- Augmentation de 10% du SMIG à partir du 1er juillet 2011

Le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) sera augmenté de 10% à partir du mois de juillet 2011 et de 5% supplémentaires en juillet 2012. Le Conseil du gouvernement a adopté cette mesure qui concerne les secteurs de l’industrie, du commerce, des services et de l’agriculture, lors de sa séance du 26 mai, rapporte l’Economiste dans son édition du 30 mai.

Les salariés opérant dans les secteurs précités percevront dorénavant 11,70 dirhams /heure dès juillet et 12,24 dirhams/heure à partir du 1e juillet 2012.
Pour ce qui est du secteur du textile, l’augmentation des salaires se fera sur 3 ans et en 6 tranches : juillet 2011 et décembre 2011, juillet 2012 et décembre 2012, juillet 2013 et décembre 2013. Il en a été décidé ainsi pour préserver la compétitivité de la main d’œuvre marocaine sur le marché international.
Source: yabiladi.com

- Les médecins mécontents de Rabat dispersés à coups de matraque

Les médecins marocains se sont mobilisés aujourd’hui pour demander une réforme du secteur de la santé, qu’ils estiment délaissé par les autorités. Les professionnels du secteur ont été nombreux à répondre à l’appel. Les policiers aussi.

La gronde des médecins s’inscrit de le cadre d’un mouvement de mécontentement plus large au Maroc. Des manifestations en faveur d’une évolution démocratique du régime secouent régulièrement le pays depuis février. Ce week-end, les autorités marocaines semblent avoir perdu patiente face aux protestataires. Plusieurs centaines de militants du Mouvement du 20 février ont été violement dispersés dimanche 22 mai dans plusieurs villes du pays, notamment à Tanger, dans le nord du pays. Pour expliquer ce tour de vis sécuritaire, les autorités ont accusé les manifestants d’être « manipulés par les islamistes et les gauchistes ».

« Le gouvernement promet des réformes dans divers secteurs, mais il ne fait rien pour le secteur médical »

Mehdi Abdane est médecin résident au CHU de Casablanca. Il a participé à la manifestation de Rabat, le 25 mai.

Nous nous sommes réunis ce matin à 10 heures, devant le ministère de la Santé, pour marcher jusqu’au Parlement. Mais à peine arrivés, nous étions encerclés par la police. La marche s’est alors transformée en « sit-in ».

Nous étions près de 8 000 médecins à manifester [nous ne disposons pas encore de chiffres officiels]. La répression policière a été violente. Des centaines de policiers nous ont repoussés à coups de matraque. Une vingtaine de blessés ont été transportés en urgence à l’hôpital, certains souffraient de graves traumatismes crâniens.

Notre but était de demander une revalorisation de notre diplôme, car les docteurs en médecine au Maroc sont considérés comme détenteurs d’un master et non d’un doctorat. Nous manifestons aussi pour dénoncer nos conditions de travail : nous manquons de matériel et les patients se plaignent d’ailleurs constamment de la qualité des soins. Nos salaires son ridicules : un médecin résident dans un CHU marocain touche 3 000 dirhams [moins de 300 euros]. Et comble du comble, nous ne disposons même pas d’assurance maladie !

Nous avons été reçus une première fois par la ministre de la Santé, mais il n’a pas écouté nos demandes, il nous a, au contraire, accusés de troubler l’ordre public. Lors de la deuxième réunion, c’est uniquement le directeur les ressources humaines du ministère qui nous a reçus. Nous avons donc refusé de négocier.

Ce mouvement de contestation est totalement indépendant des manifestations politiques qui secouent le Maroc en ce moment. Les médecins avaient déjà fait grève en octobre 2010, bien avant le début du printemps arabe. Si nous passons aujourd’hui à la vitesse supérieure, c’est parce que nous voyons que le gouvernement promet des réformes dans le secteur de la police ou de la fonction publique, mais il ne fait rien pour le secteur médical. »

Source: lepost.fr

- le boxeur qui voulait voir le roi

Le procès de Zakaria Moumni, ex-champion de boxe accusé d’escroquerie, a-t-il été fabriqué de toutes pièces par la police marocaine? Ses avocats en sont persuadés. Vendetta à la marocaine? L’histoire commence en 1999. Cette année là, Zakaria Moumni, aujourd’hui âgé de 31 ans, remporte, à Malte, le titre de champion du monde de boxe  » light contact » dans la catégorie des moins de 68 kilos.

Il exhume alors un décret royal remontant à 1967 qui accorde une priorité à l’embauche au ministère des sports aux Marocains ayant décroché un titre de champion du monde. Sa demande reste lettre-morte. Il continue de frapper à toutes les portes. En 2006 il finit par décrocher un rendez-vous avec le secrétaire particulier du roi, Mounir Majidi. Celui-ci lui promet une réponse rapide, mais ne tient pas parole.

Le boxeur décide alors de profiter de séjours en France du roi Mohammed VI pour aller, à deux reprises, manifester son mécontentement sous les fenêtres au château de Betz, dans l’Oise, dans le but d’obtenir une audience avec le souverain. Son attitude agace en haut lieu. Et cela d’autant plus qu’il se confie au site d’information en ligne Backchich.info, très critique à l’égard du royaume, qui met expressément en cause Mounir Majidi…

Accusé d’escroquerie

Le 27 septembre 2010, Zakaria, qui vit en France et dont l’épouse, Taline, est française, est arrêté à son arrivée à l’aéroport de Rabat. Il comparaît trois jours plus tard, les yeux bandés, pour apprendre qu’il est accusé d’escroquerie. Et condamné, le 4 octobre 2010 à 3 ans de prison, pour avoir extorqué de l’argent à deux personnes en leur promettant un emploi en France. La condamnation est confirmée lors du procès en appel, le 13 janvier 2011, la peine étant révisée de six mois à la baisse.

Depuis, Zakaria Moumni clame son innocence et dénonce les mauvais traitements qui lui ont été infligés. Ses deux avocats, Me Abderrahim Jamaï à Rabat et Me William Bourdon à Paris, dénoncent un procès fabriqué de toutes pièces. Il faut dire qu’en dépit des demandes répétées de Me Jamai les plaignants – les deux personnes qu’il aurait escroquées- restent introuvables… « Il y a dans ce dossier tous les indices d’une machination » affirme Me Bourdon. L’avocat voit dans cette affaire « la criminalisation de quelqu’un qui a déplu ». Même constat pour Me Jamai qui parle d’un PV « signé sous la torture » et souligne que l’accusation d’escroquerie « ne tient pas la route ». La défense n’exclut pas de saisir le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et les traitements dégradants.

Au Maroc plusieurs associations se sont saisies de l’affaire. Et Me Jamai a transmis un dossier complet à Driss El Yazami qui préside le Conseil national des droits de l’homme à Rabat, un organisme officiel censé, précisément, combattre ce genre de dérapages.

Les deux avocats de Zakaria Moumni, Me Abderrahim Jamaï à Rabat et Me William Bourdon à Paris, dénoncent un procès fabriqué de toutes pièces.

 

Source: lexpress.fr

- OVH : le leader français de l’hébergement Internet s’implante au Maroc

OVH : le leader français de l'hébergement Internet s'implante au Maroc

Octave Klaba, 36 ans, fondateur et directeur général d’OVH, leader européen de l’hébergement Internet, basé à Roubaix. PHOTO ARCHIVES AFP.

Le nordiste OVH (On vous héberge), leader de l’hébergement Internet en France, vient de s’implanter au Maroc. Comme les équipes sénégalaises et tunisiennes, la filiale marocaine, basée à Casablanca, propose l’ensemble des services de l’hébergeur : noms de domaine, services e-mails, hébergement mutualisé, serveurs dédiés et solutions Cloud Computing.

Fondée en 1999 par Octave Klaba, OVH est une société française indépendante basée à Roubaix. Elle est le numéro un de l’hébergement en France, elle est bien ancrée sur le marché européen, et s’installera prochainement en Amérique du Nord et au Brésil.

OVH se place au sixième rang mondial pour les noms de domaine (source Netcraft – avril 2011). Elle dispose d’une quinzaine de filiales dans le monde et prévoit d’en ouvrir davantage.

Source: lavoixeco.com

- Le gouvernement accuse les islamistes de « manipuler » les jeunes

المغرب يقول ان اسلاميين ويساريين يثيرون الاحتجاجاتLes autorités marocaines se sont déclarées « déterminées » lundi à faire face aux mouvements de contestataires islamistes et de gauche, en indiquant qu’il n’y aura pas de remise en cause des réformes politiques annoncées récemment « au plus haut niveau ».

 

 

« Le Maroc ne fera pas marche arrière et ira jusqu’au bout des réformes qui ont déjà été annoncées au plus haut niveau de l’Etat », a déclaré à l’AFP le ministre marocain de la Communication Khalid Naciri. Mais selon lui, le Mouvement du 20 février, qui réclame des réformes démocratiques au Maroc et une limitation des pouvoirs du roi Mohammed VI, est « phagocyté par les islamistes et par les mouvements de gauche ». La police marocaine a dispersé dimanche plusieurs centaines de jeunes du Mouvement du 20 février qui demandent d’importantes réformes politiques au Maroc. Des dizaines de personnes ont été blessées, notamment à Tanger, dans le nord du royaume. « Le programmes des islamistes et des mouvements de gauche n’a rien à voir avec les réformes démocratiques. Le gouvernement marocain n’a rien contre ce Mouvement du 20 février, mais nous estimons que ses membres sont manipulés par les islamistes et les gauchistes », a ajouté M. Naciri. Mohammed VI a annoncé le 9 mars, dans un discours à la nation d’importantes réformes constitutionnelles prévoyant notamment le principe de séparation des pouvoirs et un renforcement des pouvoirs du Premier ministre. M. Naciri a aussi mis en cause des organisations islamistes comme « Justice et bienfaisance, qui utilisent les revendications démocratiques pour servir leur propre agenda ».

Source: levif.rnews.be

- La communauté juive célèbre la hiloula au mausolée du Rabbi Aouriour

centaines de pèlerins juifs résidant dans le Royaume et à l’étranger, se sont donnés rendez-vous dans la région de Moualine Dad, situé à 40 km de Settat, pour célébrer la hiloula au mausolée du Rabbi Abraham Aouriour et vivre des moments forts de prière, de piété et de recueillement.


Ainsi, à l’occasion du Moussem organisé à la commune rurale de Sidi Mohamed Ben Rahal, relevant de la province de Settat, une cérémonie a été organisée, dimanche, et à laquelle ont pris part notamment le wali de la région de Chaouia-Ouardigha, gouverneur de la province de Settat, Mohamed El Yazid Zellou, plusieurs élus et des personnalités civiles et militaires, aux côtés d’un grand nombre de membres de la communauté juive.

 

Ce Moussem, ont souligné plusieurs participants, est un espace de tolérance et constitue une occasion pour les membres de la communauté juive marocaine de se rencontrer et de réaffirmer leurs sentiments d’appartenance au Maroc, terre de paix et de stabilité.

A l’issue de cette cérémonie, des prières ont été élevées par l’assistance, implorant le Très-Haut de préserver SM le Roi Mohammed VI et de combler le Souverain en la personne de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de l’ensemble des membres de l’illustre Famille Royale.

Source: portail-femme.com

- La police pourchasse des contestataires à Rabat et Casablanca

La police antiémeutes marocaine a pourchassé dimanche à Rabat et Casablanca des centaines de contestataires qui avaient enfreint une interdiction de manifester.

Cette réaction policière pourrait signaler un durcissement de la position du gouvernement contre un mouvement populaire qui se fait contestataire après avoir été festif en février.

« Manifester est un droit, de quoi le Makhzen (terme désignant l’appareil d’Etat) a-t-il peur ?« , criait la foule à Casablanca. « Dehors le Makhzen. Non au despotisme. »

Les langues se délient pour critiquer le roi Mohammed VI mais les manifestations n’ont pas l’ampleur de celles des rues de Tunis ou du Caire.

À Rabat, les manifestants avaient l’intention de camper devant le parlement mais les autorités sont soucieuses d’éviter la création d’une nouvelle place Tahrir, la place centrale du Caire où les opposants ont campé jusqu’au renversement du président égyptien Hosni Moubarak.

Les policiers, armés de matraques et de boucliers, ont dispersé la manifestation avant même qu’elle ne commence, les contestataires se divisant en petits groupes pourchassés dans les rues de Rabat, comme à Casablanca.

L’un des meneurs, déjà battu par la police la semaine dernière, souffre d’une commotion cérébrale, a dit Jalal Makhfi, l’un des manifestants. Six personnes ont selon lui été blessées mais d’autres témoins avancent des chiffres bien plus élevés.

Des dizaines de personnes ont été frappées à Casablanca.

Un journaliste de Reuters a vu sept policiers s’en prendre à un homme, le frappant à la tête et au corps. Le manifestant, âgé d’une trentaine d’années, était en sang.

Le Maroc, longtemps considéré comme une monarchie stable, est agité par de plus en plus de troubles, inspirés des révolutions tunisienne et égyptienne.

"حركة 20 فبراير" بالبيضاء تلجأ إلى "زنقة زنقة" هربا من الأمن

Les manifestants réclament davantage de droits et une plus grande répartition des fruits de la croissance. Six contestataires sont morts ces derniers mois.

Vendredi, un groupe d’étudiants au chômage a réussi à approcher le roi Mohammed VI aux cris de « Votre majesté, nous voulons du travail« . Une inhabituelle violation du protocole, dans un pays où le portrait du roi orne les murs des échoppes et des grandes places et où Mohammed VI est décrit comme le descendant du prophète Mahomet.

Le Maroc a le plus faible produit intérieur brut par habitant du Maghreb et près de la moitié de sa population est illettrée.

En réponse à ces petites manifestations, le roi a annoncé en mars un amendement de la constitution qui garantirait davantage de démocratie. Une commission doit présenter ces modifications le mois prochain.

Source: lexpress.fr

 

A vous la parole !

 


- Les MRE, un poids constitutionnel et démocratique

5 millions de voix peuvent peser lourd dans une balance et plus encore dans des urnes. C’est bien cela que les MRE réclament prioritairement depuis des années aux instances marocaines qui ne les voyaient que comme une manne financière pour le développement du pays, et comme une source d’entrée de devises.

Le changement, et le réveil du pays poussé par une fièvre qui vient de plus loin depuis janvier 2011, donnera-t-il une meilleure écoute aux MRE par ceux qui oeuvrent actuellement au changement de la constitution marocaine ?  Une occasion certes pour les MRE de se faire entendre plus fortement dans leurs attentes envers un Maroc politique, puisque le domaine économique est déjà bien desservi par leurs apports réguliers.

Une donne à analyser aussi avec plus de précision dans une carte politique locale qui parfois manquait de fond démocratique selon les locaux, au point qu’ils ne s’y intéressent pas en nombre lors des appels aux urnes. La vision démocratique n’est certainement pas la même pour ces MRE qui sont habitués au quotidien à une régulation réelle entre droits et devoirs, du moins administrativement, dans les divers pays où ils se sont posés depuis des années. Un décalage qui, s’il pouvait enfin s’exprimer prochainement au Maroc démocratiquement, devrait effectivement donner un coup de pied dans une démocratie qui n’est qu’au niveau du verbe souvent ou comme une vague notion encore pour beaucoup de leurs semblables plus sédentaires. C’est certainement cet afflux de votes nouveaux, plus analytiques, et plus responsables que doivent craindre les politiquement corrects. C’est que 5 millions de démocrates qui s’exprimeraient sur 30 millions feraient un parti puissant au Maroc.

Source: legroupement.com

- Espagne : les manifestants illégaux continuent de dénoncer la crise

Des milliers de personnes rassemblées sur la Puerta del Sol à Madrid ont décidé vendredi soir de braver l’interdiction de manifester, observant une minute de silence symbolique aux 12 coups de l’horloge, des rubans de scotch collés sur la bouche. Un silence impressionnant s’est soudain abattu pendant quelques secondes sur la grande place en plein coeur de la capitale espagnole, bondée tout comme les rues adjacentes.

Les manifestants, qui depuis mardi occupent les lieux où ils ont planté un village de tentes et de bâches, ont ainsi accueilli la trêve qui interdit tout rassemblement politique à la veille des élections locales. Puis, très vite, les cris ont repris, sur fond de percussions: «maintenant nous sommes tous illégaux», hurlait la foule, estimée à 19.000 personnes selon un décompte établi pour l’agence espagnole Efe par une société spécialisée.

La présence policière restait discrète, avec seulement quelques voitures de police garées dans les rues voisines. Les organisateurs du mouvement, né en début de semaine pour dénoncer le chômage et les retombées de la crise économique, avaient prévenu qu’ils étaient prêts à braver l’interdiction. «Nous allons rester sur la place. Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un mouvement citoyen», avait expliqué vendredi matin Juan Lopez, chômeur de 30 ans et l’un des porte-parole du mouvement.

Les élections s’annoncent désastreuses pour le pouvoir en place

A deux jours des élections locales qui s’annoncent désastreuses pour les socialistes au pouvoir, le gouvernement, très embarrassé, a promis d’agir avec mesure tout en «appliquant la loi», qui impose le respect de la trêve électorale. Depuis mardi, ce mouvement spontané rassemble une mosaïque de jeunes mais aussi de citoyens de tous horizons et de tous âges, chômeurs, étudiants, retraités, salariés, qui ont pris possession de la place.

Inédit, coloré et pacifiste, le mouvement, au nom du «droit à s’indigner», se veut «apolitique» et dénonce pêle-mêle la mainmise des grands partis sur la vie politique espagnole, l’injustice sociale, la «corruption des politiciens». Mais, surtout, il trahit la frustration de millions d’Espagnols face au chômage qui atteint un taux record de 21,19% et frappe près de la moitié des moins de 25 ans, aux coupes salariales, aux retombées de la crise économique.

La détermination des manifestants, à la veille du week-end électoral, place le gouvernement en position délicate, l’obligeant à choisir entre la méthode policière, très risquée, ou une souplesse qui ne manquerait pas de lui attirer des critiques. «Nous allons appliquer la loi pour garantir les droits et la liberté de l’ensemble des citoyens», a déclaré vendredi le ministre de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba. Le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero a lui assuré que le gouvernement ferait preuve de «compréhension».

un mouvement qui gagnent la plupart des villes d’Espagne

Tout au long de la semaine, les manifestants se sont rassemblés chaque jour plus nombreux à la Puerta del Sol. Le mouvement, dans des proportions moindres, a gagné la plupart des villes d’Espagne. Et en quelques jours, il s’est structuré.

Un camp de bâches en plastique montées sur des structures en bois et de tentes de camping a surgi sur la place, avec des «stands» dédiés à la cuisine, l’accueil, les soins médicaux, et aussi à la communication où de tout nouveaux «porte-parole» tentent d’affiner le message, parfois flou, des contestataires.

Dans la file d’attente devant le stand dédié à la signature de la pétition de soutien, Maria-Jesus Garcia, une fonctionnaire de 40 ans, racontait vendredi être venue «à cause du chômage. Surtout celui des jeunes». Et d’ajouter : «Je vais lire la pétition, et je vais signer», disait-elle. «Mais ils doivent continuer après les élections. S’ils s’arrêtent, cela n’aura servi à rien».

Source: leparisien.fr

- La révolte des salafistes

La prison de Salé a été, lundi et mardi, le théâtre d’affrontements violents entre des prisonniers salafistes et les forces de l’ordre. En cause : les conditions de détention. Par ailleurs, les sept islamistes interpellés par la police marocaine dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Marrakech, qui a fait 17 morts, le 28 avril dernier, ont été présentés devant la justice et inculpés mardi.

La prison de Zaki, à Salé, était sous haute tension lundi et mardi derniers suite au soulèvement des détenus « islamistes » qui protestaient contre leurs conditions de détention. Ces derniers, réfugiés sur le toit des bâtiments, se sont livrés à des échauffourées avec les forces de l’ordre qui répondaient par des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchoucs. Affrontements qui ont fait une trentaine de blessés dont 8 policiers et des gardes pénitentiaires.

Ils exprimaient leur mécontentement quant à l’interdiction d’utiliser des téléphones portables et Internet. « Les détenus, pour la plupart des salafistes, ont protesté parce que l’administration de la prison a décidé de les priver de certaines choses qu’ils avaient auparavant, comme le téléphone et internet », a déclaré à l’AFP Abderrahim Mouhtad, président de l’association Annassir qui défend les prisonniers salafistes. Une décision prise à la suite de la découverte d’une vidéo récemment diffusée sur Youtube où l’on voit des prisonniers salafistes protester contre leurs conditions de détention.

Les violences ont repris mardi matin, avant que la prison ne retrouve le calme le jour-même. Déjà, en mars, les salafistes de Salé ont tenu un sit-in à la prison de Zaki, protestant contre leur condition d’incarcération et des procès qui tardent à se tenir.

Marrakech 2011 : un remake de Casablanca 2003 ?

Le mouvement de protestation du 16 mai, à la prison Zaki, est intervenu le jour même de la commémoration des attentats de Casablanca, le 16 mai 2003. Alors que la MAP avance que ce sont les salafistes qui ont contraint les forces de sécurité à intervenir « pour rétablir l’ordre », d’autres sources proches des détenus prétendent qu’une opération de police aurait été prévue ce jour-là pour « anticiper une réaction hostile des salafistes. » Au même moment, un juge d’instruction antiterroriste de Rabat à inculpé les sept suspects dans l’attentat de Marrakech, dont le principal mis en cause est un certain Adil El-Othmanie, présumé cerveau de l’attentat, imprégné des idées jihadistes et ayant affiché son allégeance au réseau Al-Qaida. Les prévenus, originaire de la ville de Safi, à 300 km au sud de Casablanca, sont accusés de « constitution de bande criminelle en vue de préparer et commettre des actes terroristes, de porter gravement atteinte à l’ordre public, d’assassinat avec préméditation et guet-apens, détention et fabrication d’explosifs et appartenance à un groupe religieux interdit ».

L’un des plus importants mouvements islamistes du Maroc, Al Adl Wal Ihsane (Justice et bienfaisance), interdit mais toléré et présidé par le cheikh Abdessalam Yassine, avait fermement condamné l’attentat de Marrakech. « Nous condamnons cet acte barbare quels qu’en soient les responsables, et réaffirmons note rejet de toute forme de violence », avait indiqué l’organisation dans un précédent communiqué, au lendemain de l’attaque. Justice et bienfaisance affirme que ses actions sont éloignées de celles perpétrées à Marrakech. Cependant, en février 2007, une centaine de militants de ce mouvement islamiste avait été arrêtée dans différentes villes marocaines dans le cadre d’une vaste campagne de prévention d’attentats terroristes. Une opération qui s’était déroulée quelques semaines avant l’attentat d’un cybercafé, le 11 mars, à Casablanca, faisant un mort parmi les kamikazes, et l’attentat raté de Meknès en août de la même année.

Le scénario de cette année rappelle étrangement, mais à un degré moindre, les attentats de mai 2003. Les salafistes ont été les premiers à être visés par la police. Ainsi, au lendemain du carnage de Casablanca qui a fait 49 morts dont 12 kamikazes, une chasse aux islamistes a été ouverte cette année-là. Au total, 2 112 islamistes ont été inculpés, 903 d’entre eux condamnés, et 17 peines de mort ont été prononcées. Des procédures vivement critiquées par les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Les salafistes sont une fois de plus pointés du doigt. Le palais va-t-il procéder à une nouvelle rafle ?

Source: afrik.com