- Alerte : L’UE choisit le Maroc pour ses essais sur les futurs systèmes de navigation
Written by Abdo Posted on jan 31, 2012, 11 h 34 min
La Commission européenne a choisi l’Office National des Aéroports(ONDA) pour effectuer des essais sur les futurs systèmes de navigation aérienne, a appris l’Infomédiaire de source médiatique.
Ces essais en vol d’atterrissage dits en APV (approche with verticale guidance) seront effectués à l’aéroport d’Al Hoceima les 31 janvier et 1er février prochains, dans le cadre du consortium chargé du projet Siraj qui concerne l’implémentation de la navigation aérienne par satellite dans les pays arabes et africains.
La particularité de ce nouveau dispositif est qu’il va permettre désormais de rompre progressivement avec l’actuel système où la navigation aérienne se fait toujours au moyen de des outils de radionavigation au sol (dits ILS). Le processus devrait permettre de réaliser des gains en termes de coûts.
La Commission européenne a justifié le choix du Maroc par l’expertise développée par le Royaume dans le domaine de la navigation aérienne et aussi par le fait qu’il a été le 1er pays arabe à avoir conclu un accord de coopération avec l’Union européenne, concernant le système Galileo de navigation par satellite à usage civil.
Source: infomaroc.net
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- Maroc-UE : tensions en perspective
Written by Abdo Posted on jan 26, 2012, 12 h 39 min
Les relations entre le royaume et l’Union européenne sont sur le point d’entamer une phase de tension. Une fois de plus, le Parlement européen pourrait en être l’origine et l’accord agricole, l’objet principal.
Ce jeudi est, incontestablement, décisif pour l’avenir de l’accord agricole. C’est aujourd’hui que la Commission du commerce international relevant du Parlement européen devra voter le protocole signé, le 13 décembre 2010, entre le royaume et l’Union européenne. L’Espagne compte 54 eurodéputés sur un total de 754 élus au PE, dont une forte majorité est hostile à la ratification de l’accord. Même les élus socialistes sont du même avis. Un changement de position, comme le rapporte la presse espagnole, qui alimente une polémique avec les eurodéputés de la droite. Ce basculement obéit à des considérations purement politiques et électorales. Le 25 mars auront lieu des élections en Andalousie. Le Parti socialiste (PSOE) local, après la débâcle du 20 novembre, tente de conserver, au moins, cette région dans son giron. Un objectif qui passe nécessairement par un ralliement au puissant lobby agricole.
Enjeux électoraux
D’habitude les associations des agriculteurs sont un réservoir électoral exclusif au Partido Popular de Mariono Rajoy. Ce « revirement » des élus du PSOE au Parlement de Strasbourg est qualifié par la direction du PP comme « immoral ». Cette querelle entre conservateurs et socialistes confirme, si besoin est, que le Maroc est un grand enjeu électoral en Espagne. Autrefois, c’étaient l’immigration clandestine et le terrorisme qui servaient d’arguments aux uns et aux autres. Maintenant, c’est au tour des produits de la mer et de la terre de servir leurs desseins politiciens. Le vote d’aujourd’hui de la Commission du commerce international est hautement important. Il donnera une image sur ce que sera le vote, mi-février, lors de la plénière du Parlement européen. Bien avant ces deux échéances, l’Espagne, par la voie de son ministre des Affaires étrangères, s’est prononcée contre l’accord agricole, le qualifiant de « déséquilibré ». Autant dire, du moins côté espagnol, que c’est couru d’avance.▓▓█
Source: lesoir-echos.com
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- L’accord de pêche Maroc-UE bloqué par les eurodéputés
Written by Abdo Posted on déc 15, 2011, 11 h 41 min
Alors que les Etats avaient reconduit, en juillet dernier, l’accord de pêche liant le Maroc à l’UE, les députés européens en ont décidé autrement. Ce mercredi, le vote au Parlement de l’Union a donc bloqué cet accord par 326 voix contre, 296 voix pour sa prorogation. La raison? Le “manque de retombées économiques sur les populations sahraouies”, ce qui est en contradiction avec le communiqué du Conseil de l’UE daté du 12 juillet 2011 qui soutient exactement le contraire.
Une semaine après que la Commissaire européenne pour les Affaires maritimes et la pêche, Maria Damanaki a reçu le co-président de la Commission maroco-espagnole des professionnels de la pêche, Omar Akouri qui avait souligné la détermination des “armateurs des deux pays à défendre le renouvellement de l’accord de pêche Maroc-UE portant sur l’ensemble des eaux territoriales nationales”, les eurodéputés ont voté contre ce renouvellement, a rapporté l’Agence France Presse (AFP).
“Les députés européens ont bloqué mercredi la prorogation d’un accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc, en demandant notamment que les intérêts de la population sahraouie soient mieux pris en compte. En conséquence, le texte actuel qui permet à la flotte européenne de pêcher dans les eaux du Sahara, prend fin immédiatement. La Commission européenne va devoir renégocier.”
AGENCE FRANCE-PRESSE.
Le rapporteur du texte, l’élu libéral finlandais Carl Haglund, cité par l’agence française de presse, a dénoncé un “faible rapport coût-bénéfice pour l’Union européenne, une exploitation excessive des réserves de pêche du Maroc, une contribution très limitée des fonds européens au développement de la politique de pêche locale et le peu d’avantages probants apportés par l’accord à la population locale du Sahara”.
“Consterné”
Ce verdict des eurodéputés, qui prend à contre-pied les Etats européens, est loin de faire l’unanimité au sein du perchoir européen basé à Bruxelles. S’exprimant à l’issue du vote, l’élu français dont les propos ont été rapportés par l’AFP, le conservateur Alain Cadec, vice-président de la commission de la pêche au Parlement et dont la famille politique soutenait le projet d’accord, s’est dit “consterné”.
“C’est un signal très négatif que nous donnons au Maroc en plein printemps arabe. Le Parlement a rejeté un accord déjà en vigueur qui expirait en février 2012, c’est insensé.”
ALAIN CADEC, VICE-PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE LA PÊCHE AU PARLEMENT EUROPÉEN.
Le député a dit redouter un abandon total des accords de partenariat avec le Maroc.
En contradiction avec les Etats et le Conseil de l’UE
Le 12 juillet 20011, les 27 États de l’UE avaient reconduit pour une année le protocole d’accord sur la pêche qui la lie au Maroc qui profite à quelque 120 navires de pêche européens, même si certains avaient émis quelques réserves et s’étaient demandé si les populations des provinces du sud avaient bénéficié des 144 millions d’euros déjà versés au Maroc en contrepartie de droits de pêche.
Cependant, un communiqué de presse du Conseil de l’UE, daté du 12 juillet 2011, avait souligné que les documents remis par le Maroc indiquent que “les populations de cette région ont bénéficié de l’accord”.
“En ce qui concerne le protocole venu à expiration, les autorités marocaines ont transmis les informations utiles à la Commission en décembre 2010, d’où il ressort que les populations de cette région ont bénéficié de l’accord.”
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU CONSEIL DE L’UE, BRUXELLES LE 12 JUILLET 2011.
144 millions d’euros avaient été versés au Maroc au titre de cet accord. Quatre années après son entrée en vigueur, cet accord était arrivé à expiration le 27 février dernier.
Un vote anachronique
Ce vote intervient alors qu’une disposition particulière a été insérée dans le nouveau protocole et prévoit que le Maroc présente d’ici février 2012 un rapport sur les retombées économiques et sociales attendues, ainsi que leur répartition géographique découlant de l’accord de pêche.
Selon une dépêche de l’Agence France Presse de juillet 2011, l’Allemagne avait finalement levé ses objections après de premières informations données par le Maroc selon lesquelles plus de 700 millions de dirhams ont été affectés à des extensions et des rénovations des ports de Boujdour et Dakhla.
Mais ces informations doivent encore être analysées de façon plus poussée, et c’est pourquoi l’accord n’a été reconduit que pour un an, a prévenu la commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, dans un entretien accordé à l’AFP.
Source: aufaitmaroc.com
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سلطات سبتة تدرس خيار إلغاء التأشيرة على المغاربة
Written by Abdo Posted on nov 18, 2011, 13 h 15 min
كشفت مصادر إسبانية مسؤولة أن حكومة مدينة سبتة المحتلة تدرس إمكانية رفع فرض تأشيرة على المواطنين المغاربة. وأكدت المصادر نفسها أن الاتحاد العام للشغالين بإسبانيا وجه مذكرة رسمية إلى سلطات المدينة ينصح فيها هذه الأخيرة بوقف العمل بضرورة التوفر على تأشيرة المصالح الدبلوماسية الإسبانية المعتمدة بالمغرب على المواطنين المغاربة من أجل الدخول إلى المدينة السليبة. وتقول مذكرة الهيئة النقابية الإسبانية إنه يجب تسهيل دخول المواطنين المغاربة من السياح إلى سبتة باعتبارهم سينعشون اقتصادها بشكل كبير جراء تبضعهم في المدينة، التي تعاني حاليا من أزمة مالية خانقة. وتشير المذكرة إلى أنه يتوجب إنعاش اقتصاد سبتة عبر اتخاذ مثل هذه التدابير خلال الأشهر المقبلة. يتوفر السياح المغاربة الوافدين على منطقة الشمال على موارد مالية كبيرة، وقوة شرائية عالية، يقول مصدرنا، وبالتالي يمكن منحهم تسهيلات كبيرة للولوج. وتمنع السلطات الأمنية الإسبانية بالمعبر الحدودي أي شخص لا يتوفر على تأشيرتها أو تأشيرة شينغين من الدخول إلى سبتة، فيما يتم استثناء ساكنة عمالة المضيق – الفنيدق وولاية تطوان من ذلك، حيث تعيش المدينة على التهريب الممارس من داخلها إلى تطوان ثم إلى باقي التراب المغربي، عبر اقتناء الأطنان من البضائع والمنتوجات الغذائية التي تهرب فيما بعد إلى تطوان، برقم معاملات يفوق 750 مليون أورو سنويا
وتدق سبتة ناقوس الخطر جراء تفاقم أزمتها المادية الخانقة، حيث كشف تقرير أوربي، صدر نهاية الشهر الماضي، أن 23 ألف مواطن سبتاوي يعيشون تحت خط الفقر، أي بنسبة 30،9 بالمائة من مجموع السكان البالغ عددهم 75 ألف نسمة. ووفق دراسة أنجزتها الشبكة الأوروبية لمكافحة الفقر والإقصاء الاجتماعي، والذي اطلع عليه فإن 38 بالمائة من ساكنة مدينة سبتة تعيش داخل أسر يقل دخلها عن 60 بالمائة من متوسط الدخل الإسباني
ويعاني 4.6 بالمائة منهم حرمانا ماديا لا يستطيعون معه حتى تأدية قيمة إيجار شققهم. وتشير الدراسة أيضا إلى أن عدد الفقراء سيزداد في السنوات المقبلة، وبالتالي فإن الشبكة الأوربية حذرت الحكومة الإسبانية من تداعيات ذلك، ونصحتها باتخاذ التدابير الوقائية الضرورية تفاديا لتفشي مستوى الفقر ومستوى العيش المتدني بالمدينة السليبة. وأضافت الشبكة أن «وضع سبتة يعتبر الأسوأ من نوعه على الصعيد الإسباني»، كما تشير البيانات إلى شيء واحد واضح جدا، هو «أن الأمور بالتأكيد سوف تزداد سوأ ما بين سنة 2012 إلى 2014. «أكثر من 4 بالمائة من ساكنة سبتة تعاني فقرا شديدا، حيث لا تملك ثمن تأدية مستحقات الكراء، وأن 4،6 بالمائة من العائلات لا تأكل اللحم سوى ثلاث مرات في الأسبوع، كما أنها لا تستطيع تغطية بعض النفقاتالطارئة وغير المتوقعة»، يقول تقرير الشبكة الأوربية، مضيفا أن 20 بالمائة من العائلات تعاني البطالة رغم أنها تدخل في خانة اليد العاملة النشيطة




Source: hiipress.com
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- ALGERIE/ Trois Européens enlevés par Al-Qaïda
Written by Abdo Posted on oct 24, 2011, 13 h 18 min
Deux coopérants espagnols et une Italienne ont été enlevés hier dans un camp de réfugiés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, dans une attaque attribuée par le Front Polisario à la branche maghrébine d’Al-Qaïda, Aqmi.
Les trois Européens, selon le ministère espagnol des Affaires étrangères, ont été enlevés de nuit dans le camp de Rabuni, où ils travaillaient pour des associations d’aide aux nombreux réfugiés sahraouis installés dans cette région, située aux portes du Sahara occidental et proche de la Mauritanie et du Mali.
Le Front Polisario, soutenu par l’Algérie et qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental vis-à-vis du Maroc, a accusé l’Aqmi d’être derrière ce triple enlèvement et affirmé que les ravisseurs s’étaient infiltrés depuis le Mali.
Selon un représentant d’une ONG espagnole à laquelle appartient l’une des femmes enlevées, des coups de feu ont été tirés lors de l’attaque, qui aurait fait deux blessés. Les trois coopérants sont deux femmes, une Espagnole et une Italienne, et un homme, un Espagnol.
« J’accuse directement Al-Qaïda au Maghreb d’être derrière l’enlèvement des trois étrangers », a déclaré l’ambassadeur sahraoui et représentant du Polisario à Alger, Brahim Ghali. Selon lui, il s’agit des premiers enlèvements d’occidentaux dans cette région.
Le Polisario a affirmé que les trois Européens ont été enlevés à 23 h 54 locales par des « terroristes ».
« Les ravisseurs, infiltrés à partir du territoire malien, ont attaqué le siège de réception des étrangers dans les camps de réfugiés à l’ouest de Tindouf, utilisant une voiture tout-terrain et des armes à feu », a affirmé le ministère sahraoui de l’Information. « Les terroristes ont repris le même chemin par lequel ils sont venus », avec les otages.
Une source sécuritaire mauritanienne a également avancé la piste d’Aqmi. « Les deux Espagnols et l’Italien enlevés auraient été pris en otage par des éléments d’Aqmi relevant de l’autorité de Moktar Belewar », chef algérien d’une branche d’Aqmi.
La ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez, a assuré que son gouvernement « travaillait avec les gouvernements de la région », mais agissait « avec une grande prudence », afin que « les coopérants soient libérés dès que possible. »
Source: lest-eclair.fr
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- Kadhafi mort, quel avenir pour Assad et Saleh?
Written by Abdo Posted on oct 21, 2011, 22 h 44 min
En Syrie comme au Yémen, les manifestants semblent galvanisés par la fin du dictateur libyen. Les présidents syriens et yéménites entendront-ils le message?

Les présidents syrien et yéménite sont-ils les prochains à tomber, après Kadhafi, Moubarak et Ben Ali? C’est ce que suggère cette pancarte brandie par une activiste libanaise à Beyrouth ce vendredi.
Ben Ali a fui la Tunisie, Moubarak est jugé en Egypte, Kadhafi est le premier dirigeant non seulement renversé mais tué pendant le « printemps arabe ». Le New York Times note d’ailleurs ce vendredi que le sort des tyrans déchus est « chaque fois un peu plus extrême ». Et regarde désormais en direction de la Syrie et du Yémen, les deux pays où la contestation est la plus vive actuellement. « On ignore encore quelles leçons vont en tirer Bachar el-Assad et Ali Abdallah Saleh », qui s’accrochent encore au pouvoir à Damas et à Sanaa.
« Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar »
Les manifestants, eux, savent déjà quel enseignement retenir, ou plutôt quelle question poser: à qui le tour? En Syrie, un même cri résonne dans les rues et sur les réseaux sociaux, ce vendredi: « Kadhafi est parti, à ton tour Bachar. » « Prépare-toi Bachar! », reprennent en choeur les manifestants anti-Assad, à Damas et Homs, comme dans les provinces d’Idlib et de Deir al-Zor, note Reuters.
« Plus le tyran résiste, plus son châtiment est horrible. (…) Il semble que Bachar sera crucifié au centre de Damas », prédit de son côté un internaute mentionné par l’AFP. Sur leur page Facebook, les contestataires syriens s’adressent à leur président en lui demandant: « Est-ce-que tu vas fuir comme Kadhafi et ton peuple te poursuivra de maison en maison? ». Une allusion limpide à un discours du « Guide » libyen, qui promettait de débusquer ainsi tous ses opposants.
Au Yémen aussi, la mort de Kadhafi semble enhardir les protestataires. « Ali ton tour est arrivé, avec celui de Bachar », ont scandé des dizaines de milliers de Yéménites, dans la capitale pour réclamer le départ du président Saleh. « Toute dictateur a une fin », ont espéré les manifestants, sur le boulevard Sittine dans l’est de la ville, scandant aussi un autre slogan refusant « toute immunité et toute garantie » au chef de l’Etat et aux membres de sa famille.
« La mort de Kadhafi a galvanisé tous les révolutionnaires dans le monde et au Yémen en particulier », estime Walid al-Ammari, l’un des porte-parole de la coordination des jeunes qui organisent les manifestations. La colère du peuple yéménite est sans doute également alimentée par la perspective du vote d’une résolution condamnant la répression au Yémen, ce vendredi justement.
Du Caire à Rabat, la presse arabe rebondit aussi sur l’événement historique de jeudi. « Le troisième tyran, mort dans un trou », titre le quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm. « Quarante-deux ans de Kadhafi au pouvoir s’achèvent en deux balles », relève le quotidien libanais An Nahar. « C’est une leçon également pour les peuples qui ne doivent plus applaudir des chefs qui deviennent leurs bourreaux ». Pour le quotidien palestinien Al Qods, « ces tyrans doivent savoir que du moment où vous pointez les armes contre votre propre peuple, vous perdez votre légitimité ».
Le quotidien britannique The Guardian estime de son côté « qu’il n’aurait pu y avoir de signe plus prophétique pour les tyrans encore en place que celui du corps de Kadhafi emmené à l’arrière d’un camion ». « C’est le sort qui pourrait attendre Assad, ainsi que Saleh, et il faut qu’ils le sachent », écrit encore le journal.
Assad et Saleh resteront-ils « aveugles »?
Mais les deux hommes comprendront-ils le message? Jusqu’à présent, le régime Assad a répondu par une répression sanglante qui a fait 3000 morts depuis le début de la contestation en mars, dont 13 ce vendredi. L’ONU a haussé le ton, mais n’a toujours pas trouvé les mots pour la condamner dans une résolution. Elle devrait les trouver, ce vendredi donc, pour répondre à Saleh, mais avec quel impact? Blessé dans un attentat à la bombe à Sanaa, hospitalisé de longues semaines en Arabie saoudite, le dirigeant yéménite est néanmoins revenu sur le sol yéménite, promettant de mettre en place la transition… sans que cela aboutisse.
Les dictateurs sont « aveugles », par définition, estime Hilal Kashan, professeur de sciences politiques à l’Université américaine de Beyrouth. « Ils ne voient pas les choses de la même manière que le peuple, qui les voit de l’extérieur. Ils sont déconnectés de la réalité. Ils pensent qu’ils vont survivre. » Le colonel Kadhafi le croyait aussi et appelait les Libyens à manifester « par millions » contre le nouveau pouvoir, deux semaines avant sa mort. Ce sont bien des millions de Libyens qui sont descendus dans les rues de Tripoli et de Syrte, ce jeudi. Mais c’est sa fin qu’ils célébraient, et l’avènement d’une nouvelle Libye. Sans lui.
Source: lexpress.fr
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- Quel avenir pour la Libye?
Written by Abdo Posted on août 22, 2011, 12 h 20 min
La Tunisie et l’Égypte venaient de faire leur révolution. Les régimes dictatoriaux tombaient comme des châteaux de cartes dans cette région du monde. Tous les patrons de presse de la planète croyaient que Mouammar Kadhafi, après 42 ans au pouvoir, n’en avait plus que pour quelques jours.

Comme des dizaines d’autres médias étrangers, nous avions choisi d’attendre la chute de Tripoli à la frontière tunisienne, question de pouvoir accéder en trois petites heures à la capitale. Nous imaginions déjà la libération, les foules en liesse.
Cela ne s’est pas passé comme ça. Tous les jours, pendant trois semaines, mon collègue du Globe and Mail et moi observions le drapeau qui flottait au-dessus du poste frontière libyen. Il restait obstinément vert. La couleur du régime Kadhafi.
Les journalistes ont fini par plier bagage.
Plusieurs semaines plus tard, un ami tunisien m’a écrit: le drapeau vert avait disparu. Les rebelles avaient enfin pris le poste frontière. Mais Tripoli restait encore fermement sous la poigne du colonel Kadhafi.
Il aura fallu six mois, et des milliers de morts pour y arriver. Hier soir, la chute de Tripoli semblait imminente, inévitable. Mais en six mois, l’euphorie du printemps arabe a eu le temps de se dissiper.
«Nous allons gagner cette guerre», disait hier un rebelle à un journaliste britannique, aux portes de Tripoli. Pourquoi? «Parce que nous croyons en Dieu. En Dieu et en l’OTAN.» Au loin, des frappes régulières – et sans doute meurtrières – ouvraient la voie des insurgés jusqu’au coeur de la capitale.
Rappelons que l’aviation de l’OTAN devait mettre en oeuvre une résolution de l’ONU visant à protéger les civils.
Les partisans de l’intervention espéraient toutefois que le régime libyen, détesté de son peuple, n’aurait besoin que de cette petite poussée militaire pour tomber. Que des frappes limitées et ciblées feraient le travail rapidement et sans (trop) de dommages collatéraux.
Au contraire, le conflit a été long et sanglant. Il est clair, désormais, que sans les forces de l’OTAN, commandées par le lieutenant-général québécois Charles Bouchard, les rebelles, incompétents et mal équipés, n’auraient jamais gagné cette guerre.
Le spectre de l’Irak
Avec l’appui de l’OTAN, ce n’était qu’une question de temps avant que la capitale ne tombe aux mains des insurgés. Depuis plusieurs semaines déjà, la question qui hantait la communauté internationale n’était plus «quand», mais surtout «comment».
Comment se passera la transition? Le pays risque-t-il de s’enfoncer dans une guerre tribale? Les islamistes s’approprieront-ils le soulèvement? Les hommes restés loyaux à Kadhafi mettront-ils la Libye à feu et à sang?
Les journalistes présents à Tripoli hier soir faisaient état des scènes de jubilation au passage des convois des rebelles qui roulaient dans la capitale. De nombreux combattants armés auraient fait défection pour passer du côté des insurgés. Les gens chantaient, tiraient des coups de feu en guise de célébration.
C’est un moment d’extase exceptionnel, qui rappelle la chute d’une autre capitale. Le 9 avril 2003, Bagdad tombait sous les cris de joie de ses habitants, qui se défoulaient à pieds joints sur les innombrables portraits et statues de Saddam Hussein.
On nous avait présenté cette journée comme la fin d’un conflit. C’en était pourtant que le début. L’invasion américaine a lâché sur l’Irak des forces dévastatrices dont les États-Unis ne soupçonnaient ni la puissance ni même l’existence.
Alors, quel avenir pour la Libye? Il est trop tôt pour le dire. Les optimistes miseront sur la soif de liberté, de justice et de démocratie des Libyens eux-mêmes.
Et leur soif est immense. Après tout, ils n’ont pas attendu la chute du régime pendant trois semaines, comme les journalistes massés ce printemps à la frontière tunisienne. Ou même pendant six mois. Ils attendent ce moment depuis 42 ans.
Source: cyberpresse.ca
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- Arrestation d’un Malien en possession de faux billets d’euros au Maroc
Written by Abdo Posted on août 18, 2011, 11 h 43 min
Un ressortissant subsaharien a été arrêté en sa possession un montant de 230.700 euros en faux billets au Maroc, a rapporté mercredi l’agence de presse MAP.
Il s’agit d’un Malien, entré au Maroc le 30 avril 2008, mais qui est actuellement en situation irrégulière, précise-t-on auprès du service de la police judiciaire de Moulay Rachid (Casablanca), indiquant que l’individu avait été interpellé avec en sa possession un petit coffret noir contenant des coupures de 100 euros, soit un total de 2.307 billets contrefaits.
Le Malien, qui vit à Mohammedia (près de Casablanca) avec son épouse d’origine centrafricaine, s’adonne à l’escroquerie à l’africaine. Il tente d’écouler ces billets auprès d’acquéreurs crédules désireux de se faire une fortune en deux coups de baguette magique.
Le mode opératoire est simple pour faire saliver sa victime avant de la plumer en disparaissant de la circulation. Il l’appâte avec de vrais billets de même montant, généralement un ou deux, qu’il retirait de son coffret et dépoussiérait d’une poudre blanche. Sa proie est très vite mise en confiance après avoir échangé le ou les billets dans un bureau de change.
Mais, manque de pot, l’escroc n’a plus de ce produit « magique » chimique pour transformer de simples papiers en billets de banques et a, de ce fait, besoin d’un acompte de dizaines de milliers de dirhams pour s’en approvisionner.
Ce montant demandé ne serait qu’une provision sur les millions de cette cagnotte qu’il fait miroiter à sa cible qui, tête baissée, tombe dans le piège en acceptant de financer l’achat.
Le mis en cause a été déféré à la justice pour escroquerie, détention de faux billets de banque, séjour illégal et complicité.
Source: afriquinfos.com
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- Le soleil africain au secours de l’Europe
Written by Abdo Posted on août 17, 2011, 11 h 33 min
Avec la fin annoncée du nucléaire en Europe, l’Afrique du Nord rayonne. Le projet européen Desertec, ce groupe de centrales solaires et éoliennes installées dans les déserts, lance la course africaine à l’énergie renouvelable.

La dramatique catastrophe de Fukushima au Japon aura au moins fait des «heureux». Le Maroc et l’Algérie sont en première ligne du projet Desertec, une entreprise européenne, dont l’Allemagne est le principal porteur et fondateur.
L’Allemagne, justement, qui vient d’annoncer l’arrêt définitif du nucléaire à l’horizon 2020, suivie par l’Autriche, la Suisse et le Danemark, la France, mis à part le fournisseur françaisSaint-Gobain qui rejoint l’initiative, qui rechigne encore à se débarrasser de l’atome, cette énergie ultramoderne devenue du coup archaïque.
Quel est le futur? Des centrales solaires alignées dans le Sahara, groupées à des éoliennes sur la façade atlantique marocaine, pour fournir de l’énergie à toute l’Europe. L’idée allemande tient en un calcul très simple:
«le désert reçoit en six heures l’équivalent énergétique de la consommation mondiale d’une année entière», selon les propos de la fondation Desertec.
L’atome peut aller se rhabiller, même si pour l’instant, les jeux ne sont pas encore faits, la production ne devant démarrer que vers l’année 2015, ou 2016, dans le meilleur des cas.
Les premières centrales solaires seront marocaines et algériennes mais d’autres stations seront implantées en Tunisie, au Mali, au Tchad, en Libye, au Soudan et en Egypte (voir la carted’implantation).
Si la fondation Desertec est à but non lucratif, le projet est piloté par un consortium qui réunit sous le label Dii (Desertec industrial initiative) des industriels comme Siemens et des banques comme la Deutsche Bank, soutenu par le parti des Verts allemands et Greenpeace, et appuyé par l’Union européenne (UE). Coût total: près de 400 milliards d’euros étalés sur 40 ans.
Si l’énergie solaire n’est pas quelque chose de nouveau, l’idée d’une exploitation à grande échelle l’est, et la méthode de Desertec, l’interconnection des projets locaux, est loin d’être une idée bureaucratique qui aurait germé à Bruxelles. En 2012, les premiers éléments doivent être prêts, notamment au plan juridique mais aussi sur l’emplacement des installations, leur financement et la juste répartition entre le solaire et l’éolien. Avec la mise en cause du nucléaire en Europe, le solaire saharien devrait aller plus vite. Signe des temps futurs, une première rencontre bilan devrait avoir lieu en novembre au Caire en Egypte, sous le nouveau soleil de la Révolution.
Algérie et Maroc, dans la course énergétique
Le destin et les recherches de source d’énergie l’auront ainsi voulu. Le Maroc et l’Algérie, frères ennemis historiques, sont une fois de plus liés par un projet: créer de l’énergie pour eux et pour les autres. Mais il ne s’agit pas que d’énergie:
«Desertec, selon ses initiateurs, représente aussi le développement de nouvelles industries en Afrique du Nord, la création d’emplois et d’opportunités économiques et un transfert de technologies et de connaissances.»
Pour les deux pays voisins, dont la frontière est toujours fermée, il s’agit de créer dans leurs déserts, qui souffrent d’une profonde disparité avec les zones côtières, de l’énergie pas forcément solaire mais qui peut pousser au développement local. Dans cette compétition sous le soleil, c’est le Maroc qui a raflé le premier projet pilote: une centrale solaire de 500 mégawatts àTamezghitene (situé à 10 kilomètres du nord de Ouarzazate) dont la majeure partie sera exportée vers l’Europe, pour un investissement de deux milliards d’euros. Tout comme c’est au Maroc, en avance sur ce coup, que s’est tenue la première réunion du groupe Dii, le 12 mai 2011. Une semaine plus tard, le 19 mai, le ministre de l’Energie et des Mines algérien, Youcef Yousfi, recevait le président de Desertec Industrial Initiative, Paul Van Son.
Hésitante depuis des mois sur son adhésion au projet, l’Algérie signe, habilement poussée par son président, Abdelaziz Bouteflika, qui avait déjà rencontré en novembre 2010 Angela Merkel, la chancelière allemande, et parlé de cette idée lumineuse. D’autant qu’un projet local de fabrication de panneaux photovoltaïques près d’Alger, pourra être intégré à l’ensemble. La compétition est ouverte, ce qui forcément, sera au bénéfice de tous, malgré l’inimitié historique entre l’Algérie et leMaroc.
Reste la polémique, ce projet est-il trop grandiose pour ne pas résister à l’échec? Est-ce simplement une nouvelle entreprise coloniale comme l’affirment ses détracteurs? A In Salah, où il fait actuellement dans les 50 degrés, un habitant du Sahara algérien l’a ainsi résumé:
«Ici, il n’y a rien, tout est bon à prendre. Et s’il y a quelqu’un pour nous prendre du soleil, nous sommes d’accord, on en a vraiment trop.»
Source: slateafrique.com
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- Maroc-Algérie: des armées budgétivores
Written by Abdo Posted on août 10, 2011, 11 h 38 min
Début août, le Maroc reçoit ses premiers avions de combat F-16. Les Forces armées royales avait passé commande de 24 de ces chasseurs en 2007 au constructeur américain Lockheed Martin, après que l’option d’achat d’avions français Rafale a été définitivement écartée. Ce marché, qui porte sur un montant total de 1,67 milliard d’euros, est le principal d’une série qui marque le volontarisme du royaume à moderniser son arsenal militaire et aussi et surtout à bomber le torse face au «frère ennemi» algérien, avec qui les relations sont toujours aussi tendues.
15% du budget marocain consacré à la Défense…
D’après Forecast International, le Maroc est parmi les pays africains qui consacrent le plus d’effort budgétaire à leur armement.
Depuis son accession au trône en 1999, le roi Mohammed VI a ouvert les robinets pour l’armée: son budget a été doublé par les dernières lois de finances, notamment depuis 2008. Il y a encore cinq ans, ce budget ne dépassait guère les 836 millions d’euros. WikiLeaks révélait à ce propos un rapport confidentiel daté de 2008 rédigé par Thomas Riley, l’ex-ambassadeur américain à Rabat qui s’inquiétait de l’état de vétusté de l’armée chérifienne.
Aujourd’hui, le royaume consacre chaque année une enveloppe de près de 2,8 milliards d’euros à son armée, soit environ 15% du budget de l’Etat. Pourtant, sous la coupole de l’Hémicycle les élus procèdent à un vote rapide et à l’unanimité pour ce poste budgétaire dont les contours effectifs relèvent du secret défense.
… soit le double de celui de la Santé
Pour le dernier budget, cette enveloppe avoisine les 32 milliards de dirhams, soit 3 milliards d’euros, dont 950 millions pour la seule acquisition de matériel. Comme en 2010, le seul fonds d’acquisition et de maintenance de l’arsenal militaire chérifien est crédité cette année de la coquette somme de 10,2 milliards de dirhams (835 millions d’euros), soit à près (…)
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