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المغرب: عدم تمديد اتفاق الصيد سيؤثر سلباً على العلاقات مع أوروبا -

أخنوش: المغرب سيعتمد على إمكانياته الذاتية لمواصلة عملية تنمية قطاع الصيد البحري

أفاد وزير الفلاحة والصيد البحري عزيز أخنوش بأن حكومة الرباط ترى أن تعليق اتفاق الصيد مع أوروبا « سيكون له عواقب سلبية للغاية على العلاقات مع الاتحاد الأوروبي ».

وقال أخنوش في تصريح للصحافة، على هامش مؤتمر دولي حول شجرة الأركان الخميس بأكادير، ان عدم تمديد اتفاق الصيد كما قرر البرلمان الأوروبي الأربعاء « يمثل فرصة أكثر من كونه تهديدا للقطاع ».

وأردف أخنوش قائلا « لنا وسائلنا الخاصة لتنمية هذا القطاع »، مشيرا إلى أن الدولة ستستمر في العمل من أجل تنمية مستدامة لهذا القطاع، من خلال دعم وتنفيذ مخطط الصيد البحري، مضيفا أنه « يمكن اعتبار هذا القرار فرصة لتطوير القطاع عوض خطر يتهدده ».

وأضاف أخنوش « لدينا ما يكفي من المهنيين الذين يريدون الصيد واستغلال هذه الثروة وتطويرها لفائدة المغرب ».

وحول إمكانية التوجه نحو شركاء آخرين، أوضح الوزير أن هناك إمكانية لمنح هذا القطاع للمقاولة والمهنيين المغاربة وإلى كل علاقة ثنائية جيدة مع المغرب. وقال « توصلنا بطلبات في هذا الصدد ».

وأصدرت الخارجية المغربية الأربعاء بيانا أكدت فيه ان انهاء اتفاق الصيد يمكن ان يمثل إعادة تقييم شاملة للعلاقات المغربية الأوروبية وللقضايا التي يجرى التفاوض بشأنها في الوقت الراهن مثل تجارة الخدمات وحركة الأشخاص.

واعرب سفير الاتحاد الاوروبي في الرباط انيكو لاندابورو لوكالة (إفي) عن رغبته في عدم تأثير « القرار الديمقراطي للبرلمان الاوروبي على الاتفاقيات الاخرى التي يتم التفاوض بشأنها ».

ورفض البرلمان الأوروبي الأربعاء تمديد الاتفاق حيث إنه اعتبر أنه يتضمن ممارسات صيد جائر لأنواع نادرة، غير قانونية بموجب القانون الدولي.

وكانت سفن الصيد الاوروبية تمارس أعمالها بموجب الاتفاق الذي تم التوصل إليه عام 2007، والتصديق عليه 2008، إلا أنه كان في حاجة إلى تجديد منذ 28 من فبراير الماضي.

ونظرا لأن تجديد الاتفاق كان شبه مؤكد، فإن السفن الأوروبية كانت تقوم بأعمال الصيد طوال هذه الفترة، في انتظار تصديق البرلمان.

ويمنح هذا الاتفاق تراخيص لـ119 سفينة منها 100 تابعة للصيادين الإسبان بالصيد في المياه المغربية، بالإضافة إلى الحصول على حصة إضافية تقدر بـ60 ألف طن من أنواع الأسماك البحرية التي تستخدم في الصناعة مثل سمك الانشوجا والاسقمري يخصص منها ألف و333 طن لإسبانيا.

Source: Hespress


 

- L’ANRT somme les opérateurs d’identifier leurs clients ou de désactiver leurs cartes SIM

Qu’ils s’agisse du mobile post ou prépayé, des modems Internet ou du fixe, les lignes non ou mal identifiées seront progressivement désactivées. Les opérateurs ont trois mois pour constituer une base de données des numéros concernés. Ils disposent d’un délai d’une année pour assainir leur fichier.

La chasse aux clients fantômes est lancée. Désormais, les opérateurs de télécommunications sont tenus d’identifier tout nouvel abonné, qu’il s’agisse du mobile, post ou prépayé, des modems internet ou du fixe. L’arrêté de l’Agence nationale de réglementation des télécoms (ANRT) qui a été communiqué à l’ensemble des intéressés est d’une grande fermeté. C’est que le régulateur a fait faire un audit qui montre un certain laxisme en la matière. On sait que lors de promotions et même des ventes, à certaines périodes ou encore dans les souks, les cartes SIM sont vendues et parfois offertes sans le respect minimum des règles d’identification de la clientèle. Cela bien sûr vient s’ajouter aux cartes SIM, prépayées, que l’on peut acquérir sur le marché informel, et notamment à Derb Ghallef (Casablanca) et dont l’usager n’est pas connu des opérateurs. Jusque-là, cette clause était contenue dans les cahiers des charges et il est spécifiquement stipulé que, à côté du «secret sur la localisation des clients abonnés, visiteurs ou itinérants», un secret qui ne doit pas être violé, sauf à la demande de la police et «sous réserve des exigences de la défense nationale», il est consigné que chaque opérateur doit disposer d’une identification précise de tout client, nom, prénom et photocopie d’une pièce d’identité officielle. Or, le régulateur dit avoir épinglé un nombre (qu’il se refuse de divulguer) d’irrégularités «important» (il doit être alarmant pour justifier une telle mesure) et a décidé de rappeler à l’ordre l’ensemble des opérateurs.

Une carte non identifiée sera désactivée au bout d’un mois

Alors qu’est-ce qui va changer ? En fait, l’ANRT a déclaré la guerre à l’anonymat des cartes SIM, mais, que l’on se rassure, les clients pourront toujours faire des appels en cachant leur numéro s’ils le souhaitent. Les opérateurs ont donc trois mois, à compter du 1er novembre, pour constituer une base de données des cartes SIM non ou mal identifiées, et 12 mois pour assainir leur fichier. Cela veut dire que chaque trimestre ils doivent procéder à l’apurement de 25% des cas «douteux».

Une mesure pour réguler la concurrence

Pour ce faire, ils ont obligation, soit de trouver les moyens de prendre langue ou de faire des campagnes ou des propositions à la clientèle non identifiée, soit de désactiver l’ensemble des lignes de la clientèle dont l’identification n’a pas été faite selon les règles. Par ailleurs, tout client qui achètera ou disposera, d’une manière ou d’une autre, d’une carte SIM qui n’a pas été délivrée dans le respect des règles, verra cette carte automatiquement désactivé au bout d’un mois. Pourquoi ce délai ? Pour une raison toute simple. Le réseau de distributeurs étant très étendu et concernant des endroits isolés ou lointains comme les souks, par exemple, les contrats peuvent prendre un certain temps avant de parvenir aux opérateurs et d’être saisis dans leurs bases de données respectives. Il est accordé ce laps de temps afin de ne pas les pénaliser commercialement. Reste maintenant à savoir si cette décision répond seulement à des impératifs de sécurité en ces temps incertains (on sait que beaucoup de crimes ou d’attentats terroristes ont été élucidés ou même prévenus grâce aux écoutes et à la localisation téléphoniques) ? En fait, il y a d’autres raisons à cela, explique-t-on chez le régulateur. D’abord c’est ce qui se fait un peu partout dans le monde, sauf rare exception. Ensuite, il y a bien entendu la régulation de la concurrence car on sait que les opérateurs déclarent périodiquement le nombre de leurs clients et en font un argument de vente et de notoriété. Or, ils sont tentés de gonfler leurs chiffres, et c’est ce qui explique que lors de campagnes ou en sous-traitant au niveau des promotions ou des endroits reculés ils sont peu regardants en matière d’identification. De plus, l’identification du client est une garantie pour les clients et pour les commerçants dans la mesure où nombre de transactions se feront, de plus en plus, par téléphone. La question qui se pose maintenant est de savoir de combien ce parc de 34,975 millions de clients GSM (donc de cartes SIM actives) va-t-il se réduire ? La vérité des chiffres arrive.

Source: lavieeco.com

- Lybie: Les rebelles libyens se sont emparés du QG de Kadhafi à Tripoli

Après d’intenses combats sur la place verte, les insurgés libyens sont parvenus à rentrer dans le QG de Mouammar Kadhafi, le complexe de Bab al-Azizia situé en plein cœur de la capitale. Ils y ont fait face à des troupes loyalistes, mais n’ont trouvé aucune trace du Guide libyen ni de ces enfants. Dans la journée, une épaisse fumée noire s’échappait du complexe. Sur le plan international, la France et les Etats-Unis ont annoncé qu’ils soutiendraient leur effort militaire tant que Kadhafi n’aurait pas rendu les armes.

Source: rfi.fr

اللحظات الأولى لدخول الثوار مقر إقامة القذافي

 


 

- Retour à l’heure GMT dimanche 31 juillet à 00h00

Le retour à l’heure légale au Maroc aura lieu dimanche 31 juillet à 00h00, a annoncé le ministère de la Modernisation des secteurs publics, précisant que l’horaire actuellement en vigueur sera ainsi retardé de 60 minutes.


Dans un communiqué rendu public samedi, le ministère annonce le retour à partir du 31 juillet à l’heure légale correspondant à l’horaire GMT, telle que fixée par l’Article-I du Décret Royal 455.67 promulgué le 23 Safar 1387 (2 juin 1967) et l’article II du Décret 2.11.170 promulgué le 27 Rabie II 1432 (1er avril 2011) relatifs au changement de l’heure légale.

Source: aufaitmaroc.com

- Royal Air Maroc : « Un réacteur en feu ? Oui, et après ? Y’en a toujours un qui marche ! »

Les passagers de Royal Air Maroc ce week-end pensaient avoir tout vu en termes de désorganisation et de pagaille : annulation de vols, retard de plusieurs heures, absence de prise en charge par les services de la RAM… Ce n’est pourtant rien face à ce qu’ont vécu les passagers du vol AT641 à destination de Marrakech. Après des annulations, des retards, un transfert de Orly vers Roissy, ils ont vécu la frayeur de leur vie avec un des réacteurs de l’avion qui a pris feu après 15 minutes de vol. Aurore Chaffangeon, directrice du magazine Madame in Marrakech, installée au Maroc depuis 13 ans, raconte son périple.


Interview.

- Yabiladi.com : Vous faites partie des passagers qui ont dû subir la récente pagaille des vols de la Royal Air Maroc. Racontez-nous votre périple.
- Aurore Chaffangeon :
Tout a commencé dimanche 3 juillet aux alentours de 13h. Je me présente à l’enregistrement de mon vol RAM pour décoller à 14h30 d’Orly. J’apprends que le vol est annulé. Je suis enregistrée sur le vol de 21h50. A 20h, retour à l’aéroport, c’est la cohue. Tous les vols pour Marrakech et Casablanca ont été annulés. Des centaines de passagers protestent. Face à ce mécontentement, les agents de la RAM ont exercé leur droit de retrait. En clair, tout le monde a déserté, le guichet RAM est fermé. A la place, nous nous retrouvons face aux gendarmes et à l’armée… Au final, je suis enregistrée sur un vol qui doit partir dans la nuit de Roissy. D’autres passagers passeront la nuit à l’hôtel pour un départ le lendemain matin.

Lorsque votre avion a enfin décollé de Roissy, vos ennuis ne faisaient que commencer…
- C’est le moins que l’on puisse dire… A 3h du matin, nous décollons. 15 minutes plus tard, des flammes sortent du réacteur gauche. Une double explosion se fait entendre. Quelques minutes plus tard, on nous prévient que  « suite à un incident technique » l’avion va se poser à Paris. Nous survolons la ville près de 30 minutes, sans doute le temps de larguer le kérosène.

- Comment ont réagi les autres passagers ?
- Bizarrement, très calmement. Il n’y avait pas un bruit dans l’avion. Nous retenions tous notre respiration en attendant l’atterrissage. Quand nous avons senti que nous touchions terre, nous avons tous poussé un énorme « ouf » de soulagement.

Avez-vous été pris en charge après ce grave incident ?
- J’ai envie de rire à votre question ! Quand nous avons atterri, nous avons eu pour comité d’accueil une quinzaine de camions de pompiers et un peloton de gendarmerie. Par contre, nous n’avons pas vu la couleur d’un agent de la RAM… Du coup, une fois nos bagages récupérés (certains sont sortis carbonisés, ou plutôt fondus par l’effet sans doute d’une température élevée, ce qui laisse supposer que le feu avait pris dans l’avion), nous avons pris, à nos frais, un taxi pour Orly.

Finalement votre périple a-t-il trouvé une issue ?
- Oui ! A 6 heures du matin, nous arrivons à Orly. Au guichet de la RAM (cette fois il y avait quelqu’un), nous demandons ce que nous devons faire. Notre interlocutrice ne comprend pas vraiment d’où nous surgissons tous… Après un bref échange avec la chef d’escale, il est convenu que nous embarquions sur le vol de 7h, avec nos camarades qui avaient passé la nuit à l’hôtel. Petite note d’humour : la personne à l’enregistrement nous a demandé de sortir notre réservation. Tout le monde s’est mis à rire… Encore fallait-il savoir de quel vol ! Nous en étions à notre 4e enregistrement en mois de 24h… Quand nous avons enfin embarqué à 8h, lundi matin, un papier nous a été remis. Il stipule que « la compagnie Royal Air Maroc atteste que le vol AT641 du 3 juillet 2011 à destination de Marrakech a subi un retard d’environ 19 heures en raison d’un problème technique à Essaouira ». A ce stade, il vaut mieux en rire qu’en pleurer !

A votre arrivée à Marrakech vous êtes-vous plaints auprès de la RAM ?
- A mon arrivée, je voulais surtout comprendre ce qui s’était passé. Je me suis donc permis d’appeler la responsable de la RAM à Marrakech. Bien mal m’en a pris… Elle n’a pas compris que je fasse toute une histoire alors que j’étais en vie !!! Pour elle, les problèmes techniques relèvent du quotidien, sauf que les passagers ne s’en rendent pas toujours compte puisque, des fois, ça ne se voit pas (!). Un réacteur en feu ? Oui, et après ? Y’en a toujours un qui marche !
Après quelques minutes d’échanges assez vifs, cette personne a conclu qu’elle n’était pas habilitée à me fournir de renseignements et elle m’a donné le numéro de téléphone du service communication de la RAM. A cette heure, j’ignore donc toujours ce qui s’est passé sur notre vol…

Source: yabiladi.com

 

- Nous devons être plus sévères envers la pédocriminalité

L’association marocaine « Touche pas à mon enfant » vient de porter plainte contre contre X mercredi à Paris pour « exploitation sexuelle de mineurs » et « non-dénonciation » après les allusions de Luc Ferry. « Oui, explique, sa présidente, nous avons entendu parler de cette rumeur »

Atlantico : Avez entendu parler de telles activités liées au tourisme sexuel au Maroc, à Marrakech ?

Najat Anwar : Oui. Depuis le début de l’année 2006, nous avons eu trois Allemands et un Belge jugés et condamnés à Agadir, un Espagnol condamné à Kenitra, et un Hollandais et un Français condamnés à Marrakech. Avec une augmentation du tourisme de 20 % par an, nous avons constaté une augmentation du tourisme sexuel et malheureusement du tourisme sexuel impliquant des enfants.

Aviez vous eu vent de cette rumeur ou de faits établis mettant en cause des Français, célèbres ou non ?

Oui.

Que risque un Français qui serait pris en flagrant délit de payer pour les services d’un enfant au Maroc ?

Que ce soit touriste ou autre, toute personne arrêtée en flagrant délit concernant ce crime est punie d’une réclusion de 10 à 20 ans, comme stipule l’article 485 alinéa 2 du code pénal marocain.

Pensez-vous qu’il existe une omerta au Maroc sur les crimes sur mineurs, en raison de l’importance stratégique du tourisme dans votre pays ?

La justice marocaine a clairement pris conscience de l’ampleur de ce phénomène et heureusement applique les lois avec plus de vigueur. Mais nous devons renforcer encore plus notre arsenal législatif, pour une plus grande et meilleure protection de nos enfants. Les textes de loi doivent être encore plus sévères envers la pédocriminalité, car le message ainsi envoyé aux pédocriminels potentiels est plus dissuasif. L’objectif étant de prévenir ce genre de crimes, beaucoup plus que d’avoir à sévir contre les pédocriminels, car cela voudrait dire qu’il y a eu victimes, chose que nous tenons à éviter en tout premier lieu. C’est même la principale raison d’être de notre association.

Nous souhaitons donc et nous œuvrons concrètement pour que la législation marocaine soit renforcée en matière de répression des crimes pédophiles. Que notre législation s’aligne sur le droit international et nous insistons en particulier sur l‘application de la Charte des Droits de l‘Enfant, car nous estimons que seules la perspective d’une lourde peine aura l’impact dissuasif recherché sur les pédophiles.

Source: atlantico.fr

A Vous La Parole !


Oussama Ben Laden tué lors d’une opération commando au Pakistan

 

 

L’homme responsable des attentats du 11 septembre 2001 est mort ! Le chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden a été tué au Pakistan lors d’une opération commando menée dimanche dernier par les Etats-Unis dans une maison proche de la capitale pakistanaise Islamabad. Le président américain Barack Obama l’a confirmé. Oussama Ben Laden a été identifié grâce à des traces ADN. Son corps, placé sous la garde des autorités américaines, a ensuite été emmené en Afghanistan puis immergé en haute mer, selon les médias américains. Sitôt l’annonce de cette mort, des centaines d’Américains ont aussitôt manifesté leur joie devant la Maison Blanche. Les Etats-Unis ont appelé leurs ressortissants à la prudence à l’étranger, disant redouter « des violences anti-américaines ».

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi parlent immigration tunisienne

Silvio Berlusconi et Nicolas SarkozyNicolas Sarkozy doit déployer un trésor de diplomatie pour persuader son homologue italien qui lui, l’Européen convaincu, chantre de la démarche européenne, n’est pas en train de jouer solo face à une crise où il faut fatalement jouer collectif.

Signe que la tension était à son comble entre Paris et Rome, Italiens et Français éprouvaient beaucoup de difficultés à fixer la date d’un sommet entre Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi. Après un long va-et-vient diplomatique, la date du 26 avril fut retenue avec l’objectif affiché que les deux pays crèvent le sujet tabou qui empoissonne leurs relations : l’afflux d’immigrés tunisiens qui se comptent par dizaines de milliers et qui considère l’Italie comme un pays de transit et la France comme une destination finale. Depuis que la digue «Ben Ali» a lâché en Tunisie, nombreux sont les jeunes Tunisiens qui ont fait le choix immédiat de tenter l’aventure européenne. Des images de l’île italienne de Lampedusa donnaient un avant-goût de ce qu’allait être ce déplacement massif de population vers les rives nord de la Méditerranée. En France, cette nouvelle donne coïncidait avec la montée en puissance du Front National de Marine Le Pen. Le tout nouveau ministre de l’Intérieur Claude Guéant se faisait les dents sur une problématique qui interpelle directement ses compétences. Pour bien marquer l’intérêt qu’il porte au sujet, Claude Guéant n’hésita pas à faire son premier déplacement vers les frontières franco-italiennes. Une manière pour lui de camper ce personnage intransigeant qui a fait de la lutte de l’immigration clandestine et plus tard, légale sa raison d’être, son apport personnel pour diminuer les peurs collectives et empêcher que Marine Le Pen ne soit la seule à incarner la protectrice du territoire et de l’identité nationale.  Claude Guéant s’acquitte de sa mission avec un tel zèle qu’il lui est arrivé de demander aux autorités italiennes de retenir chez elles les immigrés en provenance de Tunisie, bref de jouer les policiers à la frontière avec la France. Silvio Berlusconi, déjà affaibli par une série de scandales d’ordre sexuel, et qui compte dans son gouvernement les représentants de la Ligue du Nord, trouve que les demandes françaises manquent cruellement de solidarité et préfère mobiliser l’aide européenne pour diminuer les effets ravageurs d’un phénomène migratoire qu’il a lui-même qualifié de «Tsunami». Un dialogue de sourd s’installe entre Paris et Rome. Les deux capitales se renvoient leurs mauvaises humeurs par symboles interposés. Tandis que la France a pris la décision ce 17 avril de suspendre les trains qui passent par la ville de Vintimille, à la frontière franco-italienne, Rome répond à ce geste indélicat par l’octroi de 20.000 visas à des immigrés tunisiens fraîchement arrivés en Italie, ce qui leur donne le droit d’entrer en France au nez et à la barbe de Claude Guéant. La déception française doit être si profonde que certains au sein du gouvernement proposent de suspendre les accords de Schengen qui font d’une grande partie de l’espace européen un espace de libre circulation. Cette proposition fait hurler en Italie et provoque un débat politique en France. Nicolas Sarkozy qu’une certaine presse a longtemps qualifié de «Berlusconi français» en raison de son mode de vie tape-à-l’œil, doit déployer un trésor de diplomatie pour persuader son homologue italien qui lui, l’Européen convaincu, chantre de la démarche européenne, n’est pas en train de jouer solo face à une crise où il faut fatalement jouer collectif. Les deux hommes pourront toujours se consoler en étant les seuls pays européens à avoir reconnu officiellement le CNT, l’organe politique de la rébellion libyenne.

Source : Aujourd’hui le Maroc

Les fils Moubarak : Un politique ambitieux et un homme d’affaires discret

La veille de la démission du raïs, une violente dispute aurait opposé Alaa à son frère, jugé responsable d’une désastreuse stratégie de fermeté face à la révolte.
Gamal et Alaa Moubarak

L’ambitieux Gamal rêvait de succéder à son père, le discret Alaa de continuer à s’enrichir. Les deux fils de l’ex-président égyptien Hosni Moubarak, mis en détention préventive, ont grandi dans l’ombre du pouvoir paternel avec des tempéraments très différents. La chute de leur père le 11 février a révélé leurs dissensions, selon de nombreux témoignages: la veille de la démission du raïs, une violente dispute aurait opposé Alaa à son frère, jugé responsable d’une désastreuse stratégie de fermeté face à la révolte. Le cadet Gamal, 47 ans, ex-banquier qui incarnait une «nouvelle garde» face aux caciques du régime, est depuis des années la face visible de la fratrie. Cadre dirigeant du Parti national démocrate (PND) présidé par son père, il s’attache à faire de cette formation une machine de guerre pour accéder un jour à la présidence. Dans le cercle familial, sa mère Suzanne soutient activement ses ambitions de devenir le successeur du vieux raïs, au pouvoir depuis 1981. Mais cette marche présidentielle, brutalement interrompue le 11 février avec la chute du régime, n’est pas sans écueils. Gamal Moubarak et sa garde rapprochée de chefs d’entreprises richissimes, est perçu comme le chef de file d’une élite affairiste, corrompue et très impopulaire. Une grande partie de l’armée, qui a donné au pays tous ses présidents depuis le renversement de la monarchie en 1952, voit aussi d’un mauvais œil l’arrivée possible d’un président sans passé militaire. Ancien banquier formé à l’Université américaine du Caire (AUC), celui qui est surnommé «Jimmy» a travaillé à la Bank of America International à Londres de 1988 à 1994 avant de revenir en Egypte en 1995, après une nouvelle tentative d’assassinat contre son père. Dès 1999, il gravit les échelons du parti présidentiel, et place ses hommes -en majorité issus des milieux d’affaires- au Parlement et au gouvernement où ils s’emploient à libéraliser à marche forcée l’économie égyptienne. Les élections législatives de novembre et décembre derniers, où l’opposition est quasiment éliminée face au PND, devaient marquer une nouvelle étape dans sa stratégie de conquête du pouvoir. Mais ce scrutin, accusé d’être outrageusement truqué, alimente le ressentiment de nombreux Egyptiens contre le verrouillage politique du pays. Ils se retrouveront dans la rue pour renverser le pouvoir quelques semaines plus tard. Laissant à son frère les tribunes politiques, l’aîné, Alaa, 49 ans, fait une prospère et discrète carrière dans les affaires, notamment l’immobilier, n’apparaissant que rarement en public. La semaine dernière, il a été traité de «voleur» par le procureur du procès pour corruption ouvert contre un ancien ministre de l’Habitat, Ahmed el-Maghrabi. Son beau-père, selon la presse égyptienne, serait en fuite à l’étranger à la suite d’accusations de corruption liées à des activités immobilières. Alaa a eu deux enfants de son union avec Haïdi Madi Rassek. Le décès accidentel de l’un d’eux, Mohamed, 12 ans, en 2009, avait très fortement affecté le président Moubarak, son grand-père. Gamal a eu une fille de son mariage avec Khadiga al-Gamal.

Source : Aujourd’hui.ma

Ces chances que la France gâche

Pourquoi la France gâche-t-elle ses chances en permanence? Elle compte en son sein une population musulmane d’environ six millions de personnes, soit, à peu près le dixième de sa population. 


Parmi eux, les trois quarts sont d’origine maghrébine. Cela devrait constituer pour elle un atout fantastique. Celui d’une véritable collaboration avec les peuples d’Algérie, du Maroc et de Tunisie. Celui d’une ouverture à l’ensemble du monde musulman, soit presque le quart de l’humanité. Au lieu de cela, à quoi assistons-nous ? En permanence, les responsables politiques français (à droite surtout, mais certains leaders de gauche ont parfois tendance à jouer la même partition) se lamentent sur la réalité d’une «immigration» qui serait in-intégrable. En permanence, ils jouent à se faire peur avec un Islam qui menacerait les fondements du pacte laïc, lequel serait le fondement fragile de l’unité nationale. En permanence, des obstacles sont mis à une circulation équilibrée des personnes entre les deux rives de la Méditerranée. Les Français veulent pouvoir venir librement au Maghreb quand cela leur chante, mais les ressortissants du Maghreb sont rares à se voir accorder le droit de venir fouler le sol de la France. A quoi tout cela aboutit-il ? A une incapacité à comprendre les évolutions des sociétés du Maghreb, comme on l’a vu au moment de la révolution tunisienne, quand la France a cru pouvoir soutenir le régime de Ben Ali jusqu’au bout. A perdre chaque jour un peu plus de terrain dans le cœur des Maghrébins et sur les parts de marché. On parle de moins en moins français au Maghreb, et il y a bien longtemps que les grandes entreprises américaines ont dépassé les entreprises françaises dans la course aux grands chantiers. Tout se passe comme si la France, collectivement, n’était pas encore parvenue à se délester de sa culture coloniale. Elle ne parvient pas à voir dans les Maghrébins des partenaires aussi désirables que peuvent l’être les Allemands ou les Canadiens. Elle ne conçoit manifestement pas qu’elle peut, avec les peuples du Maghreb, tisser une véritable union comme cela a pu se faire avec les pays européens, dont la séparait pourtant parfois des siècles de haine et de guerre. Collectivement, elle donne le sentiment de ne pas pouvoir penser que les Maghrébins peuvent être complètement les égaux des Français au même titre que d’autres peuples. Pourtant, elle se targue encore souvent d’être le pays qui a apporté, avec la Révolution de 1789, l’idée d’égalité au monde! Une nouvelle preuve de ce mépris ( souvent inconscient ) à l’égard des Maghrébins ( ceux du Maghreb et ceux de France ) vient d’être encore donnée avec le débat sur «Islam et laïcité» que le président Nicolas Sarkozy et sa formation politique, l’UMP, avaient annoncé à grand bruit. Le projet est devenu un fiasco. Il a abouti à une division profonde de la droite, à la confusion à gauche, et à l’entretien d’un climat malsain dans toute la société. Seuls se montre gagnants Marine Le Pen et le Front National, crédités de davantage d’intentions de vote. Et les Maghrébins de France ont encore plus de mal à croire que ce pays pourra vraiment être un jour le leur.

Source : Aujourd’hui le Maroc