- CAN 2012 : le Maroc de Gerets défie la Tunisie lundi
Written by Abdo Posted on jan 22, 2012, 22 h 23 min

Pour beaucoup, la rencontre entre les deux équipes maghrébines Maroc-Tunisie lundi est celle qui décidera de la première place du groupe C de la CAN-2012, mais le Gabon, pays hôte, entend bien tenir son rôle de tête de série face au Niger qui aimerait jouer les trouble-fête. En attendant, la rencontre entre Marocains et Tunisiens s’annonce électrique, entre deux nations qui ne s’apprécient que très peu.
Gerets, le gourou du Maroc
« C’est une Coupe d’Afrique des Nations. Tout peut arriver. Tu ne peux jamais rien prévoir », souligne Eric Gerets, le sélectionneur belge du Maroc, dont l’équipe fait figure de favorite du groupe.
Après des années de vache maigre malgré des joueurs de classe, le Maroc semble enfin avoir retrouvé une équipe digne de son rang sous la baguette de l’ancien coach de l’Olympique de Marseille.
Gerets a su faire l’amalgame entre les magiciens Marouane Chamakh (Arsenal) ou Youssef Hadji (Rennes), les professionnels confirmés Abdelhamid El Kaoutari (Montpellier), Houcine Kharja (Fiorentina), Karim Ahmadi (Feyenoord) ou Younès Belhanda (Montpellier) et les joueurs de moindre renom. Il a aussi su intégrer quelques jeunes appelés à un bel avenir comme Noureddine Amrabat (Kayserispor/TUR) ou l’ancien Caennais Youssef El Arabi. Le sélectionneur belge se méfie de la Tunisie: « On ne peut jamais prévoir » et estime que celui qui « marque le premier » prendra un gros avantage.
L’avant-centre de la Tunisie Issam Jemâa (27 ans), meilleur buteur des qualifications à la Coupe d’Afrique 2012, espère bien ouvrir le score. Il affirmait récemment: « Ce sera dur pour les deux équipes et on sait bien que le premier match dans ce genre de compétition est très important. C’est la clé de la réussite pour la suite du tournoi. Nous ferons tout pour gagner ce premier match, ce qui nous mettrait en confiance pour aller plus loin ».
Gabon – Niger : Rohr vs Courbis
Selon le sélectionneur gabonais Gernot Rohr, « le Maroc est favori sur le papier » mais, pour lui, « la Tunisie est du même niveau avec notamment une excellente défense ». Mais pour l’instant, le coach gabonais doit se concentrer sur son équipe et sa stérilité offensive malgré la présence du Niçois Eric Mouloungui et du Stéphanois Pierre-Emerick Aubameyang. Le Gabon joue gros face au Niger, qui est une des énigmes de cette CAN. « La victoire est impérative lors du premier match », souligne le gardien gabonais Didier Ovono-Ebang.
« Il ne faut pas sous-estimer le Niger », précise Rohr, rappelant que le pays s’est qualifié dans un groupe où l’Afrique du Sud et surtout l’Egypte, triple tenante du titre, sont restées sur le carreau.
La présence de Rolland Courbis dans l’encadrement du Niger ajoute du piment médiatique à ce groupe. « Ce qui m’inquiète, c’est que la sélection (du Niger) a pris tous ses points à domicile. Et que la CAN se joue à l’extérieur ! C’est un contexte particulier », affirme cet autre ancien entraîneur de Marseille.

Calendrier de la Coupe d’Afrique des nations :
21 janvier (GrA), à Bata:
Guinée équatoriale - Libye 1 – 0
Sénégal - Zambie 1 – 2
22 janvier (GrB), à Malabo
Côte d’Ivoire - Soudan 1 – 0
(20h00) Burkina Faso – Angola
23 janvier (GrC), à Libreville
(17h00) Gabon – Niger
(20h00) Maroc – Tunisie
24 janvier (GrD), à Franceville
(17h00) Ghana – Botswana
(20h00) Mali – Guinée
25 janvier (GrA), à Bata
(17h00) Libye – Zambie
(20h00) Guinée équatoriale – Sénégal
26 janvier (GrB), à Malabo
(17h00) Soudan – Angola
(20h00) Côte d’Ivoire – Burkina Faso
27 janvier (GrC), à Libreville
(17h00) Niger – Tunisie
(20h00) Gabon – Maroc
28 janvier (GrD), à Franceville
(17h00) Botswana – Guinée
(20h00) Ghana – Mali
29 janvier (GrA)
(19h00) A Bata: Libye – Sénégal
(19h00) A Malabo: Guinée équatoriale – Zambie
30 janvier (GrB)
(19h00) A Bata: Soudan – Burkina Faso
(19h00) A Malabo: Côte d’Ivoire – Angola
31 janvier (GrC)
(19h00) A Libreville: Niger – Marco
(19h00) A Franceville: Gabon – Tunisie
1er février (GrD)
(19h00) A Libreville: Botswana – Mali
(19h00) A Franceville: Ghana – Guinée
QUARTS DE FINALE
4 février
(17h00) A Bata: vainqueur groupe A – 2e groupe B (quart 1)
(20h00) A Malabo: vainqueur groupe B – 2e groupe A (quart 2)
5 février
(17h00) A Libreville: vainqueur groupe C – 2e groupe D (quart 3)
(20h00) A Franceville: vainqueur groupe D – 2e groupe C (quart 4)
DEMI-FINALES
8 février
(17h00) A Bata: vainqueur quart 1 – vainqueur quart 3
(20h00) A Libreville: vainqueur quart 2 – vainqueur quart 4
MATCH POUR LA TROISIEME PLACE
(20h00) 11 février à Malabo
FINALE
(20h00) 12 février à Libreville
Les surnoms des 16 équipes qualifiées pour la CAN-2012
Angola: les Palancas Negras (antilopes noires)
Botswana: les Zèbres
Burkina Faso: les Etalons
Côte d’Ivoire: les Eléphants
Gabon: les Panthères
Ghana: les Black Stars (étoiles noires), dérivé de Black Star (surnom de l’équipe elle-même)
Guinée: le Syli national (équipe nationale)
Guinée équatoriale: le Nzalang (« tonnerre » en langue fang)
Libye: les Chevaliers de la Méditerranée
Mali: les Aigles
Maroc: les Lions de l’Atlas
Niger: les Ménas (gazelles)
Sénégal: les Lions de la Teranga
Soudan: les Faucons de Jediane, les Crocodiles du Nil
Tunisie: les Aigles de Carthage
Zambie: les Chipolopolos (boulets de cuivre)
Source: rtl.fr
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- Kadhafi mort, quel avenir pour Assad et Saleh?
Written by Abdo Posted on oct 21, 2011, 22 h 44 min
En Syrie comme au Yémen, les manifestants semblent galvanisés par la fin du dictateur libyen. Les présidents syriens et yéménites entendront-ils le message?

Les présidents syrien et yéménite sont-ils les prochains à tomber, après Kadhafi, Moubarak et Ben Ali? C’est ce que suggère cette pancarte brandie par une activiste libanaise à Beyrouth ce vendredi.
Ben Ali a fui la Tunisie, Moubarak est jugé en Egypte, Kadhafi est le premier dirigeant non seulement renversé mais tué pendant le « printemps arabe ». Le New York Times note d’ailleurs ce vendredi que le sort des tyrans déchus est « chaque fois un peu plus extrême ». Et regarde désormais en direction de la Syrie et du Yémen, les deux pays où la contestation est la plus vive actuellement. « On ignore encore quelles leçons vont en tirer Bachar el-Assad et Ali Abdallah Saleh », qui s’accrochent encore au pouvoir à Damas et à Sanaa.
« Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar »
Les manifestants, eux, savent déjà quel enseignement retenir, ou plutôt quelle question poser: à qui le tour? En Syrie, un même cri résonne dans les rues et sur les réseaux sociaux, ce vendredi: « Kadhafi est parti, à ton tour Bachar. » « Prépare-toi Bachar! », reprennent en choeur les manifestants anti-Assad, à Damas et Homs, comme dans les provinces d’Idlib et de Deir al-Zor, note Reuters.
« Plus le tyran résiste, plus son châtiment est horrible. (…) Il semble que Bachar sera crucifié au centre de Damas », prédit de son côté un internaute mentionné par l’AFP. Sur leur page Facebook, les contestataires syriens s’adressent à leur président en lui demandant: « Est-ce-que tu vas fuir comme Kadhafi et ton peuple te poursuivra de maison en maison? ». Une allusion limpide à un discours du « Guide » libyen, qui promettait de débusquer ainsi tous ses opposants.
Au Yémen aussi, la mort de Kadhafi semble enhardir les protestataires. « Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar », ont scandé des dizaines de milliers de Yéménites, dans la capitale pour réclamer le départ du président Saleh. « Toute dictateur a une fin », ont espéré les manifestants, sur le boulevard Sittine dans l’est de la ville, scandant aussi un autre slogan refusant « toute immunité et toute garantie » au chef de l’Etat et aux membres de sa famille.
« La mort de Kadhafi a galvanisé tous les révolutionnaires dans le monde et au Yémen en particulier », estime Walid al-Ammari, l’un des porte-parole de la coordination des jeunes qui organisent les manifestations. La colère du peuple yéménite est sans doute également alimentée par la perspective du vote d’une résolution condamnant la répression au Yémen, ce vendredi justement.
Du Caire à Rabat, la presse arabe rebondit aussi sur l’événement historique de jeudi. « Le troisième tyran, mort dans un trou », titre le quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm. « Quarante-deux ans de Kadhafi au pouvoir s’achèvent en deux balles », relève le quotidien libanais An Nahar. « C’est une leçon également pour les peuples qui ne doivent plus applaudir des chefs qui deviennent leurs bourreaux ». Pour le quotidien palestinien Al Qods, « ces tyrans doivent savoir que du moment où vous pointez les armes contre votre propre peuple, vous perdez votre légitimité ».
Le quotidien britannique The Guardian estime de son côté « qu’il n’aurait pu y avoir de signe plus prophétique pour les tyrans encore en place que celui du corps de Kadhafi emmené à l’arrière d’un camion ». « C’est le sort qui pourrait attendre Assad, ainsi que Saleh, et il faut qu’ils le sachent », écrit encore le journal.
Assad et Saleh resteront-ils « aveugles »?
Mais les deux hommes comprendront-ils le message? Jusqu’à présent, le régime Assad a répondu par une répression sanglante qui a fait 3000 morts depuis le début de la contestation en mars, dont 13 ce vendredi. L’ONU a haussé le ton, mais n’a toujours pas trouvé les mots pour la condamner dans une résolution. Elle devrait les trouver, ce vendredi donc, pour répondre à Saleh, mais avec quel impact? Blessé dans un attentat à la bombe à Sanaa, hospitalisé de longues semaines en Arabie saoudite, le dirigeant yéménite est néanmoins revenu sur le sol yéménite, promettant de mettre en place la transition… sans que cela aboutisse.
Les dictateurs sont « aveugles », par définition, estime Hilal Kashan, professeur de sciences politiques à l’Université américaine de Beyrouth. « Ils ne voient pas les choses de la même manière que le peuple, qui les voit de l’extérieur. Ils sont déconnectés de la réalité. Ils pensent qu’ils vont survivre. » Le colonel Kadhafi le croyait aussi et appelait les Libyens à manifester « par millions » contre le nouveau pouvoir, deux semaines avant sa mort. Ce sont bien des millions de Libyens qui sont descendus dans les rues de Tripoli et de Syrte, ce jeudi. Mais c’est sa fin qu’ils célébraient, et l’avènement d’une nouvelle Libye. Sans lui.
Source: lexpress.fr
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- Quel avenir pour la Libye?
Written by Abdo Posted on août 22, 2011, 12 h 20 min
La Tunisie et l’Égypte venaient de faire leur révolution. Les régimes dictatoriaux tombaient comme des châteaux de cartes dans cette région du monde. Tous les patrons de presse de la planète croyaient que Mouammar Kadhafi, après 42 ans au pouvoir, n’en avait plus que pour quelques jours.

Comme des dizaines d’autres médias étrangers, nous avions choisi d’attendre la chute de Tripoli à la frontière tunisienne, question de pouvoir accéder en trois petites heures à la capitale. Nous imaginions déjà la libération, les foules en liesse.
Cela ne s’est pas passé comme ça. Tous les jours, pendant trois semaines, mon collègue du Globe and Mail et moi observions le drapeau qui flottait au-dessus du poste frontière libyen. Il restait obstinément vert. La couleur du régime Kadhafi.
Les journalistes ont fini par plier bagage.
Plusieurs semaines plus tard, un ami tunisien m’a écrit: le drapeau vert avait disparu. Les rebelles avaient enfin pris le poste frontière. Mais Tripoli restait encore fermement sous la poigne du colonel Kadhafi.
Il aura fallu six mois, et des milliers de morts pour y arriver. Hier soir, la chute de Tripoli semblait imminente, inévitable. Mais en six mois, l’euphorie du printemps arabe a eu le temps de se dissiper.
«Nous allons gagner cette guerre», disait hier un rebelle à un journaliste britannique, aux portes de Tripoli. Pourquoi? «Parce que nous croyons en Dieu. En Dieu et en l’OTAN.» Au loin, des frappes régulières – et sans doute meurtrières – ouvraient la voie des insurgés jusqu’au coeur de la capitale.
Rappelons que l’aviation de l’OTAN devait mettre en oeuvre une résolution de l’ONU visant à protéger les civils.
Les partisans de l’intervention espéraient toutefois que le régime libyen, détesté de son peuple, n’aurait besoin que de cette petite poussée militaire pour tomber. Que des frappes limitées et ciblées feraient le travail rapidement et sans (trop) de dommages collatéraux.
Au contraire, le conflit a été long et sanglant. Il est clair, désormais, que sans les forces de l’OTAN, commandées par le lieutenant-général québécois Charles Bouchard, les rebelles, incompétents et mal équipés, n’auraient jamais gagné cette guerre.
Le spectre de l’Irak
Avec l’appui de l’OTAN, ce n’était qu’une question de temps avant que la capitale ne tombe aux mains des insurgés. Depuis plusieurs semaines déjà, la question qui hantait la communauté internationale n’était plus «quand», mais surtout «comment».
Comment se passera la transition? Le pays risque-t-il de s’enfoncer dans une guerre tribale? Les islamistes s’approprieront-ils le soulèvement? Les hommes restés loyaux à Kadhafi mettront-ils la Libye à feu et à sang?
Les journalistes présents à Tripoli hier soir faisaient état des scènes de jubilation au passage des convois des rebelles qui roulaient dans la capitale. De nombreux combattants armés auraient fait défection pour passer du côté des insurgés. Les gens chantaient, tiraient des coups de feu en guise de célébration.
C’est un moment d’extase exceptionnel, qui rappelle la chute d’une autre capitale. Le 9 avril 2003, Bagdad tombait sous les cris de joie de ses habitants, qui se défoulaient à pieds joints sur les innombrables portraits et statues de Saddam Hussein.
On nous avait présenté cette journée comme la fin d’un conflit. C’en était pourtant que le début. L’invasion américaine a lâché sur l’Irak des forces dévastatrices dont les États-Unis ne soupçonnaient ni la puissance ni même l’existence.
Alors, quel avenir pour la Libye? Il est trop tôt pour le dire. Les optimistes miseront sur la soif de liberté, de justice et de démocratie des Libyens eux-mêmes.
Et leur soif est immense. Après tout, ils n’ont pas attendu la chute du régime pendant trois semaines, comme les journalistes massés ce printemps à la frontière tunisienne. Ou même pendant six mois. Ils attendent ce moment depuis 42 ans.
Source: cyberpresse.ca
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- Le ramadan coûte cher à l’Algérie
Written by Abdo Posted on août 21, 2011, 13 h 03 min
«J’ai fait mes calculs: on travaille un peu plus de 200 jours par an. On est le seul peuple qui a deux mois de congé annuels: les vacances d’été et le ramadan, en plus des jours fériés nationaux et religieux.»
C’est le patron de la plus grosse boîte de promotion immobilière de l’ouest algérien qui parle ici d’un tabou national: le coût économique d’un mois de jeûne.
Chaque année, le casting est le même: d’un côté un pouvoir qui fait dans l’alimentaire de masse en annonçant des importations massives de viande, de lait ou de semoule pour contrer les possibles émeutes dues à l’inflation durant le ramadan; de l’autre, une population qui crie mollement à la flambée des prix, au commerce sans contrôle et à la baisse du pouvoir d’achat. Entre les deux, un longue liste de ministres du Commerce qui ont tenté l’impossible: le contrôle des prix à l’ère du marché libre.
«Dans le tas, personne ne parle du coût d’un mois de vacances forcées pour les Algériens», assure le promoteur.
L’Algérie tourne au ralenti
Car durant le mois ramadan —et c’est connu— l’Algérien, tout comme les jeûneurs des autres pays arabes force peu sur la cadence, réduit ses horaires et sa capacité à produire de la plus-value et prétexte l’exercice de la foi pour suspendre ses usines. En règle générale, le crash annuel touche presque tous les secteurs: services, bâtiment, industrie, hôtellerie, etc. Rien n’est épargné, sauf le commerce. La surconsommation induite avec le rush sur les étalages et les boutiques fait le bonheur des commerçants —mais pas du reste de l’économie.
Combien coûte donc le ramadan à l’économie nationale? Le sujet n’a jamais été évoqué officiellement. Ni par le gouvernement, ni par les organisations patronales, dont le plus puissant et le plus libéral en principe: le Forum des chefs d’entreprises (FCE).
La cause? Le conservatisme rampant est devenu une doctrine d’Etat. On voit mal, sous la présidence d’un homme qui a lancé le projet d’une mosquée de plusieurs milliards d’euros et imposé l’appel à la prière à la télévision, des chefs d’entreprise demander des solutions contre l’absentéisme, la sous-production et les horaires réduits que supposent ce mois de jeûne.
«Les Algériens confondent travailler et être à son poste de travail; pendant le ramadan, ce sont les absences qui font loi. Vous devinez le coût? Nos parents n’avaient pas cette mentalité. Pour eux, travailler durant le ramadan ou les autres mois de l’année, c’est kif-kif», explique cet ancien cadre de la vieille génération, aujourd’hui chef d’une entreprise en bâtiment de quelques 3.000 salariés.
La solution?
«Je ne sais pas. J’en ai essayé plusieurs: j’ai imposé le congé annuel durant le mois du ramadan, mais ce n’est pas une décision facile à faire accepter. Ensuite, j’ai décidé d’organiser le travail par rotation: une journée de 12 heures suivie d’une journée et demi de repos. Mais c’est peu rentable pour moi et ça ralentit les chantiers. Restait la solution du travail nocturne, après la rupture du jeûne, mais là aussi j’avais un problème de logistique pour transporter les employés et assurer les rotations.»
Pour le secteur public, enfant gâté de la rente pétrolière, un communiqué suffit comme fatwa:
«Les horaires de travail durant le mois de Ramadhan applicables dans les institutions et les administrations publiques seront de 9h à 16h, du dimanche au jeudi, a indiqué mercredi 27 juillet un communiqué de la direction générale de la fonction publique. Les horaires habituels de travail reprendront après l’Aïd El Fitr». Traduction: les employés rejoignent généralement leur poste vers les 10h30 ou 11h, et le quittent vers 13h pour la folle course aux achats et la sieste qu’impose une saison de pics de chaleur monstrueux.
«Les administrations cessent toute activité durant ce mois. Cela se traduit par des arrêts forcés pour mes transactions et mes cadres, chargés de monter les dossiers», ajoute le patron.
De nombreux chefs d’entreprises privées interrogés préfèrent garder le silence sur le sujet par crainte de malentendus. Entre intimes, la jérémiade est vieille comme le prophète. Mais en public, on préfère payer l’impôt de Dieu par une facture de pertes acceptées et intégrées au coût général.
Pour cette année cependant —et pour les cinq ou six années qui vont suivre—, le ramadan aura cette particularité de coïncider avec la saison des grandes chaleurs. On devine un peu la crise pour certains secteurs saisonniers comme les stations balnéaires, les hôtels du littoral et tout ce qui va avec comme les restaurants, piscines et le tourisme intérieur. Certains journaux algériens ont conclu à la catastrophe dans les centres habituellement très fréquentés, surtout en bord de mer. Les familles algériennes préfèrent manger chez elles et les formules au rabais ne les intéressent plus.
Le remake du week-end algérien
Officiellement donc, les Algériens préfèrent les salaires de Dieu en jeûnant ce mois et en travaillant peu, mais ce sont les patrons et l’économie nationale qui payent. Le débat mettra du temps à être admis, peut-être autant que la question du week-end semi-universel algérien, maintenu décennies de jeudi à vendredi, avec d’énormes pertes pour une économie nationale qui se retrouvait décalée par rapport au samedi/dimanche de l’Occident, client et fournisseur.
Combien avait coûté ce week-end algérien, appliqué depuis 1976, à l’économie? On ne sait pas bien. Des chiffres ont été publiés, mais ils restent invérifiables: de 700.000 euros à 3,5 millions par jour, ce qui représente environ 350 à 490 millions d’euros de pertes par an.
«D’autres estimations de la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale) indiquent que l’Algérie perd chaque année près d’un milliard de dollars pour cause de décalage entre le congé hebdomadaire local et le week-end universel», indique Algérie360.
C’est dire que pour le ramadan, on n’en saura rien pour le moment.
Et ailleurs?
Comment font les autres pays arabes ou musulmans? Dans la Tunisie de Ben Ali, la question était réglée par une laïcisation forcée de la vie publique et par une solution qui date de l’époque du président Bourguiba (1957-1987):
«L’horaire administratif d’été pour les agents de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif est fixé comme suit par le Premier ministère: De 8h à 14h pour la période allant du mercredi 1er juillet 2009 jusqu’à l’avènement du mois de Ramadan.»
Débat clos. Au Maroc, la question du coût du ramadan semble être moins taboue. La presse en parle et tente de sensibiliser. Des blagues circulent. Un malin interroge un autre sur le nombre d’années jeûnées par les musulmans depuis l’avènement de l’Islam:
«A peu près 140 ans sur 14 siècles», répond le patient mathématicien.
«C’est le retard que nous avons sur l’Occident», rétorque son amie.
Source: slateafrique.com
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- L’officialisation de l’amazigh au Maroc réveille les Amazighs du Maghreb
Written by Abdo Posted on juil 22, 2011, 10 h 12 min
L’officialisation de l’amazigh au Maroc est en train de revigorer le mouvement culturel amazigh nord-africain. En Algérie comme en Libye, où les militants amazighs luttent depuis des décennies pour la reconnaissance de leur langue et de leur culture, le leitmotiv est le même : ériger l’amazigh en langue officielle, à l’instar du Maroc.

La reconnaissance de l’amazigh comme langue officielle au Maroc est en train de redonner des ailes aux militants amazighs maghrébins. En Algérie et en Libye, l’officialisation de l’amazigh aux côtés de l’arabe est l’une des revendications les plus importantes qui mobilisent les Amazighs. Pas seulement depuis le 1er juillet dernier, mais depuis des décennies.
En Libye, l’amazigh renaît progressivement dans les zones contrôlées par les rebelles. Dans leDjebel Nefoussa, à l’ouest de Tripoli, peuplé en majorité d’Amazighs, la langue berbère est désormais enseignée dans les écoles. Une première, après plus de quarante ans d’interdiction suite à l’arrivée au pouvoir de Mouammar Kadhafi. « Avant nous étions considérés comme des citoyens de seconde zone. Nous sommes à l’origine de ce pays, nous avons maintenant le droit de marcher la tête haute », témoigne Taghrid Aboud, jeune fille au foyer de 22 ans. Elle a de quoi se réjouir, à l’instar des 300 à 550 milles autres Amazighs de Libye : en plus des cours, des chansons, radio, journaux et associations amazighs commencent à foisonner dans les régions où l’armée loyaliste ne contrôle plus la situation.
Les Amazighs marocains à la rescousse…
Convaincus que c’est une occasion à ne pas rater pour la reconnaissance définitive de leur identité, les Berbères du Djebel Nefoussa reprochent même au tout nouveau Conseil de transition libyen qui n’a pas prévu d’officialiser l’amazigh dans son projet de constitution. A l’instar du Maroc, la nouvelle Libye doit reconnaitre l’amazigh, argumentent les Amazighs libyens qui se battent, sur un autre plan, pour sauvegarder leur langue et leur culture.
« Il est important de collecter les contes et légendes amazighs. Durant 1.400 ans, notre littérature a été orale. Nous avons besoin de la préserver pour les générations futures », indique Mazigh Buzukhar, jeune activiste. C’est dans le cadre de cette gigantesque entreprise de préservation de leur identité que les Amazighs libyens tendent la main à leurs frères du Maroc. L’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) a même été contacté : « Nous avons été approchés par personne interposée », confirme Ahmed Boukouss, recteur de l’institution en charge de la promotion de la culture amazighe au Maroc. « Il n’y a rien de concret pour le moment, ni de partenariat » ajoute M. Boukouss, qui n’exclut pas, dans l’avenir, une coopération entre institutions. Même son de cloche au niveau du mouvement culturel amazigh marocain (MCA) qui rêve un jour de voir l’amazigh officialisée également en Algérie.
En effet, chez le voisin algérien, les Amazighs ne baissent pas les bras non plus. Dans le contexte actuel de révision constitutionnelle, le MCA local exige de son côté l’officialisation de l’amazigh et de « rendre obligatoire son enseignement dans toutes [les] écoles et universités » dans le pays où la population berbérophone est estimée à 14 millions d’individus.
Source: yabiladi.com
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- Numericable : l’illimité vers l’Algérie/Maroc en option
Written by Abdo Posted on juil 12, 2011, 10 h 40 min
Le cablo-opérateur lancera la semaine prochaine une option de téléphonie IP pour appeler en illimité les fixes en Algérie et au Maroc.
A partir du 18 juillet, Numericable proposera à ses abonnés d’étendre la liste des destinations internationales incluses dans leur forfait en y ajoutant deux pays du Maghreb : l’Algérie et le Maroc.
L’ajout de ces deux pays dans le service de téléphonie Voix sur IP de Numericable sera gratuit jusqu’au 31 août prochain pour les nouveaux clients et les actuels abonnés. A l’issue de cette date, le service deviendra optionnel et sera facturé 5€/mois.
Rappelons que Numericable commercialise déjà une option Maghreb (5 ou 10€/mois au choix) sous la forme de forfaits d’appels vers les fixes et mobiles de Tunisie, d’Algérie et du Maroc.

Néanmoins, ce système est peu intéressant dans le sens où il est limité par un crédit-temps mensuel à l’issue duquel les communications sont facturés à la minute.
Bien conscient de l’importance des communautés maghrébines en France, Numericable rappelle par ailleurs que son offre TV inclut une douzaine de chaînes arabes et un pack optionnel (le bouquet arabe à 9.99€). Pour rappel, les appels vers le Maroc sont déjà inclus chez Orange/Free/SFR et des négociations seraient en cours avec l’opérateur historique Tunisie. Rendez-vous sur notre comparatif pour en savoir plus sur les destinations internationales comprises (et les tarifs des pays non inclus) dans les forfaits Internet des opérateurs.
Source: ariase.com
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- Ressources naturelles au Maghre
Written by Abdo Posted on juin 15, 2011, 9 h 47 min
Les richesses naturelles du Maghreb sont plus que suffisantes, cependant se pose le problème de leur exploitation optimale en faveur du développement de cette région.
Telle est la principale idée défendue, hier, par l’ensemble des intervenants conviés au colloque : “ressources naturelles maghrébines et le développement sont-ils suffisants ?” organisé par la confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC) au Bastion-23, à Alger.
Intervenant sur cette problématique, Zidane Ould H’mida, ingénieur consultant en développement minier et ancien ministre mauritanien, a expliqué le grand décalage entre les richesses naturelles maghrébines et leur sous-exploitation.
“Nous avons, au Maghreb, un grand retard en matière minier. On trouve le phosphate et le pétrole et d’autres ressources et on s’arrête”, déplore-t-il, avant de lancer que “80% des réserves du monde en matière de phosphate sont au maghreb, c’est un outil plus important que le pétrole puisqu’on a 5 à 6 siècles de réserves en la matière, mais malheureusement, il n’existe aucune politique maghrébine de phosphate”.
Aussi et tout en expliquant que l’avenir du maghreb doit être construit sur les énergies renouvelables, l’intervenant n’a pas encore une fois manqué de regretter l’absence d’idées communes au Maghreb en matière d’énergie solaire. Intervenant de son côté, Ahmed Belhamed du Maroc recommandera aux pays du Maghreb de travailler ensemble pour un développement en commun. “les pays du Maghreb doivent engager cette mutation ou elle sera engagée sans eux et contre eux”, prévient-il. “Les richesses naturelles sont la propriété des peuples”, dit-il, avant de noter que “l’environnement interne doit rimer avec l’État de droit”.
Dans ce cadre et tout en soulignant que l’UMA n’a rien apporté en matière de développement au Maghreb, l’intervenant déplore les discussions de l’Europe avec chaque pays du Maghreb isolément après l’échec de l’UPM.
Intervenant pour sa part, Mustapha Jouili, chercheur en Tunisie, a plaidé pour l’impératif d’un travail en commun des pays du Maghreb, “puisqu’ils sont complémentaires en matière de ressources naturelles”.
Ce qui manque chez l’un, on le retrouve chez l’autre, note-t-il. Karim Mahmoudi, le président de la CCFC, indiquera, quant à lui, que “les richesses maghrébines sont plus que suffisantes et en plus elles sont complémentaires”, avant d’expliquer, à ce propos, que “nos richesses maghrébines sont exploitées par les gouvernants et leurs sous-traitants, mais pas par les peuples”.
“La problématique du Maghreb reste, pour le moment, amputée de sa démocratisation, c’est-à-dire la possibilité pour cette région d’élire ses responsables qui soient réellement représentatifs”, dit-il.
L’ambassadeur de Chine : “L’Algérie peut devenir exportatrice de céréales”
Avec le nouveau plan de développement de plus de 286 milliards de dollars, l’Algérie a les moyens de son développement malgré la crise. L’ambassadeur, qui expliquera l’importance des ressources naturelles algériennes, pense que l’Algérie “va devenir le plus grand pays de l’Afrique”. Relevant que l’Algérie se situe parmi les dix premiers pays importateurs mondiaux de céréale, l’ambassadeur estime qu’“un jour, l’Algérie deviendra explorateur de ce produit”. Son argument est que “l’Algérie a les moyens”. De plus, l’Algérie est créditée d’un grand marché, d’une position stratégique et une richesse en matière de ressources humaines, note l’ambassadeur. Évoquant les ressources en matière d’hydrocarbures, l’intervenant recommande à l’Algérie “de construire une base industrielle pour l’autosuffisance”. Évoquant l’expérience chinoise en matière de développement, le conférencier indiquera que le gouvernement de son pays a institué un certain nombre de mesures pour ce faire. Il s’agit, entre autres, d’accélérer le changement du mode de développement économique avec l’ouverture sur l’extérieur. “il faut recourir au développement pour relever les défis et régler les problèmes”, dit-il, tout en faisant remarquer que “le développement est le choix unique pour la prospérité du pays et c’est la priorité dans la gouvernance”.
Conseiller auprès de l’ambassade du Brésil : “Le problème ce n’est pas les recettes”
Le conseiller auprès de l’ambassade du Brésil a expliqué, de son côté, que 98% des exportations algériennes en hydrocarbures peut être interprété “comme avantage ou comme obstacle”. Le problème, selon lui, n’est pas tant les recettes “mais les utilise-t-on ?” s’interroge-t-il. Recommandant, par ailleurs, l’impératif d’une intégration économique en tant qu’alternative et stratégie, l’intervenant exhortera l’Algérie de “rattraper” son retard en matière de développement. Abordant l’expérience brésilienne en matière de développement, le conseiller de l’ambassadeur brésilien indiquera que 46% d’énergie produite au Brésil est une énergie renouvelable, alors que la moyenne mondiale est de 13%. Tout en indiquant que les usines brésiliennes travaillent de façon autosuffisante, il indiquera que 25% des entreprises de l’éthanol dans son pays sont étrangères. En matière de perspectives, l’intervenant notera que son pays ambitionne d’atteindre une véritable autonomie en matière énergétique.
Source: liberte-algerie.com

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- Le centre d’appel Solution 30 déménage au Maroc
Written by Abdo Posted on juin 14, 2011, 0 h 24 min
Dans une interview parue sur Boursier.com, le PDG de Solution 30, Gianbeppi Fortis, annonce la fermeture de son centre d’appel en Tunisie. La société, qui emploie plus de 100 personnes en Tunisie, s’est vue confrontée à une situation « très difficile » pendant la révolution, mais aussi lors de l’installation du couvre feu. « Notre personnel ne pouvait plus travailler selon les horaires habituels » précise le PDG.
La société a donc décidé de changer de destination et d’ouvrir un nouveau plateau au Maroc.
Le PDG de la société déclare que, suite à ce transfert d’activité, Solution 30 a amélioré l’efficacité de son centre d’appel et ses coûts ont baissé.
Source: businessnews.com.tn
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- Hommage aux morts de la guerre d’Indochine
Written by Abdo Posted on juin 6, 2011, 10 h 19 min
Ce mercredi, M. Puig, conseiller général, maire, les membres du conseil municipal, la section locale des Anciens Combattants, prisonniers de guerre, combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc, missions extérieures et veuves, et le bureau du comité local du Souvenir français, invitent la population à participer à la cérémonie d’hommage aux Morts pour la France en Indochine.
A cet effet, la ville accueillera l’assemblée générale départementale de l’association nationale des Anciens et Amis d’Indochine et du Souvenir indochinois. Programme : 10 h 15, rassemblement des participants sur le parvis de la salle polyvalente, déplacement en cortège jusqu’à l’église ; 10 h 30 à 11 h 10, office religieux à la mémoire des Morts pour la France en Indochine en présence des drapeaux et des représentants des ACPG et du Souvenir français de Claira ; 11 h 15, formation du cortège devant la mairie et départ du défilé vers le monument aux Morts ; à 11 h 30, au monument aux Morts, présentation du déroulement de la cérémonie, lecture du message du ministre de la Défense, dépôt de deux gerbes, sonnerie aux Morts, hymne national joué et chanté, retour en cortège vers la salle polyvalente et remerciements aux porte-drapeau ; de 12 h à 12 h 45, mot d’accueil du représentant de la ville de Claira puis assemblée générale ; à 12 h 45, vin d’honneur.
Source: lindependant.fr
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- Crises politiques dans le monde arabe : le Maroc entre crise et exception
Written by Abdo Posted on mar 3, 2011, 13 h 15 min
Alors que les crises politiques se succèdent dans le monde arabe, le Maroc ne serait pas vraiment touché, si l’on en croit le titre du débat, « l’exception marocaine », organisé, le 2 mars au Sénat, par l’Observatoire d’études géopolitiques (OEG). Le Royaume chérifien est une « réelle démocratie » et « la nation est attachée à l’unité, à l’islam malékite et à la monarchie », justifie son directeur, Charles Saint-Prot. Un avis que ne partage pas Jean-Louis Guigou, délégué général de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed), qui, lui, estime qu’il y a « un problème politique au Maroc » et qu’une « mutation doit y être opérée ».
Si Jean-Louis Guigou n’a pas évoqué les manifestations du 20 février, puis des 25 et 26 février – parfois émaillées de violences, surtout dans l’extrême Sud à Dakhla – il en a sans doute tiré les conséquences. Les manifestants, tout en respectant la personne du roi, commandeur des croyants, se plaignaient qu’il soit aussi le chef de l’Etat et du gouvernement. Pour le directeur de l’Ipemed, « il faut que le Maroc trouve les moyens de devenir une monarchie parlementaire ». Des propos que l’on a entendu lors des manifestations, tout comme celles de mettre fin à l’affairisme au sommet de l’Etat, à la corruption, aux inégalités.
S’agissant de la liaison entre développement économique et social, les propos se rejoignent. Charles Saint-Prot salue, par exemple, la mise en place toute récente du Conseil économique et social, la poursuite aussi de l’initiative nationale pour le développement humain (INDH) en faveur des plus nécessiteux, « les projets de développement » dans le cadre d’une économie diversifiée et « la profondeur stratégique du Maroc », avec en ligne de mire l’Afrique subsaharienne.
Tout comme le directeur de l’OEG, Jean-Louis Guigou se félicite de la réforme constitutionnelle en faveur des régions pour y attirer des élites et de la politique d’aménagement du territoire de Mohamed VI en faveur du Nord « qui avait été abandonné par son père » : d’abord le rif (région de Tanger-Tétouan), en contact avec la Méditerranée, puis maintenant l’Oriental, la région d’Oujda frontalière avec l’Algérie. Sur la régionalisation et l’aménagement du territoire, le Maroc est vraiment une « exception », se réjouit le délégué général de l’Ipemed.
« De TangerMed 1 au second port de Tanger, en passant par la politique autoroutière, le Maroc a consenti un effort d’investissement unique », renchérit Henri Védié, professeur à HEC, auteur de « Maroc : l’épreuve des faits et des réalisations ». Cette politique d’aménagement du territoire ne s’est pas limitée à la zone côtière du Nord au centre, mais s’est étendue aussi au Sud, avec, notamment, une stratégie de développement de la pêche artisanale, comportant différents axes : emploi des jeunes, financement des équipements, installation de halles à poissons dans les villages, etc.
Il y a également le tourisme qui irrigue tout le pays, avec les plans Azur (stations balnéaires de luxe) et Biladi (résidences, hôtels, campings pour les touristes locaux) et la rénovation des cités impériales. Enfin, grâce à une politique de barrages et d’irrigation des terres, le Maroc est parvenu à ne plus dépendre des résultats de son agriculture. L’économie croît ainsi aujourd’hui de 4,5 à 5 % par an. Il faudrait, toutefois, encore 2 % supplémentaires pour réduire un chômage encore élevé (20 %). « Donner un petit coup de pouce au pouvoir d’achat serait possible, selon Henri Védié, car l’inflation (2 %), tout comme le déficit budgétaire (4 %), sont faibles ». Mais le Maroc doit surtout continuer à attirer les investissements directs étrangers.
Source: lemoci.com
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