- Le soleil africain au secours de l’Europe

Avec la fin annoncée du nucléaire en Europe, l’Afrique du Nord rayonne. Le projet européen Desertec, ce groupe de centrales solaires et éoliennes installées dans les déserts, lance la course africaine à l’énergie renouvelable.


La dramatique catastrophe de Fukushima au Japon aura au moins fait des «heureux». Le Maroc et l’Algérie sont en première ligne du projet Desertec, une entreprise européenne, dont l’Allemagne est le principal porteur et fondateur.

L’Allemagne, justement, qui vient d’annoncer l’arrêt définitif du nucléaire à l’horizon 2020, suivie par l’Autriche, la Suisse et le Danemark, la France, mis à part le fournisseur françaisSaint-Gobain qui rejoint l’initiative, qui rechigne encore à se débarrasser de l’atome, cette énergie ultramoderne devenue du coup archaïque.

Quel est le futur? Des centrales solaires alignées dans le Sahara, groupées à des éoliennes sur la façade atlantique marocaine, pour fournir de l’énergie à toute l’Europe. L’idée allemande tient en un calcul très simple: 

«le désert reçoit en six heures l’équivalent énergétique de la consommation mondiale d’une année entière», selon les propos de la fondation Desertec. 

L’atome peut aller se rhabiller, même si pour l’instant, les jeux ne sont pas encore faits, la production ne devant démarrer que vers l’année 2015, ou 2016, dans le meilleur des cas.

Les premières centrales solaires seront marocaines et algériennes mais d’autres stations seront implantées en Tunisie, au Mali, au Tchad, en Libye, au Soudan et en Egypte (voir la carted’implantation).

Si la fondation Desertec est à but non lucratif, le projet est piloté par un consortium qui réunit sous le label Dii (Desertec industrial initiative) des industriels comme Siemens et des banques comme la Deutsche Bank, soutenu par le parti des Verts allemands et Greenpeace, et appuyé par l’Union européenne (UE). Coût total: près de 400 milliards d’euros étalés sur 40 ans.

Si l’énergie solaire n’est pas quelque chose de nouveau, l’idée d’une exploitation à grande échelle l’est, et la méthode de Desertec, l’interconnection des projets locaux, est loin d’être une idée bureaucratique qui aurait germé à Bruxelles. En 2012, les premiers éléments doivent être prêts, notamment au plan juridique mais aussi sur l’emplacement des installations, leur financement et la juste répartition entre le solaire et l’éolien. Avec la mise en cause du nucléaire en Europe, le solaire saharien devrait aller plus vite. Signe des temps futurs, une première rencontre bilan devrait avoir lieu en novembre au Caire en Egypte, sous le nouveau soleil de la Révolution.

Algérie et Maroc, dans la course énergétique

Le destin et les recherches de source d’énergie l’auront ainsi voulu. Le Maroc et l’Algérie, frères ennemis historiques, sont une fois de plus liés par un projet: créer de l’énergie pour eux et pour les autres. Mais il ne s’agit pas que d’énergie:  

«Desertec, selon ses initiateurs, représente aussi le développement de nouvelles industries en Afrique du Nord, la création d’emplois et d’opportunités économiques et un transfert de technologies et de connaissances.»

Pour les deux pays voisins, dont la frontière est toujours fermée, il s’agit de créer dans leurs déserts, qui souffrent d’une profonde disparité avec les zones côtières, de l’énergie pas forcément solaire mais qui peut pousser au développement local. Dans cette compétition sous le soleil, c’est le Maroc qui a raflé le premier projet pilote: une centrale solaire de 500 mégawatts àTamezghitene (situé à 10 kilomètres du nord de Ouarzazate) dont la majeure partie sera exportée vers l’Europe, pour un investissement de deux milliards d’euros. Tout comme c’est au Maroc, en avance sur ce coup, que s’est tenue la première réunion du groupe Dii, le 12 mai 2011. Une semaine plus tard, le 19 mai, le ministre de l’Energie et des Mines algérien, Youcef Yousfi, recevait le président de Desertec Industrial Initiative, Paul Van Son.

Hésitante depuis des mois sur son adhésion au projet, l’Algérie signe, habilement poussée par son président, Abdelaziz Bouteflika, qui avait déjà rencontré en novembre 2010 Angela Merkel, la chancelière allemande, et parlé de cette idée lumineuse. D’autant qu’un projet local de fabrication de panneaux photovoltaïques près d’Alger, pourra être intégré à l’ensemble. La compétition est ouverte, ce qui forcément, sera au bénéfice de tous, malgré l’inimitié historique entre l’Algérie et leMaroc.

Reste la polémique, ce projet est-il trop grandiose pour ne pas résister à l’échec? Est-ce simplement une nouvelle entreprise coloniale comme l’affirment ses détracteurs? A In Salah, où il fait actuellement dans les 50 degrés, un habitant du Sahara algérien l’a ainsi résumé:

«Ici, il n’y a rien, tout est bon à prendre. Et s’il y a quelqu’un pour nous prendre du soleil, nous sommes d’accord, on en a vraiment trop.»

Source: slateafrique.com

- Maroc: un avion militaire s’écrase

Plus de 30 personnes ont été tuées mardi quand un avion militaire transportant 73 personnes s’est écrasé à Guelmim, au sud du Maroc, a indiqué à l’AFP une autorité locale. « Il y a plus de 30 morts dans cet avion qui transportait 73 personnes, la plupart des militaires. On a retrouvé pour l’instant cinq survivants », a précisé cette même source sous le couvert de l’anonymat.

Cet avion militaire, de type Hercules C-130, a heurté une montagne près de Guelmim, à 830 km au sud de Rabat, une ville surnommée la « porte du désert ». « L’accident a eu lieu dans un lieu désertique et montagneux. Le bilan risque d’être plus élevé », a indiqué à l’AFP un responsable du ministère de l’Intérieur joint par téléphone.

« Il s’agit d’un avion militaire qu’on utilise pour le transport des troupes mais aussi pour leurs familles. Il est très utilisé dans le Sahara », selon le responsable marocain.  « Le brouillard et les mauvaises conditions climatiques seraient derrière cet accident. Mais pour l’instant, il n’y a pas suffisamment d’éléments » pour vraiment expliquer l’accident, a-t-on ajouté.  Conçu dans les années 1950, le Lockheed C-130 Hercules est un avion de transport militaire américain toujours largement utilisé pour des missions multiples dans une cinquantaine de pays.

Source: lefigaro.fr

- La France connaît son printemps le plus chaud depuis 1900

Une chaleur inhabituelle a poussé les touristes près des fontaines, à Paris, le 23 avril 2011.Un printemps chaud comme un été: la France, dont 54 départements sont affectés par une sécheresse exceptionnelle, vit le printemps le plus chaud «depuis au moins 1900», selon Météo France. «On a eu un des printemps les plus secs depuis au moins cinquante ans, voire le plus sec, et le plus chaud depuis au moins 1900», a déclaré lundi à Reuters Frédéric Nathan, prévisionniste chez Météo France.

«L’état des sols est parfois pire qu’en 1976»

Au 30 mai, plus de la moitié des départements font l’objet d’un arrêté préfectoral limitant l’usage de l’eau et sept sont en vigilance, précise le ministère de l’Ecologie. «Il y a eu un manque de précipitation, et en plus, avec la chaleur, il y a eu évaporation. C’est pour cela que l’état des sols est parfois pire qu’en 1976», a expliqué Frédéric Nathan. «On attend de l’eau en quantités relativement importantes en début de semaine, principalement sur un axe qui va des Pyrénées au Massif Central et au quart Nord-Est (Alsace, Lorraine, Champagne, etc.)», a précisé le prévisionniste, mais le caractère orageux des averses empêchera une bonne imprégnation des sols.

La FNSEA, premier syndicat agricole, estime que la sécheresse qui sévit actuellement menace d’être plus grave qu’au printemps 1976, saison la plus sèche depuis 1959. Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, s’est dit lundi défavorable à un «impôt sécheresse» exceptionnel, comme cela avait été le cas en 1976, en dépit du coût attendu du manque d’eau dans de nombreuses régions agricoles. Il a cependant décidé de lancer le processus d’indemnisation des exploitants dans le cadre du fonds national de garantie des calamités agricoles.

Source: 20minutes.fr

- 5 bonnes raisons de visiter le Maroc en hiver

Le Maroc en hiver, vous hésitez ? Vous pensez encore que c’est comme chercher midi à quatorze heures ? Voici 5 arguments qui devraient vous faire changer d’avis !

1. Le Maroc… sans ses touristes

Tous ceux qui ont visité le Maroc en pleine haute saison (printemps et automne) en reviennent enchantés mais un peu exaspérés par le fait d’avoir eu à supporter des dizaines de milliers de touristes, venus pour la même chose: un patrimoine exceptionnel dans un climat de rêve. Partir au Maroc pendant l’hiver, c’est profiter en toute tranquillité des merveilles de Marrakech, Agadir et des autres hauts lieux du tourisme marocain.

L’hiver, réchauffez-vous au Maroc

2. La douceur au coeur de l’hiver

Si elles peuvent être très froides au milieu de la nuit, les températures marocaines en hiver tournent aux alentours de 20°C entre la journée. Ce qui n’est pas désagréable lorsque celles-ci descendent en-dessous de zéro en France. Privilégiez le sud du pays.

3. Des prix de billets d’avion tout doux

Les prix des billets d’avion ont tendance à être bien moins chers pendant les mois d’hiver que pendant la haute-saison. Un Paris-Fès sur easyJet en hiver est disponible à 59 €, tandis que le même vol est proposé à 79 € en mai. La compagnie low cost Transavia fait aussi de nombreuses promotions sur ses destinations marocaines en hiver.

4. Une ambiance plus authentique

Moins stressés par la présence touristique, les habitants du Maroc se montreront d’autant plus hospitaliers et naturels en dehors des grandes vagues d’arrivées de touristes. Vous prêterez également plus attention aux traditions et à l’habillement local qui font plus « vie normale » qu’en haute saison.

5. Des hôtels et séjours à prix réduits

De grosses promos sur les riads sont à attendre pendant les mois d’hiver. Ceux qui restent ouverts ont tout intérêt à baisser leurs prix pour faire venir les touristes. Un conseil : en hiver,choisissez un établissement confortable, les adresses très bon marché n’ont parfois pas de chauffage.

Source: legroupement.com

- Convoyer un iceberg pour fournir de l’eau douce: une idée pas si givrée

icebergPARIS – Convoyer un iceberg du Groenland aux Canaries pour fournir de l’eau potable et une climatisation 100% renouvelable: le projet un peu fou porté depuis 35 ans par un ingénieur français a été modélisé numériquement pour la première fois. Et surprise: ça pourrait fonctionner!

Un iceberg arrimé, tel une plate-forme offshore, à quelques encablures des Canaries après avoir traversé l’Atlantique en moins de cinq mois. Ce n’est encore qu’une image virtuelle, fruit d’une simulation en 3D de ce voyage. Mais l’obstiné Georges Mougin ne désespère pas de voir ça un jour.

« Un iceberg présente un double intérêt », souligne l’ingénieur qui rêve d’un tel transfert depuis 1975 mais se heurte à nombre d’incertitudes scientifiques.

« Un iceberg transféré en basse latitude devient une source d’énergie, soit pour le refroidissement de centrales existantes soit pour alimenter des centrales de type ETM (énergie thermique des mers, technique qui permet de produire de l’électricité en utilisant la différence de température entre eau de surface et eau froide des profondeurs) », explique-t-il.

L’eau froide résultant de la fonte « permet ensuite de faire la climatisation de grandes zones » avant d’être utilisée comme eau douce pour la consommation domestique. De quoi justifier un tel transfert vers des contrées arides comme les Canaries, le Portugal ou le Maroc.

Les icebergs, qui se détachent des glaciers des pôles, sont composés d’eau douce, au contraire des banquises composées d’eau de mer gelée.

Contraint de patienter depuis les années 80, l’ingénieur a relancé son projet depuis quelques années grâce aux progrès de l’océanographie qui permettent aujourd’hui une connaissance détaillée des courants marins.

L’idée de l’ingénieur n’est pas de tracter les icebergs, monstres de plusieurs millions de tonnes, mais de profiter de leur « dérive naturelle » à travers les océans en les guidant avec un remorqueur.

Cette « intuition », la société Dassault Systèmes a accepté de la « modéliser » avec des logiciels de pointe habituellement utilisés par des industriels pour concevoir leurs produits. « On a mis les outils les plus modernes dans ses mains pour voir si son projet est possible ou non », explique le directeur du projet chez Dassault Systèmes, Cédric Simard.

Toutes les étapes ont ainsi été simulées en 3D, du choix de l’iceberg idéal au large de Terre-Neuve, au Canada, à son arrivée aux Canaries en incluant une traversée dans les conditions météo d’une année-type.

Pour cette simulation numérique, racontée dans un documentaire qui doit être prochainement diffusé dans l’émission Thalassa sur France 3, le choix s’est porté sur un iceberg de 7 millions de tonnes, dit « tabulaire » c’est-à-dire plat et donc peu susceptible de se retourner ou de se briser lors de la traversée.

Georges Mougin prévoit d’ »habiller » l’iceberg d’une « jupe » faite dans un textile synthétique utilisé sur certains glaciers pour en ralentir la fonte. Cette « jupe » serait appliquée avec une senne, un gigantesque filet utilisé pour la pêche au thon.

Ce procédé crée un « matelas d’eau » isolant autour de l’iceberg, selon les calculs validés par cette simulation.

Ainsi paré, l’iceberg arriverait aux Canaries en 141 jours en ayant perdu « seulement » un tiers de sa masse. Il serait encore capable d’alimenter en eau une ville de quelque 50.000 habitants pendant un an.

Georges Mougin, conforté par ce succès virtuel, promet désormais une « première expérience statique dans une baie de Terre-Neuve pour vérifier la validité de la protection » avec sa société WPI. Peut-être au printemps 2012.

Source: romandie.com

- Le couple Sarkozy attendu au Maroc pour les vacances de fin d’année

Le président français, Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni auraient choisi pour la seconde année consécutive, la destination Maroc pour passer au soleille, leurs vacances de fin d’année. En effet, d’après l’agenda publié sur le site de l’Elysée, il n’y a pas d’activités programmées pour le président de la République après le vendredi 17 décembre.

Il devrait sans doute être déjà en vacances à partir de cette date. L’année dernière, le Roi Mohammed VI avait reçu en privé, le couple présidentiel qui avait séjourné pendant quelques jours à Jnane Lekbir, une résidence royale située à 3 kilomètres du centre-ville de Marrakech. Les Sarkozy ne seront pas les seuls à avoir choisi le Royaume chérifien comme destination pour les vacances de fin d’année et les fêtes de Noël, d’autres personnalités politiques françaises comme Borloo ou strauss khan ont eux aussi décidé de leur emboîter le pas. Déjà l’année dernière, Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni s’étaient rendus au Maroc pour leurs vacances de fin d’année, une tradition qui était devenue presque sacrée pour leurs prédécesseurs Jacques et Bernadette Chirac. Le couple Chirac possède même une belle demeure à Taroudant.

Source: lalettremed.com

Vos commentaires, vos réactions sont les bienvenus…

- Inondation Maroc : 178 mm de pluie à Casablanca Du Jamais vu

C’est du jamais vu au niveau de la capitale économique du Maroc. A Casablanca est en alerte générale car dans une seule nuit celle du lundi à mardi, une première dans l’histoire de Casablanca, un pic de 178 mm de pluie est tombée à Casablanca soit la pluie d’une demi-année au Maroc.

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Une panique totale règne dans les rues casablancaises. Personne ne s’attendait à une aussi grande quantité de pluies. Toutes les routes sont bloquées à cause des inondations, des maisons pleines d’eau jusqu’à 80cm de hauteur, des voitures bloquées dans les garages sous terrains à cause des eaux. Une Alerte Météo a été déclaré dans tout le royaume à cause des pluies torrentielles. Toutes les circulations sont paralysées à cause des pluies. Une annonce a été faite par la Wilaya de Casablanca : Toutes les écoles sont fermées jusqu’à nouvel ordre. A cause de ces pluies torrentielles un autocar rempli de voyageurs a été surpris par les eaux, nous n’avons pas encore de détails sur les passagers.

Animation sat sur 24 heures

Source: viefemme.com

- Le Maroc, terre d’accueil des espions

De présumés espions aux arrêts au Maroc, en passant par les rapports de services belges ou hollandais qui accusent les services marocains d’activisme, le moins que l’on puisse dire, c’est que la communauté du renseignement est en ébullition. Ces grands déballages au timing bien calculé révèlent une guerre de l’ombre qui fait rage dans ce monde passionnant de l’espionnage.

Les journalistes, c’est connu, raffolent d’histoires d’espionnage. Les médias ibériques s’en sont donnés à cœur joie pour commenter l’histoire scabreuse d’un faux imam marocain installé en Espagne et employé par les services locaux. L’imam de la mosquée Algar du village de Carthagène, près de Valence, accusé de harcèlement sexuel et de tentative de viol de fillettes marocaines âgées de 6 à 11 ans, serait de surcroît un agent des services espagnols.

C’est le quotidien local de Valence La Verdad qui a ouvert le bal en affirmant que les bureaux du CNI (services espagnols) ont tenté d’étouffer l’affaire au lendemain des plaintes déposées par des parents. Pour enfoncer le clou, le quotidien espagnol ABC a indiqué que les services espagnols ont recruté l’imam (Amine B.) en 2004, juste après les attentats du 11 mars de Madrid. « Le concerné rédigeait des rapports périodiques sur ses compatriotes et sur les islamistes au profit des services espagnols », ajoute le quotidien. On apprend aussi que le faux imam mais véritable espion résidait en Espagne depuis 18 ans, qu’il était rentré à Tanger le 3 février dernier et que les agents des services espagnols opérant au Maroc suivaient tous ses mouvements, de peur qu’il ne révèle ses connexions espagnoles aux Marocains. Les agents auraient ainsi convaincu l’imam de retourner en Espagne, en lui garantissant une mise en liberté rapide en cas d’incarcération…

Quelques semaines auparavant, c’est en Belgique que les services de renseignements tentent de retourner la situation à leur avantage en accusant leurs homologues marocains d’avoir concocté un dossier préfabriqué pour faire tomber Belliraj et son réseau. Ce dernier aurait été « un tuyauteur en or » pour les services belges. Au lendemain de son arrestation en 2008, le quotidien flamand De Tijd affirmait que Belliraj a « donné des informations cruciales » à la Sûreté de l’Etat, « ce qui a permis de déjouer un attentat dans un autre pays européen ». Au Maroc, Abdelkader Belliraj qui a été condamné à la perpétuité en 2009, est accusé d’avoir fomenté des attentats avec d’autres suspects.

Au lendemain de son arrestation, le parquet fédéral avait qualifié de « sérieuse » l’enquête qui a permis aux autorités marocaines de démanteler la cellule terroriste présumée dirigée par le Belgo-Marocain. Ce qui n’a pas empêché les services belges, apparemment dépités qu’un de leur agent ait été « cuisiné » longuement par les services marocains, de rendre public en janvier 2010 un rapport particulièrement virulent sur l’affaire. Le texte de la Sûreté de l’Etat belge (équivalent de la DGED) est explicite : « Le Maroc peut être cité à titre d’exemple afin d’illustrer ce travail d’activité de renseignement par un service étranger vis-à-vis d’une communauté en Belgique. En 2008, la Sûreté de l’État a demandé le rappel de trois officiers du renseignement, travaillant sous couverture diplomatique à l’ambassade du Maroc, en raison des activités clandestines de renseignement qu’ils menaient en Belgique. »

Déballages

Même son de cloche du côté des services hollandais, l’AIVD, dont le dernier rapport annuel attire l’attention sur « le travail des services de renseignements marocains qui visent surtout à surveiller les processus de radicalisation, la prévention d’attentats au Maroc et l’affiliation à des groupes d’opposition interdits au Maroc ». L’ AIVD rappelle que les renseignements marocains ont tenté de monter un réseau d’information aux Pays-Bas. Ces services ont également essayé d’accéder à des banques de données confidentielles. «Dans ce but, le service de renseignement marocain a, en 2008, recruté des fonctionnaires de police néerlandais d’origine marocaine. Sur dénonciation de l’AIVD, un certain nombre de diplomates marocains en poste aux Pays-Bas ont été rappelés au Maroc », précise le rapport. En juillet dernier, les autorités néerlandaises avaient décidé de poursuivre en justice Redouane Lemhaouli, ancien commissaire de police de Rotterdam. Le fonctionnaire d’origine marocaine soupçonné « d’avoir transmis des informations issues des registres de police au gouvernement marocain entre 2006 et mai 2008 » avait été démis de ses fonctions. Dans la foulée, deux personnes en poste à l’ambassade du Maroc aux Pays-Bas avaient été rappelées par Rabat après des protestations du ministre néerlandais des Affaires étrangères à ce sujet, qu’il avait qualifié « d’affaire particulièrement fâcheuse ».

Pourquoi ces déballages à répétition et qu’est-ce qui a attisé une guerre des services où les us et coutumes du renseignement font que le linge sale est souvent lavé en famille ? Les spécialistes de la question voient dans ce regain de tension entre les services marocains et les James Bond étrangers des raisons conjoncturelles dont la discrétion du palais. « Avec l’avènement du nouveau règne, les services étrangers n’ont plus rien à se mettre sous la dent. Sous Hassan II, chaque officine avait ses entrées au palais, certains services allaient allègrement au-delà du second cercle et des gens comme Basri ou encore le général Harchi, ex-patron de la DGED, avaient des relations étroites avec les patrons des services d’autres pays.

Aujourd’hui, ces mêmes services étrangers sont dans le flou total par rapport à ce qui se décide en haut lieu », analyse un journaliste espagnol bien informé. De plus, les enjeux actuels sont tels que les espions ne s’occupent plus seulement de questions de défense, de sécurité ou de terrorisme mais frayent dans des domaines aussi divers que la stratégie politique, les enjeux pétroliers ou économiques… D’où « cet amour inconsidéré » pour le Royaume, jugé par les services étrangers comme un pays à la croisée de centres d’intérêts. Ceci peut expliquer la recrudescence de cette guerre du renseignement au Maroc devenu un terrain de manœuvre privilégié pour les services secrets de nombreux pays.

Le Mossad: Éternels cousins

La disparition de l’ex-numéro deux du Mossad, David Kimche, décédé en Israël le 9 mars 2010, a rompu l’une des dernières courroies de transmission entre le Mossad et le Maroc. Ambassadeur informel entre Rabat et Tel-Aviv depuis les années 1960, cet espion qui entretenait des relations étroites avec la communauté juive marocaine, en connaît un bout sur l’affaire Ben Barka qui aurait d’ailleurs été recruté par le Mossad comme l’affirme Shmuël Segev, journaliste israélien, dans son ouvrage La filière marocaine. Kimche est aussi décrit par Ian Black et Benny Morris, auteurs de Guerres secrètes d’Israël, comme l’homme qui a facilité l’entrée du général Oufkir dans les bonnes grâces du Mossad et lui aurait fourni une aide logistique pour organiser à Paris l’enlèvement de Ben Barka devenu trop encombrant pour les Israéliens. Oufkir comme le général Dlimi sont rentrés à plusieurs reprises en Israël, munis d’un passeport israélien délivré à Paris. Mais les relations avec le Maroc n’ont pas toujours été au beau fixe. En effet, une effroyable bavure va mettre fi n à ces relations privilégiées. Le 7 janvier 1974, à Lillehammer en Norvège, Ahmed Bouchiki, le frère du fondateur des Gipsy Kings, est tué par balles. Il avait été confondu avec Ali Hassan Salameh, le cerveau du massacre de Munich. Israël reconnaîtra la bavure et versera, en 1996, des dommages et intérêts à la famille Bouchiki. Aujourd’hui, les homme de Dagan recrutent à tour de bras des Marocaines qui hantent les cabarets de luxe libanais pour piéger des dignitaires arabes.

La DGSE : Chasse gardée !

Ce n’est pas pour rien que l’ex-patron de la direction stratégie de la DGSE, Bruno Joubert, vient d’être nommé ambassadeur de la France au Maroc. Il connaît bien l’Afrique, le Maghreb en général, et le Maroc en particulier. De 1977 à 2001, il a travaillé sur les dossiers africains à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). « Depuis une décennie, la DGSE a profondément réorienté ses missions sur le Maroc », souligne un proche de ces milieux. Qui rappelle que vers la fi n des années 90, un bateau-espion, Le Berry, qui patrouillait en Méditerranée, a été utilisé par la DGSE aussi bien pour se faire une idée précise de l’évolution de « la sale guerre » en Algérie que pour intercepter toutes les communications en rapport avec des négociations de gros contrats au Maroc ou en Tunisie. La DGSE possède des ordinateurs Cray qui permettent de collecter et de fusionner le renseignement tout en cassant les codes de cryptographie. La désignation par Sarkozy d’un coordonnateur national du renseignement, l’ambassadeur Bernard Bajolet, ne changera rien à la donne puisque la nomination de Patrick Calvar – ancien responsable du renseignement intérieur et un habitué de Rabat -, comme directeur du renseignement de la DGSE en dit long sur la volonté de l’Elysée de préserver ses relais au Maroc.

Le CNI : Le Maroc à tout prix

Les services de renseignements espagnols n’ont pas assez de leurs dizaines d’espions pour surveiller le Royaume. Le Maroc est la Mecque des barbouzes espagnoles qui n’ont aucun scrupule à se faire remplacer régulièrement. C’est ce qui s’est passé l’année dernière à Tétouan et à Nador où ces « honorables correspondants » ont été priés de quitter les lieux en raison d’un prosélytisme offensif effectué à découvert. Au menu des agents espagnols affectés au Maroc, la montée de l’islamisme en Espagne, le dossier de Sebta et Melilla, l’émigration clandestine, le trafic de drogue et le Sahara. Au Maroc, le CNI fait feu de tout bois pour recruter au sein des milieux d’af faires, des ONG ou encore parmi les couples mixtes. Dans cette guerre sans merci que se livrent les services des deux pays, les patrons des officines se regardent en chiens de faïence. Du côté marocain, le général Harchi a sauté après l’incident de l’îlot Leila. En Espagne, après la démission d’Alberto Saiz, directeur du CNI (Centre national d’intelligence) en 2009, les médias espagnols ont accusé les services marocains d’être derrière une série d’articles à charge du quotidien El Mundo, qui l’accusaient, photos à l’appui, d’utiliser des fonds publics pour financer des voyages privés. Il a été remplacé par le général Félix Sanz Roldan, un proche de José Luis Rodriguez Zapatero.

Le DRS : Les frères ennemis

Le DRS algérien qui a remplacé la Sécurité militaire (SM), la police politique du régime depuis 1962, est depuis 1990 sous la coupe du général major Mohamed Médiène, dit « Toufik », un ennemi irréductible du Royaume. Ses trois directions principales : la Direction du contre-espionnage (DCE), la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA), et les services extérieurs de la DRS, la DDSE dont les agents s’occupent en priorité du Maroc. Particulièrement efficaces, les agents de la DRS font preuve d’un activisme étonnant aussi bien en Espagne, en France qu’aux EtatsUnis où ils traquent le moindre faux pas du Maroc en matière de droits de l’Homme ou de diplomatie. Héritiers d’une tradition du KGB communiste, les services algériens excellent notamment dans la manipulation. En Espagne où la DRS a réussi à faire publier pas moins de 60 ouvrages espagnols sur le Polisario sans compter un lobbying actif aux États-Unis. L’affaire Aminatou Hadaïr avait été menée de main de maître par les services algériens qui ont réussi à en faire « une Gandhi sahraouie » alors que, depuis plusieurs années, les Algériens, par Front Polisario interposé, manipulent des groupes de jeunes à Laâyoune notamment, pour provoquer une « Intifada sahraouie »

La CIA : L’Amérique chez elle ?

Que fait la CIA au Maroc ? Le journal The Washington Post avait révélé quelques mois à peine après le 11 septembre l’existence d’un réseau mondial de prisons secrètes, géré par l’agence américaine. Le quotidien précisait que de telles prisons se trouveraient entre autres au Maroc, en Afghanistan et dans des pays d’Europe de l’Est. Au-delà de ces connexions conjoncturelles, le Maroc est un centre névralgique pour les services américains. Ce n’est donc pas étonnant que la CIA ait une antenne au Maroc. Depuis 2001, plusieurs délégations représentant différents services américains de renseignement dont le FBI, la CIA et la NSA ont effectué des visites secrètes au Maroc dans le cadre de la coopération antiterroriste avec les services marocains. Les hommes de Leon Edward Panetta ont un bureau à Rabat qui tourne à plein régime pour mener des activités d’espionnage et n’hésitent pas à entretenir des « rapports cordiaux » avec des hommes politiques, la société civile et même des journalistes. Ce qui n’est pas une exception : les services de renseignements des États-Unis ont mis au point une méthodologie d’ingérence qui leur permet de pénétrer et d’infiltrer tous les secteurs de la société civile dans des pays présentant des intérêts économiques et stratégiques. C’est justement le cas du Maroc où la base d’écoute de la National Security Agency (NSA), et les drones qui surveillent les frontières algéro-marocaines sont d’un apport précieux qui complète le travail des agents de la CIA. En plus de la NSA, le NRO (National Reconnaissance Office) est l’oreille de l’Amérique dans le monde. Grâce notamment à ses satellites espions de reconnaissance et d’écoute (Keyhole, Lacrosse ou Rhyolite) qui permettent la transmission des images en temps réel.

Le spleen de nos agents

Agent secret, le métier ne fait plus rêver si l’on en croit les échos qui nous parviennent de tous les services… Cela fait bien longtemps que les candidats ne se bousculent plus au portillon. La normalisation des services – notamment la DGED où les dérapages ne sont plus permis et où les agents sont non seulement tenus à une culture du résultat mais également soumis à des restrictions financières drastiques -, a éloigné les métiers du renseignement des clichés véhiculés par le cinéma ou les romans de gare. Les salaires ne sont pas mirobolants même si les primes sont conséquentes et surtout, les temps ont bien changé. « Depuis l’arrivée de Yassine Mansouri, il reste difficile, même pour un gradé des services de se servir de ses fonctions pour s’enrichir, comme le faisaient allègrement les anciens qui ont bâti des fortunes colossales », précise un cadre. Résultat, ces emplois très spéciaux qui exigent, de plus en plus, des compétences techniques, linguistiques et psychologiques pointues font que l’espionnage à la marocaine manque cruellement de bras et de cerveaux. Alors que plus que si des services comme la CIA ou le Mossad proposent des offres d’emploi sur le Net, et que le FSB russe offre (officiellement) des primes alléchantes aux agents doubles, chez nous, le recrutement reste toujours aussi discret. Les fonctionnaires et contractuels du renseignement qui étaient notamment recrutés parmi les flics, les officiers de l’armée, les historiens ou les politologues d’antan, n’ont plus la cote ; aujourd’hui, les services apprécient davantage les journalistes, les sociologues et même les ingénieurs en informatique électronique ou les scientifiques.

Technologies Les miracles des écoutes

Paranoïaques, ne lisez pas ce qui suit. En juillet 2008, une vingtaine de parlementaires sont épinglés pour corruption et frappés d’inéligibilité lors du renouvellement du tiers de la Chambre des conseillers. Une première qui a fait jaser à l’époque. Et pour cause : ce coup de fi let spectaculaire a été rendu possible grâce aux écoutes téléphoniques. À l’instar de tous les pays du monde, les différents services de renseignements marocains disposent d’un important arsenal pour fi ltrer nos conversations téléphoniques, mails, sms et allées et venues quand la sécurité nationale est en jeu ou quand une enquête est ouverte. Depuis les attentats du 16 mai 2003, cet attirail a été renforcé grâce notamment à l’expertise américaine. Peu d’informations filtrent sur les dédales très secrets de nos chambres d’écoutes. Si la NSA (National Security Agency) américaine dispose de hubs connectés aux plus grands opérateurs nationaux, le Maroc a également fait du chemin en la matière. Au quartier général de la DGST à Témara, les opérateurs de la PCR (Police des communications radioélectriques) fournissent chaque jour des rapports sur les communications nationales et internationales… et ce depuis les années 1960, quand Hassan II a modernisé ce service pour se prémunir des coups d’État. Le modus operandi est à la fois simple à comprendre et difficile à maîtriser par nos services vu le flot de données. Au sein de super serveurs informatiques, un tri par mot clé est effectué grâce aux technologies de reconnaissance vocale et d’écriture (pour les mails et les fax par exemple). En dehors des murs de la DGST, la traque continue. Si auparavant il fallait un branchement filaire pour capter les discussions, le GSM fournit désormais des informations bien plus précises. Même s’il est en veille, un téléphone mobile fournit la position (grâce à l’antenne relais), sans parler de l’heure des appels, des numéros contactés, etc. Grâce à la biométrie (carte nationale, passeport), la police dispose d’informations consultables en un clic. Si on ajoute à cela les caméras de surveillance qui équipent de plus en plus l’espace public (dans le jargon, on appelle cela « surveillance par CCTV », closed circuit television system, système de télévision en circuit fermé), il va de soi que Big Brother a les moyens de nous surveiller. Z. C

Données personnelles Des secrets de polichinelle

Au-delà de l’incident diplomatique qu’elle a provoqué, la récente liquidation du dirigeant du Hamas Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï interpelle sur le respect des libertés publiques. Les minutes précédant l’assassinat, perpétré probablement par des agents du Mossad (service de renseignement externe israélien), ont été filmées au détail près par les caméras de surveillance de l’hôtel. Et l’identité des tueurs présumés a été rendue publique quelques heures après l’exécution. Ce qui a servi à dénoncer de présumés assassins, peut très bien être utilisé à l’encontre de simples citoyens. Au États-Unis, le Patriot Act a grandement facilité l’interception des conversations téléphoniques. En France, on estime à 200 000 le nombre d’écoutes sauvages non autorisées dans un cadre légal. Soit dix fois plus que celles qui transitent normalement par un juge… Qu’en est-il pour le Maroc ? La loi antiterroriste votée au lendemain des attentats de 2003 et bien avant elle le code de procédure pénale (adopté le 14 juin 2001) ont mis à mal l’article 11 de la Constitution qui stipule que la correspondance est privée. Les articles 40 et 49 de la loi antiterroriste donnent toutes les latitudes « a u Parquet pour agir à travers les écoutes téléphoniques et l’interception des correspondances via les divers moyens de communication » . En guise de garde-fou, une loi sur la protection des données personnelles a été promulguée. Elle n’attend plus que la mise en place d’une commission pour être exécutable. Mais là encore, les impératifs de « sécurité nationale » la désamorcent et facilitent les dépassements. Bref, la loi existe mais ne met personne à l’abri. Que ce soit au Maroc ou ailleurs. Z. C.

Le renseignement pour les nuls

Agent de pénétration

C’est le summum du renseignement : tous les services du monde rêvent de pouvoir placer un tel agent dans un service de renseignement étranger dans le but d’y collecter le maximum d’informations. Ces génies de l’espionnage, principalement attachés à analyser les qualités et la psychologie des hommes qui les entourent, doivent être capables de saisir l’ambiance régnant dans un pays, une organisation ou un système politique.

Agent double

Dans le jargon des officines, tous les patrons craignent le processus MICE (Money, Ideology, Constraint, Ego). La peur de voir un agent de renseignement retourné par une agence d’un pays adverse, et amené à trahir tout en continuant à travailler dans son service. Les motivations sont souvent liées à l’argent, à l’idéologie politique ou au chantage (sexuel, entre autres).

Diplomates

Faux diplomates et vrais espions, les professionnels du renseignement qui opèrent sous une couverture dite légale, dans une ambassade en tant qu’attachés militaires, directeurs de n’importe quel service sont légion. Leur activisme est surveillé de près et en cas de dérapage, ils sont priés de quitter illico le pays hôte.

Spécialistes de la provoc

Ces fauteurs de troubles professionnels doivent d’abord infiltrer des groupes clandestins avant de leur faire commettre des actes illégaux, qui ont pour objectif essentiel de les discréditer auprès de l’opinion publique. Les salafistes de tout poil en connaissent un bout sur le procédé.

Lobbyistes

Ils sont recrutés dans le but de promouvoir les intérêts d’un pays donné. Hommes politiques, écrivains, députés, ils sont approchés en fonction de l’influence ou plus encore de l’autorité qu’ils représentent pour tenter d’infl uencer l’opinion publique.

Agent dormant

« La taupe » est le type même de l’agent secret implanté dans un pays étranger, exerçant une activité normale, « une sorte de monsieur tout le monde », dont les activités sont gelées pour une période donnée, avant d’être « réveillées » pour une mission précise.

Honorable correspondant

Un honorable correspondant est un collaborateur bénévole des services secrets. Il s’agit d’autochtones, travaillant dans de grandes entreprises nationales ou le plus souvent dans des sociétés privées à l’étranger, qui acceptent de collaborer avec les services.

Source: actuel.ma

- Vague de chaleur aussi en Espagne et au Maroc

Il a fait chaud hier sur le sud-ouest de la France comme nous l’avons déjà évoqué dans un précédent article.
L’Espagne et le Maroc ont également souffert de cette vague de chaleur.
Hier c’est au Maroc qu’il a fait le plus chaud avec 48.4°C relevés à Agadir ! le record pour cette station avait été relevé en été 2009 avec 49.1°C.
A noter qu’on est passé de 46.1°C à 14h00, à 33.1°C à 17h00, soit 13°C de moins en l’espace de 3h00 heures sur Agadir.
On relevait aussi 47.4°C à Nouasseur, 46.1°C à Marrakech, 45.8°C à Rabat, 44.1°C à Meknès, 43.4°C à Fès Sais.
En Espagne le mercure a affiché 42.8°C à Zaragoza, 42.8°C à Moron de la frontera, 42.1°C à Séville, 41.9°C à Cordoba, 41.5°C à Jerez de la Frontera, 40°C à Badajoz.
Là aussi les températures étaient de 10°C au dessus des normales, avec certains records qui sont tombés.
En Espagne, ce mois d’août a été le plus chaud depuis ces 30 dernières années.

Source: meteo-world.com

- Tornade de feu : un phénomène rare survenu au Brésil, à découvrir en vidéo

Araçatuba, Brésil – Une tornade de feu formée grâce à la très forte sécheresse qui touche actuellement l’État de Sao Paulo a été observée et filmée mardi dernier.

La région qui, après trois mois sans pluie, a atteint un taux d’humidité proche de celui du Sahara, a été le théâtre de ce phénomène particulièrement rare, qui se produit lorsque l’air devient très sec et en présence de vents violents.
Ces manifestations ne durent en général que quelques minutes, les colonnes ainsi formées ne se déplaçant alors que sur quelques dizaines de mètres. Cependant, en 1923, une tornade de feu générée par un grand tremblement de terre à Tokyo avait grossi jusqu’à atteindre la taille d’une grande ville, tuant 36.000 personnes en quinze minutes.

La tornade d’Araçatuba a elle sévi pendant une vingtaine de minutes, montant jusqu’à plusieurs centaines de mètres avec des vents atteignant les 160 km/h, avant de se dissiper.

Source: maxisciences.com