الجزائر تصدّر غازها الطبيعي صوب التراب المغربي لعشر سنوات

أفاد بلاغ صحفي مشترك مغربي جزائري بأن اتفاقا تجاريا قد تم توقيعه اليوم الأحد بالجزائر العاصمة من أجل تصدير الغاز الطبيعي صوب محطتين كهربائيتين مغربيتين تتواجدان بكل من عين بني مطهر(الصورة) وتاهدّارت

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البلاغ كشف بأن التوقيع المغربي على الاتفاقية قد تم من لدن المدير العام للمكتب الوطني للكهرباء، علي الفاسي الفهري، في حين مهر توقيع نور الدين شرواطي، الرئيس المدير العام للشركة الوطنية للمحروقات « سوناطراك »، الحيز الخاص بالجانب الجزائري

استفادة المغرب من هذه الصفقة التجارية سيتم عبر أنبوب الغاز الطبيعي « بيدْرُو رَافَايِيل » المار أصلا من على التراب المغربي والعامل على موافاة إسبانيا بالغاز الجزائري.. وستستفيد منه محطتا بني مطهر وتاهدّارت المشتغلتان بطاقتي 470 و385 ميكَاوَاط، مع احترام التوالي

وبموجب الاتفاق الموقع فإن المغرب سيستفيد من حجم سنوي يصل إلى 640 مليون متر مكعّب من الغاز الطبيعي الجزائري، وذلك إلى حدود العام 2021

Hespress

- Premier « Moussem Aknari » de Sidi Ifni sous le signe de la valorisation du fruit du cactus

Sous le signe de la valorisation du fruit du cactus, la province de Sidi Ifni a abrité son premier « Moussem Aknari d’Ait Baâmrane « avec la ferme ambition de mettre en valeur cette plante et ses dérivés et favoriser de meilleures conditions de production et de commercialisation ».


Selon ses organisateurs, le Moussem est une opportunité pour faire connaitre le figuier de barbarie d’Ait Baâmrane, l’une des espèces les plus réputée pour sa qualité et son goût et mettre en exergue l’apport de cette plante en tant que source de revenu pour une bonne partie de la population rurale de cette jeune province.

Une série d’exposés et d’ateliers ont ainsi permis d’évoquer les moyens nécessaires pour favoriser les conditions de production, de récolte et de commercialisation du fruit de cactus, ainsi que les voies pour sa valorisation afin d’en faire un levier de développement local.

Les experts présents ont relevé, à cette occasion, la particularité du figuier de barbarie, seule plante à s’accommoder des conditions climatiques arides du Sud, énumérant au passage ses atouts nombreux, allant des fruits frais, à valoriser, entre autres, dans un cadre « Bio », aux technologies d’extraction de molécules utiles pour la diététique et la cosmétique, en passant par une multitude de produits de terroir à haute valeur ajoutée.

Dans le cadre du programme de valorisation de cette plante, plusieurs actions ont été entreprises par les pouvoirs publics, notamment en termes de désenclavement routier des zones de production, d’encouragement des producteurs à s’organiser au sein de coopératives et d’assistance pour créer de meilleures conditions de récolte, de conditionnement et de commercialisation des figues de barbarie.

Le cactus représente dans les provinces du sud du Royaume une ressource fourragère de premier ordre depuis plusieurs siècles avec plus de soixante mille hectares situés dans un rayon de moins de cent kilomètres autour de Guelmim.

Aujourd’hui, les figues de barbarie sont un fruit de saison, et de saison courte. L’effort de valorisation tend à étaler la consommation dans le temps, notamment par la transformation des fruits en conserves.

Une autre piste majeure de valorisation consiste à optimiser la quantité de fruits frais du figuier de barbarie, consommée durant la saison.

L’enjeu est énorme: plus de 500.000 tonnes de fruits sont produits dans la région sud, dont près de 90 pc périssent sur pied, faute de logistique adéquate pour leur conditionnement et en raison du faible développement du marché.

Dans ce sens, l’Agence pour le développement des provinces du Sud a conçu et fait construire, dans le cadre de son programme Cactus, quatre lignes de conditionnement de figues fraîches (lavage, brossage, désépinage, calibrage, emballage) à installer dans la station de conditionnement du Cactopôle de Guelmim qui sera pourvue, indique-t-on, aussi d’une chaîne de froid et d’une logistique appropriées.

Selon des statistiques officielles, la superficie totale du Cactus au Maroc a doublé durant les deux dernières décennies, passant de 45.000 ha au début des années 90 à 110.000 ha aujourd’hui. Près de 85% de la superficie est plantée par les agriculteurs des zones rurales et 15% par le ministère de l’Agriculture et le Haut commissariat aux Eaux et Forets.

Source: casafree.com

- Fermeture de cliniques au Maroc pour non-respect des règles sanitaires

La décision sans précédent prise par le ministre marocain de la Santé de fermer treize cliniques privées a suscité des critiques de la part des professionnels de la médecine, mais certains citoyens estiment que cette mesure permettra de renforcer les normes dans les hôpitaux.

Dans son rapport du mois dernier adressé au secrétariat général du gouvernement (SGG), le ministre de la Santé Yasmina Baddou a indiqué que « les activités des cliniques concernées ne pourront reprendre qu’après de nouvelles inspections permettant de vérifier que les anomalies constatées auront bien été corrigés ».

« La période du laxisme est révolue. Désormais, c’est la tolérance zéro qui prévaut », a-t-elle déclaré. « Nous entrons dans une nouvelle ère, avec une nouvelle constitution à faire appliquer. Personne n’est au dessus des lois. »

Les cliniques concernées sont situées à Rabat, Agadir, Al Massira, Marrakech, Fez, Oujda, Casablanca et Beni Mellal.

Douze autres hôpitaux se sont vu notifier un avertissement officiel. Certains d’entre eux se sont mis en conformité avec la législation, d’autres ont demandé un délai de mise en conformité supplémentaire. D’autres encore n’ont pas pris au sérieux les rapports des inspecteurs du ministère de la Santé.

Pour les personnels des cliniques concernées, la décision du ministre n’est pas fondée et ces cliniques fonctionnent depuis plus de vingt ans sans qu’aucun cas de non-respect de l’éthique n’ait été constaté.

Cette décision va provoquer un énorme scandale et provoquer la colère de tous les professionnels de la santé du secteur privé, a déclaré mercredi dernier le président de l’Association nationale des cliniques privées, Farouk Iraki.

Le Dr Merouani, chirurgien dans l’une des cliniques concernées par cette décision de fermeture, a écrit dans une lettre ouverte que rien ne permet de penser que ces cliniques aient présenté un quelconque risque pour la santé des citoyens.

Deux plaintes ont été déposées à l’encontre de la décision de Mme Baddou, lundi 18 juillet, l’une pour diffamation, l’autre pour illégalité de la décision.

Mme Baddou a défendu sa décision, expliquant qu’elle était motivée par le désir de protéger les vies des citoyens. « Du moment où il y a infraction et non respect des normes, le gouvernement a toute la légitimité de procéder à des décisions pareilles », a-t-elle indiqué.

Parmi les défaillances ayant entraîné la fermeture de ces établissements se trouvent la présence de blocs opératoires dont la fenêtre ouvre sur un jardin, l’absence de bouteilles d’oxygène, l’utilisation de matériels non stérilisés.

Selon le ministre, la même démarche d’inspection et de contrôle a été prise auprès des hôpitaux publics qui connaissent un large programme de restructuration. Les inspections se font tous les six mois et à l’issu des rapports des inspecteurs, des mesures sont prises à l’encontre des personnes responsables des défaillances.

Certains citoyens ont pour leur part salué la décision du ministre, qu’ils estiment courageuse.

« Je trouve que Mme Yasmina Baddou a fait son travail et qu’il est de son devoir d’intervenir et de sanctionner toutes les cliniques privées qui fonctionnent sans se soucier des conditions nécessaires à la vie des patients », a déclaré Nezha, la trentaine.

Abdelheq Al Bellali, étudiant à la faculté de droit de Casablanca, a lui aussi salué cette décision. « Nous devons être tous égaux devant la loi, et le secteur privé au Maroc doit se conformer aux règles en vigueur », a-t-il déclaré.

Il considère néanmoins que l’Etat est aussi responsable du fait de trop fermer les yeux sur le secteur privé, à tel point que les mauvaises habitudes se sont vite implantées.

Source: magharebia.com

 

- Agadir : Des touristes victimes d’une intoxication alimentaire

La semaine dernière, plus d’une cinquantaine de touristes marocains et étrangers ont été victimes d’une intoxication alimentaire à l’hôtel Tivoli d’Agadir, rapporte l’Economiste, mercredi 27 juillet. Affolés, les touristes étrangers ont demandé à leur agence de voyage de les déplacer dans un autre établissement de la ville. Des institutionnels de la capitale du Souss se sont rendus sur les lieux pour en savoir davantage sur les causes de l’incident. Des prélèvements ont été réalisés dans le cadre d’une enquête dont les conclusions sont très attendues.

En 2010, neuf personnes ont perdu la vie dans le royaume, sur les 1617 cas d’intoxication alimentaire enregistrés par le Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc. Plus de 34% des intoxications alimentaires ont lieu en été et 79,6% des cas se produisent en milieu urbain.

Source: yabiladi.com

- Comment l’aide humanitaire internationale destinée aux refugiés sahraouis à Tindouf en Algérie est détournée ?

Alors que le gouvernement d’Alger consacre des millions de dollars pour ouvrir et faire fonctionner les « ambassades » et autres bureaux du Polisario à travers le monde et financer différents lobbies pour soutenir « la cause sahraoui » et, tout en achètent pour des dizaines de milliards de dollars d’équipements militaires dont une partie bénéficiera aux combattants du Polisario, les populations sahraouies refugiées en territoire algérien à Tindouf en Algérie continuent de vivre dans des conditions misérables en dépit de l’aide internationale notamment européenne qui leur est allouée.

 En effet , en dépit du constat terrible établi par le directeur général de l’Aide humanitaire et de la Protection civile de la Commission européenne (ECHO), Peter Zang à l’issue d’une visite des camps de Tindouf en Algérie en début de cette année (Al Watan) : malnutrition, jeunesse désœuvrée, éducation délaissée, population vulnérable ; la situation ne s’est guère amélioré,  depuis.

Or cette situation est due en grande partie au détournement de l’aide humanitaire destinée aux populations Sahraouis à Tindouf.

Les détournements de l’aide humanitaire destinée aux populations dans les camps de Tindouf est « l’œuvre conjointe de la direction du Polisario et de certains milieux algériens proches du pouvoir », avait déjà affirmé le président du Centre européen  pour l’intelligence stratégique et la sécurité (ESISC).

 Il avait précisé que le rapport publié à ce sujet par l’Office européen de lutte Anti-fraude (OLAF) « pointe le croissant rouge algérien comme étant le principal bénéficiaire de ces détournements, et ce dès le port d’Oran »

 « La responsabilité algérienne ne fait aucun doute du point de vue juridique », a-t-il ajouté, soulignant que « c’est donc à Alger de veiller à ce qu’il n’y ait aucun détournement. Le moins que l’on puisse dire est qu’il y a là un grave manquement à des obligations internationales ».

 L’Olaf avait révélé, dans un rapport, les mécanismes des détournements des aides humanitaires destinées aux populations sahraouis dans les camps de Tindouf.

 « Ce rapport d’une vingtaine de pages explique comment l’aide est largement détournée au profit des dirigeants du Polisario et aussi de diverses parties algériennes », a précisé le président de l’ESISC, ajoutant qu’« il nous a même été confirmé de plusieurs sources, y compris algériennes, que l’Etat algérien perçoit des taxes sur une partie de l’aide ».

 « Une partie de l’argent du contribuable européen censé aider les populations de Tindouf sert en effet à enrichir l’Etat algérien via son système fiscal. ».

 Les enquêteurs de l’OLAF « ont, également, tracé les villas de luxe achetées dans le sud de l’Europe avec l’argent issu de ces détournements ainsi que les caches dans lesquelles des stocks sont constitués en vue de leur revente ultérieure, entre autres, en Afrique subsaharienne ».

 Face à cette situation, le président de l’ESISC a plaidé pour deux solutions à court terme : se livrer à un recensement précis des populations sahraouies et mieux contrôler l’aide (ce que refusent jusqu’a présent le Polisario et Alger). Voir la totalité de l’entretien.

 Car depuis création du Polisario l’Algérie refuse de procéder au recensement des populations de Tindouf . C’est ce qu’affirme un rapport confidentiel de l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF), cité par le Centre européen pour le renseignement stratégique et la sécurité (ESISC). L’ESISC précise, dans un document publié sur son site Internet , que « si le refus injustifiable de l’Algérie » de procéder au recensement des populations de Tindouf « peut s’expliquer facilement eu égard à l’état de ses relations avec le Maroc et par son besoin de propagande politique sur la question des réfugiés présents sur son sol, le refus du Polisario est, quant à lui, principalement motivé par les profits illégaux que les dirigeants du front opèrent grâce à une surestimation du nombre de réfugiés et, par voie de conséquence, à une aide humanitaire plus importante ».

 Par ailleurs, l’’ONG américaine Teach the Children International a accusé la direction du Polisario de détourner l’aide humanitaire destinée aux populations des camps de Tindouf, en Algérie

  »Des aides ne sont jamais arrivées. Des conteneurs entiers ont été détournés de leur destination », avait affirmé, Leah Farish, membre de cette ONG basée en Oklahoma.

 Quelque 5 millions de dollars d’aide, constituée de produits alimentaires, de médicaments et autres produits de première nécessité ont été acheminés vers les camps par cette ONG qui opère dans plusieurs pays en développement.

  »Nous ne sommes pas la première ONG à avoir dévoilé ces actes sordides, plusieurs rapports d’ONG indépendantes ont en fait l’amère constat avant nous », avait-t-elle fait savoir à New York en marge de sa visite auprès de plusieurs missions de pays membres du conseil de sécurité et d’ONG.

 Il s’agit notammet de l’AJC et de « The Association of the Bar of the City of New York » (Association du barreau de la ville de New York), fondée en 1870 et regroupant plus de 23.000 membres dans 50 pays.

  »Nous avons acquis la preuve de ces détournements et nous nous sommes vus dans l’obligation de suspendre puis d’arrêter définitivement ces aides, malheureusement nécessaires pour ces populations qui n’ont que trop enduré, depuis 35 ans », a déploré Mme Farish, avocate de profession spécialisée dans les libertés publiques.

  »Teach the Children International » a en effet arrêté toute aide pour les camps depuis 2005.

 Devant cette situation et devant la réticence de la communauté internationale à lever des fonds au profit des réfugiés sahraouis ; le représentant du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) à Alger, Abdelkrim Ghoul,  a appelé en juin de cette année la communauté internationale, notamment les pays donateurs, à intensifier leurs aides humanitaires au profit des réfugiés sahraouis.

 La communauté internationale est donc devant un dilemme : continuer de donner de l’aide en sachant qu’une grande parte est détournée ou laisser les refugiés sahraouis à leur sort ?

Source: agoravox.fr

- Maroc: un avion militaire s’écrase

Plus de 30 personnes ont été tuées mardi quand un avion militaire transportant 73 personnes s’est écrasé à Guelmim, au sud du Maroc, a indiqué à l’AFP une autorité locale. « Il y a plus de 30 morts dans cet avion qui transportait 73 personnes, la plupart des militaires. On a retrouvé pour l’instant cinq survivants », a précisé cette même source sous le couvert de l’anonymat.

Cet avion militaire, de type Hercules C-130, a heurté une montagne près de Guelmim, à 830 km au sud de Rabat, une ville surnommée la « porte du désert ». « L’accident a eu lieu dans un lieu désertique et montagneux. Le bilan risque d’être plus élevé », a indiqué à l’AFP un responsable du ministère de l’Intérieur joint par téléphone.

« Il s’agit d’un avion militaire qu’on utilise pour le transport des troupes mais aussi pour leurs familles. Il est très utilisé dans le Sahara », selon le responsable marocain.  « Le brouillard et les mauvaises conditions climatiques seraient derrière cet accident. Mais pour l’instant, il n’y a pas suffisamment d’éléments » pour vraiment expliquer l’accident, a-t-on ajouté.  Conçu dans les années 1950, le Lockheed C-130 Hercules est un avion de transport militaire américain toujours largement utilisé pour des missions multiples dans une cinquantaine de pays.

Source: lefigaro.fr

- Norvège: les musulmans soulagés que ce ne soit pas un attentat islamiste

Deux jours après la double attaque qui a fait plus de 93 morts, la communauté musulmane d’Oslo se disait dimanche soulagée qu’il ne s’agisse pas d’un attentat islamiste même s’ils étaient nombreux à s’agacer d’être « montrés du doigt dès qu’il y a une bombe ».

Vendredi dans les heures suivant la double attaque, « toutes les pistes étaient envisagées », y compris celle de l’attentat islamiste.

Dans un rapport rendu public en début d’année, la sécurité intérieure norvégienne redoutait d’ailleurs principalement une attaque islamiste sur son sol mais ne considérait pas l’extrême droite comme une « menace sérieuse ».

C’est pourtant un Norvégien de 32 ans, qui s’appelle Anders Behring Breivik, « fondamentaliste chrétien » et proche de l’extrême droite, qui est arrêté en tant que suspect.

Dans les rues d’Oslo, la communauté musulmane a vécu les premières heures avec la crainte d’être « montrée du doigt ».

« Vendredi, après l’explosion, je n’ai pas travaillé, je suis resté à la maison », explique Muhammad Ali Farah, 30 ans né à Mogadicio. « J’avais peur, comme tous les taxis. Vous savez, ici, 99,7% des chauffeurs sont des immigrés. Tout le monde pensait que c’était des islamistes », ajoute-t-il.

« Mon chef est pakistanais, il a compris, il connaît le problème. Je n’ai repris le travail que samedi », raconte le chauffeur.

« Je me sens norvégien, je suis né ici, mais je suis d’origine marocaine. Pourtant, c’est vrai que tout le monde a tout de suite pensé à une attaque islamiste, on nous montre du doigt », selon Namir Atif, 30 ans.

« Il n’y a qu’à voir la tête du ministre de la Justice lorsqu’un journaliste a demandé si le suspect est islamiste et qu’il a répondu +Non, c’est un Norvégien d’origine+, il avait presque de la peine que ce ne soit pas un étranger », s’agace le jeune homme.

Naïma, qui ne souhaite pas donner son nom, originaire également du Maroc, est arrivée à Oslo il y a trois mois. Elle s’y sent « tranquille » mais s’est « tout de suite inquiétée après l’attentat ».

D’abord parce qu’elle habite non loin de l’endroit où une bombe a frappé le quartier des ministères, faisant sept morts. Ensuite parce qu’elle a tout de suite pensé que la communauté musulmane qui vit juste à côté des lieux allait être soupçonnée.

« Ils ont arrêté un Marocain quelques heures après, comme ça, sans raison », assure un jeune Tunisien qui refuse de donner son nom « parce qu’(il) n’a pas de papiers ».

Attablé à la terrasse d’un café avec d’autres amis dans la même situation, il s’énerve que la communauté musulmane « soit tout le temps désignée coupable dès qu’il y a une bombe qui explose ».

« La Norvège est mon pays, les musulmans eux aussi sont tristes de cette tragédie. Je me sens mal quand on peut penser qu’un musulman est capable de faire ça », dit son camarade d’origine palestinienne.

Source: ladepeche.fr

- Frontière Maroc – Algérie : un soldat marocain tué par des « moujahidines algériens »

Un élément des Forces auxiliaires du Maroc a été tué par balle dans la soirée du jeudi 21 juillet 2011, au cours d’un échange de tirs avec quatre individus armés qui provenaient de l’Algérie.


L’incident s’est produit dans la province de Jerada, à 1 km de la frontière maroco-algérienne. Les quatre hommes étaient parvenu à s’introduire sur le territoire marocain et se sont présentés en tant que « moujahidines algériens » au domicile d’un citoyen marocain, afin de s’approvisionner en denrées alimentaires. Les individus ont réussi à prendre la fuite en direction de l’Algérie.

Source: afrik.com

التفاصيل الكاملة لعملية تسلل إرهابيين جزائريين إلى التراب المغربي

انفردت صحيفة « العلم » المغربية بكشف تفاصيل حادث مقتل أحد عناصر القوات المساعدة من طرف مسلحين جزائريين تسللوا إلى التراب المغربي من الجزائر

وذكرت الصحيفة عبر مكتبها في مدينة وجدة أن المسلحين الأربعة الذين قدموا أنفسهم كمجاهدين تسللوا إلى التراب المغربي قبل ثلاثة أيام من حادث تبادل إطلاق النار وعرضوا على أحد ساكنة جماعة بني بوحمدون (الواقعة بالسفح الغربي لجبل رأس عصفور الحاجز الحدودي الطبيعي بين تراب البلدين الجارين)، مبلغا ماليا قدره 30 ألف دينار جزائري حوالي 3 آلاف درهم للتبضع وتزويدهم بالمؤونة الغذائية وبعض الأغراض الأخرى إلا أن المواطن المغربي شك في سلوكهم ووعدهم خيرا على أساس أن يتكفل بشراء ما يحتاجونه و يحصل فيما بعد على المقابل

وأضافت المصدر ذاته أن المواطن المغربي سارع إلى إشعار قائد بلدية تويسيت القريبة بتفاصيل الزيارة المريبة ليعمد هذا الأخير على تكليف المخزني القتيل (ر.ه ) وهو من مواليد الثمانينات، كحارس قرب منزل المواطن حيث دخل هذا الأخير في مواجهة مسلحة غير متكافئة مع المسلحين الأربعة، بمجرد عودتهم بعد عشاء أمس الخميس إلى المنزل للحصول على مؤونتهم دفع حياته ثمنا لها بعد أن نقل إلى مستشفى الفارابي في حالة احتضار

ويقول المصدر ذاته أن تقاعس السلطات الأمنية والإدارية وإستخفافها بخطورة الموقف قد يكون سببا مباشرا في تداعيات الحادث

هذا وكشفت جريدة « العلم » أن مجموعة من الجنود المغاربة المرابطين بالمواقع الحدودية المجاورة طاردت اليوم الجمعة المسلحين الأربعة وأصابت بعضا منهم بجروح قبل أن يتمكنوا من الفرار مجددا نحو التراب الجزائري

وتعتبر منطقة جبل رأس عصفور الذي يشكل امتدادا طبيعيا للشريط الحدودي المشترك بين الجزائر والمغرب حيث يطل على مدينة وجدة من جهة الشمال الشرقي . من أهم معاقل الإرهاب الجزائري خاصة بعد فرار فلول الخلايا الارهابية النشيطة بالجزائر الى معاقل بالمنطقة عبارة عن أدغال غابوية كثيفة لإعادة رص صفوفهم

Hespress

- L’officialisation de l’amazigh au Maroc réveille les Amazighs du Maghreb

L’officialisation de l’amazigh au Maroc est en train de revigorer le mouvement culturel amazigh nord-africain. En Algérie comme en Libye, où les militants amazighs luttent depuis des décennies pour la reconnaissance de leur langue et de leur culture, le leitmotiv est le même : ériger l’amazigh en langue officielle, à l’instar du Maroc.


La reconnaissance de l’amazigh comme langue officielle au Maroc est en train de redonner des ailes aux militants amazighs maghrébins. En Algérie et en Libye, l’officialisation de l’amazigh aux côtés de l’arabe est l’une des revendications les plus importantes qui mobilisent les Amazighs. Pas seulement depuis le 1er juillet dernier, mais depuis des décennies.

En Libye, l’amazigh renaît progressivement dans les zones contrôlées par les rebelles. Dans leDjebel Nefoussa, à l’ouest de Tripoli, peuplé en majorité d’Amazighs, la langue berbère est désormais enseignée dans les écoles. Une première, après plus de quarante ans d’interdiction suite à l’arrivée au pouvoir de Mouammar Kadhafi. « Avant nous étions considérés comme des citoyens de seconde zone. Nous sommes à l’origine de ce pays, nous avons maintenant le droit de marcher la tête haute », témoigne Taghrid Aboud, jeune fille au foyer de 22 ans. Elle a de quoi se réjouir, à l’instar des 300 à 550 milles autres Amazighs de Libye : en plus des cours, des chansons, radio, journaux et associations amazighs commencent à foisonner dans les régions où l’armée loyaliste ne contrôle plus la situation.

Les Amazighs marocains à la rescousse…

Convaincus que c’est une occasion à ne pas rater pour la reconnaissance définitive de leur identité, les Berbères du Djebel Nefoussa reprochent même au tout nouveau Conseil de transition libyen qui n’a pas prévu d’officialiser l’amazigh dans son projet de constitution. A l’instar du Maroc, la nouvelle Libye doit reconnaitre l’amazigh, argumentent les Amazighs libyens qui se battent, sur un autre plan, pour sauvegarder leur langue et leur culture.

« Il est important de collecter les contes et légendes amazighs. Durant 1.400 ans, notre littérature a été orale. Nous avons besoin de la préserver pour les générations futures », indique Mazigh Buzukhar, jeune activiste. C’est dans le cadre de cette gigantesque entreprise de préservation de leur identité que les Amazighs libyens tendent la main à leurs frères du Maroc. L’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) a même été contacté : « Nous avons été approchés par personne interposée », confirme Ahmed Boukouss, recteur de l’institution en charge de la promotion de la culture amazighe au Maroc. « Il n’y a rien de concret pour le moment, ni de partenariat » ajoute M. Boukouss, qui n’exclut pas, dans l’avenir, une coopération entre institutions. Même son de cloche au niveau du mouvement culturel amazigh marocain (MCA) qui rêve un jour de voir l’amazigh officialisée également en Algérie.

En effet, chez le voisin algérien, les Amazighs ne baissent pas les bras non plus. Dans le contexte actuel de révision constitutionnelle, le MCA local exige de son côté l’officialisation de l’amazigh et de « rendre obligatoire son enseignement dans toutes [les] écoles et universités » dans le pays où la population berbérophone est estimée à 14 millions d’individus.

Source: yabiladi.com

- L’Afrique du Nord en manque de fonds

Depuis le début de l’année, les investisseurs étrangers se détournent de l’Afrique du Nord, au détriment des gestionnaires de fonds locaux. C’est le contrecoup du « printemps arabe ».


Les révolutions passent, et les sous se font rares. Des investisseurs étrangers avaient promis de placer leur argent auprès de gestionnaires de fonds au Caire et à Tunis ? Ils se sont rétractés face aux événements. Et même Stephen Murphy, directeur général de Citadel Capital, le premier capital-investisseur égyptien (il gère près de 3 milliards d’euros d’actifs dans le nord et l’est de l’Afrique), les comprend : « Tant que la situation ne s’améliore pas en Égypte, nous ne pouvons pas demander aux investisseurs de s’engager sur le long terme. »

Cela ressemble à de la résignation, surtout que Citadel est dans une mauvaise passe. Ahmed Heikal, le patron, s’est vu interdire de quitter le territoire pour une affaire de corruption dans l’achat d’une entreprise de ciment. Le gestionnaire de fonds, coté en Bourse depuis 2009, dément. Mais le cours de l’action s’est effondré, quatre investisseurs ont reporté leur voyage au Caire, et Citadel a déjà repoussé par deux fois le closing, désormais prévu pour la fin de l’année, d’une levée de fonds de 350 millions d’euros à investir au Moyen-Orient, au Maghreb et en Afrique subsaharienne. « Tous ces retards paralysent l’investissement direct à l’étranger et, de façon générale, l’Égypte », souligne Stephen Murphy.

De son côté, le fonds panafricain Emerging Capital Partners (ECP), qui a misé 22 % de ses capitaux en Afrique du Nord, a suspendu un investissement de 350 millions d’euros dans une société égyptienne. « Si vous ne pouvez pas céder votre participation à des acteurs internationaux, vous réduisez fortement votre spectre d’opportunités », explique Vincent Le Guennou, président d’ECP. Des introductions en Bourse ont aussi été repoussées : Citadel a reporté à la fin de l’année la cotation sur la place du Caire de sa filiale énergétique Taqa Arabia.

Les bouleversements politiques en Afrique du Nord ne font en fait qu’accentuer un essoufflement né avec la crise financière mondiale : les placements des sociétés de capital-investissement dans la région ont ainsi chuté de 2,4 milliards d’euros en 2008 à 0,6 milliard en 2010, selon l’Emerging Markets Private Equity Association (EMPEA).

Émissaires

Pour l’instant, le Maroc s’en tire bien. Les fonds locaux, qui avaient levé 7,3 millions d’euros en 2009, ont attiré 51,5 millions d’euros en 2010, d’après un rapport de Grant Thornton pour l’Association marocaine des investisseurs en capital. En 2000, une vingtaine d’entreprises du royaume avaient fait appel au capital-investissement ; dix ans plus tard, elles sont près de 140. Avec des success-stories, comme la vente à l’américain International Paper, en 2005, des 14 % du capital de la Compagnie marocaine des cartons et des papiers (CMCP) détenus par trois fonds, Accès Capital (filiale de la Caisse de dépôt et de gestion), Marocinvest (groupe Tuninvest) et Capital Invest (groupe BMCE).

Mais désormais les fonds se tournent davantage vers les investisseurs du Golfe. Tuninvest-Africinvest a ainsi envoyé deux émisssaires à Bahreïn et au Koweït pour lever 200 millions de dollars pour son fonds Maghreb III. Aziz Mebarek, le cofondateur, espère réaliser un premier closing de près de 80 millions d’euros d’ici à la fin juin. « Les investisseurs institutionnels locaux ne vont pas arrêter d’investir parce qu’il y a une guerre en Libye ou parce qu’il y a des troubles dans la région. Ils investissent car c’est une alternative », assure son confrère marocain Omar Chikhaoui, directeur général de Capital Invest.

Mais si la situation tardait à se débloquer au Nord, l’ensemble du continent servirait alors de terrain de chasse. Capital Invest prépare le closing d’un troisième fonds de 85 millions d’euros pour la fin de l’année. Le premier à intégrer l’Afrique de l’Ouest.

Source: jeuneafrique.com