الهـــــاكرز المغاربة

- Anonymous ne s’attaquera pas à Facebook, Youtube et Twitter

Lorsque le groupe Anonymous s’est attaqué à de nombreux sites suite à la fermeture du site MegaUpload, une rumeur s’était répandue comme quoi ils prévoyaient de s’attaquer également à trois énormes sites : Facebook, Twitter et Youtube.

Mais leur anonymat peut provoquer ce genre de problème : n’importe qui peut lancer ce genre de rumeur et leur faire déclarer n’importe quoi. C’est pour cela qu’ils ont souhaité mettre les choses au clair avec cette vidéo en anglais (sous titrée en français), qui explique les motivations de ce groupe mystérieux.

Citoyens du monde,
Nous sommes Anonymous,
Nous requérons votre attention

Le 21 janvier 2012, une rumeur a été lancée sur la toile, selon laquelle notre groupe
s’attaquerait prochainement à des services tels que Youtube, Facebook, ou encore Twitter
si Megaupload n’était pas rétabli intégralement dans les soixante-douze heures.
Cette rumeur, relayée par de nombreux médias sans avoir préalablement vérifié leurs sources, est infondée et totalement en désaccord avec nos principes.

Nous sommes opposés à l’arrêt brutal de Megaupload, dont la mainmise par le FBI entraine, à travers le monde, une inaccessibilité totale pour des millions d’utilisateurs à des fichiers personnels totalement légaux. Anonymous s’oppose à toute attaque contre les medias qui constituent l’un des moyens d’expression les plus vitaux d’une démocratie, et que nous défendons.

Par ailleurs, les médias s’évertuent depuis longtemps à réduire notre groupe à « une poignée de pirates du Net ».
Anonymous ne saurait être défini comme tel : nous sommes le peuple. Tout le monde peut nous rejoindre : cherchez-nous et vous nous trouverez, nous n’avons pas de leader, uniquement des sensibilités, car nous ne sommes qu’une idée.
Nous sommes Anonymous.
Nous sommes partout.
Nous sommes tout le monde.
Nous sommes vos amis et votre famille,
vos professeurs et vos employeurs.
Nous sommes toujours plus nombreux!
Nous sommes blancs, noirs, hommes, femmes.
Nous luttons tous côte à côte pour un seul but:
Nous libérer d’une société qui cherche à contrôler
ce que nous pensons et ressentons.

Au travers de la communauté Anonymous, des actions collectives sont entreprises afin de dénoncer la perte de nos libertés, de notre notion du partage et de la connaissance.
Nous craignons de voir, à l’avenir, nos moyens de communiquer librement disparaître, et avec eux notre capacité à penser librement. Notre but n’est pas la destruction, mais l’expression libre d’un collectif responsable et actif. Nous avons conscience que nos actions peuvent être mal interprétées, voire détournées, c’est un risque que nous devons prendre pour être entendus. Nos méthodes peuvent être considérées comme agressives, parfois même violentes, mais ce n’est en aucun cas le but que nous recherchons. Notre collectif n’ayant pas de leader, nos interventions ont pour but d’agir avant tout dans l’intérêt général.

Nous réitérons nos propos afin que cela soit clair, nos interventions ne sont pas des actes de piraterie, mais la naissance d’une forme nouvelle et démocratique de manifestation pacifique. Ce que nous appelons une « cybermanifestation », est en réalité un sitting virtuel, dans la lignée des actions de Gandhi ainsi que des millions d’autres auparavant.
De plus nous rappelons qu’Anonymous s’oppose à toute attaque contre les medias, qui constituent la base de la démocratie et de la liberté.

Nous ne sommes pas et ne serons jamais vos ennemis, et encore moins des terroristes contrairement à ce que certains gouvernements et lobbies voudraient vous faire croire en nous marginalisant. Nous nous battons pour l’avenir de nos droits et nous nous levons en faveur de la liberté de chacun d’entre nous. Nous avons choisi de prendre le risque d’exprimer ce que nous pensons, déterminés à offrir un monde meilleur.

Anonymous n’est pas un simple groupe.
Anonymous est une identité représentée sous la forme d’une idée défendue, d’un idéal.
Anonymous est l’ambassadeur moderne d’une révolution entreprise depuis toujours contre la pensée unique.

Source: yeca.fr

- Le Maroc se dote de deux instances nationales de sécurité des systèmes d’information

Au Journal officiel du 17 octobre 2011, est paru le Décret n° 2.11.508 portant création de la Commission Stratégique de la Sécurité des Systèmes d’Information et le Décret n° 2.11.509 portant création d’uneDirection Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information. Les deux instances seront créées au sein de la direction de défense nationale.

La Commission Stratégique de la Sécurité des Systèmes d’Information

Ses rôles :

  • Établir les orientations stratégiques dans le domaine de la sécurité des Systèmes d’Information pour garantir la sécurité et l’intégrité des infrastructures critiques marocaines ;
  • L’approbation du plan d’action de la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information et l’évaluation de ces résultats ;
  • Délimitation des prérogatives de la Direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information ;
  • Statuer sur les projets de lois et des normes relatifs à la sécurité des systèmes d’information.

Son président :

  • Le ministre délégué chargé de l’administration de la défense nationale

Ses Membres

  • Ministre de l’intérieur ;
  • Ministre  des affaires étrangères et  de la coopération ;
  • Ministre de l’économie des finances ;
  • Ministre du commerce et de l’industrie et des nouvelles technologies ;
  • Inspecteur Général des Force Armées royales ;
  • Commandant de la gendarmerie Royale ;
  • Directeur général de la sureté nationale ;
  • Directeur général  des études et de la documentation (DGED – service secret);
  • Directeur général  de la surveillance  du territoire (DST – service Secret);
  • Le chef  du cinquième bureau de l’état majore général des  forces armées royales (5éme bureau – service secret);
  • Inspecteur des transmission  des forces armées royales;
  • Le directeur général de l’agence nationale de règlementation des télécommunication.

La direction Générale de la Sécurité des Systèmes d’Information

Ses rôles:

  • La coordination entre les différents ministères pour l’élaboration de la stratégie nationale de la sécurité des sytemes d’information ;
  • Veiller a  l’application des recommandations de la commission Stratégique de la Sécurité des Systèmes d’Information ;
  • Proposition et  de normes et standards de sécurité et gestion des autorisations  liées à l’utilisation des certificats électroniques ;
  • Assister et conseiller  les infrastructures publiques et privées à l’instauration de normes de sécurité des Systèmes d’information ;
  • Audit de sécurité des institutions publiques ;
  • Création avec les différents groupes ministériels d’un système de veille, d’interception et de réponses aux attaques sur les infrastructures informatiques du pays et la coordination de la réponse aux incidents ;
  • Maintenir la commission  informé de toute urgence ou menaces sur le système d’information du pays ;
  • Assurer  la veille technique en sécurité pour anticiper les attaques et proposer les améliorations adéquates ;
  • Élaborer et coordonner les relations  avec les organismes étrangers , en concertation avec  les directions concernées , dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information  ;
  • Proposer des cycles de formations et de sensibilisations à la sécurité des systèmes pour le compte des employés des « administration  et institutions publiques » .

Ses instances

  • Direction des Stratégies et de la régulation préparera la stratégie nationale dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information, la proposition de textes de loi, la vérification des autorisations des produits régulés et l’approbation des procédés et systèmes de création et vérification des certificats électroniques.
  • Direction d’assistance , formation, contrôle et expertise : qui s’occupera de la proposition des recommandations, normes, standards et guides techniques pour améliorer le niveau de la sécurité des systèmes d’information et d’assurer les  audit de sécurité   des institutions publiques.
  • Direction des systèmes d’information sécurisés qui s’occupera du développement de procédés et d’applications sécurisés pour le compte des institutions publiques.
  • Direction de la gestion du centre de veille, d’interception et de réponse aux incidents informatiques.

En attendant la suite … .

Source: hamza.ma

Hamza?

Consultant en Ethical Hacking et Test de Pénétration,
Consultant en développement sécurisée autour des technologie .NET,

لقاء مغربي جزائري مرتقب بوساطة سعودية يعقد في الرياض لتسوية الملفات العالقة بين البلدين

أفادت مصادر دبلوماسية عربية بالرباط أن لقاء جزائريا مغربيا يتوقع عقده بالمملكة العربية السعودية يبحث إعادة الاتصال بين البلدين لتسوية الملفات العالقة ووضع أسس جديدة للتعاون بين البلدين على ضوء ما تعرفه منطقة المغرب العربي من تحولات خاصة في تونس وليبيا

لقاء مغربي جزائري مرتقب بوساطة سعودية يعقد في الرياض لتسوية الملفات العالقة بين البلدين

 وقالت المصادر أن اتصالات لعقد أول لقاء بين البلدين يبحث في العلاقات الثنائية والوضع الإقليمي تتم منذ سقوط نظام الرئيس الليبي العقيد معمر القذافي وأيضا ما أفرزته أول انتخابات تونسية بعد سقوط نظام الرئيس زين العابدين بن علي من فوز لحزب النهضة ذي التوجهات الإسلامية

وأضافت المصادر ان اللقاءات ستتم على مستو عال ويشارك في افتتاحها مسؤولون سعوديون، الذين لن يبتعدوا كثيرا بعد ذلك عن ابواب قاعة اللقاءات في إشارة الى استعداد سعودي للتدخل في اية لحظة لضمان نتائج ايجابية ملموسة على صعيد العلاقات الثنائية الجزائرية المغربية وتنشيط تحرك مشترك لإعادة الروح لاتحاد المغرب العربي الذي تأسس 1989 ويضم الى جانب المغرب والجزائر كلا من ليبيا وتونس وموريتانيا الا انه يعرف جمودا منذ منتصف التسعينات بعد توتر عرفته العلاقات بين الرباط والجزائر

ودعا الملك محمد السادس يوم السبت الماضي الجزائر إلى التعاون لإعادة الروح للاتحاد المغاربي واقامة نظام مغاربي جديد يكون محركا حقيقيا للوحدة العربية وفاعلا رئيسا في التعاون الاورو متوسطي وفي استقرار وامن القارة الإفريقية

وأكد الملك محمد السادس استعداد بلاده، سواء على الصعيد الثنائي، وخاصة مع الجزائر في إطار الدينامية البناءة الحالية، أو على المستوى الجهوي، للتجسيد الجماعي لتطلعات الأجيال الحاضرة والصاعدة، إلى انبثاق نظام مغاربي جديد، يتجاوز الانغلاق والخلافات العقيمة، ليفسح المجال للحوار والتشاور، والتكامل والتضامن والتنمية

وكان المغرب في رده على دعوة مجلس التعاون الخليجي للانضمام إلى عضوية المجلس قد أكد أن وضعه الطبيعي هو في الإطار المغاربي

وقالت المصادر لـ’القدس العربي’ أن موضوع فتح الحدود المغلقة بين البلدين منذ صيف 1994 والتعاون الأمني خاصة بعد النشاط المتزايد في منطقة الساحل لتنظيم القاعدة في بلاد المغرب الإسلامي وتعزيز التحول الديمقراطي السلمي والإصلاح السياسي مع الأخذ بعين الاعتبار الأوضاع الخاصة لكل بلد مغاربي تشكل المحاور الأساسية للمباحثات التي ترك لها الزمن مفتوحا

ودعا عضو سابق بجبهة التحرير الوطني الجزائرية وبمجلس الأمة الرئيس الجزائري عبد العزيز بوتفليقة إلى التعجيل بفتح الحدود مع المغرب في أقرب وقت ممكن لما يمثله غلق الحدود من’خسارة حقيقية وكبيرة للجزائر والمغرب، وضربة موجعة لاقتصاد البلدين السائرين في طريق النمو’. وسجل جمال الدين حبيبي أن الاستمرار في غلق الحدود بين البلدين سيساهم كذلك في انتشار واستفحال ظاهرة التهريب بشكل كبير. وأبرز أن تعطيل قيام الاتحاد المغاربي لحد الآن هو أحد الأسباب الرئيسية التي أنتجت الركود والتخلف الذي يتخبط فيه المواطن المغاربي، وأدت إلى الجمود الاقتصادي الذي جعل بلدان المنطقة المغاربية تتأخر عن مواكبة التطورات الحاصلة والتكتلات الاقتصادية القائمة على مستوى العالم على غرار الاتحاد الأوروبي

Source: hibapress.com

- ALGERIE/ Trois Européens enlevés par Al-Qaïda

Deux coopérants espagnols et une Italienne ont été enlevés hier dans un camp de réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, dans une attaque attribuée par le Front Polisario à la branche maghrébine d’Al-Qaïda, Aqmi.

Les trois Européens, selon le ministère espagnol des Affaires étrangères, ont été enlevés de nuit dans le camp de Rabuni, où ils travaillaient pour des associations d’aide aux nombreux réfugiés sahraouis installés dans cette région, située aux portes du Sahara occidental et proche de la Mauritanie et du Mali.

Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie et qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental vis-à-vis du Maroc, a accusé l’Aqmi d’être derrière ce triple enlèvement et affirmé que les ravisseurs s’étaient infiltrés depuis le Mali.

Selon un représentant d’une ONG espagnole à laquelle appartient l’une des femmes enlevées, des coups de feu ont été tirés lors de l’attaque, qui aurait fait deux blessés. Les trois coopérants sont deux femmes, une Espagnole et une Italienne, et un homme, un Espagnol.

« J’accuse directement Al-Qaïda au Maghreb d’être derrière l’enlèvement des trois étrangers », a déclaré l’ambassadeur sahraoui et représentant du Polisario à Alger, Brahim Ghali. Selon lui, il s’agit des premiers enlèvements d’occidentaux dans cette région.

Le Polisario a affirmé que les trois Européens ont été enlevés à 23 h 54 locales par des « terroristes ».

« Les ravisseurs, infiltrés à partir du territoire malien, ont attaqué le siège de réception des étrangers dans les camps de réfugiés à l’ouest de Tindouf, utilisant une voiture tout-terrain et des armes à feu », a affirmé le ministère sahraoui de l’Information. « Les terroristes ont repris le même chemin par lequel ils sont venus », avec les otages.

Une source sécuritaire mauritanienne a également avancé la piste d’Aqmi. « Les deux Espagnols et l’Italien enlevés auraient été pris en otage par des éléments d’Aqmi relevant de l’autorité de Moktar Belewar », chef algérien d’une branche d’Aqmi.

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez, a assuré que son gouvernement « travaillait avec les gouvernements de la région », mais agissait « avec une grande prudence », afin que « les coopérants soient libérés dès que possible. »

Source: lest-eclair.fr

- Le Maroc élu au Conseil de sécurité de l’ONU

Le Maroc a été élu, vendredi, au premier tour et à une écrasante majorité, nouveau membre non permanent du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans à compter du 1er janvier 2012, à l’issue d’un vote des 193 Etats membres de l’ONU.

Le Maroc a été élu au premier tour et à une écrasante majorité des voix (151 sur les 129 requises), membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, pour un mandat de deux ans à compter du 1er janvier 2012, à l’issue d’un vote des 193 Etats membres de l’ONU. Il s’agit du troisième mandat du Royaume au sein de l’Organe exécutif de l’ONU, après y avoir siégé en 1963-1964 et 1992-1993. 

 

Le ministre des Affaires étrangères marocain a déclaré qu’ »une large majorité d’Etats africains avaient décidé de montrer leur solidarité avec le Maroc », en référence au fait que Rabat ne fait pas partie de l’Union africaine (UA).

Pour plusieurs observateurs, il était « tout à fait évident » que le siège revienne au Maroc, en raison notamment des liens très étroits qui lient le Royaume à plusieurs pays et groupements régionaux et la place qu’il occupe sur la scène internationale.

Le Maroc est un ancien et actif partenaire de l’Europe, avec laquelle, il est engagé dans un statut avancé et spécifique. Avec l’Amérique du Nord, il partage des liens solides, concrétisés à travers l’accord de libre échange (FTA), une première avec un pays arabe, africain et musulman.

Il entretient des liens très étroits avec l’Amérique Latine. Aujourd’hui cinq millions de Marocains parlent l’espagnol.

Le Maroc est « partie intégrante de l’Afrique et un pionnier de son intégration », a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, lors d’une réception donnée jeudi soir à New York, en présence des Etats membres des Nations Unies ainsi que de hauts responsables du Secrétariat et des médias accrédités à l’ONU.

La candidature du Maroc est en « premier lieu et avant tout, une candidature de l’Afrique au service de l’Afrique », a-t-il dit, mettant en avant l’engagement total du Maroc à « tirer profit de son mandat » au sein du Conseil de sécurité pour « promouvoir la voix du continent et défendre ses intérêts ».

Lors d’une réunion organisée auparavant avec une quarantaine d’ambassadeurs africains, le ministre a évoqué les préoccupations communes, tout en soulignant l’importante coopération qui lie le Maroc à ces pays.

Le Conseil de sécurité compte quinze membres, cinq permanents (France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie et Chine) et dix élus temporairement, sans droit de veto. Avec la présence de l’Inde et du Pakistan l’an prochain, sept des quinze membres seront des puissances nucléaires.

Le Liban, le Nigeria, le Gabon, la Bosnie et le Brésil vont quitter le Conseil en janvier. Les quatre membres non permanents qui continueront à siéger en plus de l’Inde seront la Colombie, l’Allemagne, le Portugal et l’Afrique du Sud.

Source: atlasinfo.fr


- Kadhafi mort, quel avenir pour Assad et Saleh?

En Syrie comme au Yémen, les manifestants semblent galvanisés par la fin du dictateur libyen. Les présidents syriens et yéménites entendront-ils le message?

Kadhafi mort, quel avenir pour Assad et Saleh?

Les présidents syrien et yéménite sont-ils les prochains à tomber, après Kadhafi, Moubarak et Ben Ali? C’est ce que suggère cette pancarte brandie par une activiste libanaise à Beyrouth ce vendredi.

Ben Ali a fui la Tunisie, Moubarak est jugé en Egypte, Kadhafi est le premier dirigeant non seulement renversé mais tué pendant le « printemps arabe ». Le New York Times note d’ailleurs ce vendredi que le sort des tyrans déchus est « chaque fois un peu plus extrême ». Et regarde désormais en direction de la Syrie et du Yémen, les deux pays où la contestation est la plus vive actuellement. « On ignore encore quelles leçons vont en tirer Bachar el-Assad et Ali Abdallah Saleh », qui s’accrochent encore au pouvoir à Damas et à Sanaa.

« Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar »

Les manifestants, eux, savent déjà quel enseignement retenir, ou plutôt quelle question poser: à qui le tour? En Syrie, un même cri résonne dans les rues et sur les réseaux sociaux, ce vendredi: « Kadhafi est parti, à ton tour Bachar. » « Prépare-toi Bachar! », reprennent en choeur les manifestants anti-Assad, à Damas et Homs, comme dans les provinces d’Idlib et de Deir al-Zor, note Reuters.
« Plus le tyran résiste, plus son châtiment est horrible. (…) Il semble que Bachar sera crucifié au centre de Damas », prédit de son côté un internaute mentionné par l’AFP. Sur leur page Facebook, les contestataires syriens s’adressent à leur président en lui demandant: « Est-ce-que tu vas fuir comme Kadhafi et ton peuple te poursuivra de maison en maison? ». Une allusion limpide à un discours du « Guide » libyen, qui promettait de débusquer ainsi tous ses opposants.

Au Yémen aussi, la mort de Kadhafi semble enhardir les protestataires. « Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar », ont scandé des dizaines de milliers de Yéménites, dans la capitale pour réclamer le départ du président Saleh. « Toute dictateur a une fin », ont espéré les manifestants, sur le boulevard Sittine dans l’est de la ville, scandant aussi un autre slogan refusant « toute immunité et toute garantie » au chef de l’Etat et aux membres de sa famille.

« La mort de Kadhafi a galvanisé tous les révolutionnaires dans le monde et au Yémen en particulier », estime Walid al-Ammari, l’un des porte-parole de la coordination des jeunes qui organisent les manifestations. La colère du peuple yéménite est sans doute également alimentée par la perspective du vote d’une résolution condamnant la répression au Yémen, ce vendredi justement.

Du Caire à Rabat, la presse arabe rebondit aussi sur l’événement historique de jeudi. « Le troisième tyran, mort dans un trou », titre le quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm. « Quarante-deux ans de Kadhafi au pouvoir s’achèvent en deux balles », relève le quotidien libanais An Nahar. « C’est une leçon également pour les peuples qui ne doivent plus applaudir des chefs qui deviennent leurs bourreaux ». Pour le quotidien palestinien Al Qods, « ces tyrans doivent savoir que du moment où vous pointez les armes contre votre propre peuple, vous perdez votre légitimité ».
Le quotidien britannique The Guardian estime de son côté « qu’il n’aurait pu y avoir de signe plus prophétique pour les tyrans encore en place que celui du corps de Kadhafi emmené à l’arrière d’un camion ». « C’est le sort qui pourrait attendre Assad, ainsi que Saleh, et il faut qu’ils le sachent », écrit encore le journal.

Assad et Saleh resteront-ils « aveugles »?

Mais les deux hommes comprendront-ils le message? Jusqu’à présent, le régime Assad a répondu par une répression sanglante qui a fait 3000 morts depuis le début de la contestation en mars, dont 13 ce vendredi. L’ONU a haussé le ton, mais n’a toujours pas trouvé les mots pour la condamner dans une résolution. Elle devrait les trouver, ce vendredi donc, pour répondre à Saleh, mais avec quel impact? Blessé dans un attentat à la bombe à Sanaa, hospitalisé de longues semaines en Arabie saoudite, le dirigeant yéménite est néanmoins revenu sur le sol yéménite, promettant de mettre en place la transition… sans que cela aboutisse.

Les dictateurs sont « aveugles », par définition, estime Hilal Kashan, professeur de sciences politiques à l’Université américaine de Beyrouth. « Ils ne voient pas les choses de la même manière que le peuple, qui les voit de l’extérieur. Ils sont déconnectés de la réalité. Ils pensent qu’ils vont survivre. » Le colonel Kadhafi le croyait aussi et appelait les Libyens à manifester « par millions » contre le nouveau pouvoir, deux semaines avant sa mort. Ce sont bien des millions de Libyens qui sont descendus dans les rues de Tripoli et de Syrte, ce jeudi. Mais c’est sa fin qu’ils célébraient, et l’avènement d’une nouvelle Libye. Sans lui.

Source: lexpress.fr

- Nouvelles prisons pour les détenus dangereux

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion semble bien déterminée à poursuivre son plan de modernisation des prisons marocaines.
Elle vient de rendre opérationnel l’établissement pénitentiaire Toulala 2 à Meknès en attendant d’inaugurer la prison centrale  Moul El Barghi, à 30 km de Safi et la création d’une force d’intervention. Le plan de modernisation des prisons marocaines semble donc bien engagé.

Destinés à recevoir les détenus dangereux ou condamnés à des peines très longues ou à la peine capitale en instance d’exécution, les deux établissements pénitentiaires ont été construits, sur le plan urbanistique, en conformité avec les normes internationales et dotés d’équipements technologiques modernes (caméra de surveillance, salle de contrôle, scanner, extincteurs…). Il s’agit donc de deux établissements fermés à très haute sécurité où le mode d’emprisonnement pratiqué est, en théorie, l’encellulement individuel.
Ces prisons sont entourées d’un mur d’enceinte lisse, haut d’une dizaine de mètres et d’un chemin de ronde où circulent des agents armés de jour et de nuit. L’accès au chemin de ronde est interdit aux détenus sous n’importe quel prétexte.
Le dispositif extérieur de sécurité est complété par un « mirador » qui domine toute la prison et où un ou plusieurs agents montent la garde jour et nuit.
A l’intérieur, la détention est divisée en pavillons et quartiers destinés à opérer le tri des différentes catégories de prisonniers et comportant notamment, des quartiers cellulaires, le pavillon disciplinaire, le quartier de l’isolement et  le quartier des condamnés à mort, qui obéissent chacun à une réglementation particulière adaptée à la catégorie de détenus qui s’y trouve incarcérée.
Des « écluses » de sécurité limitent le mouvement des prisonniers entre les quartiers et permettent d’organiser leur circulation entre les quartiers ou dans les couloirs de façon à éviter que plusieurs détenus ne se trouvent même temps au même endroit.
La modernisation du parc immobilier pénitentiaire passe également par l’abandon des vieilles prisons. L’administration de Hafid Benhachem,  projette de libérer la prison d’Ain Kadouss à Fès ainsi que celles de Tanger, Salé et Marrakech. D’ailleurs plusieurs prisons ont été déjà libérées. C’est le cas des anciennes prisons de Tétouan, Casablanca, Khouribga et Béni-Mellal.
Le revenu de l’assiette foncière libérée sera consacré à la création de nouvelles prisons modernes.
L’administration pénitentiaire estime que la réussite de ce plan passe également par le renforcement de la sécurité des lieux de détention. Ainsi, elle  compte créer des forces d’intervention rapide au niveau régional et de chaque prison.
Les derniers événements de la prison Zaki à Salé ont démontré l’incapacité des agents pénitentiaires à affronter les mutineries et la nécessité de se doter de forces d’intervention rapide.
Ainsi, chaque prison sera dotée d’une force constituée d’agents pénitentiaires formés et équipés et assistés dans les cas de force majeure par des forces d’intervention régionale, nombreuses et mieux équipées.
Lancée il y a près d’une année, la stratégie de modernisation des établissements pénitentiaires avait pour principal objectif d’assurer aux détenus les meilleures conditions de détention en vue de  combattre la récidive et de permettre une bonne réinsertion. Mais, la gestion d’une telle stratégie implique la disposition d’un nombre suffisant de cadres administratifs, techniques et de sécurité, compétents et opérationnels. Or, le talon d’Achille du système pénitentiaire marocain se trouve être justement l’élément humain auquel il faut remédier.

Source: libe.ma

- Quel avenir pour la Libye?

La Tunisie et l’Égypte venaient de faire leur révolution. Les régimes dictatoriaux tombaient comme des châteaux de cartes dans cette région du monde. Tous les patrons de presse de la planète croyaient que Mouammar Kadhafi, après 42 ans au pouvoir, n’en avait plus que pour quelques jours.


Comme des dizaines d’autres médias étrangers, nous avions choisi d’attendre la chute de Tripoli à la frontière tunisienne, question de pouvoir accéder en trois petites heures à la capitale. Nous imaginions déjà la libération, les foules en liesse.

Cela ne s’est pas passé comme ça. Tous les jours, pendant trois semaines, mon collègue du Globe and Mail et moi observions le drapeau qui flottait au-dessus du poste frontière libyen. Il restait obstinément vert. La couleur du régime Kadhafi.

Les journalistes ont fini par plier bagage.

Plusieurs semaines plus tard, un ami tunisien m’a écrit: le drapeau vert avait disparu. Les rebelles avaient enfin pris le poste frontière. Mais Tripoli restait encore fermement sous la poigne du colonel Kadhafi.

Il aura fallu six mois, et des milliers de morts pour y arriver. Hier soir, la chute de Tripoli semblait imminente, inévitable. Mais en six mois, l’euphorie du printemps arabe a eu le temps de se dissiper.

«Nous allons gagner cette guerre», disait hier un rebelle à un journaliste britannique, aux portes de Tripoli. Pourquoi? «Parce que nous croyons en Dieu. En Dieu et en l’OTAN.» Au loin, des frappes régulières – et sans doute meurtrières – ouvraient la voie des insurgés jusqu’au coeur de la capitale.

Rappelons que l’aviation de l’OTAN devait mettre en oeuvre une résolution de l’ONU visant à protéger les civils.

Les partisans de l’intervention espéraient toutefois que le régime libyen, détesté de son peuple, n’aurait besoin que de cette petite poussée militaire pour tomber. Que des frappes limitées et ciblées feraient le travail rapidement et sans (trop) de dommages collatéraux.

Au contraire, le conflit a été long et sanglant. Il est clair, désormais, que sans les forces de l’OTAN, commandées par le lieutenant-général québécois Charles Bouchard, les rebelles, incompétents et mal équipés, n’auraient jamais gagné cette guerre.

Le spectre de l’Irak

Avec l’appui de l’OTAN, ce n’était qu’une question de temps avant que la capitale ne tombe aux mains des insurgés. Depuis plusieurs semaines déjà, la question qui hantait la communauté internationale n’était plus «quand», mais surtout «comment».

Comment se passera la transition? Le pays risque-t-il de s’enfoncer dans une guerre tribale? Les islamistes s’approprieront-ils le soulèvement? Les hommes restés loyaux à Kadhafi mettront-ils la Libye à feu et à sang?

Les journalistes présents à Tripoli hier soir faisaient état des scènes de jubilation au passage des convois des rebelles qui roulaient dans la capitale. De nombreux combattants armés auraient fait défection pour passer du côté des insurgés. Les gens chantaient, tiraient des coups de feu en guise de célébration.

C’est un moment d’extase exceptionnel, qui rappelle la chute d’une autre capitale. Le 9 avril 2003, Bagdad tombait sous les cris de joie de ses habitants, qui se défoulaient à pieds joints sur les innombrables portraits et statues de Saddam Hussein.

On nous avait présenté cette journée comme la fin d’un conflit. C’en était pourtant que le début. L’invasion américaine a lâché sur l’Irak des forces dévastatrices dont les États-Unis ne soupçonnaient ni la puissance ni même l’existence.

Alors, quel avenir pour la Libye? Il est trop tôt pour le dire. Les optimistes miseront sur la soif de liberté, de justice et de démocratie des Libyens eux-mêmes.

Et leur soif est immense. Après tout, ils n’ont pas attendu la chute du régime pendant trois semaines, comme les journalistes massés ce printemps à la frontière tunisienne. Ou même pendant six mois. Ils attendent ce moment depuis 42 ans.

Source: cyberpresse.ca

أوباما: الإرهاب الفردي هو الخطر القادم

اعتبر الرئيس الأميركي باراك أوباما أن الخطر المستقبلي الذي يتهدد بلاده ليس هجمات كبرى تقوم بها تنظيمات، بل أعمالا فردية على غرار ما حدث في النرويج مؤخرا. وقال إنه يجب عدم التخوف من عملية « إرهابية كبيرة ومنظمة » أكثر من عملية يقوم بها « ذئب متوحد »، وذلك قبل أيام من الذكرى العاشرة لأحداث 11 سبتمبر/أيلول 2001


وأوضح الرئيس الأميركي أن « الخطر الذي يقلقنا خصوصا في هذه المرحلة هو خطر (ذئب متوحد) أي شخص قادر على القيام بمجزرة كبيرة فقط بواسطة سلاح كما حصل مؤخرا في النرويج »، في إشارة إلى النرويجي أندريس بيهرينغ بريفيك المتهم بقتل 77 شخصا في أوسلو يوم 22 يوليو/تموز الماضي

وأضاف أوباما في مقابلة بثتها الثلاثاء شبكة تلفزيون « سي.أن.أن » الإخبارية أن « السيناريو الأكثر ترجيحا هو أننا يجب علينا أن نحتاط الآن بشكل أكبر من عملية ينفذها شخص يعمل منفردا أكثر من هجوم إرهابي منسق بشكل جيد »

وكان الرئيس الأميركي يتحدث في إطار جولة بحافلة عبر ثلاث ولايات رئيسية في شمال البلاد بدأها الاثنين، وأطلق تصريحاته تلك في معرض الرد على سؤال حول خطر حصول هجمات مع اقتراب ذكرى أحداث 11 سبتمبر/أيلول 2001، أو الرد على هجوم انتقامي متوقع ردا على مقتل زعيم تنظيم القاعدة أسامة بن لادن

ومضى الرئيس الأميركي قائلا « عندما يكون لديك شخص فقد صوابه أو مدفوع بعقيدة بغيضة، فإنه يمكنه أن يلحق الكثير من الأذى، ومن الصعب بشكل كبير أن تتعقب أولئك الأشخاص الذي يعملون بشكل منفرد »

وتحدث أوباما عن تحقيق « تقدم استثنائي » في الحد من قدرات تنظيم القاعدة الذي تتهمه واشنطن بالمسؤولية عن الهجمات التي شنت بطائرات ركاب مخطوفة في نيويورك وواشنطن يوم 11 سبتمبر/أيلول 2001

وأكد أوباما أن المسؤولين الأميركيين « يراقبون المخاطر الكبيرة باستمرار »، وأن الحملات التي قامت بها الولايات المتحدة جعلت من القاعدة « منظمة ضعيفة مع قدرات أقل مما كانت عليه قبل عامين أو ثلاثة أعوام »

ومع ذلك شدد الرئيس الأميركي بقوله « يجب مع ذلك أن نبقى حذرين.. من الآن فصاعدا لن نتخلى عن الحذر.. إنه في طبيعة مهمتنا »، داعيا إلى اتخاذ إجراءات أمنية « مهمة جدا » وإلى « حذر أكبر » مع اقتراب الذكرى العاشرة لأحداث 11 سبتمبر/أيلول2001