- Le Maroc élu au Conseil de sécurité de l’ONU
Written by Abdo Posted on oct 22, 2011, 21 h 11 min
Le Maroc a été élu, vendredi, au premier tour et à une écrasante majorité, nouveau membre non permanent du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans à compter du 1er janvier 2012, à l’issue d’un vote des 193 Etats membres de l’ONU.
Le Maroc a été élu au premier tour et à une écrasante majorité des voix (151 sur les 129 requises), membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, pour un mandat de deux ans à compter du 1er janvier 2012, à l’issue d’un vote des 193 Etats membres de l’ONU. Il s’agit du troisième mandat du Royaume au sein de l’Organe exécutif de l’ONU, après y avoir siégé en 1963-1964 et 1992-1993.
Le ministre des Affaires étrangères marocain a déclaré qu’ »une large majorité d’Etats africains avaient décidé de montrer leur solidarité avec le Maroc », en référence au fait que Rabat ne fait pas partie de l’Union africaine (UA).
Pour plusieurs observateurs, il était « tout à fait évident » que le siège revienne au Maroc, en raison notamment des liens très étroits qui lient le Royaume à plusieurs pays et groupements régionaux et la place qu’il occupe sur la scène internationale.
Le Maroc est un ancien et actif partenaire de l’Europe, avec laquelle, il est engagé dans un statut avancé et spécifique. Avec l’Amérique du Nord, il partage des liens solides, concrétisés à travers l’accord de libre échange (FTA), une première avec un pays arabe, africain et musulman.
Il entretient des liens très étroits avec l’Amérique Latine. Aujourd’hui cinq millions de Marocains parlent l’espagnol.
Le Maroc est « partie intégrante de l’Afrique et un pionnier de son intégration », a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, lors d’une réception donnée jeudi soir à New York, en présence des Etats membres des Nations Unies ainsi que de hauts responsables du Secrétariat et des médias accrédités à l’ONU.
La candidature du Maroc est en « premier lieu et avant tout, une candidature de l’Afrique au service de l’Afrique », a-t-il dit, mettant en avant l’engagement total du Maroc à « tirer profit de son mandat » au sein du Conseil de sécurité pour « promouvoir la voix du continent et défendre ses intérêts ».
Lors d’une réunion organisée auparavant avec une quarantaine d’ambassadeurs africains, le ministre a évoqué les préoccupations communes, tout en soulignant l’importante coopération qui lie le Maroc à ces pays.
Le Conseil de sécurité compte quinze membres, cinq permanents (France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie et Chine) et dix élus temporairement, sans droit de veto. Avec la présence de l’Inde et du Pakistan l’an prochain, sept des quinze membres seront des puissances nucléaires.
Le Liban, le Nigeria, le Gabon, la Bosnie et le Brésil vont quitter le Conseil en janvier. Les quatre membres non permanents qui continueront à siéger en plus de l’Inde seront la Colombie, l’Allemagne, le Portugal et l’Afrique du Sud.
Source: atlasinfo.fr
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- JOURNEE INTERNATIONALE DU LAVAGE DES MAINS : A Louga, les enfants comme relais dans la sensibilisation
Written by Abdo Posted on oct 16, 2010, 14 h 35 min
En prélude à la journée internationale du lavage des mains qui sera célébrée aujourd’hui, le projet des villages du millénaire a organisé hier une séance d’information à l’intention des enfants. Ces derniers constituent des relais efficaces dans la sensibilisation de leurs parents pour un changement de comportement positif.
C’est le sentiment exprimé hier au district sanitaire de Léona par Mme Oumou Khaîry Ndiaye Diouf, responsable du volet santé de la reproduction du projet des villages du millénaire. Selon elle, on ne peut pas trouver de meilleurs relais capable de porter ce genre d’informations, que les élèves qui sont dans les différentes écoles de la localité. « Les enfants sont à la fois des cibles et de grands porteurs de messages sur le lavage des mains au près de leurs parents », note-t-elle. Avant d’ajouter que « ils constituent de bons canaux d’informations pour amener la communauté à changer de comportement et adopter de nouvelles pratiques autres que celles qui les exposent à des maladies ».
En effet explique Mme Diouf, 80% des maladies recensées au sein de la population rurale sont évitables par le lavage des mains. « C’est un geste simple à faire avant les repas, au sortir des toilettes et en revenant de l’école ou quelque part, pour éviter en mangeant de drainer des microbes vecteurs de beaucoup de maladies », souligne-t-elle. Parmi ces maladies fréquentes chez les populations et notamment les enfants, il y a les infections respiratoires aigues, les maladies diarrhéiques et surtout le choléra. C’est ainsi, avec l’apport du service régional de l’hygiène, de l’inspection départementale de l’éducation et du groupe artistique « Khakhatay Show », les enfants ont été largement sensibilisés sur la nécessité de se laver les mains. Une séance de démonstration, des jeux de questions-réponses, ainsi que des sketchs ont marqué la séance de sensibilisation.
Avec le soutien des Nations Unies, les cinquante écoles de la communauté rurale de Léona sont dotées d’un dispositif de lave mains à travers le programme dénommé « Phase » qui vise a améliorer l’hygiène et le cadre de vie pour améliorer les conditions sanitaires de la population, souligne pour sa part Mme Anson Wright de l’Université de Colombie, un des partenaires du projet.
Source: lesoleil.sn
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- EXPROPRIÉS AU MAROC, EXPULSÉS DE FRANCE, EMPRISONNÉS EN LIBYE ET EN GRÈCE. Ces Algériens qui souffrent à l’étranger
Written by Abdo Posted on sept 28, 2010, 2 h 15 min
Sur les 14.844 reconduites aux frontières exécutées en France au premier semestre 2009 les Algériens arrivent en seconde position avec un nombre de 1552 expulsés.
Qu’adviendra-t-il de nos compatriotes écroués dans des pays étrangers? Combien sont-ils à moisir dans les geôles ou centres de détention au-delà des frontières? Il n’y a pas que cela au Maroc, des Algériens ont été spoliés de leurs terres. «Non seulement ils nous ont pris nos terres, mais ils nous ont chassés du Maroc comme des malfrats.» Il est établi que sur le territoire chérifien, 14.000 Algériens sont recensés, mais qu’il en existe plus de 60.000. Sur les 14.844 reconduites aux frontières exécutées en France au premier semestre 2009 les Algériens arrivent en seconde position avec un nombre de 1552 expulsés. Sollicité pour donner plus d’éclaircissements à ce propos, le secrétaire d’Etat en charge de la Communauté algérienne à l’étranger, Halim Benatallah, nous a affirmé hier, que «ses services demeurent encore au stade de vérification du dossier». Abstraction faite du chiffre et du type d’interventions entreprises par les pouvoirs publics, le secrétaire d’Etat nous renvoie à ces déclarations succinctes faites, hier, à travers les ondes de la Radio Chaîne III. En fait, abordant cette question, l’invité de la rédaction a souligné que «le dossier des Algériens emprisonnés en Libye demeure ouvert», sans plus de détails. A propos de la situation des harragas algériens en Grèce, le secrétaire d’Etat a annoncé que «d’ici la fin de l’année, environ un millier de jeunes Algériens seront, sans doute, rapatriés, à leur demande, après vérification d’identité. Vu la complexité de ce travail, l’opération peut prendre du temps».
Le nombre de ces Algériens en situation irrégulière en Grèce, «est de l’ordre de 150», dévoile-t-il, après vérification d’identité. Cela peut prendre du temps puisque ce travail est complexe. «Le phénomène des harraga a pris de l’ampleur au fil des années», note-t-il encore. Et de déplorer l’existence de réseaux de passeurs planifiant des départs de harraga depuis l’Algérie vers Izmir, ville turque utilisée comme transit, avant d’atteindre les côtes grecques. «Nos jeunes sont acheminés vers la Turquie, on leur enlève leurs papiers d’identité puis ils sont conduit en Grèce où ils se retrouvent démunis et en situation irrégulière», a-t-il précisé. Cette filière du crime organisé «achemine les jeunes, en abusant de leur bonne foi, vers la Turquie», a-t-il encore souligné. En réponse à une question sur les Algériens expropriés de leurs terres au Maroc, le même responsable explique que «l’Algérie préfère agir dans un esprit de responsabilité par le canal gouvernemental, cependant, il y a de très mauvaises dispositions à dialoguer de l’autre côté». Tout en déclarant que cet autre «dossier relatif à un contentieux avec le pays voisin, et datant depuis des décennies, reste ouvert», M.Benatallah a réaffirmé que «les Algériens expropriés n’ont pas été indemnisés à ce jour». Interrogé sur les suites données à l’assassinat odieux de Sarah Benouis, jeune Algérienne de 14 ans tuée à La Mecque, le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger s’est contenté de déclarer «Le dossier est entre les mains de la justice saoudienne». «Dire que Sarah a été tuée à La Mecque, reste à vérifier», a-t-il ajouté.
Concernant les ennuis subis par les pèlerins algériens lors de la Omra, le secrétaire d’Etat a néanmoins affirmé que «nous allons être plus vigilants à tous les niveaux de responsabilité pour que cette situation dégradante ne se reproduise pas».
Ceci dit, il a qualifié «d’évènement triste» la situation survenue vendredi dernier, poursuivant que, «dès le moment où les autorités politiques ont été mises au courant, la prise en charge a commencé directement sur place». «Il y a eu un problème de non-assistance, une dame est décédée, il y a eu carence de la part des agences de voyages», a-t-il encore déploré. S’agissant de la libre circulation des personnes, Halim Benatallah a indiqué que «des négociations bilatérales seront entamées pour discuter du dossier de la délivrance des visas».
«Le volet des négociations avec l’Union européenne est clôturé. Nous revenons donc aux négociations bilatérales. Il y a des propositions concernant les visas de circulation pour les citoyens. Il y a des opportunités à saisir au plus vite», a-t-il indiqué.
En outre, l’invité de la radio a considéré que la montée de la xénophobie et de l’islamophobie en Europe est une «préoccupation très sérieuse».
Par ailleurs, à une question sur la contribution algérienne au projet de construction de la mosquée de Marseille, M.Benatallah a répondu: «Nous attendons que les choses se clarifient.»
Source: lexpressiondz.com
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- Appel à la libération d’un militant sahraoui
Written by Abdo Posted on sept 27, 2010, 12 h 22 min
Un collectif de juristes français a lancé lundi un appel au gouvernement algérien, pour faire libérer un militant sahraoui accusé d’espionnage au profit du Maroc et emprisonné par le Front Polisario, note l’AFP.
L’ambassadeur sahraoui à Alger, Ibrahim Ghali, avait annoncé jeudi l’arrestation par le Polisario pour trahison de Moustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de la police du Polisario et membre de sa direction générale, accusé d’espionnage au profit du Maroc. « En réalité, le Polisario reproche à M. Ould Sidi Mouloud d’avoir osé déclarer que, réflexion faite, le projet d’autonomie proposé par le Maroc à l’ONU en 2007 lui paraissait une solution plausible pour mettre un terme à un conflit qui dure depuis plusieurs décennies, et d’avoir exprimé son intention d’expliquer cette option aux habitants des camps de Tindouf« , ville algérienne qui abrite quelque 100.000 réfugiés sahraouis, ont expliqué une quinzaine de juristes français réunis dans un comité de soutien, dans un communiqué. Le comité « appelle les dirigeants politiques et les institutions de droit de l’Homme à demander au gouvernement algérien de faire libérer Ould Sidi Mouloud ».
Source: europe1.fr
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- Ban Ki-moon : le monde doit s’unir dans cette période de tests
Written by Abdo Posted on sept 24, 2010, 12 h 40 min
A l’occasion de l’ouverture du débat général de haut niveau de la 65e Assemblée générale de l’ONU, le secrétaire général Ban Ki-moon a appelé jeudi les Etats membres « à unir leur forces » alors que le monde traverse une période « de tests » face aux inégalités sociales et à la pauvreté, aux conflits, au changement climatique et au « langage de haine » qui émerge.
« Nous les membres de Nations Unies sommes attachés à des responsabilités et des obligations sacrées : faire attention aux bien être des autres, résoudre les conflits pacifiquement, agir dans le monde avec empathie et compréhension, mettre la tolérance et le respect mutuel au fondement de la civilisation », a déclaré Ban Ki-moon devant les 192 membres de l’Assemblée générale.
Des dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement doivent s’exprimer lors de ce débat général au cours des jours qui viennent, sur des sujets aussi variés que le changement climatique, les conflits, les droits de l’homme, le développement économique et la sécurité alimentaire.
Ce débat suit trois jours de Sommet sur les OMD, au cours duquel les dirigeants ont affirmé que les objectifs fixés en 2000 en matière d’éducation, de réduction de la pauvreté, de lutte contre les maladies et de protection de l’environnement pouvaient être atteints dans les cinq ans qui viennent grâce à un renforcement des partenariats internationaux et davantage de ressources.
« Aujourd’hui nous sommes testés. Les inégalités sociales augmentent, entre les nations et à l’intérieur d’entre elles. Partout, les populations sont dans la peur de perdre leurs travails et leurs revenus. Trop de personnes sont pris dans les conflits, les femmes et les enfants en supportent le plus grand poids. Nous constatons aussi une nouvelle politique en marche, une politique de polarisation. Nous entendons un langage de haine, de fausses divisions entre ‘eux’ et ‘nous’, ceux qui insistent sur ‘leur route’ et ‘pas de route’ », a ajouté le secrétaire général de l’ONU.
S’agissant des Objectifs du millénaire pour le développement ( OMD), Ban Ki-moon a souligné les progrès considérables qui avaient été accomplis grâce « à notre détermination commune », soulignant que de nombreux efforts restaient à faire pour réaliser les cibles qui doivent être réalisées d’ici à 2015. Il a rappelé le lancement mercredi de la Stratégie globale pour la santé maternelle et infantile pour laquelle la communauté internationale a promis d’octroyer 40 milliards de dollars.
Le secrétaire général a aussi rappelé la création de l’ONU Femmes afin de réduire les inégalités de genres et renforcer l’autonomisation des femmes. « En autonomisant les femmes, nous autonomisons les sociétés », a-t-il martelé, se félicitant de la nomination de l’ancienne Présidente du Chili, Michelle Bachelet à la tête de cette nouvelle entité.
Ban Ki-moon a réitéré son appel aux Etats membres à prendre les décisions nécessaires face au réchauffement climatique. « Sur le long terme, nous serons confrontés à un défi du 50-50-50 : d’ici à 2050, la population mondiale va croitre de 50% et nous aurons besoin de réduire les émissions de gaz à effets de serre de 50% », a dit le chef de l’ONU en soulignant qu’il était confiant sur les prochains sommets sur le climat afin « de stimuler la réflexion pour le sommet de Rio+20 en 2012 ».
Sur la sécurité et l’établissement d’un monde exempt d’armes nucléaires « nous avons constaté un nouvel élan », citant la signature d’un nouveau traité START entre les Etats-Unis et la Fédération de Russie qui vise à réduire de manière coordonner les arsenaux nucléaires des deux pays, le secrétaire général s’est aussi félicité des succès de la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et des progrès sur le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.
« Allons nous avancer dans notre travail sur la non- prolifération et le désarmement ou allons-nous faire marche arrière ? Cela dépend de nous », a plaidé Ban Ki-moon.
Il a rappelé aux Etats membres les opérations humanitaires d’envergure que l’ONU a été en mesure de mettre en oeuvre après les catastrophes naturelles en Haïti et au Pakistan mais aussi dans les situations de conflits comme en Somalie, au Soudan, au Niger ou encore à Gaza. Le chef de l’ONU a également souligné le travail de diplomatie effectué en faveur de la paix au Moyen- Orient au sein du Quartette et les nombreux efforts déployés dans plusieurs pays pour la tenue d’élections libres notamment en Guinée, en Iraq ou en Afghanistan.
« Souvenons-nous que pendant cette période difficile : nous sommes testés. Souvenons-nous que nous avons perdu de nombreuses vies en service pour nos idéaux, souvenons-nous que le monde observe les Nations Unies pour y trouver de la morale et un leadership », a déclaré Ban Ki-moon.
« Ces grands objectifs sont à portée de main. Nous pouvons les réaliser et aller de l’avant ensemble en unissant nos forces en tant que communauté des nations, au nom du bien général », a-t-il conclu.
Source: french.cri.cn
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- Le Maroc récompensé par les Nations unies pour ses programmes de logements
Written by Abdo Posted on sept 24, 2010, 1 h 52 min
En dépit des efforts du Maroc pour éradiquer les bidonvilles, nombreux sont ceux qui affirment qu’il faudrait faire plus pour garantir aux gens des conditions de vie décentes.
Le Maroc a reçu le Prix de l’Habitat 2010 des Nations unies. La nouvelle a été annoncée lundi 20 septembre à la suite d’une réunion entre le Roi Mohammed VI et le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon en marge du sommet consacré aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) à New York.
Le Maroc est ainsi récompensé pour son programme d’éradication des bidonvilles, lancé en 2004.
Selon les chiffres du ministère du Logement et de l’Urbanisme, un total de 820 700 personnes parmi les quelque 1,63 million de citoyens vivant dans des bidonvilles avaient été relogées aux termes de ce programme en juillet 2010. Près de 340 000 autres sont en attente des autorisations qui sont en cours d’examen ou de transfert.
Les 474 000 personnes restantes bénéficieront de programmes qui en sont au stade de la passation de contrat ou d’opérations, et dont les zones concernées sont en cours d’examen. Actuellement, près de 40 des 83 villes du Maroc ne comptent aucun bidonville.
De nombreuses personnes estiment que si ce prix des Nations unies est une excellente chose, beaucoup reste encore à faire dans le secteur du logement au Maroc, en particulier en ce qui concerne l’éradication des bidonvilles.
« Tout est relatif, dans la mesure où ce prix a été décerné au Maroc sur la base de comparaisons avec des pays similaires, ce qui ne signifie pas que ce secteur au Maroc soit fort », a expliqué à Magharebia Lahcen Daoudi, député du Parti pour la justice et le développement au parlement.
Il explique que ce prix est honorable selon une perspective internationale, mais que beaucoup de besoins restent encore insatisfaits à l’intérieur du pays. Pour lui, des facilités devraient être accordées aux petits et moyens promoteurs, comme elles le sont aux gros investisseurs qui bénéficient d’exemptions fiscales et d’autres avantages, afin que le nombre de bénéficiaires puisse être augmenté dans l’ensemble du Maroc.
« Ce prix est un bel hommage au secteur marocain du logement, mais les objectifs affichés n’ont pas encore été atteints », a déclaré Mohamed Ansari, membre de la Chambre des conseillers. « La route est truffée de difficultés, car la migration rurale vers les villes se poursuit depuis plusieurs années. »
« Ces retards sont également le fait de la fraude et du laxisme à la fois au sein des conseils locaux et des autorités régionales, ce qui fait que les bidonvilles poussent comme des champignons dans certaines régions », a ajouté Ansari.
Il estime que la législation doit être renforcée pour combattre le problème des logements inadéquats et la prolifération des bidonvilles.
Fatima Moustaghfir, une avocate membre de la commission de l’Intérieur à la Chambre des représentants, a expliqué à Magharebia que ce prix vient couronner le travail qui a été fait dans ce secteur au cours des dernières années. Mais des efforts visant à améliorer les conditions de vie des personnes habitant ces bidonvilles qui ont été relogées sont encore nécessaires.
Elle estime que des quartiers entiers ont été construits sans prêter trop d’attention aux espaces verts ni à l’esthétique.
« Nous devons nous attacher à poursuivre en laissant suffisamment d’espace pour des jardins et d’autres infrastructures comme des terrains de jeux pour les enfants… Le prix des Nations unies devrait encourager le Maroc a faire mieux et à accélérer le processus d’éradication des bidonvilles », a-t-elle conclu.
Source: magharebia.com
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- Rencontre Mohammed VI-Zapatero à New York. Maroc-Espagne: vers une détente durable?
Written by Abdo Posted on sept 22, 2010, 2 h 23 min

Le Roi Mohammed VI et le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, se sont rencontrés ce lundi à New York, au siège de l’ONU. Leur tête-à-tête, qui a duré une demi-heure, n’a pas échappé aux observateurs, les relations entre les deux pays ayant connu de fortes tensions cet été.
La rencontre qui a eu lieu ce lundi 20 septembre, à New York, entre le Roi Mohammed VI et le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, n’est pas passée inaperçue.
Elle a même été plus remarquée que les autres entretiens que le Souverain a eus avec le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le président français Nicolas Sarkozy et avec la Chancelière allemande, Angela Merkel.
Et il y avait de quoi focaliser les attentions, d’autant que ce tête-à-tête est le premier entre le Roi et le chef du gouvernement espagnol depuis les violents orages qui ont secoué les relations entre les deux pays cet été.
Le PM Zapatero – qui a qualifié de “très positive” cette rencontre – a certes préféré insister sur le fait qu’ils ont “fondamentalement parlé de la politique d’immigration”, mais beaucoup d’observateurs voient dans cette entrevue la volonté des deux voisins “si proches” mais en même temps “si lointains”, de détendre leurs relations bilatérales. Surtout que le chef du gouvernement socialiste a aussi indiqué s’attendre à une prise de fonction “d’ici peu” du nouvel ambassadeur marocain, Ahmed Ould Souilem, à Madrid, poste vacant depuis plusieurs mois.
“Les relations entre le Maroc et l’Espagne connaissent des tensions récurrentes, plusieurs “crises” ont été accumulées (affaire Aminatou Haidar, incidents de Sebta et Melilla, etc.). On suppose donc que Le Roi et le Premier ministre espagnol ont évoqué, lors de leur rencontre, les mesures nécessaires à prendre, en vue de contenir toutes ces tensions silencieuses…”
Le politologue marocain Mohamed Darif, joint par nos soins.
Ignacio Cembrero, journaliste au quotidien espagnol El País et observateur alerte des relations entre le Maroc et l’Espagne (il est l’auteur de Vecinos alejados (“Voisins lointains”), ouvrage paru en 2006 et consacré aux relations maroco-espagnoles), abonde dans le même sens:
“Il y a entre les deux pays une volonté de détendre l’atmosphère. C’est pour cela que le Roi d’Espagne a téléphoné en août dernier au Roi du Maroc, que le ministre espagnol de l’Intérieur avait fait le déplacement à Rabat et que le chef du gouvernement espagnol a demandé à être reçu par Mohammed VI à New York.”
Ignacio Cembrero, dans une déclaration à aufait.
Pour rappel, les relations diplomatiques entre les deux royaumes ont connu dernièrement plusieurs poussées de fièvre. A la mi-juillet, à Melilla, des Marocains résidant en Belgique ont affirmé avoir été molestés par des policiers espagnols au poste-frontière de Beni Nsar pour avoir accroché le drapeau du Maroc à l’intérieur de leur véhicule. Le chef de la diplomatie, Taieb Fassi Fihri parle de “dérives racistes” et exige des explications à Madrid.
Un mois plus tard, des militants marocains bloquent l’entrée des produits frais dans le même préside de Melilla pour protester selon eux contre des abus de la police espagnole envers des citoyens marocains. Il a fallu un entretien téléphonique entre le Roi Mohammed VI et le Souverain espagnol Juan Carlos, et une rencontre à Rabat entre le ministre de l’Intérieur Taieb Cherkaoui et son homologue espagnol Alfredo Perez Rubalcaba, pour décanter la situation.
Tout récemment, fin août, des militants espagnols pro-polisario ont été interpellés à Lâayoune par la police marocaine. Madrid a fait part de sa “préoccupation” et demandé à son tour des clarifications à Rabat, puis a dit considérer l’affaire comme “close”. Ainsi que beaucoup d’autres incidents entre les deux pays, la plupart du temps sur fond du contentieux territorial au sujet des présides de Sebta et Melilla.
Malgré toutes ces tensions, la crainte de voir les deux pays évoluer vers une crise diplomatique profonde comme en 2002 au sujet de l’îlot Leila, a été dissipée… Enfin, c’est tout le mal que l’on souhaite, car les deux royaumes ont intérêt à “créer un matelas d’intérêts partagés” au regard de leur “héritage et destin communs”.
Quelques repères
• Avril 2001: Echec des négociations sur la pêche entre le Maroc et l’UE. Quatre mois plus tard, Joseph Piqué, alors chef de la diplomatie espagnole, dénonce la “connivence” entre les mafias de passeurs et la police marocaine.
• Juillet 2002: Crise de l’Ilot Leila.
• Février 2004: Des avions de chasse espagnols survolent Nador. Le 24 du même mois, Aznar décore les militaires ayant “libéré” l’îlot.
• Février 2006: Deux ans après son accession à la Primature, José Luis Zapatero se rend à Sebta et Melilla.
• Novembre 2007: Juan Carlos se rend à son tour dans les présides, colère à Rabat.
• Novembre 2009: L’affaire Aminatou Haidar crée un profond malaise dans les relations entre les deux pays.
• Avril 2010: Ahmed Ould Souilem est nommé ambassadeur à Madrid.
Juillet et août 2010: Plusieurs incidents surviennent à Sebta et Melilla.
• 13 août: Entretien téléphonique entre les deux monarques, Mohammed VI et Juan Carlos.
• 23 août 2010: Rencontre à Rabat entre les ministres de l’Intérieur des deux pays, Taieb Cherkaoui et Alfredo Perez Rubalcaba. Les deux hommes ont qualifié leur tête-à-tête de “cordial et serein”. Quelques jours plus tôt, l’ancien chef du gouvernement conservateur espagnol, José Maria Aznar, s’était rendu à Melilla. Cette visite a été qualifiée par le gouvernement espagnol de « déloyale ».
Fin août: Des militants espagnols pro-polisario ont été interpellés à Lâayoune par la police. Madrid avait fait part de sa “préoccupation” et demandé des explications à Rabat, puis considéré l’affaire comme “close”.
• 20 septembre 2010: Rencontre à New York entre le Roi Mohammed VI et le PM espagnol José Luis Zapatero. Quelques jours avant, il y eut une nouvelle provocation, cette fois du chef de l’opposition espagnole, Mariano Rajoy, qui s’était lui aussi rendu à Melilla.
Source: aufaitmaroc.com
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- L’ONU invite le Maroc à inscrire l’amazigh comme langue officielle dans la Constitution
Written by Abdo Posted on août 31, 2010, 18 h 07 min
Du 2 au 27 août dernier s’est tenue à Genève la 77ème session du Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale au cours de laquelle les rapports de plusieurs pays dont le Maroc ont été passés en revue conformément à l’article 9 de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Une réunion qui a abordé la question de l’amazigh au Maroc.
Au cours de l’examen du rapport marocain, les 16 et 17 août derniers, l’ONU – par le biais du Haut commissaire aux droits humains – a mis en lumière les avancées positives de la loi marocaine en la matière (droit de la famille, code de la nationalité…), et également mis en exergue ses préoccupations et recommandations.
Dans ce volet figurent ainsi, aux tirets 11 et 12, les aspects relatifs à la place de la langue amazighe dans la société marocaine et aux conditions de vie des Amazighs dans le Royaume, notamment ceux ne parlant pas l’arabe.
Amazighs: des problèmes d’accès à l’emploi et aux services de santé
“Le Comité est préoccupé par le fait que la langue amazighe n’est toujours pas reconnue comme langue officielle par la constitution de l’Etat partie, et de ce que certains Amazighs continuent d’être victimes de discrimination raciale, notamment dans l’accès à l’emploi et aux services de santé, surtout lorsqu’ils ne s’expriment pas en arabe.”
Le Rapport de l’ONU.
L’instance recommande ainsi l’inscription de la langue amazighe dans la constitution marocaine mais aussi “d’intensifier ses efforts de promotion de la langue et de la culture amazighes, notamment par son enseignement, et de prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que des Amazighs ne soient victimes d’aucune forme de discrimination raciale”, ainsi que de “mettre un accent particulier sur le développement des régions habitées par les Amazighs”.
La question de l’attribution de prénoms amazighs
En prolongement direct avec cette première recommandation, le Comité s’est aussi interrogé sur “la signification et la portée de la notion de “prénom à caractère marocain” prévue à l’article 21 de la Loi No. 37-99 de 2002 relative à l’état civil et dont l’application par des officiers d’état civil continue d’empêcher l’enregistrement de certains prénoms, en particulier amazighs”.
Car, s’il y a eu des avancées en la matière, “des cas de refus sont encore enregistrés au Maroc” commente Rachid Raha, Vice-président du Congrès mondial amazigh, qui précise qu’ils découlent de “la pratique de certains agents d’état civil qui font fi de la législation, notamment la circulaire du Ministère de l’Intérieur”.
Le Comité a alors recommandé dans son rapport à l’Etat marocain de clarifier l’appellation de “prénom à caractère marocain” et de garantir pleinement l’application par les officiers d’état civil de la circulaire du Ministère de l’intérieur de mars 2010 relative aux choix des prénoms, afin d’assurer pour tous l’inscription de prénoms, en particulier des prénoms amazighs.
Des recommandations… Et après?
Le Maroc devra ainsi présenter dès 2011 au Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale (CERD) ses 19ème, 20ème et 21ème rapports périodiques en un seul document afin d’informer des suites qu’il aura données à ces dernières recommandations du CERD.
Lorsqu’en 2003, l’ONU avait déjà recommandé la clarification de l’appellation de “prénom à caractère marocain”, aucun changement n’avait été entrepris. De même concernant l’inscription de l’amazigh comme langue officielle, recommandation adressée par le Haut commissariat aux droits de l’Homme en 2006.
Qu’en sera-t-il cette fois ci? Si le GADEM, (Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants) -association de droit marocain créée en 2006- accueille avec satisfaction les recommandations du CERD, la question de l’application ou non reste entière.
“L’Etat marocain doit faire des efforts. La politique et la société civile doivent travailler ensemble en ce sens car pour l’heure, les réformes ne peuvent se concrétiser tant que la Constitution n’est pas réformée afin de donner la primauté à tous les droits humains. Concernant la question amazighe, la discrimination raciale au Maroc vient de la Constitution elle-même.”
Rachid Raha, Vice-président du Congrès mondial amazigh
Source: aufaitmaroc.com
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