- Refus de soumettre l’accord de pêche Maroc-UE à la Cour de justice

Le Parlement européen (PE), réuni en session plénière à Strasbourg (est de la France), a rejeté, jeudi, le projet de résolution visant à soumettre l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne(UE) à la Cour de Justice européenne pour avis sur sa compatibilité avec les traités de l’UE et le droit international.

Ce vote signe l’échec de la manœuvre menée par un eurodéputé britannique au nom du lobby acquis aux thèses des adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc dont notamment des élus espagnols, l’écologiste José Bové  connus pour leur soutien aux thèses séparatistes du front Polisario.

L’autre accord liant le Maroc et l’Union européenne dans le secteur agricole a tend depuis plusieurs années sa ratification par le parlement européen. Les mêmes lobbies hostiles à l’intégrité du Maroc, lient la ratification de cet accord à des questions strictement politique, alors que l’accord en question a été déjà ratifié en 2010 par les parlements des 27 pays membres de l’UE.

Source: lalettremed.com

- Sarkozy lance le TGV « made in France » au Maroc

Nicolas Sarkozy a donné jeudi 29 septembre au Maroc le coup d’envoi des grands travaux du premier train à grande vitesse du continent africain avec le roi Mohammed VI, auquel il a renouvelé le soutien politique de la France, en pleine effervescence des printemps arabes. Malmené par la défaite historique de son camp aux élections sénatoriales et les « affaires » politico-judiciaires, le président français s’est offert un répit de quelques heures sous le soleil de Tanger, au nord du Maroc, pour y célébrer un succès devenu rare, celui du TGV « made in France » à l’étranger.

La ligne permettra, en principe fin 2015, de relier à 320 km/h Tanger à Casablanca, plus au sud, via la capitale, Rabat. « Le transport ferroviaire est en plein boom dans notre pays, on est passés de 13 millions de passagers transportés en 2003 à 34 millions cette année », s’est réjoui le directeur général des chemins de fer marocains, Rabie Khlie, qui ajoute que « l’arrivée du TGV est nécessaire et logique ».

« DE L’EMPLOI POUR LES FRANÇAIS »

La facture de ce premier TGV arabe est évaluée à 1,8 milliard d’euros, auquel doivent s’ajouter tous les coûts des infrastructures associées. La moitié sera financée par la France elle-même, qui a accordé au Maroc un prêt de 920 millions à des conditions très avantageuses. Le reste du coût sera supportée pour un quart par des pays « amis », comme l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ou le Koweït, et le dernier quart par le Maroc lui-même. Un investissement « raisonnable », a précisé le ministre des transports marocain, Karim Rhellab, en réponse à ceux qui, dans son pays, jugent ce TGV « high-tech » inutile et coûteux.

De son côté, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué l’occasion, à sept mois d’une échéance présidentielle qui s’annonce délicate pour lui, d’insister sur les retombées positives « nationales » de ce contrat. Le groupe Alstom a vendu 14 de ses rames TGV au Maroc pour 400 millions d’euros. « Les Français doivent savoir que ce TGV marocain, c’est de l’emploi pour les Français (…) c’est des milliers d’heures de travail pour les ouvriers français », a-t-il souligné devant la presse.

« LE MAROC SE MODERNISE SOUS L’IMPULSION DU ROI »

Comme attendu, le président a profité de son séjour à Tanger pour renouveler son soutien aux réformes politiques engagées par le souverain chérifien, que Paris juge« aussi significatives » que les révoltes qui ont balayé les régimes voisins de Tunisie, d’Egypte ou de Libye. « Le Maroc se modernise sous l’impulsion du roi », s’est réjoui Nicolas Sarkozy à l’issue d’un entretien et d’un déjeuner avec lui.

Mohammed VI a fait adopter par référendum en juillet, à plus de 98 %, des amendements constitutionnels qui renforcent le rôle du premier ministre. Mais ce changement ne fait pas l’unanimité au Maroc, où le Mouvement du 20 février continue d’exiger des changements plus profonds à quelques semaines d’un scrutin législatif prévu pour le 25 novembre.

Source: lemonde.fr

- Nouvelles prisons pour les détenus dangereux

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion semble bien déterminée à poursuivre son plan de modernisation des prisons marocaines.
Elle vient de rendre opérationnel l’établissement pénitentiaire Toulala 2 à Meknès en attendant d’inaugurer la prison centrale  Moul El Barghi, à 30 km de Safi et la création d’une force d’intervention. Le plan de modernisation des prisons marocaines semble donc bien engagé.

Destinés à recevoir les détenus dangereux ou condamnés à des peines très longues ou à la peine capitale en instance d’exécution, les deux établissements pénitentiaires ont été construits, sur le plan urbanistique, en conformité avec les normes internationales et dotés d’équipements technologiques modernes (caméra de surveillance, salle de contrôle, scanner, extincteurs…). Il s’agit donc de deux établissements fermés à très haute sécurité où le mode d’emprisonnement pratiqué est, en théorie, l’encellulement individuel.
Ces prisons sont entourées d’un mur d’enceinte lisse, haut d’une dizaine de mètres et d’un chemin de ronde où circulent des agents armés de jour et de nuit. L’accès au chemin de ronde est interdit aux détenus sous n’importe quel prétexte.
Le dispositif extérieur de sécurité est complété par un « mirador » qui domine toute la prison et où un ou plusieurs agents montent la garde jour et nuit.
A l’intérieur, la détention est divisée en pavillons et quartiers destinés à opérer le tri des différentes catégories de prisonniers et comportant notamment, des quartiers cellulaires, le pavillon disciplinaire, le quartier de l’isolement et  le quartier des condamnés à mort, qui obéissent chacun à une réglementation particulière adaptée à la catégorie de détenus qui s’y trouve incarcérée.
Des « écluses » de sécurité limitent le mouvement des prisonniers entre les quartiers et permettent d’organiser leur circulation entre les quartiers ou dans les couloirs de façon à éviter que plusieurs détenus ne se trouvent même temps au même endroit.
La modernisation du parc immobilier pénitentiaire passe également par l’abandon des vieilles prisons. L’administration de Hafid Benhachem,  projette de libérer la prison d’Ain Kadouss à Fès ainsi que celles de Tanger, Salé et Marrakech. D’ailleurs plusieurs prisons ont été déjà libérées. C’est le cas des anciennes prisons de Tétouan, Casablanca, Khouribga et Béni-Mellal.
Le revenu de l’assiette foncière libérée sera consacré à la création de nouvelles prisons modernes.
L’administration pénitentiaire estime que la réussite de ce plan passe également par le renforcement de la sécurité des lieux de détention. Ainsi, elle  compte créer des forces d’intervention rapide au niveau régional et de chaque prison.
Les derniers événements de la prison Zaki à Salé ont démontré l’incapacité des agents pénitentiaires à affronter les mutineries et la nécessité de se doter de forces d’intervention rapide.
Ainsi, chaque prison sera dotée d’une force constituée d’agents pénitentiaires formés et équipés et assistés dans les cas de force majeure par des forces d’intervention régionale, nombreuses et mieux équipées.
Lancée il y a près d’une année, la stratégie de modernisation des établissements pénitentiaires avait pour principal objectif d’assurer aux détenus les meilleures conditions de détention en vue de  combattre la récidive et de permettre une bonne réinsertion. Mais, la gestion d’une telle stratégie implique la disposition d’un nombre suffisant de cadres administratifs, techniques et de sécurité, compétents et opérationnels. Or, le talon d’Achille du système pénitentiaire marocain se trouve être justement l’élément humain auquel il faut remédier.

Source: libe.ma

- CNSS : Les chômeurs marocains bientôt indemnisés

Le Maroc devrait bientôt instaurer un projet d’indemnisation pour perte d’emploi qui pourrait atteindre jusqu’à 70% du salaire perçu par le bénéficiaire avant la perte de celui-ci.

Le conseil d’administration de la Caisse marocaine de Sécurité Sociale (CNSS), tenu récemment, a étudié la question financière de ce projet d’indemnisation, qui bénéficiera aux salariés pouvant justifier de 780 jours de cotisations, dont 216 durant la dernière année avant la perte de leur emploi. La mesure, qui ne devrait pas dépasser le montant du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) marocain, serait accordée pour une durée de 6 mois. A noter que, avec 2 110 DH par mois, le SMIG marocain arrive en 1ère position au niveau des pays africains, suivi de l’Afrique du Sud.

Source: infomediaire.ma