L’Organisation mondiale de la Santé a été malmenée mardi lors d’une audition au Conseil de l’Europe où elle s’est défendue d’avoir subi la pression de laboratoires pour déclarer en juin l’état de pandémie de grippe H1N1.

L’OMS avait été conviée à répondre aux interrogations de parlementaires de l’organisation paneuropéenne. Certains élus avaient évoqué début janvier une « fausse » pandémie et souhaité une enquête.

L’agence onusienne a réfuté les accusations de l’expert épidémiologiste allemand, le Dr Wolfgang Wodarg qui a accusé l’OMS d’avoir exagéré la menace de la grippe en la qualifiant de « pandémie » sous la pression des laboratoires. « Nos enfants ont été vaccinés inutilement, l’OMS a fait une erreur grave et ne mérite pas notre confiance » a-t-il déclaré.

« Les laboratoires n’attendaient que cela alors que la maladie était relativement peu sévère », a-t-il affirmé, soutenant que les fabricants de vaccins en attendaient « des recettes juteuses ».

Il les a accusés d’avoir « utilisé des substances aux effets mal connus », faisant courir d’éventuels risques de santé aux personnes vaccinées. « On ne peut exclure une éventualité de cas de cancer » à venir, a-t-il même avancé.

Le conseiller spécial de l’OMS sur les pandémies, Keiji Fukuda, a répliqué que son organisation « n’a pas été indûment influencée par les laboratoires ».

Il a rappelé que les experts consultés « doivent signer une déclaration relative à leurs intérêts privés ». Critiqué pour un manque de transparence, le numéro 2 de l’OMS s’est défendu, sans convaincre, en expliquant que certaines données n’étaient puliables conformément à la loi.

source : afp