- Le Maroc, terre d’accueil des espions

De présumés espions aux arrêts au Maroc, en passant par les rapports de services belges ou hollandais qui accusent les services marocains d’activisme, le moins que l’on puisse dire, c’est que la communauté du renseignement est en ébullition. Ces grands déballages au timing bien calculé révèlent une guerre de l’ombre qui fait rage dans ce monde passionnant de l’espionnage.

Les journalistes, c’est connu, raffolent d’histoires d’espionnage. Les médias ibériques s’en sont donnés à cœur joie pour commenter l’histoire scabreuse d’un faux imam marocain installé en Espagne et employé par les services locaux. L’imam de la mosquée Algar du village de Carthagène, près de Valence, accusé de harcèlement sexuel et de tentative de viol de fillettes marocaines âgées de 6 à 11 ans, serait de surcroît un agent des services espagnols.

C’est le quotidien local de Valence La Verdad qui a ouvert le bal en affirmant que les bureaux du CNI (services espagnols) ont tenté d’étouffer l’affaire au lendemain des plaintes déposées par des parents. Pour enfoncer le clou, le quotidien espagnol ABC a indiqué que les services espagnols ont recruté l’imam (Amine B.) en 2004, juste après les attentats du 11 mars de Madrid. « Le concerné rédigeait des rapports périodiques sur ses compatriotes et sur les islamistes au profit des services espagnols », ajoute le quotidien. On apprend aussi que le faux imam mais véritable espion résidait en Espagne depuis 18 ans, qu’il était rentré à Tanger le 3 février dernier et que les agents des services espagnols opérant au Maroc suivaient tous ses mouvements, de peur qu’il ne révèle ses connexions espagnoles aux Marocains. Les agents auraient ainsi convaincu l’imam de retourner en Espagne, en lui garantissant une mise en liberté rapide en cas d’incarcération…

Quelques semaines auparavant, c’est en Belgique que les services de renseignements tentent de retourner la situation à leur avantage en accusant leurs homologues marocains d’avoir concocté un dossier préfabriqué pour faire tomber Belliraj et son réseau. Ce dernier aurait été « un tuyauteur en or » pour les services belges. Au lendemain de son arrestation en 2008, le quotidien flamand De Tijd affirmait que Belliraj a « donné des informations cruciales » à la Sûreté de l’Etat, « ce qui a permis de déjouer un attentat dans un autre pays européen ». Au Maroc, Abdelkader Belliraj qui a été condamné à la perpétuité en 2009, est accusé d’avoir fomenté des attentats avec d’autres suspects.

Au lendemain de son arrestation, le parquet fédéral avait qualifié de « sérieuse » l’enquête qui a permis aux autorités marocaines de démanteler la cellule terroriste présumée dirigée par le Belgo-Marocain. Ce qui n’a pas empêché les services belges, apparemment dépités qu’un de leur agent ait été « cuisiné » longuement par les services marocains, de rendre public en janvier 2010 un rapport particulièrement virulent sur l’affaire. Le texte de la Sûreté de l’Etat belge (équivalent de la DGED) est explicite : « Le Maroc peut être cité à titre d’exemple afin d’illustrer ce travail d’activité de renseignement par un service étranger vis-à-vis d’une communauté en Belgique. En 2008, la Sûreté de l’État a demandé le rappel de trois officiers du renseignement, travaillant sous couverture diplomatique à l’ambassade du Maroc, en raison des activités clandestines de renseignement qu’ils menaient en Belgique. »

Déballages

Même son de cloche du côté des services hollandais, l’AIVD, dont le dernier rapport annuel attire l’attention sur « le travail des services de renseignements marocains qui visent surtout à surveiller les processus de radicalisation, la prévention d’attentats au Maroc et l’affiliation à des groupes d’opposition interdits au Maroc ». L’ AIVD rappelle que les renseignements marocains ont tenté de monter un réseau d’information aux Pays-Bas. Ces services ont également essayé d’accéder à des banques de données confidentielles. «Dans ce but, le service de renseignement marocain a, en 2008, recruté des fonctionnaires de police néerlandais d’origine marocaine. Sur dénonciation de l’AIVD, un certain nombre de diplomates marocains en poste aux Pays-Bas ont été rappelés au Maroc », précise le rapport. En juillet dernier, les autorités néerlandaises avaient décidé de poursuivre en justice Redouane Lemhaouli, ancien commissaire de police de Rotterdam. Le fonctionnaire d’origine marocaine soupçonné « d’avoir transmis des informations issues des registres de police au gouvernement marocain entre 2006 et mai 2008 » avait été démis de ses fonctions. Dans la foulée, deux personnes en poste à l’ambassade du Maroc aux Pays-Bas avaient été rappelées par Rabat après des protestations du ministre néerlandais des Affaires étrangères à ce sujet, qu’il avait qualifié « d’affaire particulièrement fâcheuse ».

Pourquoi ces déballages à répétition et qu’est-ce qui a attisé une guerre des services où les us et coutumes du renseignement font que le linge sale est souvent lavé en famille ? Les spécialistes de la question voient dans ce regain de tension entre les services marocains et les James Bond étrangers des raisons conjoncturelles dont la discrétion du palais. « Avec l’avènement du nouveau règne, les services étrangers n’ont plus rien à se mettre sous la dent. Sous Hassan II, chaque officine avait ses entrées au palais, certains services allaient allègrement au-delà du second cercle et des gens comme Basri ou encore le général Harchi, ex-patron de la DGED, avaient des relations étroites avec les patrons des services d’autres pays.

Aujourd’hui, ces mêmes services étrangers sont dans le flou total par rapport à ce qui se décide en haut lieu », analyse un journaliste espagnol bien informé. De plus, les enjeux actuels sont tels que les espions ne s’occupent plus seulement de questions de défense, de sécurité ou de terrorisme mais frayent dans des domaines aussi divers que la stratégie politique, les enjeux pétroliers ou économiques… D’où « cet amour inconsidéré » pour le Royaume, jugé par les services étrangers comme un pays à la croisée de centres d’intérêts. Ceci peut expliquer la recrudescence de cette guerre du renseignement au Maroc devenu un terrain de manœuvre privilégié pour les services secrets de nombreux pays.

Le Mossad: Éternels cousins

La disparition de l’ex-numéro deux du Mossad, David Kimche, décédé en Israël le 9 mars 2010, a rompu l’une des dernières courroies de transmission entre le Mossad et le Maroc. Ambassadeur informel entre Rabat et Tel-Aviv depuis les années 1960, cet espion qui entretenait des relations étroites avec la communauté juive marocaine, en connaît un bout sur l’affaire Ben Barka qui aurait d’ailleurs été recruté par le Mossad comme l’affirme Shmuël Segev, journaliste israélien, dans son ouvrage La filière marocaine. Kimche est aussi décrit par Ian Black et Benny Morris, auteurs de Guerres secrètes d’Israël, comme l’homme qui a facilité l’entrée du général Oufkir dans les bonnes grâces du Mossad et lui aurait fourni une aide logistique pour organiser à Paris l’enlèvement de Ben Barka devenu trop encombrant pour les Israéliens. Oufkir comme le général Dlimi sont rentrés à plusieurs reprises en Israël, munis d’un passeport israélien délivré à Paris. Mais les relations avec le Maroc n’ont pas toujours été au beau fixe. En effet, une effroyable bavure va mettre fi n à ces relations privilégiées. Le 7 janvier 1974, à Lillehammer en Norvège, Ahmed Bouchiki, le frère du fondateur des Gipsy Kings, est tué par balles. Il avait été confondu avec Ali Hassan Salameh, le cerveau du massacre de Munich. Israël reconnaîtra la bavure et versera, en 1996, des dommages et intérêts à la famille Bouchiki. Aujourd’hui, les homme de Dagan recrutent à tour de bras des Marocaines qui hantent les cabarets de luxe libanais pour piéger des dignitaires arabes.

La DGSE : Chasse gardée !

Ce n’est pas pour rien que l’ex-patron de la direction stratégie de la DGSE, Bruno Joubert, vient d’être nommé ambassadeur de la France au Maroc. Il connaît bien l’Afrique, le Maghreb en général, et le Maroc en particulier. De 1977 à 2001, il a travaillé sur les dossiers africains à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). « Depuis une décennie, la DGSE a profondément réorienté ses missions sur le Maroc », souligne un proche de ces milieux. Qui rappelle que vers la fi n des années 90, un bateau-espion, Le Berry, qui patrouillait en Méditerranée, a été utilisé par la DGSE aussi bien pour se faire une idée précise de l’évolution de « la sale guerre » en Algérie que pour intercepter toutes les communications en rapport avec des négociations de gros contrats au Maroc ou en Tunisie. La DGSE possède des ordinateurs Cray qui permettent de collecter et de fusionner le renseignement tout en cassant les codes de cryptographie. La désignation par Sarkozy d’un coordonnateur national du renseignement, l’ambassadeur Bernard Bajolet, ne changera rien à la donne puisque la nomination de Patrick Calvar – ancien responsable du renseignement intérieur et un habitué de Rabat -, comme directeur du renseignement de la DGSE en dit long sur la volonté de l’Elysée de préserver ses relais au Maroc.

Le CNI : Le Maroc à tout prix

Les services de renseignements espagnols n’ont pas assez de leurs dizaines d’espions pour surveiller le Royaume. Le Maroc est la Mecque des barbouzes espagnoles qui n’ont aucun scrupule à se faire remplacer régulièrement. C’est ce qui s’est passé l’année dernière à Tétouan et à Nador où ces « honorables correspondants » ont été priés de quitter les lieux en raison d’un prosélytisme offensif effectué à découvert. Au menu des agents espagnols affectés au Maroc, la montée de l’islamisme en Espagne, le dossier de Sebta et Melilla, l’émigration clandestine, le trafic de drogue et le Sahara. Au Maroc, le CNI fait feu de tout bois pour recruter au sein des milieux d’af faires, des ONG ou encore parmi les couples mixtes. Dans cette guerre sans merci que se livrent les services des deux pays, les patrons des officines se regardent en chiens de faïence. Du côté marocain, le général Harchi a sauté après l’incident de l’îlot Leila. En Espagne, après la démission d’Alberto Saiz, directeur du CNI (Centre national d’intelligence) en 2009, les médias espagnols ont accusé les services marocains d’être derrière une série d’articles à charge du quotidien El Mundo, qui l’accusaient, photos à l’appui, d’utiliser des fonds publics pour financer des voyages privés. Il a été remplacé par le général Félix Sanz Roldan, un proche de José Luis Rodriguez Zapatero.

Le DRS : Les frères ennemis

Le DRS algérien qui a remplacé la Sécurité militaire (SM), la police politique du régime depuis 1962, est depuis 1990 sous la coupe du général major Mohamed Médiène, dit « Toufik », un ennemi irréductible du Royaume. Ses trois directions principales : la Direction du contre-espionnage (DCE), la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA), et les services extérieurs de la DRS, la DDSE dont les agents s’occupent en priorité du Maroc. Particulièrement efficaces, les agents de la DRS font preuve d’un activisme étonnant aussi bien en Espagne, en France qu’aux EtatsUnis où ils traquent le moindre faux pas du Maroc en matière de droits de l’Homme ou de diplomatie. Héritiers d’une tradition du KGB communiste, les services algériens excellent notamment dans la manipulation. En Espagne où la DRS a réussi à faire publier pas moins de 60 ouvrages espagnols sur le Polisario sans compter un lobbying actif aux États-Unis. L’affaire Aminatou Hadaïr avait été menée de main de maître par les services algériens qui ont réussi à en faire « une Gandhi sahraouie » alors que, depuis plusieurs années, les Algériens, par Front Polisario interposé, manipulent des groupes de jeunes à Laâyoune notamment, pour provoquer une « Intifada sahraouie »

La CIA : L’Amérique chez elle ?

Que fait la CIA au Maroc ? Le journal The Washington Post avait révélé quelques mois à peine après le 11 septembre l’existence d’un réseau mondial de prisons secrètes, géré par l’agence américaine. Le quotidien précisait que de telles prisons se trouveraient entre autres au Maroc, en Afghanistan et dans des pays d’Europe de l’Est. Au-delà de ces connexions conjoncturelles, le Maroc est un centre névralgique pour les services américains. Ce n’est donc pas étonnant que la CIA ait une antenne au Maroc. Depuis 2001, plusieurs délégations représentant différents services américains de renseignement dont le FBI, la CIA et la NSA ont effectué des visites secrètes au Maroc dans le cadre de la coopération antiterroriste avec les services marocains. Les hommes de Leon Edward Panetta ont un bureau à Rabat qui tourne à plein régime pour mener des activités d’espionnage et n’hésitent pas à entretenir des « rapports cordiaux » avec des hommes politiques, la société civile et même des journalistes. Ce qui n’est pas une exception : les services de renseignements des États-Unis ont mis au point une méthodologie d’ingérence qui leur permet de pénétrer et d’infiltrer tous les secteurs de la société civile dans des pays présentant des intérêts économiques et stratégiques. C’est justement le cas du Maroc où la base d’écoute de la National Security Agency (NSA), et les drones qui surveillent les frontières algéro-marocaines sont d’un apport précieux qui complète le travail des agents de la CIA. En plus de la NSA, le NRO (National Reconnaissance Office) est l’oreille de l’Amérique dans le monde. Grâce notamment à ses satellites espions de reconnaissance et d’écoute (Keyhole, Lacrosse ou Rhyolite) qui permettent la transmission des images en temps réel.

Le spleen de nos agents

Agent secret, le métier ne fait plus rêver si l’on en croit les échos qui nous parviennent de tous les services… Cela fait bien longtemps que les candidats ne se bousculent plus au portillon. La normalisation des services – notamment la DGED où les dérapages ne sont plus permis et où les agents sont non seulement tenus à une culture du résultat mais également soumis à des restrictions financières drastiques -, a éloigné les métiers du renseignement des clichés véhiculés par le cinéma ou les romans de gare. Les salaires ne sont pas mirobolants même si les primes sont conséquentes et surtout, les temps ont bien changé. « Depuis l’arrivée de Yassine Mansouri, il reste difficile, même pour un gradé des services de se servir de ses fonctions pour s’enrichir, comme le faisaient allègrement les anciens qui ont bâti des fortunes colossales », précise un cadre. Résultat, ces emplois très spéciaux qui exigent, de plus en plus, des compétences techniques, linguistiques et psychologiques pointues font que l’espionnage à la marocaine manque cruellement de bras et de cerveaux. Alors que plus que si des services comme la CIA ou le Mossad proposent des offres d’emploi sur le Net, et que le FSB russe offre (officiellement) des primes alléchantes aux agents doubles, chez nous, le recrutement reste toujours aussi discret. Les fonctionnaires et contractuels du renseignement qui étaient notamment recrutés parmi les flics, les officiers de l’armée, les historiens ou les politologues d’antan, n’ont plus la cote ; aujourd’hui, les services apprécient davantage les journalistes, les sociologues et même les ingénieurs en informatique électronique ou les scientifiques.

Technologies Les miracles des écoutes

Paranoïaques, ne lisez pas ce qui suit. En juillet 2008, une vingtaine de parlementaires sont épinglés pour corruption et frappés d’inéligibilité lors du renouvellement du tiers de la Chambre des conseillers. Une première qui a fait jaser à l’époque. Et pour cause : ce coup de fi let spectaculaire a été rendu possible grâce aux écoutes téléphoniques. À l’instar de tous les pays du monde, les différents services de renseignements marocains disposent d’un important arsenal pour fi ltrer nos conversations téléphoniques, mails, sms et allées et venues quand la sécurité nationale est en jeu ou quand une enquête est ouverte. Depuis les attentats du 16 mai 2003, cet attirail a été renforcé grâce notamment à l’expertise américaine. Peu d’informations filtrent sur les dédales très secrets de nos chambres d’écoutes. Si la NSA (National Security Agency) américaine dispose de hubs connectés aux plus grands opérateurs nationaux, le Maroc a également fait du chemin en la matière. Au quartier général de la DGST à Témara, les opérateurs de la PCR (Police des communications radioélectriques) fournissent chaque jour des rapports sur les communications nationales et internationales… et ce depuis les années 1960, quand Hassan II a modernisé ce service pour se prémunir des coups d’État. Le modus operandi est à la fois simple à comprendre et difficile à maîtriser par nos services vu le flot de données. Au sein de super serveurs informatiques, un tri par mot clé est effectué grâce aux technologies de reconnaissance vocale et d’écriture (pour les mails et les fax par exemple). En dehors des murs de la DGST, la traque continue. Si auparavant il fallait un branchement filaire pour capter les discussions, le GSM fournit désormais des informations bien plus précises. Même s’il est en veille, un téléphone mobile fournit la position (grâce à l’antenne relais), sans parler de l’heure des appels, des numéros contactés, etc. Grâce à la biométrie (carte nationale, passeport), la police dispose d’informations consultables en un clic. Si on ajoute à cela les caméras de surveillance qui équipent de plus en plus l’espace public (dans le jargon, on appelle cela « surveillance par CCTV », closed circuit television system, système de télévision en circuit fermé), il va de soi que Big Brother a les moyens de nous surveiller. Z. C

Données personnelles Des secrets de polichinelle

Au-delà de l’incident diplomatique qu’elle a provoqué, la récente liquidation du dirigeant du Hamas Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï interpelle sur le respect des libertés publiques. Les minutes précédant l’assassinat, perpétré probablement par des agents du Mossad (service de renseignement externe israélien), ont été filmées au détail près par les caméras de surveillance de l’hôtel. Et l’identité des tueurs présumés a été rendue publique quelques heures après l’exécution. Ce qui a servi à dénoncer de présumés assassins, peut très bien être utilisé à l’encontre de simples citoyens. Au États-Unis, le Patriot Act a grandement facilité l’interception des conversations téléphoniques. En France, on estime à 200 000 le nombre d’écoutes sauvages non autorisées dans un cadre légal. Soit dix fois plus que celles qui transitent normalement par un juge… Qu’en est-il pour le Maroc ? La loi antiterroriste votée au lendemain des attentats de 2003 et bien avant elle le code de procédure pénale (adopté le 14 juin 2001) ont mis à mal l’article 11 de la Constitution qui stipule que la correspondance est privée. Les articles 40 et 49 de la loi antiterroriste donnent toutes les latitudes « a u Parquet pour agir à travers les écoutes téléphoniques et l’interception des correspondances via les divers moyens de communication » . En guise de garde-fou, une loi sur la protection des données personnelles a été promulguée. Elle n’attend plus que la mise en place d’une commission pour être exécutable. Mais là encore, les impératifs de « sécurité nationale » la désamorcent et facilitent les dépassements. Bref, la loi existe mais ne met personne à l’abri. Que ce soit au Maroc ou ailleurs. Z. C.

Le renseignement pour les nuls

Agent de pénétration

C’est le summum du renseignement : tous les services du monde rêvent de pouvoir placer un tel agent dans un service de renseignement étranger dans le but d’y collecter le maximum d’informations. Ces génies de l’espionnage, principalement attachés à analyser les qualités et la psychologie des hommes qui les entourent, doivent être capables de saisir l’ambiance régnant dans un pays, une organisation ou un système politique.

Agent double

Dans le jargon des officines, tous les patrons craignent le processus MICE (Money, Ideology, Constraint, Ego). La peur de voir un agent de renseignement retourné par une agence d’un pays adverse, et amené à trahir tout en continuant à travailler dans son service. Les motivations sont souvent liées à l’argent, à l’idéologie politique ou au chantage (sexuel, entre autres).

Diplomates

Faux diplomates et vrais espions, les professionnels du renseignement qui opèrent sous une couverture dite légale, dans une ambassade en tant qu’attachés militaires, directeurs de n’importe quel service sont légion. Leur activisme est surveillé de près et en cas de dérapage, ils sont priés de quitter illico le pays hôte.

Spécialistes de la provoc

Ces fauteurs de troubles professionnels doivent d’abord infiltrer des groupes clandestins avant de leur faire commettre des actes illégaux, qui ont pour objectif essentiel de les discréditer auprès de l’opinion publique. Les salafistes de tout poil en connaissent un bout sur le procédé.

Lobbyistes

Ils sont recrutés dans le but de promouvoir les intérêts d’un pays donné. Hommes politiques, écrivains, députés, ils sont approchés en fonction de l’influence ou plus encore de l’autorité qu’ils représentent pour tenter d’infl uencer l’opinion publique.

Agent dormant

« La taupe » est le type même de l’agent secret implanté dans un pays étranger, exerçant une activité normale, « une sorte de monsieur tout le monde », dont les activités sont gelées pour une période donnée, avant d’être « réveillées » pour une mission précise.

Honorable correspondant

Un honorable correspondant est un collaborateur bénévole des services secrets. Il s’agit d’autochtones, travaillant dans de grandes entreprises nationales ou le plus souvent dans des sociétés privées à l’étranger, qui acceptent de collaborer avec les services.

Source: actuel.ma

- RAM ouvre les inscriptions à l’Ecole Nationale des pilotes de Ligne pour l’année scolaire 2010-2011

JPEG - 94.2 koRoyal Air Maroc a ouvert les inscriptions au titre de l’année scolaire 2010-2011 au sein de l’Ecole Nationale des Pilotes de Ligne (ENPL).
Les postulants devront être admissibles au Concours National Commun ou à tout autre concours donnant accès aux grandes écoles d’ingénieurs étrangères délivrant un diplôme équivalent à celui d’ingénieur d’état marocain ou être détenteurs d’un diplôme d’ingénieur.

Pour plus d’informations sur les inscriptions ou le déroulement des études, s’adresser à :
RAM Academy GMK, École Nationale des Pilotes de Ligne (E.N.P.L)
Royal Air Maroc Aéroport Casa/Anfa , Hay Hassani
20200 – Casablanca
Tel : + 212 22 91 25 43 (de 08H00 à 17H00)
Fax : + 212 22 91 25 84/-81
E-mail : aasmi@royalairmaroc.com

Source: aeronautique.ma

- Le Maghreb à la sauce égypto – «MSN»

Ce siècle est incontestablement celui de la communication tous azimuts. Internet, ce vieux système de communication de l’armée américaine versé à la vie civile, est devenu un pole mondial d’attraction et d’échanges dont on ne mesure pas encore, vraiment, tous les effets. Les accros de la navigation sur la Toile, à peine sept millions pour toute l’Afrique du Nord, ont dû s’apercevoir qu’ils étaient catalogués maghrébins. En tout cas, tous les abonnés algériens chez Hotmail, un des produits de Microsoft, à la fermeture de leur boîte email sont redirigés vers http://maghreb.msn.com. Où qu’ils se trouvent, à Oslo, Ouagadougou ou Lima, le fait d’avoir ouvert sa boîte Hotmail en Algérie, en Tunisie, ou au Maroc les met automatiquement dans la case «maghreb.msn». Microsoft en a décidé ainsi.

Les spécialistes disent que ce classement régional permet de mieux surveiller d’éventuelles activités terroristes. Ou tout simplement pour bien surveiller les flux et les contenus. De mieux en mieux ! Mais, on n’en est pas au bout de nos surprises. En s’attardant un peu sur «maghreb.msn», on découvre un contenu très léger, people bas de gamme, et souvent sans le moindre rapport avec le Maghreb et éventuellement sa population internaute. Cette page d’accueil, et ses rubriques, est cogérée avec la publication marocaine «Aufait». Elle y a coulé son empreinte. Sur «maghreb.msn», vous ne trouverez rien de désagréable sur le royal Maroc. Et que trouve-t-on de maghrébin sur «maghreb.msn» ? Hier: «La Légation américaine de Tanger, une illustration des relations séculaires Maroc-USA», «Le bureau de l’UNESCO à Rabat lance un concours sous-régional d’articles d’opinion sur la liberté d’information», et «30.000 cas de piqûres de scorpion par an au Maroc»…On serait tenté d’en conclure que le Maghreb c’est le Maroc…Pas vraiment puisqu’il y a quand même une info sur l’Algérie qui étudie l’éventualité d’interdire le «Blackberry». Et info de dernière minute de «maghreb.msn»: «La justice valide la loi sur le mariage homosexuel à Mexico». Dans la rubrique «technologie», on vous parle de «l’utilité des reniflements» et dans la rubrique divertissements, on vous propose «les confessions intimes de Demi Moore». Ces rubriques fourre-tout sont toutes dans la langue de Molière.
Une seule rubrique est réservée à celle d’El Moutanebbi: le sport. Alors, là, tout est marocain. Il n’y en a que pour le foot de nos voisins et un tout petit peu pour les Egyptiens. Mais que font ces Egyptiens au Maghreb ? La réponse est dans la question. Cette page et ses rubriques «maghreb.msn» sont produites par «Linkonline», une filiale d’Orascom Télécom. Que le monde est petit ! Aussi petit que l’est la vision égyptienne du Maghreb pour le compte de Microsoft. Ce sont les cerveaux de «Linkonline» qui conçoivent et produisent ces fadaises.
Pour les éviter, pas de besoin de s’engager dans une nouvelle campagne anti-égyptienne. Débarrassons-nous de la mentalité moutonnière. Froidement, il faut juste ne plus se servir de ce «Maghreb. MSN» dans lequel on a fourré tous les internautes algériens malgré eux, et aller chez Yahoo, Skype, Google, Wanadoo, Aol, Firefox ou Linux…Et même si l’on n’y trouve pas le Maghreb de nos rêves, il n’y a pas détournement de label et tromperie sur la marchandise.
Source: afriqueactu.net

- Télécoms: Une vraie bataille se prépare

· Forte pression en faveur de la baisse des prix

· La minute coûte 2 DH contre 0,8 DH en moyenne internationale


· 52 minutes consommées par mois contre 284 dans les pays émergents

PARADOXE. Le Maroc est le pays où l’on téléphone le moins. Mais les dépenses en télécommunications y sont les plus élevées.
Le pays affiche une moyenne de 52 minutes consommées par mois par client contre 284 minutes pour les pays émergents, en moyenne. Cette particularité du marché des télécoms marocain tient à la cherté des tarifs de communications. La minute est facturée en moyenne à 2 DH, bien loin des 0,8 DH pratiqués en moyenne au niveau international
Il reste que dans la configuration actuelle du marché national, les sources de croissance futures sont intimement liées à une baisse des tarifs.
L’Agence nationale de régulation des télécommunications (ANRT) n’a pas manqué de le rappeler dans sa dernière note d’orientation 2010-2013. Elle a également imposé de nouveaux tarifs de terminaison mobile que les opérateurs doivent respecter avant cette échéance. Il s’agit des frais facturés par l’opérateur de l’abonné appelé à celui du client qui émet l’appel. Maroc Telecom et Méditel devront baisser leurs tarifs de 65% et 70% pour Wana parce qu’elle part de plus haut. Le tarif d’interconnexion sera ainsi ramené à 0,40 DH pour l’ensemble des opérateurs. C’est également un atout pour Méditel notamment qui revendique plus de 300 jours de promotion par an.
Le deuxième opérateur a obtenu gain de cause quant à l’application de l’asymétrie tarifaire. Ce qui lui permettra de diminuer les frais d’interconnexion payé à Maroc Telecom. En attendant que les opérateurs s’alignent sur les mêmes tarifs, Méditelecom payera désormais 0,80 DH au titre des frais d’interconnexion à IAM contre 1,15 avant juillet. Cela permettra également de réduire le coût de la communication supporté par le client.
La baisse des tarifs va certainement influencer le niveau du revenu moyen annuel par client, plus connu selon son sigle anglo-saxon Arpu. Mais en retour, elle devrait booster les minutes consommées. La hausse de la consommation devrait donc soutenir l’Arpu. La Turquie affiche par exemple, un Arpu plus intéressant que celui du Maroc avec une tarification par minute moins élevée et surtout une moyenne de 191 minutes consommées par client par mois.
Le maintien du revenu par client à un bon niveau tient également à la diversification de l’offre notamment le développement de l’internet mobile, la musique ou encore le mobile banking. Ce sont autant de relais de croissance des revenus. Surtout que 30% des détenteurs d’un téléphone portent un intérêt pour ses services annexes, révèle l’ANRT. Autant dire que la marge de progression est encore importante. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé haut et fort, Abdeslam Ahizoune lors de la conférence présentant les résultats d’IAM pour le premier semestre 2010 (cf:www.leconomiste.com du 29/07/2010). Inversement, la analystes d’Attijari Intermédiation, eux, pensent que IAM est arrivé à un plateau.

Source: leconomiste.com

- Découvrez comment se fabrique l’argents Au Maroc

( PARTIE 1 )

( PARTIE 2 )

- Maroc : Meditel va-telle devenir orange ?

C’est la question à 650 millions d’euros que se posent les spécialistes télécoms depuis une semaine : est ce que France Telecom va réussir à ravir 40% de Méditel, seconde licence GSM du Royaume Chérifien ? A l’heure qu’il est, il semblerait que les pourparlers soient très avancés entre l’opérateur français et le marocain, détenu à 100% par des capitaux privés (BMCE BANK et Caisse de dépôts et de gestion CDG), après que ses actionnaires historiques, l’espagnol Telefonica et le portugais Portugal Telecom se soient retirés il ya un an. Depuis le rachat des parts étrangères par CDG et BMCE, les rumeurs allaient bon train sur l‘identité d’un éventuel nouvel actionnaire, qui serait capable d’apporter plus que de l’argent, mais du savoir-faire.

C’est la conjonction de deux stratégies qui semble avoir mis en position favorable France Telecom. En premier lieu, le nouveau patron du géant français, Stéphane Richard, avait affirmé dès sa prise de fonction au printemps que l’Afrique est la « priorité d’orange », prenant ainsi le contre-pied de son prédécesseur. De l’autre côté, Méditel peinait à trouver un actionnaire qui puisse lui proposer un véritable partenariat technologique afin de tenir tête au mastodonte Maroc Télécom, leader incontesté du marché marocain avec plus de 50% de parts de marché , et acteur continental avec pas moins de quatre autres licences GSM (Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Gabon). L’arrivée éventuelle d’Orange pose néanmoins un certain nombre de questions, notamment au niveau d’un pacte de non agression officieux qui semblait avoir été signé avec le nouvel entrant, l’opérateur INWI, qui appartient à la holding de la famille royale marocaine, le groupe Omnium Nord Africain (ONA). INWI est en effet un « spin off » d’un premier opérateur intitulé Wana, qui a accumulé des dizaines de millions d’euros de pertes sur un pari technologique obsolète, le CDMA. En catastrophe, l’autorité de régulation de télécoms au Maroc (ANRT) a accordé à Wana une licence GSM classique l’an dernier afin de permettre à l’opérateur de ne pas se diriger vers la faillite. Avec l’arrivée d’Orange et de ses techniques commerciales agressives, il se pourrait que la concurrence soit relancée, au bénéfice d’un consommateur marocain qui se plaint régulièrement de la cherté des communications, dans un marché qui est pourtant l’un des plus dynamiques d’Afrique.

Source: lalettremed.com

- Inauguration du câble à fibre optique Agadir-Dakhla

Le segment Agadir-Dakhla du câble Maroc Télécom à fibre optique Agadir-Aousserd a été inauguré jeudi, annonce un communiqué de Maroc Télécom publié jeudi.

D’une longueur totale de 1.150 km, le câble Agadir-Dakhla, qui a nécessité un investissement total de 260 millions de dirhams, permettra d’améliorer substantiellement la desserte des Provinces du Sud en service 3G et en Internet à haut débit, dit le communiqué.

Le câble sera ensuite prolongé jusqu’à Aousserd et mis en service dès le début de l’année 2011, selon le communiqué.

Intervenant lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles Technologies, M. Ahmed Reda Chami, a déclaré que « ce projet conforte la stratégie Maroc Numeric 2013 qui consiste à généraliser l’utilisation des technologies de l’information ».

Le réseau de câbles en fibre optique de Maroc Telecom compte à ce jour plus de 20.000 km

Source: afriscoop.net

- La puce RFID des passeports piratables à 70 mètres

Lors du Black Hat 2010, le chercheur Chris Paget a fait la démonstration que la fréquence radio des éléments d’identification, les ID tags, inscrits dans les puces RFID intégrées aux passeports US pouvait être captée à une centaine de mètres au moins !

Avec un matériel trouvé dans les rayons de différents magasins et sur eBay, le tout pour moins de 2 500 dollars, le chercheur a pu assembler un système qui, dit-il, lui a permis « de lire les balises contenues dans les puces RFID des passeports à une distance de 70 mètres. » Mais celui-ci pense que l’appareil placé dans de meilleures conditions pourrait atteindre les 300 mètres. Chris Paget est même prêt à le prouver au cours de la conférence, si quelqu’un lui donne accès à un toit.  « Ces puces RFID sont également utilisées dans les passeports canadiens et les permis de conduire délivrés par l’État de New York, » a t-il déclaré. Elles sont aussi utilisées pour le contrôle des stocks chez le leader de la grande distribution Wal-Mart.

Lecture des données cryptées

Le chercheur a indiqué qu’il ne savait pas précisément quelles données étaient stockées sur les puces puisqu’elles sont cryptées avec une clef MZR (Machine-Reable Zone ), mais selon lui, au minimum, il serait possible par recoupement d’identifier la provenance du titulaire du document. Le gouvernement américain déclare que les puces contiennent toutes les informations imprimées sur le passeport, y compris une copie numérique de la photo d’identité. Avec un peu de temps et de la puissance de calcul, la clef MZr peut toutefois être cassée. L’expert en sécurité Bruce Schneier a écrit sur son blog à propos des puces de ces documents: « cela signifie que les détenteurs de passeports diffusent en permanence leur nom, nationalité, âge, adresse et tout ce qui est inscrit sur la puce RFID. Donc, n’importe quelle personne en possession d’un lecteur peut avoir accès à ces informations, à l’insu du titulaire du passeport et sans son consentement. Les pickpockets, les kidnappeurs et les terroristes peuvent facilement – et subrepticement – repérer des ressortissants américains ou d’autres pays utilisant le même système, dans une foule », poursuit-il. Celui-ci a aussi imaginé différents scénarios dans lesquelles ces balises pourraient être utilisées, y compris si les gens étaient porteurs de ces puces de manière plus ordinaire. Par exemple, il a imaginé que les centres commerciaux pourraient balayer les clients et récolter les identifiants des visiteurs dès leur entrée dans le centre afin de les suivre et de créer un profil numérique pour chacun. « Cela pourrait fournir des informations précieuses en matière de marketing, »  écrit-il.

Une technologie facilement détournable

En général, les puces RFID sont activées par ondes radio. Elles utilisent ensuite l’énergie reçue pour répondre par un signal lui-même capté par un récepteur. «La balise est stimulée par l’onde radio pour être mise en route, puis la puissance diminue, » explique Chris Paget. Les puces EPC Gen 2 utilisées dans la démonstration qu’il a faite au Black Hat ajustent le niveau des ondes pour communiquer avec l’émetteur, après avoir absorbé une partie de l’énergie pour alimenter la puce, un peu à la manière dont fonctionnent les radars. Le chercheur a d’ailleurs utilisé les équations qui servent à calculer les performances des radars pour optimiser la norme des transmetteurs/récepteurs RFID qu’il a trouvé dans le commerce. Les puces utilisent la bande de fréquence ISM (Industrie, Sciences, Médecine) à 900 MHz, avec laquelle les opérateurs radio amateurs sont autorisés à communiquer, à condition d’accepter tout brouillage causé par leurs appareils ISM. Selon Chris Paget, « dans les applications RFID, la puissance maximale nécessaire pour transmettre des ondes radio vers les puces est de 1 watt. » Mais en faisant en sorte que l’émetteur se comporte plutôt comme une station radio amateur et en lui appliquant la puissance légale maximum de 1 500 watts, on fait monter la limite théorique supérieure de la plage de lecture de quelques mètres pieds à plus de 3 kilomètres. « Avec de grandes antennes et des émetteurs plus puissants, comme ceux utilisés par l’armée, on pourrait pousser cette limite à une centaine de kilomètres », explique-t-il.

Une sécurité insuffisante

Pour conclure, il est toutefois utile de préciser qu’en théorie, les passeports américains sont équipés d’une trame métallique censée bloquer la lecture de la puce quand le document de voyage est fermé. Ce qui ne semble pas avoir arrêté Chris Paget. Le test n’a pas encore été réalisé avec des passeports européens, mais la technique devrait être parfaitement utilisable à mois que le génie administratif français ait réussi pour une fois à devancer les hackers… De vrais étuis de protection radio faisant office de cage de Faraday sont toutefois commercialisés depuis la diffusion des passeports biométriques RFID. Un achat judicieux pour les vacances, notamment quand on doit patienter de longues heures dans un aéroport.

Source: lemondeinformatique.fr

RFID (Radio Frequency Identification : Identification par Fréquences Radio, IFR est sans doute trop compliqué à dire ou à écrire) : il s’agit de puces électroniques dont le rôle est de permettre de localiser (repérer) un produit pendant sa distribution, mais aussi après son achat. Ce système de surveillance des produits s’est vite mué en système de surveillance des citoyens. Détail piquant : les puces sont fabriquées par des sociétés américaines nommées Digital Angel (ange ou démon ?), Matrics (Néo, où es-tu ?), ou Alien Technology (au secours, Sigourney Weaver !). Humour ou cynisme ?

Source: neo-cretins.com

- France : Les centres d’appels au Maroc sont-ils menacés ?

L’annonce faite par le gouvernement Fillon de «préparer un plan pour lutter contre les délocalisations des centres d’appels», a fait mouche au Maroc. On y apprend que Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat à l’Emploi, étudie plusieurs pistes telles qu’une surtaxe «des appels provenant des sites implantés à l’étranger» et une aide financière destinée aux entreprises qui ne recourent pas aux délocalisations. Des assises nationales devraient se tenir à la rentrée.

Dès lors, comment lire cette annonce et quelle (s) conséquence (s) pour cette activité au Maroc ? Tout d’abord, il convient de (re)situer le cadre politico-économique. La France est plongée dans une crise économique structurelle avec des tensions sociales grandissantes. Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages, affaibli par les affaires (Bettencourt / Woerth). Tout cela le conduit à mener une politique économique teintée de protectionnisme voire de populisme.

Il faut savoir que cette annonce intervient au lendemain de l’annonce de suppression d’emplois (environ 800) au sein de Teleperformance, une entreprise de mise en relation client. Les syndicats sont montés au créneau pour dénoncer le transfert d’activité vers la Tunisie et le Maroc. La société justifiait ses licenciements par une baisse d’activité liée à la crise et non à un transfert d’activité vers des pays à bas coûts.

Reste que malgré la crise, les créations d’emplois restent significatives dans ce secteur en France. En effet, ce domaine d’activité emploie environ 300 000 personnes dont près de 70 000 dans les centres d’appels à l’étranger. Selon le ministère de l’Economie et des Finances, l’offshore représenterait plus de 60 000 salariés aujourd’hui, contre 10 000 en 2004. Parmi eux, 30 000 salariés travaillent à partir du Maroc, 12 000 de la Tunisie, le reste est réparti entre le Sénégal et l’île Maurice.

Par ailleurs, la «fuite» d’une partie des emplois n’aurait pas que des inconvénients. Loin s’en faut. L’externalisation et l’offshoring de ce service non stratégique pour les grands groupes, a permis a de nombreuses entreprises françaises (PME/ PMI/ TPE) de se créer, de se développer ou encore de se diversifier. Le Maroc, comme d’autres pays, a constitué et constitue un relais de croissance pour ce genre d’activités et bien d’autres encore.

La vision quelque peu idyllique de Laurent Wauquiez ne peut masquer les réalités économiques. Les prix sont sans cesse tirés vers le bas, des fois même sous la pression croissante des associations de consommateurs et du gouvernement. Les entreprises françaises ont donc suivi le mouvement et n’ont pas attendu le feu vert des politiques.

Du coup, il se pourrait bien que l’annonce politique exprimée par le gouvernement français se solde par un coup d’épée dans l’eau. En conclusion, peu de chance de voir des fermetures de centre d’appel au Maroc et ailleurs.

Source: yabiladi.com

- Siemens lance son offensive africaine

Le géant industriel allemand renforce ses investissements en Afrique avec en ligne de mire un triplement de ses ventes d’ici à 2012, principalement sur le créneau des énergies renouvelables.

Dans un communiqué daté du 9 juillet, le groupe allemand d’équipements électroniques et d’électrotechniques a annoncé une accélération de ses investissements en Afrique avec un apport supplémentaire de € 200 millions dans les deux années à venir. Son objectif est d’augmenter son volume d’affaires ainsi que ses points de vente dans le continent.

Peter Löscher, président et directeur exécutif de Siemens, a déclaré que l’Afrique offrait au groupe de « vastes opportunités de croissance » avant d’ajouter qu’ « en tant que pionnier dans le développement d’infrastructures éco-responsables, [Siemens] est un partenaire naturel pour la maîtrise des défis majeurs auquel ce continent doit faire face ». Pour lui, « les énergies renouvelables ont un potentiel énorme en Afrique ».

Objectif : 10 % de part de marché

Le conglomérat industriel allemand estime que les premiers projets à grande échelle de production électrique solaire et éolienne devraient être annoncés plus tard dans l’année, lorsque que quelques pays auront créé les conditions politiques requises. Le Maroc et la Tunisie prévoient ainsi d’investir respectivement $ 9 et 2 milliards dans des infrastructures produisant des énergies renouvelables. Dans ce contexte, P. Löscher a rappelé que Siemens était « le numéro 1 mondial sur les technologies de l’énergie ainsi que sur le marché de l’eau » et que pour pouvoir exploiter de telles opportunités, il « renforçait ses partenariats avec les entreprises et les institutions africaines ».

Siemens envisage de pénétrer le marché africain en y exportant des produits dotés de prix adaptés et spécialement développés pour les pays émergents. Il s’agit de matériels d’entrée de gamme qui disposent de moins de fonctions et dont le coût effectif a pu être significativement baissé. Le groupe basé à Berlin et Munich entend tripler ses commandes d’ici à 2012 pour atteindre un volume de $ 3 milliards. Sur un segment dont le marché africain est estimé à $ 30 milliards, Siemens espère donc atteindre d’ici à 2 ans une part de marché de 10 %.

Source: mtm-news.com