- Les Palestiniens tournent une page
Written by Abdo Posted on mai 5, 2011, 9 h 49 min
Les rivaux ont scellé un pacte d’unité », titre le quotidien anglophone émirati. Le 4 mai, au Caire, les mouvances palestiniennes du Hamas et du Fatah ont officiellement entériné l’accord de réconciliation conclu fin avril.
Cet accord, qui « doit mettre fin à quatre ans d’affrontements », prévoit aussi l’organisation d’élections dans un délai d’un an. « Qui du Fatah ou du Hamas gagne le plus à se réconcilier ? » interroge le journal. « Il est trop tôt pour le dire, mais la chute du régime de Hosni Moubarak [en Egypte] pourrait être une bénédiction cachée pour Mahmoud Abbas [Fatah], alors que l’instabilité en Syrie, et ses possibles répercussions négatives sur les intérêts iraniens, pourrait être dévastatrice pour le Hamas. » En définitive, Abbas pourrait gagner en légitimité dans ses négociations avec le Hamas et « savourer la marginalisation de la Syrie et de l’Iran dans les affaires palestiniennes », estime le quotidien.
Source: courrierinternational.com
- Le drapeau d’Israël sur Agadir
Written by Abdo Posted on oct 23, 2010, 14 h 30 min
La semaine dernière, JSSNews mentionnait les protestations contre la participation de Yael Naïm à un concert “pour la tolérance” à Agadir au Maroc. Le concert s’est malgré tout très bien déroulé et beaucoup de marocains se sont dits heureux d’avoir découvert l’interprète israélienne.
Les vigilants islamistes marocains ont aujourd’hui flairés d’autres israéliens visitant cette ville et le oins que l’ont puisse dire, c’est qu’il n’en sont pas heureux.
Le journal marocain Hespress mentionne que le septième Congrès international sur le cactus et la cochenille a également eu lieu à Agadir cette semaine. Une scientifique israélienne qui s’y est exprimée. Noemi Tel-Zur est une spécialiste d’un domaine particulier : “pitahayas : introduction, agrotechniques et élevage.”
En juin 2010, note le journal, «une délégation israélienne a participé à une conférence sur la chasse à la baleine», également à Agadir.
Tous ces événements se sont déroulées sans accroc, et il est à mettre au crédit du Maroc, l’excellent déroulement de tous ces évènements. Mais il est plus difficile de les féliciter pour ce qui se prépare…
Plus tôt cette semaine, également à Agadir, on pouvait voir le drapeau israélien flotter sur Agadir :

Il a été déployé à l’occasion des 16e Championnats du monde junior de judo qui se tiennent à Agadir – et Israël y participe. L’État Juif a d’ailleurs de grandes chances de médailles et si elles devaient être en or, l’Hatikva -l’hymne israélien- devrait être entonné dans les gymnases.
Mais concernant le drapeau de l’extérieur, les fonctionnaires municipaux ont été abasourdis de le voir. Ils ont été pris au dépourvu, ne sachant même pas qu’Israël participait. Certains responsables locaux et associatifs de premier plan ont déclaré qu’ils ne participeraient pas à la cérémonie d’ouverture si le drapeau continuait à flotter.
Ainsi, le drapeau a été retiré 30 minutes avant la compétition et tout le monde s’est mis à respirer.
Le Maroc doit être le seul pays musulman au monde, réellement tolérant avec les juifs et les israéliens. Malgré quelques affaires comme celle-ci où il s’agit d’une protestation de politique locale de la part de quelques ignares, il est clair qu’avec un peu plus de courage, Rabat pourrait très bientôt, devenir le premier (le seul et l’unique) pays du Maghreb à reconnaitre officiellement l’État Hébreu. On n’ose même pas imaginer les conséquences bénéfiques et positives que le Royaume en tirerait…
Source: jssnews.com
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- Un nouveau staff médical marocain se rend mardi à Gaza
Written by Abdo Posted on sept 21, 2010, 13 h 16 min
Lors d’une conférence de presse, tenue lundi à Rabat en coordination avec le Groupe d’action national de soutien de l’Irak et de la Palestine, le coordinateur du Comité marocain de santé pour le soutien de l’Irak et de la Palestine, Dr. Mohamed Laghdaf Rhaouti, a indiqué que cette initiative constitue une autre étape à travers laquelle le Comité veut exprimer l’étendue de la solidarité des Marocains avec le peuple palestinien.
La mission médicale, qui transitera par le point de passage de Rafah à destination de Gaza où elle demeurera près d’un mois, est composée de neuf personnes, dont sept médecins spécialistes en chirurgie générale, pédiatrique et vasculaire, en gynécologie-obstétrique, en pneumologie, en ophtalmologie, en neurochirurgie et en odontologie, a précisé Dr. Rhaouti, président de la délégation.
Le staff médical marocain s’envolera pour Egypte à bord de la RAM qui a pris en charge les frais de transport des aides, a-t-il noté, estimant que cette démarche inaugurera une nouvelle étape dans les relations du Comité marocain de santé pour le soutien de l’Irak et de la Palestine avec la compagnie aérienne nationale qui est devenue un partenaire dans les actions humanitaires et de secours, a-t-il souligné.
Dr. Rhaouti a, en outre, précisé que les tâches de la délégation médicale seront réparties entre trois groupes: le premier exercera à l’hôpital européen de Gaza, le plus grand de la municipalité de Khan Younès, le deuxième dans les centres médicaux dans la Bande de Gaza et le dernier sous-forme d’unités mobiles qui fourniront des soins d’urgence dans les quartiers et les banlieues.
Le staff marocain compte également quatre chefs de service munis de matériel de pointe qui seront chargés de la formation des équipes médicales palestiniennes, a-t-il relevé, ajoutant que le Comité accorde une grande importance à l’opération de collecte et du tri des dons conformément aux critères de l’OMS en matière du secours humanitaire.
Le Comité marocain de santé pour le soutien de l’Irak et de la Palestine a été créé en 2003 à l’initiative de cadres marocains relevant du secteur de la santé, en coordination avec le Groupe d’action national de soutien de l’Irak et de la Palestine.

Source: marocjournal.net
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- Le Maroc, terre d’accueil des espions
Written by Abdo Posted on sept 3, 2010, 1 h 57 min

De présumés espions aux arrêts au Maroc, en passant par les rapports de services belges ou hollandais qui accusent les services marocains d’activisme, le moins que l’on puisse dire, c’est que la communauté du renseignement est en ébullition. Ces grands déballages au timing bien calculé révèlent une guerre de l’ombre qui fait rage dans ce monde passionnant de l’espionnage.
Les journalistes, c’est connu, raffolent d’histoires d’espionnage. Les médias ibériques s’en sont donnés à cœur joie pour commenter l’histoire scabreuse d’un faux imam marocain installé en Espagne et employé par les services locaux. L’imam de la mosquée Algar du village de Carthagène, près de Valence, accusé de harcèlement sexuel et de tentative de viol de fillettes marocaines âgées de 6 à 11 ans, serait de surcroît un agent des services espagnols.
C’est le quotidien local de Valence La Verdad qui a ouvert le bal en affirmant que les bureaux du CNI (services espagnols) ont tenté d’étouffer l’affaire au lendemain des plaintes déposées par des parents. Pour enfoncer le clou, le quotidien espagnol ABC a indiqué que les services espagnols ont recruté l’imam (Amine B.) en 2004, juste après les attentats du 11 mars de Madrid. « Le concerné rédigeait des rapports périodiques sur ses compatriotes et sur les islamistes au profit des services espagnols », ajoute le quotidien. On apprend aussi que le faux imam mais véritable espion résidait en Espagne depuis 18 ans, qu’il était rentré à Tanger le 3 février dernier et que les agents des services espagnols opérant au Maroc suivaient tous ses mouvements, de peur qu’il ne révèle ses connexions espagnoles aux Marocains. Les agents auraient ainsi convaincu l’imam de retourner en Espagne, en lui garantissant une mise en liberté rapide en cas d’incarcération…
Quelques semaines auparavant, c’est en Belgique que les services de renseignements tentent de retourner la situation à leur avantage en accusant leurs homologues marocains d’avoir concocté un dossier préfabriqué pour faire tomber Belliraj et son réseau. Ce dernier aurait été « un tuyauteur en or » pour les services belges. Au lendemain de son arrestation en 2008, le quotidien flamand De Tijd affirmait que Belliraj a « donné des informations cruciales » à la Sûreté de l’Etat, « ce qui a permis de déjouer un attentat dans un autre pays européen ». Au Maroc, Abdelkader Belliraj qui a été condamné à la perpétuité en 2009, est accusé d’avoir fomenté des attentats avec d’autres suspects.
Au lendemain de son arrestation, le parquet fédéral avait qualifié de « sérieuse » l’enquête qui a permis aux autorités marocaines de démanteler la cellule terroriste présumée dirigée par le Belgo-Marocain. Ce qui n’a pas empêché les services belges, apparemment dépités qu’un de leur agent ait été « cuisiné » longuement par les services marocains, de rendre public en janvier 2010 un rapport particulièrement virulent sur l’affaire. Le texte de la Sûreté de l’Etat belge (équivalent de la DGED) est explicite : « Le Maroc peut être cité à titre d’exemple afin d’illustrer ce travail d’activité de renseignement par un service étranger vis-à-vis d’une communauté en Belgique. En 2008, la Sûreté de l’État a demandé le rappel de trois officiers du renseignement, travaillant sous couverture diplomatique à l’ambassade du Maroc, en raison des activités clandestines de renseignement qu’ils menaient en Belgique. »
Déballages
Même son de cloche du côté des services hollandais, l’AIVD, dont le dernier rapport annuel attire l’attention sur « le travail des services de renseignements marocains qui visent surtout à surveiller les processus de radicalisation, la prévention d’attentats au Maroc et l’affiliation à des groupes d’opposition interdits au Maroc ». L’ AIVD rappelle que les renseignements marocains ont tenté de monter un réseau d’information aux Pays-Bas. Ces services ont également essayé d’accéder à des banques de données confidentielles. «Dans ce but, le service de renseignement marocain a, en 2008, recruté des fonctionnaires de police néerlandais d’origine marocaine. Sur dénonciation de l’AIVD, un certain nombre de diplomates marocains en poste aux Pays-Bas ont été rappelés au Maroc », précise le rapport. En juillet dernier, les autorités néerlandaises avaient décidé de poursuivre en justice Redouane Lemhaouli, ancien commissaire de police de Rotterdam. Le fonctionnaire d’origine marocaine soupçonné « d’avoir transmis des informations issues des registres de police au gouvernement marocain entre 2006 et mai 2008 » avait été démis de ses fonctions. Dans la foulée, deux personnes en poste à l’ambassade du Maroc aux Pays-Bas avaient été rappelées par Rabat après des protestations du ministre néerlandais des Affaires étrangères à ce sujet, qu’il avait qualifié « d’affaire particulièrement fâcheuse ».
Pourquoi ces déballages à répétition et qu’est-ce qui a attisé une guerre des services où les us et coutumes du renseignement font que le linge sale est souvent lavé en famille ? Les spécialistes de la question voient dans ce regain de tension entre les services marocains et les James Bond étrangers des raisons conjoncturelles dont la discrétion du palais. « Avec l’avènement du nouveau règne, les services étrangers n’ont plus rien à se mettre sous la dent. Sous Hassan II, chaque officine avait ses entrées au palais, certains services allaient allègrement au-delà du second cercle et des gens comme Basri ou encore le général Harchi, ex-patron de la DGED, avaient des relations étroites avec les patrons des services d’autres pays.
Aujourd’hui, ces mêmes services étrangers sont dans le flou total par rapport à ce qui se décide en haut lieu », analyse un journaliste espagnol bien informé. De plus, les enjeux actuels sont tels que les espions ne s’occupent plus seulement de questions de défense, de sécurité ou de terrorisme mais frayent dans des domaines aussi divers que la stratégie politique, les enjeux pétroliers ou économiques… D’où « cet amour inconsidéré » pour le Royaume, jugé par les services étrangers comme un pays à la croisée de centres d’intérêts. Ceci peut expliquer la recrudescence de cette guerre du renseignement au Maroc devenu un terrain de manœuvre privilégié pour les services secrets de nombreux pays.
Le Mossad: Éternels cousins
La disparition de l’ex-numéro deux du Mossad, David Kimche, décédé en Israël le 9 mars 2010, a rompu l’une des dernières courroies de transmission entre le Mossad et le Maroc. Ambassadeur informel entre Rabat et Tel-Aviv depuis les années 1960, cet espion qui entretenait des relations étroites avec la communauté juive marocaine, en connaît un bout sur l’affaire Ben Barka qui aurait d’ailleurs été recruté par le Mossad comme l’affirme Shmuël Segev, journaliste israélien, dans son ouvrage La filière marocaine. Kimche est aussi décrit par Ian Black et Benny Morris, auteurs de Guerres secrètes d’Israël, comme l’homme qui a facilité l’entrée du général Oufkir dans les bonnes grâces du Mossad et lui aurait fourni une aide logistique pour organiser à Paris l’enlèvement de Ben Barka devenu trop encombrant pour les Israéliens. Oufkir comme le général Dlimi sont rentrés à plusieurs reprises en Israël, munis d’un passeport israélien délivré à Paris. Mais les relations avec le Maroc n’ont pas toujours été au beau fixe. En effet, une effroyable bavure va mettre fi n à ces relations privilégiées. Le 7 janvier 1974, à Lillehammer en Norvège, Ahmed Bouchiki, le frère du fondateur des Gipsy Kings, est tué par balles. Il avait été confondu avec Ali Hassan Salameh, le cerveau du massacre de Munich. Israël reconnaîtra la bavure et versera, en 1996, des dommages et intérêts à la famille Bouchiki. Aujourd’hui, les homme de Dagan recrutent à tour de bras des Marocaines qui hantent les cabarets de luxe libanais pour piéger des dignitaires arabes.
La DGSE : Chasse gardée !
Ce n’est pas pour rien que l’ex-patron de la direction stratégie de la DGSE, Bruno Joubert, vient d’être nommé ambassadeur de la France au Maroc. Il connaît bien l’Afrique, le Maghreb en général, et le Maroc en particulier. De 1977 à 2001, il a travaillé sur les dossiers africains à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). « Depuis une décennie, la DGSE a profondément réorienté ses missions sur le Maroc », souligne un proche de ces milieux. Qui rappelle que vers la fi n des années 90, un bateau-espion, Le Berry, qui patrouillait en Méditerranée, a été utilisé par la DGSE aussi bien pour se faire une idée précise de l’évolution de « la sale guerre » en Algérie que pour intercepter toutes les communications en rapport avec des négociations de gros contrats au Maroc ou en Tunisie. La DGSE possède des ordinateurs Cray qui permettent de collecter et de fusionner le renseignement tout en cassant les codes de cryptographie. La désignation par Sarkozy d’un coordonnateur national du renseignement, l’ambassadeur Bernard Bajolet, ne changera rien à la donne puisque la nomination de Patrick Calvar – ancien responsable du renseignement intérieur et un habitué de Rabat -, comme directeur du renseignement de la DGSE en dit long sur la volonté de l’Elysée de préserver ses relais au Maroc.
Le CNI : Le Maroc à tout prix
Les services de renseignements espagnols n’ont pas assez de leurs dizaines d’espions pour surveiller le Royaume. Le Maroc est la Mecque des barbouzes espagnoles qui n’ont aucun scrupule à se faire remplacer régulièrement. C’est ce qui s’est passé l’année dernière à Tétouan et à Nador où ces « honorables correspondants » ont été priés de quitter les lieux en raison d’un prosélytisme offensif effectué à découvert. Au menu des agents espagnols affectés au Maroc, la montée de l’islamisme en Espagne, le dossier de Sebta et Melilla, l’émigration clandestine, le trafic de drogue et le Sahara. Au Maroc, le CNI fait feu de tout bois pour recruter au sein des milieux d’af faires, des ONG ou encore parmi les couples mixtes. Dans cette guerre sans merci que se livrent les services des deux pays, les patrons des officines se regardent en chiens de faïence. Du côté marocain, le général Harchi a sauté après l’incident de l’îlot Leila. En Espagne, après la démission d’Alberto Saiz, directeur du CNI (Centre national d’intelligence) en 2009, les médias espagnols ont accusé les services marocains d’être derrière une série d’articles à charge du quotidien El Mundo, qui l’accusaient, photos à l’appui, d’utiliser des fonds publics pour financer des voyages privés. Il a été remplacé par le général Félix Sanz Roldan, un proche de José Luis Rodriguez Zapatero.
Le DRS : Les frères ennemis
Le DRS algérien qui a remplacé la Sécurité militaire (SM), la police politique du régime depuis 1962, est depuis 1990 sous la coupe du général major Mohamed Médiène, dit « Toufik », un ennemi irréductible du Royaume. Ses trois directions principales : la Direction du contre-espionnage (DCE), la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA), et les services extérieurs de la DRS, la DDSE dont les agents s’occupent en priorité du Maroc. Particulièrement efficaces, les agents de la DRS font preuve d’un activisme étonnant aussi bien en Espagne, en France qu’aux EtatsUnis où ils traquent le moindre faux pas du Maroc en matière de droits de l’Homme ou de diplomatie. Héritiers d’une tradition du KGB communiste, les services algériens excellent notamment dans la manipulation. En Espagne où la DRS a réussi à faire publier pas moins de 60 ouvrages espagnols sur le Polisario sans compter un lobbying actif aux États-Unis. L’affaire Aminatou Hadaïr avait été menée de main de maître par les services algériens qui ont réussi à en faire « une Gandhi sahraouie » alors que, depuis plusieurs années, les Algériens, par Front Polisario interposé, manipulent des groupes de jeunes à Laâyoune notamment, pour provoquer une « Intifada sahraouie »
La CIA : L’Amérique chez elle ?
Que fait la CIA au Maroc ? Le journal The Washington Post avait révélé quelques mois à peine après le 11 septembre l’existence d’un réseau mondial de prisons secrètes, géré par l’agence américaine. Le quotidien précisait que de telles prisons se trouveraient entre autres au Maroc, en Afghanistan et dans des pays d’Europe de l’Est. Au-delà de ces connexions conjoncturelles, le Maroc est un centre névralgique pour les services américains. Ce n’est donc pas étonnant que la CIA ait une antenne au Maroc. Depuis 2001, plusieurs délégations représentant différents services américains de renseignement dont le FBI, la CIA et la NSA ont effectué des visites secrètes au Maroc dans le cadre de la coopération antiterroriste avec les services marocains. Les hommes de Leon Edward Panetta ont un bureau à Rabat qui tourne à plein régime pour mener des activités d’espionnage et n’hésitent pas à entretenir des « rapports cordiaux » avec des hommes politiques, la société civile et même des journalistes. Ce qui n’est pas une exception : les services de renseignements des États-Unis ont mis au point une méthodologie d’ingérence qui leur permet de pénétrer et d’infiltrer tous les secteurs de la société civile dans des pays présentant des intérêts économiques et stratégiques. C’est justement le cas du Maroc où la base d’écoute de la National Security Agency (NSA), et les drones qui surveillent les frontières algéro-marocaines sont d’un apport précieux qui complète le travail des agents de la CIA. En plus de la NSA, le NRO (National Reconnaissance Office) est l’oreille de l’Amérique dans le monde. Grâce notamment à ses satellites espions de reconnaissance et d’écoute (Keyhole, Lacrosse ou Rhyolite) qui permettent la transmission des images en temps réel.
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- Israéliens et Palestiniens renouent leurs négociations directes
Written by Abdo Posted on sept 2, 2010, 18 h 56 min
Israéliens et Palestiniens ont repris jeudi à Washington, sous les auspices des Etats-Unis, leurs négociations directes suspendues depuis vingt mois au moment de l’offensive israélienne contre la bande de Gaza.
Ces discussions visent à parvenir d’ici un an à un accord de paix prévoyant la création d’un Etat palestinien.
Les extrémistes des deux bords, islamistes du Hamas côté palestinien et colons de Cisjordanie côté israélien, ont fait entendre leur voix pour dire leur refus d’un accord.
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a accueilli en début d’après-midi au département d’Etat le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
« Par votre présence ici aujourd’hui, vous avez pris une initiative importante pour libérer vos peuples des entraves d’une histoire que nous ne pouvons changer et en faveur d’un avenir de paix et de dignité que vous seuls pouvez créer », a-t-elle déclaré.
« Ce ne sera pas facile », a averti le chef du gouvernement israélien. « Une paix véritable, une paix durable ne pourra être obtenue qu’avec de douloureuses concessions de part et d’autre.
« Le peuple israélien et moi-même, son Premier ministre, sommes prêts à marcher sur cette voie et à couvrir une grande distance, une grande distance en peu de temps, pour parvenir à une paix véritable qui apportera sécurité, prospérité et bon voisinage à nos deux peuples », a-t-il ajouté.
Mahmoud Abbas a pour sa part invité le gouvernement israélien « à concrétiser son engagement à mettre fin aux activités de colonisation et à lever le totalement le blocus de la bande de Gaza ».
LE HAMAS ET LES COLONS JUIFS RÉAGISSENT
La veille, le président Barack Obama avait pressé les dirigeants israélien et palestinien, réunis autour de lui à la Maison blanche, de ne pas laisser passer la chance de conclure la paix, tout en reconnaissant la difficulté de la tâche et le scepticisme de « certaines parties ».
A Gaza, le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle cette enclave palestinienne depuis juin 2007, a annoncé la poursuite de ses attaques contre Israël, quelques heures après l’arrestation en Cisjordanie de plusieurs centaines de ses militants.
Sami Abou Zouhri, porte-parole du mouvement, a parlé d’un demi-millier d’arrestations au sein de son organisation depuis la mort de quatre colons juifs, mardi, abattus alors qu’ils circulaient en voiture sur une route de Cisjordanie.
« Les opérations de résistance continueront et les mesures prises par l’occupant (israélien) et le Fatah ne les empêcheront pas », a-t-il dit, évoquant le mouvement rival de Mahmoud Abbas, l’un des principaux acteurs des discussions de Washington.
Pour ce responsable, le Fatah, qui a condamné l’attaque de mardi revendiquée par la branche armée du Hamas, « n’est rien de plus qu’un instrument visant à protéger la sécurité des colons et des occupants ».
« Mahmoud Abbas n’a pas le droit de parler au nom des Palestiniens ou de les représenter. En conséquence, les résultats, quels qu’ils soient, (des discussions de Washington) n’engageront en rien le peuple palestinien », a souligné Sami Abou Zouhri.
Le Hamas a en outre revendiqué un autre attentat commis mercredi sur la rive occidentale du Jourdain, qui a blessé deux Israéliens non loin d’une autre implantation juive.
Pour leur part, les colons juifs du Conseil Yesha ont proclamé la fin du « gel » des constructions dans les colonies en réaction à la mort de quatre des leurs.
Dès mercredi, des engins de terrassement se sont mis à l’ouvrage dans plusieurs implantations de Cisjordanie.
Avec Arshad Mohammed et Rachelle Younglai à Washington, Nidal al Moughrabi à Gaza, Tom Perry à Ramallah et Allyn Fisher-Ilan à Jérusalem, Jean-Loup Fiévet et Guy Kerivel pour le service français.
Source: fr.news.yahoo.com
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