- Mohamed VI au centre du référendum de vendredi
Written by Abdo Posted on juin 30, 2011, 11 h 36 min
Les Marocains sont invités à se prononcer vendredi par référendum sur la réforme constitutionnelle proposée par le roi Mohamed VI. Le texte prévoit le transfert d’une partie des pouvoirs royaux au gouvernement, mais laisse au souverain la responsabilité de la sécurité et le commandement des forces armées, ainsi que ses prérogatives religieuses.
Pourtant, dans cette localité du Rif, région du Nord longtemps insoumise, beaucoup se disent prêts à faire le contraire, ne serait-ce que par gratitude envers le souverain.
De nombreux habitants lui savent gré d’avoir sorti la ville de l’isolement qu’elle connaissait sous le règne d’Hassan II, son père. Alors prince héritier et chef d’état-major, ce dernier supervisa la répression de l’insurrection du Rif, qui fit près de 3.000 morts en 1958.
Les visites répétées de Mohamed VI et son séjour prolongé après le séisme de 2004 qui y fit 630 morts ont bouleversé les relations entre la monarchie chérifienne et une région berbère qui fut brièvement indépendante avant la guerre du Rif, dans les années 1920.
La réforme constitutionnelle qu’il propose a été élaborée après les manifestations sans précédent de février, inspirées du « printemps arabe« .
« Evidemment que je voterai ‘oui’!« , affirme Mohamed. « Les meneurs des précédentes révolutions ont berné les Rifains et les ont utilisés comme du petit bois pour allumer le feu« , s’indigne-t-il.
« Mon père en faisait partie et il est mort d’une balle dans la tête. Les révolutionnaires n’ont même pas pensé à aider ma mère en mettant un peu d’huile d’olive et de pain sur la table. »
La réforme constitutionnelle prévoit le transfert d’une partie des pouvoirs royaux au gouvernement, mais laisse au souverain la responsabilité de la sécurité et le commandement des forces armées, ainsi que ses prérogatives religieuses, alors que ses opposants l’exhortaient à déléguer tous ses pouvoirs exécutifs à des instances élues. A contrecoeur, ils jugent toutefois que le « oui » devrait l’emporter.
Cinq des sept victimes recensés après les manifestations de février ont trouvé la mort à Al Hoceima. Les proches de trois d’entre elles affirment qu’elles ont succombé sous la torture après leur arrestation. Or, y compris eux, la réforme trouve des partisans. Fadwa Benkaddour, soeur de l’un des tués, espère ainsi que la nouvelle constitution réduira les injustices.
« Rien ne changera jamais. On souffre depuis cinq mois et ils n’ont rien fait pour nous. Seul le Mouvement du 20-février nous aide« , déplore en revanche Hanane Boudriss, veuve de Djamal Salmi, un tailleur qu’elle a épousé un an avant sa mort.
Beaucoup d’autres habitants d’Al Hoceima se sentent toutefois redevables à l’égard de Mohamed VI.
« Le roi est du côté du peuple. Les services de sécurité, les parlementaires et les trafiquants de drogue sont contre nous« , explique Rabii, jeune homme de 24 ans attablé à un café avec vue sur la Méditerranée. « Le roi a fait ça. Avant, les bandits contrôlaient ce secteur la nuit« , poursuit-il, montrant la corniche flambant neuve où les badauds continuent à flâner après minuit.
Pour les militants du 20-février, le roi a su user de son immense influence et de ses ressources pour faire tourner la situation à son avantage. Selon Mohamed el Majjaoui, un des militants actifs à Al Hoceima, il distribue depuis 2004 des licences de taxi ou des enveloppes de 10.000 à 20.000 dirhams (900 à 1.800 euros) aux chômeurs et aux nécessiteux.
« On entend de plus en plus de gens parler du roi comme de leur seigneur. Ce n’était pas le cas avant 2004« , poursuit-il.
« Une majorité considèrent qu’en votant ‘oui’, ils voteront pour le roi et qu’en disant ‘non’, ils s’opposeraient à lui. Mais la majorité ne comprend pas grand chose à la Constitution, à cause de l’illettrisme très répandu« , fait quant à lui valoir Mahmoud Ouahoud, autre militant démocrate.
Source: lexpress.fr
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- Le Groupe CITI Technologies implante un plateau d’ingénierie au Maroc et créé sa filiale CITI Technologies Maroc
Written by Abdo Posted on juin 29, 2011, 9 h 22 min
Le Groupe CITI Technologies, groupe d’ingénierie dédié à la Conception Industrielle et aux Technologies Innovantes, annonce la création de son plateau d’ingénierie marocain, basé à Casablanca. Cette nouvelle filiale, la SARL nommée CITI Technologies Maroc, qui compte d’ores et déjà une dizaine de salariés, se développera sur les secteurs des mines et engrais, énergie et hydrocarbures (pétrole et gaz), transports terrestres (automobile, ferroviaire), traitement et valorisation des déchets.
Avec un objectif de 50 salariés à fin 2012, CITI Technologies Maroc embauchera des ingénieurs et techniciens marocains, mettra en place des formations et développera des compétences locales. Les métiers visés concernent les dessinateurs projeteurs en tuyauterie, instrumentation, plasturgie et équipements intérieurs automobile pour les secteurs de l’énergie et des transports terrestres.
Le Groupe CITI Technologies compte déjà de nombreuses références au Maroc parmi lesquelles: le terminal de stockage d’hydrocarbures sur le port de TangerMed, la centrale de cogénération de la raffinerie de la SAMIR à Mohammedia d’une capacité de 40 MWe. Au Maroc également, le Groupe CITI Technologies a conduit les projets de centrales électriques à vapeur sur deux sites de l’OCP, l’Office Chérifien des Phosphates : Jorf Lasfar et Safi.
« Forts de nos références sur le territoire Marocain, nous avons décidé d’implanter sur place un nouveau plateau d’ingénierie qui nous rapprochera des talents locaux et des nouvelles opportunités de développement offertes au Maroc et plus largement dans la région MENA. », affirme Henri Gagnaire, Président du Groupe CITI Technologies.
Bilal Anbari, Directeur Général, ajoute «Nous sommes très fiers d’élargir le giron du Groupe CITI Technologies avec la création de cette nouvelle filiale présente sur des secteurs d’activités qui sont stratégiques pour nous. En effet, le Maroc présente de nombreuses perspectives de croissance dans le domaine des mines et engrais, des énergies, du transport et du traitement des déchets. »
Source: euro-petrole.com
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- Maroc : dans l’enfer du tourisme sexuel
Written by Abdo Posted on juin 28, 2011, 11 h 51 min
Le Maroc est un eldorado pour pédophiles et touristes sexuels. De Marrakech à Agadir, des milliers de jeunes sont exploités avec la complicité de rabatteurs marocains.
La question du tourisme sexuel et de la pédophilie s’est invitée dans le « printemps arabe ». Au Maroc, le mouvement du 20 février qui lutte pour plus de liberté demande au roi d’inscrire dans la future réforme constitutionnelle l’interdiction du tourisme sexuel au Maroc, pédophilie inclue.
La colère de la rue arabe s’explique, notamment, par le cynisme des autorités locales et la permissivité à l’égard des Occidentaux. En clair, « Dégage » le touriste sexuel.
Face à l’ampleur du phénomène, les autorités sont dépassées et peinent à endiguer ce fléau. En caméra cachée, nos reporters ont infiltré ce milieu fermé.

Source: france24.com
A Vous La Parole !
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- Vers l’abolition de la peine de mort au Maroc?
Written by Abdo Posted on juin 27, 2011, 11 h 18 min
En matière des droits de l’Homme, le projet de la nouvelle Constitution suscite beaucoup d’espoirs, notamment chez les partisans de l’abolition de la peine de mort. Ces derniers espèrent en effet que l’adoption de ce nouveau texte constitutionnel qui consacre pour la première fois le « droit à la vie », va accélérer le processus.

S’il y a un article dans le projet de la nouvelle Constitution qui focalise l’attention des partisans de l’abolition de la peine de mort, c’est bien celui concernant le droit à la vie.
L’article 20 dispose: “Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit”.
Plus explicite encore, l’article 22:
“Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit et par quelque personne que ce soit, privée ou publique. (…)”
ARTICLE 22.
Ces dispositions suscitent naturellement un énorme espoir chez les abolitionnistes de la peine capitale.
En marge de l’assemblée générale de la Coalition internationale contre la peine de mort, qui s’est tenue en fin de semaine dernière à Rabat – une première dans un pays arabe – , le directeur de la direction des affaires pénales Mohamed Abdennabaoui, se fondant sur l’article sur le droit à la vie, a indiqué que notre pays s’acheminait progressivement vers l’abolition de la peine capitale.
“Si le projet de révision constitutionnelle qui consacre pour la première fois le ‘droit à la vie’ est adopté le 1er juillet, cela va accélérer le processus d’abolition de la peine de mort. Personnellement, je suis favorable à ce que la peine de mort soit abolie.”
MOHAMED ABDENNABAOUI.
Le Maroc abolitionniste de fait…
La dernière exécution capitale dans notre pays remonte à 1993. Depuis, le Royaume est comme devenu abolitionniste de fait, sans toutefois se prononcer officiellement sur l’abolition ou non de cette peine.
L’article 16 du Code pénal prévoit la peine de mort par fusillade pour l’homicide aggravé, la torture, le vol à main armée, l’incendie criminel, la trahison, la désertion, et enfin l’attentat contre la vie du Roi.
17 condamnations à la peine capitale ont été prononcées en 2005, deux en 2006, quatre en 2009, toutes pour des crimes liés au terrorisme.
103
A l’heure actuelle, quelque 103 condamnés à mort, dont deux femmes, attendent leur exécution dans les “couloirs de la mort” au Maroc, a précisé M. Abdennabaoui.
Pour rappel, en 2007, le Royaume s’était abstenu de signer le moratoire onusien appelant à l’abolition de la peine de mort.
Abdelouahed Radi, alors ministre de la Justice, avait justifié ainsi cette démarche: “Il y a débat au Maroc entre les abolitionnistes et les partisans du maintien de la peine de mort. Nous nous abstiendrons car nous ne sommes pas encore arrivés à trancher”.
L’adoption de la nouvelle constitution, qui se prononce sans ambiguïté sur le droit à la vie, devrait permettre de trancher définitivement sur la question.
Source: aufaitmaroc.com
- Le Maroc en tête des producteurs mondiaux de cannabis (ONUDC)
Written by Abdo Posted on juin 25, 2011, 15 h 54 min
Le Maroc est l’un des plus grands producteurs de résine de cannabis au monde, indique un rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), rendu publique jeudi.
L’office onusien affirme que le Maroc et l’Afghanistan demeurent les principaux pays d’origine de cette drogue, suivis du Liban, du Népal et de l’Inde. La même source indique, citant des chiffres communiqués par les autorités marocaines, que la surface de cannabis cultivée au Maroc est de 47.500 hectares.
La drogue provenant du Maroc est dirigée principalement vers les marchés de l’Afrique du nord et de l’Europe occidentale et centrale, indique le même rapport. Le trafic de drogue au Maroc est très ancré dans certaines régions du pays, notamment dans le nord et le Rif. Un observatoire européen avait même dévoilé les noms de parlementaires liés au trafic de drogue.
Source: maghrebemergent.info
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- Pédophilie au Maroc : des témoins appuient les propos de Ferry
Written by Abdo Posted on juin 24, 2011, 15 h 30 min
Après que Luc Ferry ait accusé un ancien ministre de pédophilie au cours d’une émission du Grand Journal de Canal +, c’est au tour de touristes ayant séjourné au Maroc de confirmer cette rumeur.

Rebondissement dans « l’affaire Luc Ferry ». Les déclarations de l’ancien ministre de l’Éducation nationale lors du Grand Journal de Canal + sur les supposées affaires d’agressions sur mineurs d’un ancien ministre au Maroc, ont donné lieu à de nombreuses dépositions. Plusieurs témoins se sont présentés, ces dernières semaines, dans les locaux de la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire de Paris, dans le but de livrer des éléments « concrets » sur l’affaire. Plusieurs personnes ont notamment relaté s’être retrouvées « bloquées, pendant plusieurs heures, dans leur hôtel par la police marocaine au cours de leur séjour à Marrakech. Elles ont ensuite été informées qu’elles avaient été retenues après la découverte de faits criminels commis sur des mineurs dans leur hôtel », confie une source proche du dossier. Grâce à ces témoignages, les enquêteurs estiment que l’affaire se serait déroulée entre 2001 et 2004.
D’autres auditions sont prévues pour soutenir ces informations, notamment celles de diplomates français en poste au Maroc à l’époque des faits présumés.
Source: terrafemina.com
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- Les touristes algériens préfèrent le Maroc
Written by Abdo Posted on juin 21, 2011, 11 h 17 min
En raison du réchauffement des relations entre les deux pays voisins, le Maroc et l’Algérie, les algériens pensent vivement au royaume comme grande destination pour les vacances d’été.
En effet, le Maroc, avec la Turquie, est une destination préférée des touristes algériens. Les tarifs de la Turquie sont assez bons, mais plus chers que ceux du Maroc, pour les touristes algériens. Cette destination est, normalement, la première destination des algériens. Les tarifs commencent à 90 000 dinars par semaine, hôtel, transport, visa compris.
Cependant, la fermeture des frontières terrestres entre le Maroc et l’Algérie, empêche les touristes algériens de se rendre au royaume en voitures.
Par ailleurs, l’autre destination préférée des algériens qu’est la Tunisie semble encore dans le doute pour les touristes. Deux millions de touristes algériens s’y rendaient chaque année, mais cette année pourrait bien faire l’exception en raison du statut encore instable de la Tunisie; selon la presse.
Source: emarrakech.info
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- le Mouvement du 20 février appelle à manifester contre le projet de réforme constitutionnelle
Written by Abdo Posted on juin 20, 2011, 20 h 33 min
Le Mouvement de jeunes du 20 février, qui revendique des changements politiques profonds au Maroc, a appelé à manifester dimanche 19 juin pour protester contre le projet de réforme constitutionnelle annoncé vendredi par le roi Mohammed VI. Cette mobilisation vise à obtenir « une constitution véritablement démocratique et une monarchie parlementaire », a expliqué à l’AFP Najib Chaouki, l’un des membres de la section de Rabat du Mouvement. Des manifestations pacifiques sont prévues notamment à Rabat, Casablanca, Tanger, Marrakech et Fès, précise la page Facebook du Mouvement.
L’annonce, vendredi, par le roi, d’une réforme constitutionnelle (voir notre article), qui prévoit notamment de réduire certains des pouvoirs politiques et religieux du souverain, ainsi qu’un renforcement des pouvoirs du premier ministre, n’a donc pas trouvé grâce aux yeux du Mouvement de jeunes du 20 février : « Le projet tel qu’il a été proposé par le roi ne répond pas à nos revendications pour une véritable séparation des pouvoirs », indique Najib Chaouki. Issu de la section de Casablanca, Ahmed Mediany, juge également que les propositions du monarque ne vont pas dans le bon sens : « le statut religieux du roi a été très renforcé. C’est très inquiétant ». En outre, « le roi préserve l’essentiel de ses pouvoirs en tant qu’acteur politique. On ne s’attendait pas à ça. On est déçus », poursuit M. Mediany.
Dans le nouveau projet de constitution, le roi du Maroc restera « Commandeur des croyants et chef de l’Etat » et sa personne sera « inviolable ». Le « libre exercice du culte » sera garanti par le monarque, selon le discours royal, qui rappelle que l’Islam est la religion d’Etat. Le roi reste aussi le chef des armées et dispose du pouvoir d’accréditer les ambassadeurs et les diplomates.
Source: lemonde.fr
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- Cheb Mami sur scène au Mazagan
Written by Abdo Posted on juin 20, 2011, 1 h 45 min
Après une longue absence, le prince du Raï, Cheb Mami, a choisi pour première scène celle de Mazagan Beach Resort à El Jadida.

Cheb Mami était de retour sur scène, vendredi 17 juin 2011, au Mazagan Beach Resort à El Jadida. En liberté conditionnelle et après avoir purgé la moitié de sa peine de prison pour avoir participé à des violences à l’encontre d’une jeune femme enceinte de lui, le prince du raï a répondu à l’invitation de Mme Marie-Béatrice Lallemand, PDG du Mazagan Beach Resort, qui a organisé ce concert dans le cadre de la 5e édition du Mazagan Night.
Le mot d’ordre de la star du raï est la reconquête de son public : « C’est une grande satisfaction, une émotion, un immense soulagement pour moi que de me trouver ici au Mazagan Beach Resort, au Maroc, mon deuxième pays. Je veux absolument tourner la page sur le passé, sur ce passé précisément, et me consacrer à mon avenir, à mes proches, à ma famille et à tous mes projets artistiques».
Après être sorti de prison en mars dernier, le chanteur algérien a choisi El Jadida et plus précisément son Mazagan Beach Resort pour surmonter avec une volonté ferme cette douloureuse épreuve et retrouver sa joie et son aisance habituelles.
Cheb Mami, son vrai nom; Mohamed Khélifati, est né le 11 juillet 1966 à Graba-El-Oued, le quartier le plus pauvre de Saïda, une ville des hautes steppes de l’Ouest algérien. Avec le maigre salaire du père de Cheb Mami, qui était ouvrier dans une usine de papier, sa mère a réussi à nourrir correctement ses neuf enfants.
Cheb Mami n’était pas très doué pour les études car il préférait chanter lors des mariages et se fait vite remarqué par son sens des mélodies et des paroles. Son style particulier conjugué à sa voix souple et aiguë lui permirent d’attirer l’attention en interprétant un classique « El Marsam », lors d’un concours organisé en 1982.
Ensuite, il chante dans les cabarets aux côtés de Cheb Khaled, Chaba Fadéla, Cheb Hamid, etc… En 1985, il débarque à Paris avec l’intention d’acheter des instruments de musique pour travailler et façonner son raï comme un sculpteur de sonorités et de rimes. Il y rencontre Michel Lévy qui deviendra son manager et le poussera sur les planches de la Maison de La Culture de Bobigny où se tient en 1986 le premier festival de raï. En 1989, il est le premier chanteur raï à se rendre aux Etats-Unis, à New-York puis à Los Angeles.
Malheureusement, et alors qu’il enregistre « Saïda » en 1994, dans les studios de Los Angeles, son ami et chanteur Cheb Hasni se fait assassiner en septembre à Oran. L’Algérie est sous le choc, Cheb Mami aussi. Cheb Mami a chanté en duo avec nombre d’artistes de renommée internationale dans son album « Du Sud au Nord » où figurent des duos avec Sting dans « Desert Rose », avec le chanteur kabyle Idir dans « Azwawi », avec Samira Saïd dans « Habibi, habibi » et avec Diam’s dans « Non ce sera non ». Son aisance et sa joie devant les caméras lui attirèrent beaucoup de sympathie et d’admiration aussi bien de la part du public que de celle des professionnels de l’audio-visuel.
Cheb Mami s’est aussi trouvé une vocation d’acteur de cinéma. En effet, en 1997, il a pris part au film « 100% arabica » de Mohamed Zemmouri. Dans ce film, il a interprété le rôle d’un élève, suite à quoi, il reçoit le Prix Miroir de l’espace francophone la même année. En 2002, il participe au concert Slidays. Mais le festival de Bobigny et le duo de Cheb Mami avec Sting sur sa chanson « Desert Rose » en 1999 restent pour lui les souvenirs les plus émouvants.
Signalons à la fin que Safaâ et Hanaâ, deux jumelles marocaines passionnées d’art depuis l’âge de 6 ans, se sont produites en ouverture de cette 5e édition du Mazagan Night. Safaâ et Hanaâ écrivent leurs propres chansons, traitant des thèmes sociaux et de leur expérience dans la vie. En plus de la peinture, les deux sœurs prennent des cours de stylisme, de solfège et de chant en parallèle avec leurs études. En 2007, elles ont participé à l’émission X Factor au Liban, où elles seront classées finalistes dans leur catégorie et quatrième toutes catégories confondues.
À noter que le prince du Raï, Cheb Mami, a été condamné à cinq ans de prison ferme en juillet 2009 pour avoir séquestré et tenté de faire avorter de force son ex-compagne. Cheb Mami a été libéré, mercredi 23 mars, de la prison de Melun où il était écroué depuis deux ans et demi. Et ce, après avoir formulé une demande de libération conditionnelle.
Nouvelle ère pour Mami
Après son passage au Mazagan Beach Resort, il se prépare à donner de grands concerts en Algérie, au Maroc, au Canada, en Scandinavie et en France.
De même, Cheb Mami reviendra au Maroc, pour participer à l’animation de la 5e édition du Festival International du Raï d’Oujda qui se tiendra du 21 au 23 juillet prochain et qui sera placée sous le signe du « Renouveau, ouverture, partage et convivialité ». Cheb Mami veut donc rattraper le temps perdu puisque ce qui l’intéresse c’est l’avenir quant au passé, c’est du passé qu’il ne veut plus évoquer. Cheb Mami entame donc une nouvelle ère sous le signe « défi et retrouvailles». Dans ce contexte, Cheb Mami a affirmé qu’il a déjà composé 8 chansons et que son nouvel album sortira en 2012. Cheb Mami, âgé de 43 ans, revient donc avec une pléthore de projets dont un album presque terminé et beaucoup d’espoir.
Source: lematin.ma
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- Mohamed VI : le roi qui incarnait le changement
Written by Abdo Posted on juin 18, 2011, 1 h 18 min
Le règne de Mohamed VI commence le 23 juillet 1999, à la mort de son père, Hassan II. Le visage grave, assis sur le trône, le nouveau roi du Maroc écoute du haut de ses 36 ans, les notables du pays lui prêter allégeance. Par cette cérémonie, la Beia, ils reconnaissent en lui le 18ème monarque de la dynastie Alaouite et le commandeur des croyants, 36ème descendant direct du prophète Mahomet.
Aux portes du palais, le peuple pleure le roi défunt, mais très vite les Marocains s’enflamment pour son jeune successeur, qui incarne les espoirs de changement et de modernité.
La réforme la plus marquante est celle du code de la famille, en 2004. Malgré l’hostilité des islamistes radicaux, les femmes se voient accorder quasiment autant de droits que les hommes. La répudiation devient plus difficile, la polygamie est strictement encadrée et le divorce entre dans les moeurs.
Cette même année, il réhabilite les victimes des “années de plomb”. Les prisonniers politiques sont grâciés. Mohamed VI refuse cependant de désigner leurs tortionnaires et de présenter des excuses d’Etat.
Car sa volonté d’opérer une transition démocratique reste limitée. Mohamed VI est un monarque de droit divin, autorité religieuse suprême, doté qui plus est d’importantes prérogatives politiques.
C’est lui qui détient le véritable pouvoir au détriment du gouvernement et du parlement, qui restent des organes de validation. Aux termes de la constitution de 1992, c’est au roi qu’il revient de nommer comme de démettre le premier ministre. Il peut aussi dissoudre le parlement.
Mais les Marocains veulent plus. Depuis le début de l’année, ils réclament plus de démocratie et de justice économique et sociale. Certains appellent même le roi à se contenter de régner, et à laisser les élus gouverner.
Sous la pression de la rue, et au vu des révolutions tunisiennes et égyptiennes, Mohamed VI a finalement annoncé en mars la création d’une commission chargée de réformer la constitution en profondeur.
Source: fr.euronews.net

