans, qu’il était rentré à Tanger le 3 février dernier et que les agents des services espagnols opérant au Maroc suivaient tous ses mouvements, de peur qu’il ne révèle ses connexions espagnoles aux Marocains. Les agents auraient ainsi convaincu l’imam de retourner en Espagne, en lui garantissant une mise en liberté rapide en cas d’incarcération…
Quelques semaines auparavant, c’est en Belgique que les services de renseignements tentent de retourner la situation à leur avantage en accusant leurs homologues marocains d’avoir concocté un dossier préfabriqué pour faire tomber Belliraj et son réseau. Ce dernier aurait été « un tuyauteur en or » pour les services belges. Au lendemain de son arrestation en 2008, le quotidien flamand De Tijd affirmait que Belliraj a « donné des informations cruciales » à la Sûreté de l’Etat, « ce qui a permis de déjouer un attentat dans un autre pays européen ». Au Maroc, Abdelkader Belliraj qui a été condamné à la perpétuité en 2009, est accusé d’avoir fomenté des attentats avec d’autres suspects.
Au lendemain de son arrestation, le parquet fédéral avait qualifié de « sérieuse » l’enquête qui a permis aux autorités marocaines de démanteler la cellule terroriste présumée dirigée par le Belgo-Marocain. Ce qui n’a pas empêché les services belges, apparemment dépités qu’un de leur agent ait été « cuisiné » longuement par les services marocains, de rendre public en janvier 2010 un rapport particulièrement virulent sur l’affaire. Le texte de la Sûreté de l’Etat belge (équivalent de la DGED) est explicite : « Le Maroc peut être cité à titre d’exemple afin d’illustrer ce travail d’activité de renseignement par un service étranger vis-à-vis d’une communauté en Belgique. En 2008, la Sûreté de l’État a demandé le rappel de trois officiers du renseignement, travaillant sous couverture diplomatique à l’ambassade du Maroc, en raison des activités clandestines de renseignement qu’ils menaient en Belgique. »
Déballages
Même son de cloche du côté des services hollandais, l’AIVD, dont le dernier rapport annuel attire l’attention sur « le travail des services de renseignements marocains qui visent surtout à surveiller les processus de radicalisation, la prévention d’attentats au Maroc et l’affiliation à des groupes d’opposition interdits au Maroc ». L’ AIVD rappelle que les renseignements marocains ont tenté de monter un réseau d’information aux Pays-Bas. Ces services ont également essayé d’accéder à des banques de données confidentielles. «Dans ce but, le service de renseignement marocain a, en 2008, recruté des fonctionnaires de police néerlandais d’origine marocaine. Sur dénonciation de l’AIVD, un certain nombre de diplomates marocains en poste aux Pays-Bas ont été rappelés au Maroc », précise le rapport. En juillet dernier, les autorités néerlandaises avaient décidé de poursuivre en justice Redouane Lemhaouli, ancien commissaire de police de Rotterdam. Le fonctionnaire d’origine marocaine soupçonné « d’avoir transmis des informations issues des registres de police au gouvernement marocain entre 2006 et mai 2008 » avait été démis de ses fonctions. Dans la foulée, deux personnes en poste à l’ambassade du Maroc aux Pays-Bas avaient été rappelées par Rabat après des protestations du ministre néerlandais des Affaires étrangères à ce sujet, qu’il avait qualifié « d’affaire particulièrement fâcheuse ».
Pourquoi ces déballages à répétition et qu’est-ce qui a attisé une guerre des services où les us et coutumes du renseignement font que le linge sale est souvent lavé en famille ? Les spécialistes de la question voient dans ce regain de tension entre les services marocains et les James Bond étrangers des raisons conjoncturelles dont la discrétion du palais. « Avec l’avènement du nouveau règne, les services étrangers n’ont plus rien à se mettre sous la dent. Sous Hassan II, chaque officine avait ses entrées au palais, certains services allaient allègrement au-delà du second cercle et des gens comme Basri ou encore le général Harchi, ex-patron de la DGED, avaient des relations étroites avec les patrons des services d’autres pays.
Aujourd’hui, ces mêmes services étrangers sont dans le flou total par rapport à ce qui se décide en haut lieu », analyse un journaliste espagnol bien informé. De plus, les enjeux actuels sont tels que les espions ne s’occupent plus seulement de questions de défense, de sécurité ou de terrorisme mais frayent dans des domaines aussi divers que la stratégie politique, les enjeux pétroliers ou économiques… D’où « cet amour inconsidéré » pour le Royaume, jugé par les services étrangers comme un pays à la croisée de centres d’intérêts. Ceci peut expliquer la recrudescence de cette guerre du renseignement au Maroc devenu un terrain de manœuvre privilégié pour les services secrets de nombreux pays.
Le Mossad: Éternels cousins
La disparition de l’ex-numéro deux du Mossad, David Kimche, décédé en Israël le 9 mars 2010, a rompu l’une des dernières courroies de transmission entre le Mossad et le Maroc. Ambassadeur informel entre Rabat et Tel-Aviv depuis les années 1960, cet espion qui entretenait des relations étroites avec la communauté juive marocaine, en connaît un bout sur l’affaire Ben Barka qui aurait d’ailleurs été recruté par le Mossad comme l’affirme Shmuël Segev, journaliste israélien, dans son ouvrage La filière marocaine. Kimche est aussi décrit par Ian Black et Benny Morris, auteurs de Guerres secrètes d’Israël, comme l’homme qui a facilité l’entrée du général Oufkir dans les bonnes grâces du Mossad et lui aurait fourni une aide logistique pour organiser à Paris l’enlèvement de Ben Barka devenu trop encombrant pour les Israéliens. Oufkir comme le général Dlimi sont rentrés à plusieurs reprises en Israël, munis d’un passeport israélien délivré à Paris. Mais les relations avec le Maroc n’ont pas toujours été au beau fixe. En effet, une effroyable bavure va mettre fi n à ces relations privilégiées. Le 7 janvier 1974, à Lillehammer en Norvège, Ahmed Bouchiki, le frère du fondateur des Gipsy Kings, est tué par balles. Il avait été confondu avec Ali Hassan Salameh, le cerveau du massacre de Munich. Israël reconnaîtra la bavure et versera, en 1996, des dommages et intérêts à la famille Bouchiki. Aujourd’hui, les homme de Dagan recrutent à tour de bras des Marocaines qui hantent les cabarets de luxe libanais pour piéger des dignitaires arabes.
La DGSE : Chasse gardée !
Ce n’est pas pour rien que l’ex-patron de la direction stratégie de la DGSE, Bruno Joubert, vient d’être nommé ambassadeur de la France au Maroc. Il connaît bien l’Afrique, le Maghreb en général, et le Maroc en particulier. De 1977 à 2001, il a travaillé sur les dossiers africains à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). « Depuis une décennie, la DGSE a profondément réorienté ses missions sur le Maroc », souligne un proche de ces milieux. Qui rappelle que vers la fi n des années 90, un bateau-espion, Le Berry, qui patrouillait en Méditerranée, a été utilisé par la DGSE aussi bien pour se faire une idée précise de l’évolution de « la sale guerre » en Algérie que pour intercepter toutes les communications en rapport avec des négociations de gros contrats au Maroc ou en Tunisie. La DGSE possède des ordinateurs Cray qui permettent de collecter et de fusionner le renseignement tout en cassant les codes de cryptographie. La désignation par Sarkozy d’un coordonnateur national du renseignement, l’ambassadeur Bernard Bajolet, ne changera rien à la donne puisque la nomination de Patrick Calvar – ancien responsable du renseignement intérieur et un habitué de Rabat -, comme directeur du renseignement de la DGSE en dit long sur la volonté de l’Elysée de préserver ses relais au Maroc.
Le CNI : Le Maroc à tout prix
Les services de renseignements espagnols n’ont pas assez de leurs dizaines d’espions pour surveiller le Royaume. Le Maroc est la Mecque des barbouzes espagnoles qui n’ont aucun scrupule à se faire remplacer régulièrement. C’est ce qui s’est passé l’année dernière à Tétouan et à Nador où ces « honorables correspondants » ont été priés de quitter les lieux en raison d’un prosélytisme offensif effectué à découvert. Au menu des agents espagnols affectés au Maroc, la montée de l’islamisme en Espagne, le dossier de Sebta et Melilla, l’émigration clandestine, le trafic de drogue et le Sahara. Au Maroc, le CNI fait feu de tout bois pour recruter au sein des milieux d’af faires, des ONG ou encore parmi les couples mixtes. Dans cette guerre sans merci que se livrent les services des deux pays, les patrons des officines se regardent en chiens de faïence. Du côté marocain, le général Harchi a sauté après l’incident de l’îlot Leila. En Espagne, après la démission d’Alberto Saiz, directeur du CNI (Centre national d’intelligence) en 2009, les médias espagnols ont accusé les services marocains d’être derrière une série d’articles à charge du quotidien El Mundo, qui l’accusaient, photos à l’appui, d’utiliser des fonds publics pour financer des voyages privés. Il a été remplacé par le général Félix Sanz Roldan, un proche de José Luis Rodriguez Zapatero.
Le DRS : Les frères ennemis
Le DRS algérien qui a remplacé la Sécurité militaire (SM), la police politique du régime depuis 1962, est depuis 1990 sous la coupe du général major Mohamed Médiène, dit « Toufik », un ennemi irréductible du Royaume. Ses trois directions principales : la Direction du contre-espionnage (DCE), la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA), et les services extérieurs de la DRS, la DDSE dont les agents s’occupent en priorité du Maroc. Particulièrement efficaces, les agents de la DRS font preuve d’un activisme étonnant aussi bien en Espagne, en France qu’aux EtatsUnis où ils traquent le moindre faux pas du Maroc en matière de droits de l’Homme ou de diplomatie. Héritiers d’une tradition du KGB communiste, les services algériens excellent notamment dans la manipulation. En Espagne où la DRS a réussi à faire publier pas moins de 60 ouvrages espagnols sur le Polisario sans compter un lobbying actif aux États-Unis. L’affaire Aminatou Hadaïr avait été menée de main de maître par les services algériens qui ont réussi à en faire « une Gandhi sahraouie » alors que, depuis plusieurs années, les Algériens, par Front Polisario interposé, manipulent des groupes de jeunes à Laâyoune notamment, pour provoquer une « Intifada sahraouie »
La CIA : L’Amérique chez elle ?
Que fait la CIA au Maroc ? Le journal The Washington Post avait révélé quelques mois à peine après le 11 septembre l’existence d’un réseau mondial de prisons secrètes, géré par l’agence américaine. Le quotidien précisait que de telles prisons se trouveraient entre autres au Maroc, en Afghanistan et dans des pays d’Europe de l’Est. Au-delà de ces connexions conjoncturelles, le Maroc est un centre névralgique pour les services américains. Ce n’est donc pas étonnant que la CIA ait une antenne au Maroc. Depuis 2001, plusieurs délégations représentant différents services américains de renseignement dont le FBI, la CIA et la NSA ont effectué des visites secrètes au Maroc dans le cadre de la coopération antiterroriste avec les services marocains. Les hommes de Leon Edward Panetta ont un bureau à Rabat qui tourne à plein régime pour mener des activités d’espionnage et n’hésitent pas à entretenir des « rapports cordiaux » avec des hommes politiques, la société civile et même des journalistes. Ce qui n’est pas une exception : les services de renseignements des États-Unis ont mis au point une méthodologie d’ingérence qui leur permet de pénétrer et d’infiltrer tous les secteurs de la société civile dans des pays présentant des intérêts économiques et stratégiques. C’est justement le cas du Maroc où la base d’écoute de la National Security Agency (NSA), et les drones qui surveillent les frontières algéro-marocaines sont d’un apport précieux qui complète le travail des agents de la CIA. En plus de la NSA, le NRO (National Reconnaissance Office) est l’oreille de l’Amérique dans le monde. Grâce notamment à ses satellites espions de reconnaissance et d’écoute (Keyhole, Lacrosse ou Rhyolite) qui permettent la transmission des images en temps réel.
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- Air Algérie sur la liste noire Européenne à partir du 6 Novembre
Written by Abdo Posted on sept 1, 2010, 2 h 10 min
L’Union Européenne a donné jusqu’au 5 novembre à la compagnie aérienne Air Algérie pour se conformer à toutes les règlementations en vigueur sur la sécurité, sans quoi elle sera interdite de vol dans l’espace aérien européen.
Les autorités européennes enquêtent depuis janvier 2009 sur Air Algérie, avec des inspections au sol régulières de ses appareils, et elles ont constaté de nombreux « manquements à la sécurité du transport de marchandises, de la navigabilité et de l’exploitation des appareils, et des licences du personnel navigant « . Un bulletin du Journal officiel de l’Union Européenne détaille tous ces points, et engage la compagnie nationale algérienne à y remédier d’ici le 5 novembre.
Plusieurs réunions ont eu lieu entre les deux parties, les autorités européennes encourageant la compagnie à redoubler d’efforts avant l’échéance de novembre. Air Algérie s’est engagé à fournir aux autorités de la sécurité aérienne un plan détaillé de mesures pour remédier à ces manquements, accompagné d’un calendrier de mise en œuvre. L’Europe a exigé des rapports mensuels, et continue l’inspection au sol régulière des avions.
Mais une épée de Damoclès oscille bien au dessus d’Air Algérie, qui pourrait se retrouver dans la même situation que de nombreuses compagnies mises sur la « liste noire », et plonger les communautés algériennes des rives méditerranéennes dans le chaos.
Source: aeronautique.ma
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- L’ONU invite le Maroc à inscrire l’amazigh comme langue officielle dans la Constitution
Written by Abdo Posted on août 31, 2010, 18 h 07 min
Du 2 au 27 août dernier s’est tenue à Genève la 77ème session du Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale au cours de laquelle les rapports de plusieurs pays dont le Maroc ont été passés en revue conformément à l’article 9 de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Une réunion qui a abordé la question de l’amazigh au Maroc.
Au cours de l’examen du rapport marocain, les 16 et 17 août derniers, l’ONU – par le biais du Haut commissaire aux droits humains – a mis en lumière les avancées positives de la loi marocaine en la matière (droit de la famille, code de la nationalité…), et également mis en exergue ses préoccupations et recommandations.
Dans ce volet figurent ainsi, aux tirets 11 et 12, les aspects relatifs à la place de la langue amazighe dans la société marocaine et aux conditions de vie des Amazighs dans le Royaume, notamment ceux ne parlant pas l’arabe.
Amazighs: des problèmes d’accès à l’emploi et aux services de santé
“Le Comité est préoccupé par le fait que la langue amazighe n’est toujours pas reconnue comme langue officielle par la constitution de l’Etat partie, et de ce que certains Amazighs continuent d’être victimes de discrimination raciale, notamment dans l’accès à l’emploi et aux services de santé, surtout lorsqu’ils ne s’expriment pas en arabe.”
Le Rapport de l’ONU.
L’instance recommande ainsi l’inscription de la langue amazighe dans la constitution marocaine mais aussi “d’intensifier ses efforts de promotion de la langue et de la culture amazighes, notamment par son enseignement, et de prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que des Amazighs ne soient victimes d’aucune forme de discrimination raciale”, ainsi que de “mettre un accent particulier sur le développement des régions habitées par les Amazighs”.
La question de l’attribution de prénoms amazighs
En prolongement direct avec cette première recommandation, le Comité s’est aussi interrogé sur “la signification et la portée de la notion de “prénom à caractère marocain” prévue à l’article 21 de la Loi No. 37-99 de 2002 relative à l’état civil et dont l’application par des officiers d’état civil continue d’empêcher l’enregistrement de certains prénoms, en particulier amazighs”.
Car, s’il y a eu des avancées en la matière, “des cas de refus sont encore enregistrés au Maroc” commente Rachid Raha, Vice-président du Congrès mondial amazigh, qui précise qu’ils découlent de “la pratique de certains agents d’état civil qui font fi de la législation, notamment la circulaire du Ministère de l’Intérieur”.
Le Comité a alors recommandé dans son rapport à l’Etat marocain de clarifier l’appellation de “prénom à caractère marocain” et de garantir pleinement l’application par les officiers d’état civil de la circulaire du Ministère de l’intérieur de mars 2010 relative aux choix des prénoms, afin d’assurer pour tous l’inscription de prénoms, en particulier des prénoms amazighs.
Des recommandations… Et après?
Le Maroc devra ainsi présenter dès 2011 au Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale (CERD) ses 19ème, 20ème et 21ème rapports périodiques en un seul document afin d’informer des suites qu’il aura données à ces dernières recommandations du CERD.
Lorsqu’en 2003, l’ONU avait déjà recommandé la clarification de l’appellation de “prénom à caractère marocain”, aucun changement n’avait été entrepris. De même concernant l’inscription de l’amazigh comme langue officielle, recommandation adressée par le Haut commissariat aux droits de l’Homme en 2006.
Qu’en sera-t-il cette fois ci? Si le GADEM, (Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants) -association de droit marocain créée en 2006- accueille avec satisfaction les recommandations du CERD, la question de l’application ou non reste entière.
“L’Etat marocain doit faire des efforts. La politique et la société civile doivent travailler ensemble en ce sens car pour l’heure, les réformes ne peuvent se concrétiser tant que la Constitution n’est pas réformée afin de donner la primauté à tous les droits humains. Concernant la question amazighe, la discrimination raciale au Maroc vient de la Constitution elle-même.”
Rachid Raha, Vice-président du Congrès mondial amazigh
Source: aufaitmaroc.com
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- Maroc / Algérie : la guerre des services secrets fait rage
Written by Abdo Posted on août 30, 2010, 21 h 40 min
Anouar Malek porte indéniablement la marque de fabrique du DRS (services de renseignements algériens). Quand il s’épanche, la fin juillet 2010, sur les colonnes du quotidien algérien Echourouk en accusant les autorités marocaines de mener une politique de colonisation au Sahara occidental, il venait juste de rentrer d’une tournée effectuée au Maroc et au Sahara, sous l’égide d’une association proche de l’USFP. Il faut dire qu’Anouar Malek joue depuis des années, depuis Paris, à l’opposant irréductible, multipliant les articles pamphlétaires et les apparitions télévisées tapageuses. Il avait même clamé à plusieurs reprises tout le mal qu’il pensait du front Polisario.
D’après des sources parisiennes qui connaissent intimement Anouar Malek, celui-ci n’a jamais été maître de lui-même. Le DRS l’avait envoyé en France en lui fabriquant une identité d’opposant intellectuel afin d’infiltrer les milieux d’opposition et de brouiller les messages de celle-ci. Si aujourd’hui, le DRS le « grille », c’est qu’il y avait urgence. En effet, les services secrets marocains ont réussi début juillet un grand coup. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, secrétaire général de la police du Polisario, quitte les camps de Tindouf et rallie le Maroc. Dans le jargon, on appelle ça une « grosse prise ». Au-delà de la symbolique de ce ralliement, Ould Sidi Mouloud est un véritable trésor pour les Marocains. Il a participé à la restructuration des services de sécurité de la « RASD ». Il connait sur les bouts des doigts le fonctionnement de l’appareil répressif du Polisario, possède des « fiches » sur tout le monde et est au cœur de la collaboration Polisario-DRS. C’est dire que le coup réussi par les Marocains n’a pas du tout plu aux Algériens. Du coup, il fallait que ces derniers distillent le doute dans l’esprit des services chérifiens. Si Anouar Malek s’est révélé être un agent actif du DRS, cela pouvait être le cas aussi d’Ould Sidi Mouloud.
Mais les Marocains sont loin d’être impressionnés par les gesticulations d’Anouar Malek. Ils font monter la pression d’un cran. En ce début du mois d’août, ils organisent le « coming out » d’un ancien agent du DRS aujourd’hui réfugié à Londres. Le Colonel Karim Moulay déclare ainsi qu’il était derrière les attentats d’août 1994 contre l’hôtel Atlas Asni à Marrakech et qui ont coûté la vie à 3 touristes espagnols. Karim Moulay affirme avoir agit pour le compte du DRS auquel il appartenait à l’époque. Les révélations sur le tard de cet ancien espion gênent énormément le pouvoir algérien.
Premièrement, les familles des victimes espagnoles se réunissent et pensent demander officiellement l’ouverture d’une enquête judiciaire. Deuxièmement, les révélations de Karim Moulay montrent l’étendue de l’implication des services algériens dans les affaires internes de ses voisins marocain et libyen et les moyens colossaux mis en œuvre à cette fin. Si le DRS a, dans un premier temps, eu un avantage certain sur les Marocain en instrumentalisant Anouar Malek, les services marocains ont réagi rapidement en démontrant qu’ils pouvaient rendre des coups et faire très mal. Et ce n’est là qu’un épisode de la guerre qui fait aujourd’hui rage entre les services secrets des deux pays.
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- Arrestation de militants pro-Sahara au Maroc: Madrid se dit « préoccupé »
Written by Abdo Posted on août 30, 2010, 15 h 37 min
MADRID, 30 août 2010 (AFP) – Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a fait part lundi de sa « préoccupation » après l’arrestation et les mauvais traitements supposés par la police marocaine d’un groupe d’Espagnols favorables à l’indépendance du Sahara occidental.
S’exprimant lors d’un voyage officiel en Chine, le chef de gouvernement espagnol a déclaré lors d’une conférence de presse retransmise en direct par la télévision espagnole : « Le gouvernement et le ministère des Affaires étrangères ont déjà fait part de leur préoccupation ». Mais « c’est un principe essentiel de la politique extérieure de maintenir une bonne relation avec un pays voisin comme le Maroc », a ajouté le responsable, indiquant que son gouvernement était « dans l’attente » de recevoir des « explications et informations adéquates » de la part de Rabat. Des militants espagnols favorables à l’indépendance du Sahara occidental avaient dénoncé, dimanche, avoir été interpellés, samedi soir, à Lâayoune principale ville du Sahara occidental, après avoir tenté de manifester « en faveur du peuple sahraoui et du respect des droits de l’homme ». Ces militants de l’association « SaharAcciones » avaient dénoncé des mauvais traitements de la part de la police marocaine, pour deux d’entre eux. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est l’objet d’un conflit opposant le Front Polisario, partisan de l’indépendance, au Maroc, qui a annexé ce territoire en 1975 et propose une autonomie élargie.
Source: france-info.com
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- Al Qaïda-Polisario : La liaison dangereuse
Written by Abdo Posted on août 29, 2010, 15 h 58 min
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- Sahara : La lettre confidentielle de Ross
Written by Abdo Posted on août 24, 2010, 14 h 29 min

« A long terme, le statut quo est, inacceptable ».
«Prolonger les souffrances humaines dans les camps est cruel».
Ross est atteint par ce même pessimisme qui avait affecté auparavant le diplomate néerlandais Van Walsum.
Selon le médiateur américain, chaque partie doit discuter la proposition de l’autre «plus en profondeur que ce qu’elles avaient fait lors de la seconde réunion informelle, tenue les 10 et 11 février 2010 à Westchester County» aux Etas-Unis, sous sa médiation, après celle de Durnestein en août 2009 en Autriche. Dans son document, l’Américain prêchant la bonne parole, souligne qu’«examiner les propositions et les discuter ne signifie pas pour autant les accepter mais un signe de respect pour l’autre partie».
Toujours selon le même document, le Maroc a décliné l’examen de la «proposition» du Polisario d’organiser un référendum au Sahara. Une proposition qu’il faut rappeler ne date pas d’hier. Elle est aussi vieille que le conflit. En revanche, le projet marocain d’autonomie a le mérite d’être qualifié par le Conseil de sécurité de «sérieux» et «crédible». Dans ce document, le médiateur de l’ONU remet même en doute l’utilité de prochains rounds de négociations si les deux parties campent fermement sur leurs positions. «Des réunions successives sans avances significatives» mettraient en doute «la crédibilité de l’ONU, du Conseil de sécurité et de l’envoyé personnel».
«Le statut quo est, à long terme, inacceptable», avertit Chrisopher Ross dans sa lettre. Parce qu’il y a danger, selon le médiateur américain. «Le risque qu’une partie de la jeunesse sahraouie vire à l’extrémisme ou à des activités criminelles, monte». Une crainte partagée par divers think-tanks internationaux et des personnalités politiques de haut rang, à l’instar de Maixmo Cajal, l’ancien conseiller de Zapatero. En guise de conclusion, Christopher Ross assure que «prolonger les souffrances humaines dans les camps, est cruel».
«Le risque qu’une partie de la jeunesse saharouie vire à l’extrémisme ou à des activités criminelles, monte».
Lettre de RossPartialité de la presse algérienne
Quand la presse algérienne évoque la lettre de Chrisopher Ross adressée, fin juin, au groupe des pays « amis du Sahara », elle le fait bien entendu, à sa manière. Les canards algériens se focalisent sur les passages qui servent l’Algérie et le Polisario, à l’image du refus de la délégation officielle marocaine de discuter la proposition du référendum du Polisario lors de la seconde réunion informelle, les 10 et 11 février à Westchester County aux Etas-Unis. En revanche, la même presse ne souffle mot sur les risques de dérives extrémistes ou criminelles d’une partie de la jeunesse des camps de Tindouf au cas où l’enlisement du conflit s’installerait dans la durée. La conclusion de Ross: « Prolonger les souffrances humaines dans les camps est cruel », a, elle aussi, fait les frais du même couperet.
Source: lesoir-echos.com
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- Des présumés djihadistes très encombrants
Written by Abdo Posted on août 17, 2010, 11 h 41 min
Rabat demande à Dakar l’extradition de trois Marocains soupçonnés d’être liés à Al-Qaïda.
Le 29 mai, trois Marocains ont été arrêtés à l’aéroport de Dakar, quelques minutes avant leur enregistrement pour une destination qui reste un mystère. Les autorités judiciaires marocaines soupçonnent Si Mohamed Nadane, Moulay Abdelhani Aldani et Mohamed Bright Nadane d’avoir voulu se rendre en Somalie, où ils devaient rejoindre un camp d’entraînement militaire. Les trois hommes, âgés de 30 à 35 ans, sont accusés d’être liés à la Jeunesse combattante islamique, une mouvance d’Al-Qaïda. Ils auraient été recrutés au Maroc et auraient préparé plusieurs attentats, dont l’un contre une gendarmerie du royaume, dans laquelle ils prévoyaient de voler des armes.
Selon l’avocat sénégalais des trois hommes, Me Assane Dioma Ndiaye, le Maroc a lancé contre eux un mandat d’arrêt international, qui a été formalisé le 1er juin. Depuis, les autorités marocaines ont demandé l’extradition des présumés terroristes. La cour d’appel de Dakar a donné un avis favorable le 29 juillet. Le sort des trois Marocains dépend à présent du président Abdoulaye Wade, qui a le dernier mot en matière d’extradition.
Interrogés par la police, les trois hommes, originaires de Casablanca, ont déclaré qu’ils venaient du même quartier et qu’ils se connaissaient depuis longtemps. Ils se sont présentés comme des commerçants. La police les a arrêtés après avoir constaté qu’ils avaient effectué plusieurs allers-retours suspects en Afrique. Présents au Sénégal depuis un mois et demi, ils auraient quitté le Maroc le 24 avril et passé quelque temps au Kenya avant de rejoindre Dakar. « Ils n’ont pas su donner d’explications convaincantes à leur présence au Sénégal. Ils prétendent qu’ils font du tourisme et que leur destination finale était Kinshasa. Ils se seraient arrêtés à Dakar afin d’obtenir un visa pour le Congo. Mais ils n’ont pas vraiment l’air de touristes et ne semblent pas avoir beaucoup de moyens financiers », rapporte une source au Sénégal.
Leur avocat lui-même, sans attenter à la présomption d’innocence, laisse entendre que les trois hommes, qui portent la barbe, « pourraient avoir le profil de l’emploi ». S’ils ont bien du mal à opposer des arguments convaincants aux accusations dont ils font l’objet, ils « répondent eux-mêmes aux questions des juges, paraissent instruits et parlent très bien français », ajoute Me Ndiaye. « Lors de leur arrestation, ils n’avaient pas d’éléments compromettants sur eux. Il a cependant été établi qu’ils ont reçu des sommes d’argent dont l’origine reste suspecte », ajoute-t-il. L’avocat s’étonne par ailleurs que ses clients, qui étaient visiblement surveillés de près par les services marocains, aient pu sortir librement de leur pays, avec des passeports en règle.
Procès équitable
Incarcérés depuis deux mois à la prison centrale de Reubeuss, à Dakar, les trois hommes étaient présents lors de l’audience du 29 juillet et ont demandé aux juges de ne pas les extrader vers le Maroc. Selon leur avocat, qui est aussi l’ancien président de l’Organisation nationale des droits de l’homme (ONDH), ils craignent des mesures de rétorsion. « Je n’approuverai l’extradition que si on peut me garantir qu’ils auront droit à un procès équitable. Le Sénégal a ratifié la convention des Nations unies de 1984 contre la torture. Il ne peut donc renvoyer des gens vers un pays où ils risquent d’être maltraités », ajoute Me Ndiaye. Des propos qui pourraient embarrasser le président Wade, lequel entretient d’excellentes relations avec le roi Mohammed VI.
Le contexte actuel risque en tout cas de n’être pas favorable à l’avocat. Après l’assassinat de Michel Germaneau par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le double attentat de Kampala, qui a coûté la vie à 76 personnes, le 11 juillet, l’Union africaine a appelé tous ses États membres à lutter collectivement et activement contre le terrorisme. L’avocat a néanmoins l’intention de saisir la nouvelle ministre déléguée aux Droits de l’homme pour intercéder en faveur de ses clients auprès du président de la République.
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- Le Maghreb à la sauce égypto – «MSN»
Written by Abdo Posted on août 8, 2010, 1 h 40 min
Ce siècle est incontestablement celui de la communication tous azimuts. Internet, ce vieux système de communication de l’armée américaine versé à la vie civile, est devenu un pole mondial d’attraction et d’échanges dont on ne mesure pas encore, vraiment, tous les effets. Les accros de la navigation sur la Toile, à peine sept millions pour toute l’Afrique du Nord, ont dû s’apercevoir qu’ils étaient catalogués maghrébins. En tout cas, tous les abonnés algériens chez Hotmail, un des produits de Microsoft, à la fermeture de leur boîte email sont redirigés vers http://maghreb.msn.com. Où qu’ils se trouvent, à Oslo, Ouagadougou ou Lima, le fait d’avoir ouvert sa boîte Hotmail en Algérie, en Tunisie, ou au Maroc les met automatiquement dans la case «maghreb.msn». Microsoft en a décidé ainsi.
Les spécialistes disent que ce classement régional permet de mieux surveiller d’éventuelles activités terroristes. Ou tout simplement pour bien surveiller les flux et les contenus. De mieux en mieux ! Mais, on n’en est pas au bout de nos surprises. En s’attardant un peu sur «maghreb.msn», on découvre un contenu très léger, people bas de gamme, et souvent sans le moindre rapport avec le Maghreb et éventuellement sa population internaute. Cette page d’accueil, et ses rubriques, est cogérée avec la publication marocaine «Aufait». Elle y a coulé son empreinte. Sur «maghreb.msn», vous ne trouverez rien de désagréable sur le royal Maroc. Et que trouve-t-on de maghrébin sur «maghreb.msn» ? Hier: «La Légation américaine de Tanger, une illustration des relations séculaires Maroc-USA», «Le bureau de l’UNESCO à Rabat lance un concours sous-régional d’articles d’opinion sur la liberté d’information», et «30.000 cas de piqûres de scorpion par an au Maroc»
On serait tenté d’en conclure que le Maghreb c’est le Maroc
Pas vraiment puisqu’il y a quand même une info sur l’Algérie qui étudie l’éventualité d’interdire le «Blackberry». Et info de dernière minute de «maghreb.msn»: «La justice valide la loi sur le mariage homosexuel à Mexico». Dans la rubrique «technologie», on vous parle de «l’utilité des reniflements» et dans la rubrique divertissements, on vous propose «les confessions intimes de Demi Moore». Ces rubriques fourre-tout sont toutes dans la langue de Molière.
Une seule rubrique est réservée à celle d’El Moutanebbi: le sport. Alors, là, tout est marocain. Il n’y en a que pour le foot de nos voisins et un tout petit peu pour les Egyptiens. Mais que font ces Egyptiens au Maghreb ? La réponse est dans la question. Cette page et ses rubriques «maghreb.msn» sont produites par «Linkonline», une filiale d’Orascom Télécom. Que le monde est petit ! Aussi petit que l’est la vision égyptienne du Maghreb pour le compte de Microsoft. Ce sont les cerveaux de «Linkonline» qui conçoivent et produisent ces fadaises.
Pour les éviter, pas de besoin de s’engager dans une nouvelle campagne anti-égyptienne. Débarrassons-nous de la mentalité moutonnière. Froidement, il faut juste ne plus se servir de ce «Maghreb. MSN» dans lequel on a fourré tous les internautes algériens malgré eux, et aller chez Yahoo, Skype, Google, Wanadoo, Aol, Firefox ou Linux
Et même si l’on n’y trouve pas le Maghreb de nos rêves, il n’y a pas détournement de label et tromperie sur la marchandise.
Source: afriqueactu.net
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- Sahara occidental: le discours du roi du Maroc attise les tensions
Written by Abdo Posted on juil 31, 2010, 19 h 31 min
ALGER — Le Front Polisario a estimé que le discours du roi du Maroc vendredi sur le Sahara occidental « attise le feu de la guerre et des tensions » dans la région du Maghreb, a indiqué samedi l’agence algérienne APS.
« Le discours du roi du Maroc consacre la politique expansionniste marocaine adoptée depuis plus de 35 ans, à même d’attiser le feu de la guerre et des tensions dans la région », a déclaré le ministère sahraouie de l’Information dans un communiqué repris par APS.
Le roi Mohammed VI a déclaré vendredi à l’occasion du 11e anniversaire de son accession au trône, que le Maroc « ne cèdera pas un pouce de son Sahara ».
« Le Maroc reste attaché à sa souveraineté » sur le Sahara occidental et « ne cédera pas un pouce de son Sahara », a-t-il déclaré dans son discours à la nation.
Le souverain a également souligné que l’Algérie « va à l’encontre de la logique historique », en faisant allusion à « la souveraineté » du royaume sur ce territoire.
L’Algérie n’a pas réagi au discours du roi du Maroc.
Le Front Polisario a ajouté que le discours du souverain marocain « ne dénote aucune volonté sincère de coopérer de manière constructive en faveur d’une paix durable et définitive conformément à la légalité internationale ».
Il a appelé le gouvernement marocain à assumer sa responsabilité « quant aux conséquences de cette position » et a invité les Nations unies à accélérer sa mission dans la décolonisation du Sahara Occidental afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance.
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est l’objet d’un conflit opposant le Front Polisario, partisan de l’indépendance, au Maroc qui a annexé ce territoire en 1975.
AFP
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