Topics Maroc, Marrakech

Attentat de Marrakech

D’après le ministre de l’intérieur marocain, l’attentat au café Argana a été provoqué par un engin explosif qui a été déclenché à distance. Donc la piste d’un kamikaze a été écartée.

les enquêteurs ont établi, grâce aux témoignages de deux touristes néerlandais, le portrait-robot d’un homme qui aurait pu laisser l’engin explosif dans le café Argana. Il s’agirait d’un Arabe jeune, bien rasé et aux cheveux longs. Il était habillé à l’occidentale, écoutait de la musique sur un lecteur MP3, et avait déposé à côté de lui un gros sac à dos et un sac de sport. Le couple, John Van Leeuwen et Marjolein Appel, conduit à la morgue, n’y a pas reconnu parmi les victimes l’homme croisé dans le café. «J’ai demandé aux enquêteurs ce matin: Est-ce que vous pensez que c’est lui ? et ils m’ont dit oui», indiquait vendredi M. Van Leeuwen qui a poursuivi : «Ils pensent qu’il a quitté le café, puisqu’il n’était pas parmi les morts». Ce qui tend aussi à exclure l’hypothèse d’un kamikaze.

source : leparisien.fr

Un explosif utilisé lors des attentats de Londres. «Les premières enquêtes ont montré(NDLR: que la bombe était composée) de nitrate d’ammonium ainsi que d’explosif TATP (NDRL :à base de peroxyde d’acétone), ainsi que de clous, et que l’explosion a été déclenchée à distance», a déclaré le ministre, Taeb Cherkaoui devant des députés marocains à Rabat. «La manière dont cet acte a été exécuté nous rappelle le style utilisé d’habitude par l’organisation Al Qaïda», a-t-il ajouté en soirée. Le TATP, prisé par les extrémistes islamistes, a été utilisé notamment dans les attentats de Londres qui avaient fait 56 morts et 700 blessés en 2005.

source : leparisien.fr

Vidéos Explosion sur la place de Marrakech

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Explosion sur la place de Marrakech

17h:00 un kamikaze est a l’origine de l’explostion.

15:16 3 marocains et 11 touristes morts

14:48 Derniers chiffres connus : 14 morts et 20 blessés. L’explosion est d’origine criminelle

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Alerte: une explosion sur la place centrale de Marrakech provoquée par un accident, l’explosion a eu lieu sur la place Djemaa el-Fna, fesant 11 morts.

« Les secours ont été dépêchés sur le lieu et une enquête est déjà ouverte pour déterminer les circonstances de cette explosion » , a indiqué un responsable au ministère de l’intérieur.

L’explosion aurait été provoquée par des bonbonnes de gaz qui ont pris feu à l’Argana, café-restaurant très fréquenté de la ville. « L’origine de cette explosion est accidentelle », a indiqué à l’AFP un responsable au ministère de l’Intérieur, sous couvert de l’anonymat.

Lieu touché : le café Argana

 

2011 : Augmentation des salaires au Maroc

Une augmenation des asilaires et de pensions est annoncée par le gouvernoment marocain, et sera appliquée à tous les fonctionnaires d’états ainsi que les FAR, la gendarmerie royale, aux forces auxiliaires et à la protection civile.

Une réponse rapide aux séries de manifestations qu’a connu le royaume, le gouvernement Marocain, et après discussion avec les syndicats représentatifs, a enfin pris décision.

Cette décision se base sur une augmentation des salaires et des pensions. Les bénéficiaires de cette action seront principalement les fonctionnaires, d’autres parlent de secteur privé également chose qui n’est pas encore sure.

Cependant le montant de l’augmentation en question, selon la catégorie bénéficiaire laisse à désirer.600 dhs Nette

L’augmentation touchera également le salaire minimal (SMIG et SMAG) de 10%.

La pension de la retraite minimale (qui est actuellement de 600 dhs) passera, de son tour,  à 1000 dhs. Et en dernier lieu le quota de promotion interne évoluera à 33%. L’ensemble de ces actions va être entrepris sur plusieurs phases selon un échéancier qui n’est pas encore vulgarisé.

 

Source : france-stream / Al jazeera / lemonde.fr

Maroc : manifestations pour plus de démocratie et de justice

Plusieurs manifestations avaient lieu dimanche à travers le Royaume. Les manifestants réclamaient plus de justice sociale et de démocratie, en dépit des récents signes d’ouverture montrés par le pouvoir.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté pacifiquement dimanche 24 avril dans des villes du Maroc, pour la troisième fois depuis le début de l’année, pour réclamer davantage de démocratie et de justice sociale, malgré la récente libération par le roi Mohammed VI de prisonniers politiques et sa promesse d’importantes réformes.

Dans certaines villes comme Casablanca, Tanger et Marrakech, les manifestations ont commencé à partir de 11h00 GMT.

« Nous voulons plus d’égalité et moins de corruption », « Non au cumul de la fortune et du pouvoir », « pour un roi qui règne mais ne gouverne pas », scandaient les manifestants à Casablanca.

Près de 10.000 personnes se sont rassemblés dans le centre de la ville et marché jusqu’à la place Mohammed V, selon un journaliste de l’AFP. Les organisateurs estiment à « près de 20.000″ le nombre de manifestants.

« Un Maroc plus juste »

 

source : jeune Afrique

 

Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi parlent immigration tunisienne

Silvio Berlusconi et Nicolas SarkozyNicolas Sarkozy doit déployer un trésor de diplomatie pour persuader son homologue italien qui lui, l’Européen convaincu, chantre de la démarche européenne, n’est pas en train de jouer solo face à une crise où il faut fatalement jouer collectif.

Signe que la tension était à son comble entre Paris et Rome, Italiens et Français éprouvaient beaucoup de difficultés à fixer la date d’un sommet entre Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi. Après un long va-et-vient diplomatique, la date du 26 avril fut retenue avec l’objectif affiché que les deux pays crèvent le sujet tabou qui empoissonne leurs relations : l’afflux d’immigrés tunisiens qui se comptent par dizaines de milliers et qui considère l’Italie comme un pays de transit et la France comme une destination finale. Depuis que la digue «Ben Ali» a lâché en Tunisie, nombreux sont les jeunes Tunisiens qui ont fait le choix immédiat de tenter l’aventure européenne. Des images de l’île italienne de Lampedusa donnaient un avant-goût de ce qu’allait être ce déplacement massif de population vers les rives nord de la Méditerranée. En France, cette nouvelle donne coïncidait avec la montée en puissance du Front National de Marine Le Pen. Le tout nouveau ministre de l’Intérieur Claude Guéant se faisait les dents sur une problématique qui interpelle directement ses compétences. Pour bien marquer l’intérêt qu’il porte au sujet, Claude Guéant n’hésita pas à faire son premier déplacement vers les frontières franco-italiennes. Une manière pour lui de camper ce personnage intransigeant qui a fait de la lutte de l’immigration clandestine et plus tard, légale sa raison d’être, son apport personnel pour diminuer les peurs collectives et empêcher que Marine Le Pen ne soit la seule à incarner la protectrice du territoire et de l’identité nationale.  Claude Guéant s’acquitte de sa mission avec un tel zèle qu’il lui est arrivé de demander aux autorités italiennes de retenir chez elles les immigrés en provenance de Tunisie, bref de jouer les policiers à la frontière avec la France. Silvio Berlusconi, déjà affaibli par une série de scandales d’ordre sexuel, et qui compte dans son gouvernement les représentants de la Ligue du Nord, trouve que les demandes françaises manquent cruellement de solidarité et préfère mobiliser l’aide européenne pour diminuer les effets ravageurs d’un phénomène migratoire qu’il a lui-même qualifié de «Tsunami». Un dialogue de sourd s’installe entre Paris et Rome. Les deux capitales se renvoient leurs mauvaises humeurs par symboles interposés. Tandis que la France a pris la décision ce 17 avril de suspendre les trains qui passent par la ville de Vintimille, à la frontière franco-italienne, Rome répond à ce geste indélicat par l’octroi de 20.000 visas à des immigrés tunisiens fraîchement arrivés en Italie, ce qui leur donne le droit d’entrer en France au nez et à la barbe de Claude Guéant. La déception française doit être si profonde que certains au sein du gouvernement proposent de suspendre les accords de Schengen qui font d’une grande partie de l’espace européen un espace de libre circulation. Cette proposition fait hurler en Italie et provoque un débat politique en France. Nicolas Sarkozy qu’une certaine presse a longtemps qualifié de «Berlusconi français» en raison de son mode de vie tape-à-l’œil, doit déployer un trésor de diplomatie pour persuader son homologue italien qui lui, l’Européen convaincu, chantre de la démarche européenne, n’est pas en train de jouer solo face à une crise où il faut fatalement jouer collectif. Les deux hommes pourront toujours se consoler en étant les seuls pays européens à avoir reconnu officiellement le CNT, l’organe politique de la rébellion libyenne.

Source : Aujourd’hui le Maroc

Les fils Moubarak : Un politique ambitieux et un homme d’affaires discret

La veille de la démission du raïs, une violente dispute aurait opposé Alaa à son frère, jugé responsable d’une désastreuse stratégie de fermeté face à la révolte.
Gamal et Alaa Moubarak

L’ambitieux Gamal rêvait de succéder à son père, le discret Alaa de continuer à s’enrichir. Les deux fils de l’ex-président égyptien Hosni Moubarak, mis en détention préventive, ont grandi dans l’ombre du pouvoir paternel avec des tempéraments très différents. La chute de leur père le 11 février a révélé leurs dissensions, selon de nombreux témoignages: la veille de la démission du raïs, une violente dispute aurait opposé Alaa à son frère, jugé responsable d’une désastreuse stratégie de fermeté face à la révolte. Le cadet Gamal, 47 ans, ex-banquier qui incarnait une «nouvelle garde» face aux caciques du régime, est depuis des années la face visible de la fratrie. Cadre dirigeant du Parti national démocrate (PND) présidé par son père, il s’attache à faire de cette formation une machine de guerre pour accéder un jour à la présidence. Dans le cercle familial, sa mère Suzanne soutient activement ses ambitions de devenir le successeur du vieux raïs, au pouvoir depuis 1981. Mais cette marche présidentielle, brutalement interrompue le 11 février avec la chute du régime, n’est pas sans écueils. Gamal Moubarak et sa garde rapprochée de chefs d’entreprises richissimes, est perçu comme le chef de file d’une élite affairiste, corrompue et très impopulaire. Une grande partie de l’armée, qui a donné au pays tous ses présidents depuis le renversement de la monarchie en 1952, voit aussi d’un mauvais œil l’arrivée possible d’un président sans passé militaire. Ancien banquier formé à l’Université américaine du Caire (AUC), celui qui est surnommé «Jimmy» a travaillé à la Bank of America International à Londres de 1988 à 1994 avant de revenir en Egypte en 1995, après une nouvelle tentative d’assassinat contre son père. Dès 1999, il gravit les échelons du parti présidentiel, et place ses hommes -en majorité issus des milieux d’affaires- au Parlement et au gouvernement où ils s’emploient à libéraliser à marche forcée l’économie égyptienne. Les élections législatives de novembre et décembre derniers, où l’opposition est quasiment éliminée face au PND, devaient marquer une nouvelle étape dans sa stratégie de conquête du pouvoir. Mais ce scrutin, accusé d’être outrageusement truqué, alimente le ressentiment de nombreux Egyptiens contre le verrouillage politique du pays. Ils se retrouveront dans la rue pour renverser le pouvoir quelques semaines plus tard. Laissant à son frère les tribunes politiques, l’aîné, Alaa, 49 ans, fait une prospère et discrète carrière dans les affaires, notamment l’immobilier, n’apparaissant que rarement en public. La semaine dernière, il a été traité de «voleur» par le procureur du procès pour corruption ouvert contre un ancien ministre de l’Habitat, Ahmed el-Maghrabi. Son beau-père, selon la presse égyptienne, serait en fuite à l’étranger à la suite d’accusations de corruption liées à des activités immobilières. Alaa a eu deux enfants de son union avec Haïdi Madi Rassek. Le décès accidentel de l’un d’eux, Mohamed, 12 ans, en 2009, avait très fortement affecté le président Moubarak, son grand-père. Gamal a eu une fille de son mariage avec Khadiga al-Gamal.

Source : Aujourd’hui.ma

Ces chances que la France gâche

Pourquoi la France gâche-t-elle ses chances en permanence? Elle compte en son sein une population musulmane d’environ six millions de personnes, soit, à peu près le dixième de sa population. 


Parmi eux, les trois quarts sont d’origine maghrébine. Cela devrait constituer pour elle un atout fantastique. Celui d’une véritable collaboration avec les peuples d’Algérie, du Maroc et de Tunisie. Celui d’une ouverture à l’ensemble du monde musulman, soit presque le quart de l’humanité. Au lieu de cela, à quoi assistons-nous ? En permanence, les responsables politiques français (à droite surtout, mais certains leaders de gauche ont parfois tendance à jouer la même partition) se lamentent sur la réalité d’une «immigration» qui serait in-intégrable. En permanence, ils jouent à se faire peur avec un Islam qui menacerait les fondements du pacte laïc, lequel serait le fondement fragile de l’unité nationale. En permanence, des obstacles sont mis à une circulation équilibrée des personnes entre les deux rives de la Méditerranée. Les Français veulent pouvoir venir librement au Maghreb quand cela leur chante, mais les ressortissants du Maghreb sont rares à se voir accorder le droit de venir fouler le sol de la France. A quoi tout cela aboutit-il ? A une incapacité à comprendre les évolutions des sociétés du Maghreb, comme on l’a vu au moment de la révolution tunisienne, quand la France a cru pouvoir soutenir le régime de Ben Ali jusqu’au bout. A perdre chaque jour un peu plus de terrain dans le cœur des Maghrébins et sur les parts de marché. On parle de moins en moins français au Maghreb, et il y a bien longtemps que les grandes entreprises américaines ont dépassé les entreprises françaises dans la course aux grands chantiers. Tout se passe comme si la France, collectivement, n’était pas encore parvenue à se délester de sa culture coloniale. Elle ne parvient pas à voir dans les Maghrébins des partenaires aussi désirables que peuvent l’être les Allemands ou les Canadiens. Elle ne conçoit manifestement pas qu’elle peut, avec les peuples du Maghreb, tisser une véritable union comme cela a pu se faire avec les pays européens, dont la séparait pourtant parfois des siècles de haine et de guerre. Collectivement, elle donne le sentiment de ne pas pouvoir penser que les Maghrébins peuvent être complètement les égaux des Français au même titre que d’autres peuples. Pourtant, elle se targue encore souvent d’être le pays qui a apporté, avec la Révolution de 1789, l’idée d’égalité au monde! Une nouvelle preuve de ce mépris ( souvent inconscient ) à l’égard des Maghrébins ( ceux du Maghreb et ceux de France ) vient d’être encore donnée avec le débat sur «Islam et laïcité» que le président Nicolas Sarkozy et sa formation politique, l’UMP, avaient annoncé à grand bruit. Le projet est devenu un fiasco. Il a abouti à une division profonde de la droite, à la confusion à gauche, et à l’entretien d’un climat malsain dans toute la société. Seuls se montre gagnants Marine Le Pen et le Front National, crédités de davantage d’intentions de vote. Et les Maghrébins de France ont encore plus de mal à croire que ce pays pourra vraiment être un jour le leur.

Source : Aujourd’hui le Maroc