- Algérie – Maroc : Une visite caractérisée par la prudence

Le ministre marocain des Affaires étrangères voudrait certainement parler de la question de l’ouverture de la frontière avec l’Algérie et du problème du Sahara occidental. Il laisse donc entendre que c’est de ces questions-là qu’il s’agira lors de cette visite

Le représentant de la diplomatie marocaine, Saad Eddine El Othmani (à gauche) a été reçu par son homologue algérien, Mourad Medelci, ce lundi 23 janvier 2012. REUTERS/Ramzi Boudina

Le représentant de la diplomatie marocaine, Saad Eddine El Othmani (à gauche) a été reçu par son homologue algérien, Mourad Medelci, ce lundi 23 janvier 2012. REUTERS/Ramzi Boudina

Le chef de la diplomatie marocaine, Saâd-Eddine El Othmani, est depuis hier à Alger pour une visite de deux jours. Il a été accueilli à l’aéroport international Houari Boumediène par son homologue algérien, Mourad Medelci. A son arrivée sur le sol algérien, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du royaume chérifien a fait une déclaration à l’APS, dans laquelle il place déjà ses discussions avec les responsables algériens dans la perspective du raffermissement des relations entre les deux pays. Il a souligné «la nécessité de redynamiser cette coopération bilatérale par des programmes de travail sur le terrain».

Précisant que sa visite s’inscrivait dans le cadre d’«une volonté commune» des deux pays de tirer avantage de la conjoncture régionale et internationale pour «insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales et les approfondir davantage», le chef de la diplomatie marocaine est venu plaider en faveur d’un élargissement des relations algéro-marocaines à «de nouveaux secteurs» sans toutefois dire lesquels. M. El Othmani a mis l’accent sur l’importance de la concertation dans la relance de l’Union du Maghreb arabe (UMA) et de ses institutions. «Nous sommes aujourd’hui conscients que des mutations sont survenues dans certains pays de l’UMA, des changements à même de nous offrir une meilleure opportunité d’aplanir les entraves à la complémentarité et à l’intégration maghrébines», a-t-il déclaré. Par entraves, le ministre marocain des Affaires étrangères voudrait certainement parler de la question de l’ouverture de la frontière avec l’Algérie et du problème relatif au Sahara occidental.

Il laisse donc entendre que c’est de ces questions-là qu’il s’agira lors de cette visite. Le ministre algérien des Affaires étrangères, qui l’a accueilli à l’aéroport, a été très avare en parlant des relations algéro-marocaines. Il s’est contenté d’une déclaration laconique dans laquelle il évoque brièvement «la volonté de renforcer les relations bilatérales». «Tous les facteurs plaident en faveur d’une ouverture des relations entre l’Algérie et le Maroc, année après année et dans tous les domaines, notamment économiques» a-t-il estimé. Il est à constater que M. Medelci a moins communiqué concernant  cette visite. C’est d’ailleurs l’Agence France presse (AFP) qui a balancé l’information à partir de Rabat en reprenant le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, qui l’avait annoncé sur son site internet il y a une semaine.

Cependant, c’est au ministre des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, semble-t-il, qu’est imparti le rôle de baliser les contours de la première visite en Algérie du nouveau chef de la diplomatie marocaine. Dans une déclaration à l’APS, avant-hier, Abdelkader Messahel avait affirmé qu’il n’y a jamais eu précédemment de discussion sur la réouverture de la frontière. Ce problème, avait-il indiqué, «trouvera sa solution un jour». Donc pas lors de cette visite, devrions-nous comprendre. Le ministre donne ainsi le ton, qui est plutôt à la temporisation. Il précise en effet, en parlant des rapports entre les deux pays voisins, que «les réunions sectorielles aboutissent beaucoup plus».

Préconisant l’élargissement des visites à plusieurs secteurs, M. Messahel avait estimé que c’est «cette densification qui va donner plus de visibilité aux rapports entre l’Algérie et le Maroc». M. El Othmani donne l’air d’avoir bien compris le message. «Ma visite à Alger est le début d’un processus de consultations et de coopération», a-t-il souligné hier, avant de mesurer ses prétentions en disant : «Cette visite constitue, pour nous en tant que nouveau gouvernement du Maroc et pour moi en tant que nouveau ministre des Affaires étrangères, l’amorce d’une nouvelle dynamique pour les relations bilatérales et reflète la volonté des deux pays à aller de l’avant.».

«Nous ne pourrons pas tout trancher lors de cette visite ni discuter de tous les programmes», a-t-il reconnu. Hormis sa déclaration, on n’a pas pu connaître, hier, ni la teneur de ses discussions avec son homologue algérien ni son programme.
Le département de M. Medelci avait invité les médias à une conférence de presse conjointe qui devait avoir lieu à 17h30 ; il l’a aussitôt annulée. Les deux parties semblent se réserver de parler des questions qui fâchent, qui empoisonnent les relations algéro-marocaines et empêchent la perspective de la construction de l’ensemble maghrébin.

Source: elwatan.com

لقاء مغربي جزائري مرتقب بوساطة سعودية يعقد في الرياض لتسوية الملفات العالقة بين البلدين

أفادت مصادر دبلوماسية عربية بالرباط أن لقاء جزائريا مغربيا يتوقع عقده بالمملكة العربية السعودية يبحث إعادة الاتصال بين البلدين لتسوية الملفات العالقة ووضع أسس جديدة للتعاون بين البلدين على ضوء ما تعرفه منطقة المغرب العربي من تحولات خاصة في تونس وليبيا

لقاء مغربي جزائري مرتقب بوساطة سعودية يعقد في الرياض لتسوية الملفات العالقة بين البلدين

 وقالت المصادر أن اتصالات لعقد أول لقاء بين البلدين يبحث في العلاقات الثنائية والوضع الإقليمي تتم منذ سقوط نظام الرئيس الليبي العقيد معمر القذافي وأيضا ما أفرزته أول انتخابات تونسية بعد سقوط نظام الرئيس زين العابدين بن علي من فوز لحزب النهضة ذي التوجهات الإسلامية

وأضافت المصادر ان اللقاءات ستتم على مستو عال ويشارك في افتتاحها مسؤولون سعوديون، الذين لن يبتعدوا كثيرا بعد ذلك عن ابواب قاعة اللقاءات في إشارة الى استعداد سعودي للتدخل في اية لحظة لضمان نتائج ايجابية ملموسة على صعيد العلاقات الثنائية الجزائرية المغربية وتنشيط تحرك مشترك لإعادة الروح لاتحاد المغرب العربي الذي تأسس 1989 ويضم الى جانب المغرب والجزائر كلا من ليبيا وتونس وموريتانيا الا انه يعرف جمودا منذ منتصف التسعينات بعد توتر عرفته العلاقات بين الرباط والجزائر

ودعا الملك محمد السادس يوم السبت الماضي الجزائر إلى التعاون لإعادة الروح للاتحاد المغاربي واقامة نظام مغاربي جديد يكون محركا حقيقيا للوحدة العربية وفاعلا رئيسا في التعاون الاورو متوسطي وفي استقرار وامن القارة الإفريقية

وأكد الملك محمد السادس استعداد بلاده، سواء على الصعيد الثنائي، وخاصة مع الجزائر في إطار الدينامية البناءة الحالية، أو على المستوى الجهوي، للتجسيد الجماعي لتطلعات الأجيال الحاضرة والصاعدة، إلى انبثاق نظام مغاربي جديد، يتجاوز الانغلاق والخلافات العقيمة، ليفسح المجال للحوار والتشاور، والتكامل والتضامن والتنمية

وكان المغرب في رده على دعوة مجلس التعاون الخليجي للانضمام إلى عضوية المجلس قد أكد أن وضعه الطبيعي هو في الإطار المغاربي

وقالت المصادر لـ’القدس العربي’ أن موضوع فتح الحدود المغلقة بين البلدين منذ صيف 1994 والتعاون الأمني خاصة بعد النشاط المتزايد في منطقة الساحل لتنظيم القاعدة في بلاد المغرب الإسلامي وتعزيز التحول الديمقراطي السلمي والإصلاح السياسي مع الأخذ بعين الاعتبار الأوضاع الخاصة لكل بلد مغاربي تشكل المحاور الأساسية للمباحثات التي ترك لها الزمن مفتوحا

ودعا عضو سابق بجبهة التحرير الوطني الجزائرية وبمجلس الأمة الرئيس الجزائري عبد العزيز بوتفليقة إلى التعجيل بفتح الحدود مع المغرب في أقرب وقت ممكن لما يمثله غلق الحدود من’خسارة حقيقية وكبيرة للجزائر والمغرب، وضربة موجعة لاقتصاد البلدين السائرين في طريق النمو’. وسجل جمال الدين حبيبي أن الاستمرار في غلق الحدود بين البلدين سيساهم كذلك في انتشار واستفحال ظاهرة التهريب بشكل كبير. وأبرز أن تعطيل قيام الاتحاد المغاربي لحد الآن هو أحد الأسباب الرئيسية التي أنتجت الركود والتخلف الذي يتخبط فيه المواطن المغاربي، وأدت إلى الجمود الاقتصادي الذي جعل بلدان المنطقة المغاربية تتأخر عن مواكبة التطورات الحاصلة والتكتلات الاقتصادية القائمة على مستوى العالم على غرار الاتحاد الأوروبي

Source: hibapress.com

كل ما تريد أن تعرفه عن الصحراء -

- ALGERIE/ Trois Européens enlevés par Al-Qaïda

Deux coopérants espagnols et une Italienne ont été enlevés hier dans un camp de réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, dans une attaque attribuée par le Front Polisario à la branche maghrébine d’Al-Qaïda, Aqmi.

Les trois Européens, selon le ministère espagnol des Affaires étrangères, ont été enlevés de nuit dans le camp de Rabuni, où ils travaillaient pour des associations d’aide aux nombreux réfugiés sahraouis installés dans cette région, située aux portes du Sahara occidental et proche de la Mauritanie et du Mali.

Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie et qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental vis-à-vis du Maroc, a accusé l’Aqmi d’être derrière ce triple enlèvement et affirmé que les ravisseurs s’étaient infiltrés depuis le Mali.

Selon un représentant d’une ONG espagnole à laquelle appartient l’une des femmes enlevées, des coups de feu ont été tirés lors de l’attaque, qui aurait fait deux blessés. Les trois coopérants sont deux femmes, une Espagnole et une Italienne, et un homme, un Espagnol.

« J’accuse directement Al-Qaïda au Maghreb d’être derrière l’enlèvement des trois étrangers », a déclaré l’ambassadeur sahraoui et représentant du Polisario à Alger, Brahim Ghali. Selon lui, il s’agit des premiers enlèvements d’occidentaux dans cette région.

Le Polisario a affirmé que les trois Européens ont été enlevés à 23 h 54 locales par des « terroristes ».

« Les ravisseurs, infiltrés à partir du territoire malien, ont attaqué le siège de réception des étrangers dans les camps de réfugiés à l’ouest de Tindouf, utilisant une voiture tout-terrain et des armes à feu », a affirmé le ministère sahraoui de l’Information. « Les terroristes ont repris le même chemin par lequel ils sont venus », avec les otages.

Une source sécuritaire mauritanienne a également avancé la piste d’Aqmi. « Les deux Espagnols et l’Italien enlevés auraient été pris en otage par des éléments d’Aqmi relevant de l’autorité de Moktar Belewar », chef algérien d’une branche d’Aqmi.

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez, a assuré que son gouvernement « travaillait avec les gouvernements de la région », mais agissait « avec une grande prudence », afin que « les coopérants soient libérés dès que possible. »

Source: lest-eclair.fr

- Kadhafi mort, quel avenir pour Assad et Saleh?

En Syrie comme au Yémen, les manifestants semblent galvanisés par la fin du dictateur libyen. Les présidents syriens et yéménites entendront-ils le message?

Kadhafi mort, quel avenir pour Assad et Saleh?

Les présidents syrien et yéménite sont-ils les prochains à tomber, après Kadhafi, Moubarak et Ben Ali? C’est ce que suggère cette pancarte brandie par une activiste libanaise à Beyrouth ce vendredi.

Ben Ali a fui la Tunisie, Moubarak est jugé en Egypte, Kadhafi est le premier dirigeant non seulement renversé mais tué pendant le « printemps arabe ». Le New York Times note d’ailleurs ce vendredi que le sort des tyrans déchus est « chaque fois un peu plus extrême ». Et regarde désormais en direction de la Syrie et du Yémen, les deux pays où la contestation est la plus vive actuellement. « On ignore encore quelles leçons vont en tirer Bachar el-Assad et Ali Abdallah Saleh », qui s’accrochent encore au pouvoir à Damas et à Sanaa.

« Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar »

Les manifestants, eux, savent déjà quel enseignement retenir, ou plutôt quelle question poser: à qui le tour? En Syrie, un même cri résonne dans les rues et sur les réseaux sociaux, ce vendredi: « Kadhafi est parti, à ton tour Bachar. » « Prépare-toi Bachar! », reprennent en choeur les manifestants anti-Assad, à Damas et Homs, comme dans les provinces d’Idlib et de Deir al-Zor, note Reuters.
« Plus le tyran résiste, plus son châtiment est horrible. (…) Il semble que Bachar sera crucifié au centre de Damas », prédit de son côté un internaute mentionné par l’AFP. Sur leur page Facebook, les contestataires syriens s’adressent à leur président en lui demandant: « Est-ce-que tu vas fuir comme Kadhafi et ton peuple te poursuivra de maison en maison? ». Une allusion limpide à un discours du « Guide » libyen, qui promettait de débusquer ainsi tous ses opposants.

Au Yémen aussi, la mort de Kadhafi semble enhardir les protestataires. « Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar », ont scandé des dizaines de milliers de Yéménites, dans la capitale pour réclamer le départ du président Saleh. « Toute dictateur a une fin », ont espéré les manifestants, sur le boulevard Sittine dans l’est de la ville, scandant aussi un autre slogan refusant « toute immunité et toute garantie » au chef de l’Etat et aux membres de sa famille.

« La mort de Kadhafi a galvanisé tous les révolutionnaires dans le monde et au Yémen en particulier », estime Walid al-Ammari, l’un des porte-parole de la coordination des jeunes qui organisent les manifestations. La colère du peuple yéménite est sans doute également alimentée par la perspective du vote d’une résolution condamnant la répression au Yémen, ce vendredi justement.

Du Caire à Rabat, la presse arabe rebondit aussi sur l’événement historique de jeudi. « Le troisième tyran, mort dans un trou », titre le quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm. « Quarante-deux ans de Kadhafi au pouvoir s’achèvent en deux balles », relève le quotidien libanais An Nahar. « C’est une leçon également pour les peuples qui ne doivent plus applaudir des chefs qui deviennent leurs bourreaux ». Pour le quotidien palestinien Al Qods, « ces tyrans doivent savoir que du moment où vous pointez les armes contre votre propre peuple, vous perdez votre légitimité ».
Le quotidien britannique The Guardian estime de son côté « qu’il n’aurait pu y avoir de signe plus prophétique pour les tyrans encore en place que celui du corps de Kadhafi emmené à l’arrière d’un camion ». « C’est le sort qui pourrait attendre Assad, ainsi que Saleh, et il faut qu’ils le sachent », écrit encore le journal.

Assad et Saleh resteront-ils « aveugles »?

Mais les deux hommes comprendront-ils le message? Jusqu’à présent, le régime Assad a répondu par une répression sanglante qui a fait 3000 morts depuis le début de la contestation en mars, dont 13 ce vendredi. L’ONU a haussé le ton, mais n’a toujours pas trouvé les mots pour la condamner dans une résolution. Elle devrait les trouver, ce vendredi donc, pour répondre à Saleh, mais avec quel impact? Blessé dans un attentat à la bombe à Sanaa, hospitalisé de longues semaines en Arabie saoudite, le dirigeant yéménite est néanmoins revenu sur le sol yéménite, promettant de mettre en place la transition… sans que cela aboutisse.

Les dictateurs sont « aveugles », par définition, estime Hilal Kashan, professeur de sciences politiques à l’Université américaine de Beyrouth. « Ils ne voient pas les choses de la même manière que le peuple, qui les voit de l’extérieur. Ils sont déconnectés de la réalité. Ils pensent qu’ils vont survivre. » Le colonel Kadhafi le croyait aussi et appelait les Libyens à manifester « par millions » contre le nouveau pouvoir, deux semaines avant sa mort. Ce sont bien des millions de Libyens qui sont descendus dans les rues de Tripoli et de Syrte, ce jeudi. Mais c’est sa fin qu’ils célébraient, et l’avènement d’une nouvelle Libye. Sans lui.

Source: lexpress.fr

- Création d’un réseau maghrébin de télécommunications haut débit

La commission maghrébine chargée des technologies de la Communication et de l’Information (TIC), réunie, mardi, en session extraordinaire, à Rabat, a discuté d’un projet d’étude sur la création d’un réseau maghrébin de Télécommunications haut débit.

La commission a passé en revue la question relative à la mise en place d’une structure maghrébine spécialisée qui sera chargée de garantir la gestion et l’exploitation de ce réseau, conformément aux priorités du processus d’intégration maghrébine.

La commission chargée de la supervision et les bureaux d’études chargés de l’élaboration de l’étude,  devront préparer un dossier sur le financement de ce  réseau maghrébin, avant de le soumettre, pour approbation, au conseil ministériel maghrébin de la poste et des technologies de la communication et de l’information

A noter que la Banque Africaine de Développement (BAD) assure la plus grande partie du financement de cette étude ainsi que d’une 2ème étude maghrébine relative aux cadres législatifs du secteur des TIC dans les pays membres de l’UMA.

Source: tunisiesoir.com

- Libye: Le Maroc confirme sa reconnaissance du CNT

Le Maroc a reconnu officiellement lundi soir le Conseil national de transition (CNT) en tant que représentant unique du peuple libyen, à la veille du ministre marocain des Affaires Étrangères à Benghazi.

Le Maroc confirme, ainsi, sa reconnaissance du CNT en tant que représentant unique et légitime du peuple libyen. Selon la déclaration de Taieb Fassi Fihri, le Maroc confirme que le CNT est le porteur des aspirations du peuple libyen à un avenir meilleur fondé sur l’équité, la justice, la démocratie et l’État de droit.

Taieb Fassi Fihri effectuera une visite ce mardi à Benghazi pour porter un message du roi Mohammed VI au président du CNT Moustafa Abdeljalil. Ce message royal qui porte sur l’évolution significative enregistrée sur la scène libyenne et le rôle déterminant joué par le Conseil national de transition libyen dans cette nouvelle page de l’histoire de ce pays, selon le communiqué du Ministère des Affaires Étrangères.

Le Maroc devient ainsi le premier État maghrébin à établir un contact direct –à un haut niveau ministériel — avec les nouvelles autorités libyennes, au moment où le régime du colonel Kadhafi est sur le point de tomber.

Rappelons que Kadhafi a longtemps soutenu financièrement et militairement le front Polisario, rendant très difficiles les relations entre le Maroc et la Libye.

Source: emarrakech.info

- Quel avenir pour la Libye?

La Tunisie et l’Égypte venaient de faire leur révolution. Les régimes dictatoriaux tombaient comme des châteaux de cartes dans cette région du monde. Tous les patrons de presse de la planète croyaient que Mouammar Kadhafi, après 42 ans au pouvoir, n’en avait plus que pour quelques jours.


Comme des dizaines d’autres médias étrangers, nous avions choisi d’attendre la chute de Tripoli à la frontière tunisienne, question de pouvoir accéder en trois petites heures à la capitale. Nous imaginions déjà la libération, les foules en liesse.

Cela ne s’est pas passé comme ça. Tous les jours, pendant trois semaines, mon collègue du Globe and Mail et moi observions le drapeau qui flottait au-dessus du poste frontière libyen. Il restait obstinément vert. La couleur du régime Kadhafi.

Les journalistes ont fini par plier bagage.

Plusieurs semaines plus tard, un ami tunisien m’a écrit: le drapeau vert avait disparu. Les rebelles avaient enfin pris le poste frontière. Mais Tripoli restait encore fermement sous la poigne du colonel Kadhafi.

Il aura fallu six mois, et des milliers de morts pour y arriver. Hier soir, la chute de Tripoli semblait imminente, inévitable. Mais en six mois, l’euphorie du printemps arabe a eu le temps de se dissiper.

«Nous allons gagner cette guerre», disait hier un rebelle à un journaliste britannique, aux portes de Tripoli. Pourquoi? «Parce que nous croyons en Dieu. En Dieu et en l’OTAN.» Au loin, des frappes régulières – et sans doute meurtrières – ouvraient la voie des insurgés jusqu’au coeur de la capitale.

Rappelons que l’aviation de l’OTAN devait mettre en oeuvre une résolution de l’ONU visant à protéger les civils.

Les partisans de l’intervention espéraient toutefois que le régime libyen, détesté de son peuple, n’aurait besoin que de cette petite poussée militaire pour tomber. Que des frappes limitées et ciblées feraient le travail rapidement et sans (trop) de dommages collatéraux.

Au contraire, le conflit a été long et sanglant. Il est clair, désormais, que sans les forces de l’OTAN, commandées par le lieutenant-général québécois Charles Bouchard, les rebelles, incompétents et mal équipés, n’auraient jamais gagné cette guerre.

Le spectre de l’Irak

Avec l’appui de l’OTAN, ce n’était qu’une question de temps avant que la capitale ne tombe aux mains des insurgés. Depuis plusieurs semaines déjà, la question qui hantait la communauté internationale n’était plus «quand», mais surtout «comment».

Comment se passera la transition? Le pays risque-t-il de s’enfoncer dans une guerre tribale? Les islamistes s’approprieront-ils le soulèvement? Les hommes restés loyaux à Kadhafi mettront-ils la Libye à feu et à sang?

Les journalistes présents à Tripoli hier soir faisaient état des scènes de jubilation au passage des convois des rebelles qui roulaient dans la capitale. De nombreux combattants armés auraient fait défection pour passer du côté des insurgés. Les gens chantaient, tiraient des coups de feu en guise de célébration.

C’est un moment d’extase exceptionnel, qui rappelle la chute d’une autre capitale. Le 9 avril 2003, Bagdad tombait sous les cris de joie de ses habitants, qui se défoulaient à pieds joints sur les innombrables portraits et statues de Saddam Hussein.

On nous avait présenté cette journée comme la fin d’un conflit. C’en était pourtant que le début. L’invasion américaine a lâché sur l’Irak des forces dévastatrices dont les États-Unis ne soupçonnaient ni la puissance ni même l’existence.

Alors, quel avenir pour la Libye? Il est trop tôt pour le dire. Les optimistes miseront sur la soif de liberté, de justice et de démocratie des Libyens eux-mêmes.

Et leur soif est immense. Après tout, ils n’ont pas attendu la chute du régime pendant trois semaines, comme les journalistes massés ce printemps à la frontière tunisienne. Ou même pendant six mois. Ils attendent ce moment depuis 42 ans.

Source: cyberpresse.ca

- Le soleil africain au secours de l’Europe

Avec la fin annoncée du nucléaire en Europe, l’Afrique du Nord rayonne. Le projet européen Desertec, ce groupe de centrales solaires et éoliennes installées dans les déserts, lance la course africaine à l’énergie renouvelable.


La dramatique catastrophe de Fukushima au Japon aura au moins fait des «heureux». Le Maroc et l’Algérie sont en première ligne du projet Desertec, une entreprise européenne, dont l’Allemagne est le principal porteur et fondateur.

L’Allemagne, justement, qui vient d’annoncer l’arrêt définitif du nucléaire à l’horizon 2020, suivie par l’Autriche, la Suisse et le Danemark, la France, mis à part le fournisseur françaisSaint-Gobain qui rejoint l’initiative, qui rechigne encore à se débarrasser de l’atome, cette énergie ultramoderne devenue du coup archaïque.

Quel est le futur? Des centrales solaires alignées dans le Sahara, groupées à des éoliennes sur la façade atlantique marocaine, pour fournir de l’énergie à toute l’Europe. L’idée allemande tient en un calcul très simple: 

«le désert reçoit en six heures l’équivalent énergétique de la consommation mondiale d’une année entière», selon les propos de la fondation Desertec. 

L’atome peut aller se rhabiller, même si pour l’instant, les jeux ne sont pas encore faits, la production ne devant démarrer que vers l’année 2015, ou 2016, dans le meilleur des cas.

Les premières centrales solaires seront marocaines et algériennes mais d’autres stations seront implantées en Tunisie, au Mali, au Tchad, en Libye, au Soudan et en Egypte (voir la carted’implantation).

Si la fondation Desertec est à but non lucratif, le projet est piloté par un consortium qui réunit sous le label Dii (Desertec industrial initiative) des industriels comme Siemens et des banques comme la Deutsche Bank, soutenu par le parti des Verts allemands et Greenpeace, et appuyé par l’Union européenne (UE). Coût total: près de 400 milliards d’euros étalés sur 40 ans.

Si l’énergie solaire n’est pas quelque chose de nouveau, l’idée d’une exploitation à grande échelle l’est, et la méthode de Desertec, l’interconnection des projets locaux, est loin d’être une idée bureaucratique qui aurait germé à Bruxelles. En 2012, les premiers éléments doivent être prêts, notamment au plan juridique mais aussi sur l’emplacement des installations, leur financement et la juste répartition entre le solaire et l’éolien. Avec la mise en cause du nucléaire en Europe, le solaire saharien devrait aller plus vite. Signe des temps futurs, une première rencontre bilan devrait avoir lieu en novembre au Caire en Egypte, sous le nouveau soleil de la Révolution.

Algérie et Maroc, dans la course énergétique

Le destin et les recherches de source d’énergie l’auront ainsi voulu. Le Maroc et l’Algérie, frères ennemis historiques, sont une fois de plus liés par un projet: créer de l’énergie pour eux et pour les autres. Mais il ne s’agit pas que d’énergie:  

«Desertec, selon ses initiateurs, représente aussi le développement de nouvelles industries en Afrique du Nord, la création d’emplois et d’opportunités économiques et un transfert de technologies et de connaissances.»

Pour les deux pays voisins, dont la frontière est toujours fermée, il s’agit de créer dans leurs déserts, qui souffrent d’une profonde disparité avec les zones côtières, de l’énergie pas forcément solaire mais qui peut pousser au développement local. Dans cette compétition sous le soleil, c’est le Maroc qui a raflé le premier projet pilote: une centrale solaire de 500 mégawatts àTamezghitene (situé à 10 kilomètres du nord de Ouarzazate) dont la majeure partie sera exportée vers l’Europe, pour un investissement de deux milliards d’euros. Tout comme c’est au Maroc, en avance sur ce coup, que s’est tenue la première réunion du groupe Dii, le 12 mai 2011. Une semaine plus tard, le 19 mai, le ministre de l’Energie et des Mines algérien, Youcef Yousfi, recevait le président de Desertec Industrial Initiative, Paul Van Son.

Hésitante depuis des mois sur son adhésion au projet, l’Algérie signe, habilement poussée par son président, Abdelaziz Bouteflika, qui avait déjà rencontré en novembre 2010 Angela Merkel, la chancelière allemande, et parlé de cette idée lumineuse. D’autant qu’un projet local de fabrication de panneaux photovoltaïques près d’Alger, pourra être intégré à l’ensemble. La compétition est ouverte, ce qui forcément, sera au bénéfice de tous, malgré l’inimitié historique entre l’Algérie et leMaroc.

Reste la polémique, ce projet est-il trop grandiose pour ne pas résister à l’échec? Est-ce simplement une nouvelle entreprise coloniale comme l’affirment ses détracteurs? A In Salah, où il fait actuellement dans les 50 degrés, un habitant du Sahara algérien l’a ainsi résumé:

«Ici, il n’y a rien, tout est bon à prendre. Et s’il y a quelqu’un pour nous prendre du soleil, nous sommes d’accord, on en a vraiment trop.»

Source: slateafrique.com

- Maroc-Algérie: des armées budgétivores

Début août, le Maroc reçoit ses premiers avions de combat F-16. Les Forces armées royales avait passé commande de 24 de ces chasseurs en 2007 au constructeur américain Lockheed Martin, après que l’option d’achat d’avions français Rafale a été définitivement écartée. Ce marché, qui porte sur un montant total de 1,67 milliard d’euros, est le principal d’une série qui marque le volontarisme du royaume à moderniser son arsenal militaire et aussi et surtout à bomber le torse face au «frère ennemi» algérien, avec qui les relations sont toujours aussi tendues.

 

15% du budget marocain consacré à la Défense…

D’après Forecast International, le Maroc est parmi les pays africains qui consacrent le plus d’effort budgétaire à leur armement.

Depuis son accession au trône en 1999, le roi Mohammed VI a ouvert les robinets pour l’armée: son budget a été doublé par les dernières lois de finances, notamment depuis 2008. Il y a encore cinq ans, ce budget ne dépassait guère les 836 millions d’euros. WikiLeaks révélait à ce propos un rapport confidentiel daté de 2008 rédigé par Thomas Riley, l’ex-ambassadeur américain à Rabat qui s’inquiétait de l’état de vétusté de l’armée chérifienne.

Aujourd’hui, le royaume consacre chaque année une enveloppe de près de 2,8 milliards d’euros à son armée, soit environ 15% du budget de l’Etat. Pourtant, sous la coupole de l’Hémicycle les élus procèdent à un vote rapide et à l’unanimité pour ce poste budgétaire dont les contours effectifs relèvent du secret défense.

… soit le double de celui de la Santé

Pour le dernier budget, cette enveloppe avoisine les 32 milliards de dirhams, soit 3 milliards d’euros, dont 950 millions pour la seule acquisition de matériel. Comme en 2010, le seul fonds d’acquisition et de maintenance de l’arsenal militaire chérifien est crédité cette année de la coquette somme de 10,2 milliards de dirhams (835 millions d’euros), soit à près (…)